La tunisie Medicale - 2017 ; Vol 95 ( n°010 ) : 859-964
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Communications Orales

C1-Evaluation de l’état nutritionnel du sujet âgé en oncologie

Dr Yahyaoui Yosra, Guermazi Fatma, Ayadi Mouna, Meddeb Khedija, Mokrani Amina, Letaief Feriel, Raies Henda, Chraiet Nesrine, Mezlini Amel.
Oncologie médicale de l'institut Salah Azaiez de Tunis

Introduction : L'évaluation de l'état nutritionnel du sujet âgé en carcinologie est primordiale avant de débuter tout traitement. Cette évaluation vise à améliorer la qualité de vie des patients, assurer unsoutien nutritionnel adapté  éviter certaines complications des traitements anticancéreux.
Le but de notre étude est d'apprécier  l'état nutritionnel du sujet âgé en oncologie.
Méthodes :Il s'agit d'une  étude prospective descriptive colligeant 60 patients âgés de 65 ans et plus, recrutés au sein de la consultation externe du service d’oncologie médicale de l’institut Salah Azaiez. L'étude s'est étalée sur une période de 2 mois allant de novembre 2016 à décembre 2016.
Résultats :L’âge moyen des patients était de 70 ± 6.75 ans. Plus de la moitié de la population était en stade avancé de la maladie. La perte d’appétit a été notée dans 33% des cas.  Les nausées et les vomissements ont été retrouvés dans respectivement 23% et 33% des cas.
En se basant sur la mesure de l’indice de masse corporelle, la circonférence brachiale et  la circonférence du mollet,  la proportion des sujets dénutris était respectivement de 30%, 3.3% et 20%. La proportion de dénutrition et d'atrophie musculaire détectés par l’indice de masse maigre était respectivement de 3.3% et 23.3%.
L’insuffisance en apports caloriques a été observée dans 80% des cas.  La carence protidique, glucidique et lipidique a touché respectivement 90%, 26.66% et 63.33% des sujets.
En se basant sur le test MNA (Mini Nutritional Assessment), 20% des sujets étaient considérés comme dénutris et 53,4% d'entre eux étaient à risque de malnutrition.
Conclusion :La dénutrition du  sujet âgé en oncologie est fréquente. Elle est associée à une altération considérable de la qualité de vie. Le rôle du nutritionniste est donc primordiale afin de fournir au patients une éducation sanitaire et nutritionnelle adéquate avant toute intervention thérapeutique.
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C2-Evaluation de l’insomnie, de ses facteurs prédisposant et de sa corrélation avec la fatigue et la qualité de vie chez les patientes traitées pour cancer du sein à l'unité de carcinologie médicale du CHUFattouma Bourguiba de Monastir.


Daldoul〖Amira〗, Khechine〖Wiem〗, Ammar 〖Nouha〗, Bhiri〖Hanene〗, Krir〖MohamedWassim〗, Abbes.〖Ibtissem〗, Bargaoui.〖Haifa〗, Zaied.〖Sonia〗
1. unité de carcinologie médicale du CHU Fattouma Bourguiba de Monastir.
2 . Service psychiatrie Hôpital Militaire principal d'instruction de Tunis Tunisie
3 .Service  Gynécologie et maternité de Monastir Tunisie

Introduction : Parmi les problèmes de sommeil dans la population ayant uncancer, l’insomnie est la plus courante, elle est presque trois fois plus élevée dans cette population. Notre objectif est d’évaluer l’insomnie et ses facteurs prédisposant et d’explorer la qualité de vie des patientes atteintes de cancer du sein dans ses différentes dimensions.
Méthodes :Il s’agit d’une étude transversale auprès des patientes consultant à l'unité de carcinologie médicale du CHU Fattouma Bourguiba de Monastir,  portant sur 70 patientes ayant accompli les critères d’inclusion.
Résultats :La moyenne d’âge des femmes est 41,13±13 ans. 87% n’avaient pas de troubles psychologiques et 95% n’avaient pas de trouble comportementaux ni de dysfonction de la mémoire.24% avaient des troubles subjectifs de sommeil. 12,9% ont eu une insomnie constante et 7% ont eu un traitement hypnotique plus que 3 fois par semaine.
Selon l’index de sévérité de l’insomnie (ISI) 24% ont une insomnie de degré faible, 20% ont une insomnie de degré modéré et 3% ont une insomnie de degré sévère. La moyenne du score de la qualité de vie selon SF36 est de 53,9±22; la moyenne du score de fatigue selon l’échelle BFI (Brief fatigue inventory) est 1,75±0,99.
En analyse uni variée, les facteurs corrélés significativement à la sévérité de l’insomnie sont : la durée d’insomnie en mois (p=0,007, R²=+0,322), le score de fatigue (p=0,009, R²=+0,308), le score total de la qualité de vie selon SF36 (p<0,0001, R²=-0,406) et les sous scores suivant du SF36 : fonctionnement physique (p=0,001, R²=-0,399), problèmes émotionnels (p=0,037, R²=-0,250), fatigue (p<0,0001, R²=-0,419), bien être émotionnel (p<0,0001, R²=-0,449), fonctionnement social (p=0,001, R²=-0,385), douleur (p=0,022, R²=-0,274) et santé générale (p=0,04, R²=-0,245).
En analyse multi variée : les facteurs corrélés significativement à l’insomnie sont : l’âge, le type d’hormonothérapie, la durée d’hormonothérapie, les bouffées de chaleur, les nausées et vomissements, la présence de troubles subjectifs de sommeil, la fatigue évalué par le BFI et à l’altération de la qualité de vie dans ses différentes dimensions.
Conclusion :En résumé, les troubles psychologiques les plus répandus chez les femmes ayant un cancer du sein sont les problèmes de sommeil, la fatigue, la douleur et les troubles dépressifs et l’anxiété. Pour bien comprendre et développer des traitements efficaces, des recherches supplémentaires sont nécessaires.
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C3-Burnout, causes et conséquences : Enquête chez les professionnels de la santé en oncologie médicale en Tunisie.

Khechine Wiem, Ezzaairi Faten, Ammar Nouha,Belaid Imtinene, Chabchoub Imene, Hochlaf Makram, Ben Leila Fatma, Ben Ahmed Slim.
Service Carcinologie médicale - CHU Farhat Hached Sousse

Ntroduction : Le burn-out ou épuisement professionnel est défini selon l'OMS comme « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d'incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ».
Il se rencontre dans les métiers confrontés à l’échec et au sentiment d’impuissance. Les personnels de la santé en général et les services hospitaliers à fort taux de mortalité, comme en oncologie, sont particulièrement concernés.
Méthodes :C’est une étude transversale descriptive auprès des professionnels de la santé en oncologie médicale exerçant aux hôpitaux publics (médecins enseignants, spécialistes, résidents et infirmiers) dont l’ancienneté est supérieure à deux ans ; moyennant une évaluation psychométrique par l’échelle de Maslach.
Résultats :70 personnels de la santé avaient participé à notre enquête avec 37 médecins dont 24,3% AHU et 33 personnels paramédicaux dont 24% sont des infirmiers major.62.9% avaient une ancienneté inférieure à 5 ans. 90% exerçaient dans des structures universitaires.
Les enquêtés étaient majoritairement de sexe féminin (81%).L’âge moyen était de 39 ans.
L’évaluation par l’échelle de Maslach avait conclu à un épuisement professionnel de degré élevé chez 44% de notre groupe d’étude, une dépersonnalisation ou perte d’empathie de degré élevé chez 37% et un accomplissement personnel de degré faible chez 41%.
Un Burn out confirmé avec atteinte des 3 composantes était retrouvé chez 15% des interrogés.
Les causes étaient essentiellement relatées à l’exigence des patients et leurs familles (91.4%), à la surcharge du travail et à l’effectif réduit du personnel de santé(respectivement 83% et 77%) et à une mauvaise organisation du service (74%).
Ceci avait pour conséquences de la colère (90%),de la tristesse (84.3%), des troubles du sommeil (77%).57%  regrettaient le choix de leur métier et 11,4% avaient eu des pensées suicidaires.
Conclusion :L’épuisement professionnel est une réalitémenaçante en oncologie médicale.
La mise en place de stratégies préventives avec une meilleure organisation du travails’avère nécessaire et urgente.
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C4-Intérêt du traitement adjuvant dans les stades I du cancer de l’endomètre : A propos de 146 patientes

M. Benna1, A. Mousli1, A. Cherif1, A. Belaïd1, M. Hechiche2, C. Nasr1, K. Rahal2, J. Ben Hassouna2, F. Benna1
1- Service de radiothérapie-oncologie, Institut Salah Azaiez, Tunis, Tunisie.
2- Service de chirurgie carcinologique, Institut Salah Azaiez, Tunis, Tunisie.  

Introduction : La prise en charge des cancers de l’endomètre de stade I de FIGO est le sujet de nombreuses controverses. En effet, la classification de ces tumeurs en groupes de risque est le reflet de l’hétérogénéité de ces patientes. Nous allons rapporter l’expérience de l’Institut Salah Azaiez dans leur prise en charge.
Méthodes :Nous avons colligé rétrospectivement 146 cas de patientes ayant eu une chirurgie initiale pour un cancer de l’endomètre de stade I de FIGO à l’Institut Salah Azaiez entre 2005 et 2012. Une radiothérapie externe a été indiquée chez toutes les patientes de haut risque et discutée chez les patientes de risque intermédiaire au cas par cas. Une curiethérapie vaginale à haut débit de dose a été réalisée chez toutes les patientes.
Résultats :Notre population avait un âge moyen de 58,7 ans (34-83). Ces patientes avaient un cancer endométrioïde dans 120 cas (82,1%) et non-endométrioïde dans 26 cas (17,8%). L’invasion myométriale était supérieure ou égale à 50% dans 39 cas (26,7%). La présence d’embols lympho-vasculaires était retrouvée dans 6 cas (4,1%). 76 patientes (51,3%) étaient classée dans le groupe bas risque. 36 patientes (25,3%) dans le groupe risque intermédiaire et 34 patientes (23,2%) dans le groupe haut risque. Au bout d’un suivi médian de 45 mois, la survie sans rechute loco-régionale à 5 ans était 92,7%. La survie sans rechute loco-régionale à 5 ans était de 93,5% dans le groupe de bas risque, 85,8% dans le groupe de risque intermédiaire et 96,7% dans le groupe de haut risque. Le recours à une radiothérapie externe chez les patientes de risque intermédiaire était un facteur pronostic de contrôle loco-régional, 100% de survie sans rechute loco-régionale chez les patientes irradiées contre 68% (p=0,035).
Conclusion :La sous-classification des stades I de FIGO du cancer de l’endomètre a permis d’individualiser des groupes de risque dont le pronostic est strictement distinct. Cette classification pronostic trouve toute son utilité dans l’indication d’un traitement adjuvant adapté à chaque patiente.
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C5-Les complications aigues de la pose des chambres implantables : A propos d’une série de 304 patients

Daoud N, Hdiji A, Mejri N, El Benna H, Laabidi S, Boussen H
Service Oncologie médicale abderahmame mami Ariana

Introduction : Les chambres implantables se sont imposées comme outil indispensable dans la prise en charge des patients ayant besoin de traitement intraveineux de longue durée surtout chez les sujets cancéreux. Elles améliorent la qualité des soins et le confort des patients. L’objectif de ce travail est d’évaluer les complications pouvant  survenir au cours de leur mise en place.
Méthodes : Nous avons recueillis les données de 304 patients suivis au service d’oncologie médicale Abderrahmane Mami de l’Ariana  et qui ont eu une pose d’un site implantable entre Septembre 2015 et Septembre 2016. Toutes les complications aigues ont été recensées et étudiées dés le début de la pose de la chambre.
Résultats : Soixante neuf pour cent de nos patients étaient de sexe féminin. La localisation la plus fréquente de leur néoplasie  était le cancer du sein (39%) suivi des cancers digestifs (22%). L’abord de la veine était difficile dans 11.5% des cas. La chambre était dans 78% des cas du coté droit. Trois cas de pneumothorax ont été rapportés dont un sur néoplasie pulmonaire sous jacente. Aucun trouble de l’hémostase ou une hémorragie n’ont été rapportés. Aucune ponction de la carotide n’a été occasionnée. La mortalité liée au geste de pose  était nulle dans notre série. Nous n’avons pas mis en évidence de lien significatif entre la présence de complication et l’âge, le sexe, la localisation néoplasique et les antécédents du patient.
Conclusion : Cette étude a permis de mieux connaître la nature et la fréquence des complications immédiates liées à la pose des chambres implantables chez les patients cancéreux en oncologie et de montrer que leur incidence est très faible.
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C6-Cancer du poumon chez la femme : aspects anatomo-cliniques et résultats thérapeutiques

Nasrallah D.1, Chaari .H1 , Yaich A1., Bahri M2., Bourmech M2., Triki A1., Aloulou S1.
    Service d’oncologie médicale, Hôpital de Gabès
    Service de radiothérapie, Hôpital de Gabès

Introduction :Le cancer bronchique primitif chez la femme est en nette augmentation ces dernières années. Il présente plusieurs spécificités épidémiologiques et anatomo-cliniques. Nous rapportons l’expérience de notre service dans la prise en charge du cancer du poumon chez la femme.
Méthodes :Etude rétrospective de 16 cas de femmes atteintes d’un cancer du poumon colligés au service d’oncologie médicale de l’hôpital de Gabes entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2016.
Résultats : L’âge moyen était de 61 ans [29-83]. Un tabagisme actif  était retrouvé chez une seule patiente, avec 10 cas de tabagisme passif. Le délai moyen de consultation était de 4 mois. Les signes révélateurs étaient marqués par : les douleurs thoraciques (50%), la dyspnée (37.5%), la toux (25%) et la pneumopathie trainante (18%). La confirmation histologique était obtenue par biopsie pleurale dans 9 cas, par biopsie transpariétale scannoguidée dans 4 cas et par endoscopie dans 3 cas. Le type histologique prédominant était l’adénocarcinome (87.5%). Toutes les patientes étaient métastatique  (stade IV) au moment du diagnostic. Les sites métastatiques les plus fréquents étaient: la plèvre (56%),  le poumon controlatéral (31%), l’os (31%) et le cerveau (6%). Une chimiothérapie de 1ère ligne était administrée chez 14 patientes par une bithérapie à base de sels de platine avec une molécule de 3ème génération. À la fin de traitement, 7 patientes étaient en progression, 3 patientes en réponse partielle, 2 patientes perdues de vue et 2 patientes décédées. La toxicité du traitement était essentiellement hématologique chez 50% des patientes. La radiothérapie était réalisée chez 4 patientes : curative dans un cas et palliative dans 3 cas. La survie globale des patientes était de 13 mois.
Conclusion :Le cancer du poumon chez la femme est de mauvais pronostic du fait d’un diagnostic souvent tardif. Une meilleure caractérisation moléculaire et le développement de thérapie ciblée permettrait d’améliorer le pronostic.
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C7- Results of surgical treatment of colorectal liver metastases

Rachdi.H, Djebbi A, Talbi G, Omrani S, Bayar R, Khalfallah MT
Surgical oncology department Mongi Slim Hospital Tunisia   
Introduction: Surgery still the only effective therapy for colorectal liver metastases (CRLM). The morbidity and the mortality of this surgery are continuously decreasing. Overall survival reaches 50% after surgical resection of CRLM. Some authors report a disease free survival up to 36%. In Tunisia, we still do not have a clear idea about the results of surgical management of CRLM.
The aim of our study was to evaluate short term, mid-term and long term results of surgical management of CRLM.
Methods: Records of patients undergoing liver resection for CRLM from 2005 to2015 at Mongi Slim hospital were retrospectively analyzed. 110 patients met the inclusion criteria. Analyses were conducted using SPSS version 21.0. Comparison of proportions was made with chi-squared test. Overall survival and disease free survival were calculated with Kaplan-Meier method. Mulivariate analyses used Cox proportional hazards multiple regression model.
Results: Average age of our patients was 49,8. Sex-ratio was 1,34. Liver metastases were present at the time of the diagnosis in 54% of cases whereas 46% of patients had metachronous hepatic lesions. Average number of metastases was 3. Surgical hepatic resection margins were >1mm in 82,7% of cases. Six per cent of patients died during the first 30 days after surgery. Post-operative complications occurred in 40,9% of patients. Six patients were lost of sight. Overall survival at 3 and 5 years was 49% and 32% respectively. Disease free survival was 21% at 3 years and 15% at 5 years. In multivariate analyses, the hepatic surgical margin <1mm and the number of hepatic lesions ≥3 were independent factors of survival.
Conclusion:Mid-term and long-term results of surgical management of CRLM in Tunisia are equivalent to most reported statistics. Further effort has to be done to improve the morbidity and the mortality of the surgical procedure.
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C8-Cancer localisé de la prostate avec PSA élevé : y a-t-il une place à la radiothérapie curative ?

Nejla Fourati¹, Wafa Mnejja¹, Hajeur Kammoun¹, Mouna Kallel¹, Nouri Rebaii², Nabil Mhiri², Wicem Siala¹, Jamel Daoud¹
¹Radiothérapie carcinologique CHU Habib Bourguiba Sfax ; ² Service urologie CHU Habib Bourguiba Sfax

Introduction :Le cancer de la prostate de groupe défavorable avec des taux de PSA élevé a été considéré depuis longtemps comme des tumeurs métastatiques et non candidat à un traitement local curatif. Les données de la littérature relatives à cette entité sont pauvres et le traitement reste sujet de controverse.
Nous proposons à travers cette série rétrospective de comparer les résultats thérapeutiques des patients atteints d’un cancer de la prostate de groupe défavorable avec un PSA≥50ng/ml par rapport à ceux avec un taux entre 20 et 40,9ng/ml.
Méthodes :Entre Janvier 2011 et Avril 2017, nous avons colligés 36 patients traités pour un cancer localisé de la prostate avec un taux de PSA≥20ng/ml au service de radiothérapie de Sfax. Onze patients avaient un taux de PSA≥50 ng/ml (médiane 90ng/ml : 51-292) (G1)  et 25 patients avec un taux de PSA entre 20 et 49,9ng/ml (médiane 30ng/ml : 21-48) (G2). L’âge médian était de 72 ans (50-80 ans). Le bilan d’extension n’a pas montré d’atteinte ganglionnaire ni de métastase à distance pour tous les patients. La dose de radiothérapie était supérieure ou égale à 74Gy dans 5 cas (45,4%) pour le G1 et dans 18 cas (72%) dans le G2.  Le recul était calculé de la date de la fin du traitement à la date des dernières nouvelles (DDN). La rechute biochimique était définie par un PSA nadir + 2ng/ml.
Résultats :Le recul médian était de 14 mois (5-24) pour le G1 et 14,5 mois (3-54) pour le G2. Les moyennes de PSA à la fin du traitement, nadir et à la DDN étaient de 0,34 ng/l (0,01-1,62), 0,104 ng/ml (0,002-0,52) et 0,47 ng/ml (0,002-3) respectivement pour le G1 et de 0,19 ng/l (0,1-0,81), 0,07 ng/ml (0,004-0,31) et 0,26 ng/ml (0,004-4) respectivement pour le G2. La différence était non significative.
Après un recul médian de 14 mois, 8 patients (72,7%) étaient en rémission complète dans le G1 vs 19 patients (76%) dans le G2.
Conclusion :Les résultats de notre étude montrent que la radiothérapie à visée curative pour les patients avec un taux de PSA≥50ng/ml est aussi efficace avec des résultats sont comparables à ceux dont le taux de PSA entre 20 et 49,9 ng/ml.

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C9-Etude des facteurs pronostiques dans les sarcomes d’Ewing : à travers une série de 50 patients

Toumi N1, Yaich A1, Ben Kridis W1, Ayadi I1, Feki J1, Ben Mahfoudh K2, Ayadi K3, Boudawara T4,  Daoud J5, Khanfir A1, Frikha M1
Service carcinologie médicale, 2: Service de radiologie, 3: Service d'orthopédie, 4: Service d'anapath, 5: Service de radiothérapie. CHU Habib Bourguiba Sfax

Introduction: Le sarcome d’Ewing est la deuxième tumeur osseuse primitive de l’enfant et l’adolescent. Son traitement a connu des progrès considérable grâce à la stratification des protocoles thérapeutiques en fonction des différents facteurs pronostiques. L’objectif de cette étude est de dégager les facteurs pronostiques des sarcomes d’Ewing à travers une série de 50 patients traités par 2 protocoles thérapeutiques successifs.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective qui a intéressé les patients suivis au CHU Habib Bourguiba de Sfax pour une tumeur osseuse de la famille d’Ewing entre 1995 et 2014. Tous les patients ont eu une biopsie chirurgicale confirmant le diagnostic histologique, un bilan d’extension locorégional comportant des radiographies standards et une TDM et/ou IRM de l’os  atteint et un bilan d’extension à distance comportant une TDM thoracique et une scintigraphie osseuse. Deux protocoles thérapeutiques ont été utilisés : le protocole Saint Jude jusqu’ à 2000 et le protocole EuroEwing99 à partir de 2001. Les courbes de survies ont été calculées selon la méthode de Kaplan Meier et comparées en fonction des facteurs pronostiques selon Log rank.
Résultats : Cinquante patients ont été inclus avec un âge médian de 15,9 ans et un sexe ratio de 1,27. Treize patients étaient métastatiques au diagnostic. La surie globale à 5 ans de l’ensemble de la population était de 42,2%. Elle était respectivement de 14,4% et 51,2% pour les formes métastatiques et non métastatiques. Pour ces dernières, les facteurs associées de façon significative à une mauvaise survie globale étaient l’âge > 15 ans, le volume tumoral > 100cm3, la mauvaise réponse histologique à la chimiothérapie première, le traitement local par radiothérapie seule, la résection de type R1 et la survenue de rechute. Pour les patients d’emblée métastatiques, ces facteurs étaient le traitement selon le protocole Saint Jude et la localisation extra pulmonaire des métastases.
Conclusion : Nos résultats sont concordants avec ceux de la littérature avec la mise en évidence du rôle pronostique de l’âge, du volume tumoral, du type de traitement locale et de la qualité de l’exérèse chirurgicale, de la présence de métastases au diagnostic et de la survenue de rechute en cours d’évolution. Le rôle du protocole de chimiothérapie reste une question non encore résolue et qui pourrait avoir une réponse avec les résultats de l’essai EuroEwing201
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C10- Toxicity profile of Paclitaxel and Docetaxel in Tunisian population: experience of the military hospital, Tunisia.

S Ben Nasr, M Balti, A Zribi, Y Doghri, M Ben Hassen, GEF Noubigh, E Trigui, S Fendri, J Ayari, A Haddaoui.
Department of medical oncology of the military hospital of Tunis, Tunisia.

Background: Paclitaxel and Docetaxel are widely used in cancer treatment. The aim of our study was to report the toxicity profile features of this chemotherapy in Tunisian population.
Methods: We conducted a retrospective study including 90 patients receiving Paclitaxel or Docetaxel in the department of medical oncology in The Military Hospital of Tunis between January 2014 and January 2017.
Results : 90 patients were included. Median age was 46 years (26-76 years). Sex-ratio was 0.08. comorbid illnesses were hypertension in 18%, diabetes in 17%, anemia in 2% and asthma in 2% of patients. Breast cancer represented 76% of all tumors. Tumor was metastatic in 23% of cases. Chemotherapy was Paclitaxel in 62% and Docetaxel in 37% of cases. Nail toxicity was observed in 96% of patients  (onycholysis grade ¾  in 3% of cases). Digestive toxicity was observed in 55% of patients (grade I-II in 95% of cases), mainly mucositis in 37% and nausea-vomiting in 35% of cases. Hematological toxicity was observed in 42% of patients (grade I-II in 87% of cases), mainly anemia in 67% and neutropenia in 33% of cases. Neurological toxicity was observed in 31% of patients (grade I-II in 78% of cases). Alopecia was observed in 40% of patients (grade I-II in 47% of cases). Asthenia was observed in 58% of patients (grade II in 50% of cases). Myalgia was observed in 42% and weight loss in 11% of patients.
Conclusion: Toxicity profile of Docetaxel and Paclitaxel in tunisian population is caracterised by frequency of skin and nail, digestive, hematological and neurological toxicity.

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POSTERS
Les cancers du sein
P1- Particularités de la chimiothérapie dans le cancer du sein triple négatif métastatique

ElBenna H, Sbika W, Bellamlih O, Daoud N, Mejri N, Labidi S, Boussen H

Service d’oncologie médicale de l’hôpital Abderrahmane Mami Ariana (SOMA)

Introduction :Le cancer du sein triple négatif (CSTN) est  associé à un mauvais pronostic surtout au stade métastatique. Le but de notre travail est d’évaluer les moyens thérapeutiques chez ces patientes.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective incluant  les patientes traitées entre 2011 et 2015 au service d’oncologie médicale de l’Ariana pour un CSTN métastatique.
Résultats :Parmi 86 patientes suivies pour un CSTN, 23 (27%) étaient métastatiques (6 d’emblée et 17 par rechute). L’âge moyen était de 50 ans [31-83]. Les métastases était pulmonaires (13cas), hépatiques (7 cas), osseuses (8cas), cérébrales (2 cas) et autres (5 cas).  Une chimiothérapie(CT)  de 1ère ligne était  prescrite dans 21 cas. Cette CT était à base de sels de platine dans 11 cas avec une  toxicité grade 3-4 dans 11 cas.  La  durée moyenne de la 1ère ligne était de 4 mois  avec à  l’évaluation 15 progressions et 6 réponses objectives. Quatorze patientes ont eu une CT de  2ème ligne (8 cas de Capécitabine, 3 cas de sels de platine, 2 cas de Taxol et 1 cas d’anthracyclines). La durée moyenne était de 7 mois  avec 11 progressions et 2 réponses partielles. Une toxicité grade3-4 était notée dans 12 cas. Huit patientes ont reçu une CT de 3éme ligne (3 cas de Gemzar, 3 cas d’endoxan métronomique et 2 cas de Capécitabine). La durée moyenne du traitement était de 4 mois  avec une toxicité grade 3-4 dans 2 cas. Une seule patiente a reçu une chimiothérapie de 4ème ligne type gemcitabine avec une progression au bout de 2mois.
Conclusion :Le génie évolutif rapide et l’arsenal thérapeutique limité dans les CSTN expliquent des la médiocrité des résultats thérapeutiques.
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P2-Les cancers du sein de type basal-like : particularités anatomocliniques, moléculaires, thérapeutiques et évolutive
s
M. Nasri1, O. El Amine2, A. Goucha2 , J. Ben Hassouna3, K. Rahal3, O. Adouni2, A. Gamoudi2
1. Service d’oncologie médicale, institut Salah Azaiez, Tunis, Tunisie.
2. Service d’immuno-histo-cytologie, institut Salah Azaiez, Tunis, Tunisie.
3. Service de chirurgie carcinologique, institut Salah Azaiez, Tunis, Tunisie.

Introduction : La nouvelle classification moléculaire des cancers du sein a permis d’identifier le sous-type basal-like (BL) caractérisé par son importante hétérogénéité et son pronostic très péjoratif. Ces tumeurs sont souvent de phénotype triple négatif et se définissent par l’expression d’anticorps de type basal : les CK5/6 et/ou l’EGFR.Vu l’importance de ce sous-type moléculaire et devant l’absence de travaux tunisiens concernant cette entité, nous avons décidé de réaliser, pour la première fois en Tunisie, une étude dont l’objectif était de cerner les caractéristiques cliniques, anatomopathologiques, évolutives et thérapeutiques des cancers du sein de type BL et d’identifier les facteurs pronostiques influençant la survie.
Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective de 72 cas de cancers du sein de type BL colligés au service d’immuno-histo-cytologie de l’Institut carcinologique Salah Azaiez de Tunis entre 2009 et 2013.
Résultats : L’âge moyen de nos patients était de 51 ans. Un seul malade était de sexe masculin. La taille tumorale moyenne était de 4,2 cm. Cinquante malades étaient N+. Six malades étaient métastatiques d’emblée. Le traitement chirurgical a été réalisé chez 67 patientes. Il a consisté en une chirurgie conservatrice dans 34 cas et en une chirurgie radicale dans 32 cas. L’examen histologique a retrouvé un carcinome canalaire infiltrant dans 62 cas, un carcinome métaplasique dans quatre cas, un carcinome adénoïde kystique dans deux cas et un carcinome médullaire dans deux cas. Les tumeurs étaient caractérisées par un index mitotique élevé chez 31 malades (43,1%) et un grade SBR élevé (grade III) chez 36 malades (50%). La médiane de survie globale était de 38 mois. En étude univariée, la présence de métastases au moment du diagnostic (p<0,001), l’envahissement ganglionnaire histologique (p<0,001) et l’expression tumorale de P53 (p=0,046) influençaient péjorativement la survie globale (SG).La chirurgie conservatrice (p=0,03), l’atteinte ganglionnaire histologique (p=0,001) et l’expression tumorale de P53 (p=0,04) influençaient péjorativement la survie sans récidive (SSR).
En étude multivariée, seule l’atteinte ganglionnaire histologique représentait un facteur pronostic indépendant de SG(p=0,04) et de SSR (p<0,001).
Conclusion :Le profil épidémiologique et évolutif propre à ces tumeurs nécessite des études prospectives dans le but d’identifier de nouveaux facteurs pronostiques et optimiser des thérapeutiques ciblées efficaces.
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P3-Place des interleukines inflammatoires et immunosuppressives dans le pronostic du cancer du sein : Etude prospective à propos de 60 cas

M. Ben Azaiz1, J. Ayari, M. Balti 2, M. Akremi2, E. Ghazouani1, A. Haddaoui2
1-Laboratoire d’immunologie, Hôpital Militaire principal d’instruction de Tunis
2- Service d’oncologie, Hôpital Militaire principal d’instruction de Tunis

Introduction: Le cancer du sein est le cancer féminin le plus fréquent. Il est associé à une mortalité élevée  liée aux métastases.
Certains auteurs ont suggéré que le taux sérique des cytokines pourraient être un nouveau outils sensibles pour dépister la récidive. En effet les cytokine sont considérées actuellement comme l’un des  acteurs importants dans la physiopathologie des tumeurs.
L'objectif de cette étude était de doser les cytokines inflammatoires (IL 6, TNF α) et  immunosuppressive IL10 circulantes et leurs valeurs pronostiques.
Méthodes: On a colligé 60 patientes présentant un cancer de sein à l'hôpital militaire d'instruction de Tunis. Des échantillons de sérum ont été recueillis prospectivement auprès d’eux en post opératoire. On  a recueillis les critèresclinico-pathologiques pour chaque patiente, le traitement de la maladie et les données sur l'évolution.
Le dosage des cytokines inflammatoires (TNFa , l'IL6)a était  réalisé par la technique de chimio-luminescente en phase solide (Immulite 1000, Simens, USA) et l’IL10 avec la technique ELISA sandwich.
Résultats: l'âge moyen des patientes était de 47 ans, 19 patientes avaient une tumeur métastatique. Le niveau moyen des cytokines Il6, IL10 et  TNFα étaient respectivement: 3.31 +/- 4.07pg / ml (min 1, max 29.30pg / ml); 6,560 +/- 3,50 pg / ml (min 0,880, max. 17,925 pg / ml) et 6,90 +/- 2,99 pg / ml (min 3, maximum 20,30 pg / ml).
Nous avons observé un niveau significatif de TNF-α dans le groupe avec envahissement ganglionnaire (N +) par rapport à ceux indemne d’atteinte ganglionnaire (N-) (p = 0,01). Nous avons trouvé une corrélation entre IL6 et l'invasion métastatique (P = 0,046). En outre, nous avons révélé une corrélation entre IL10 et la taille de la tumeur (P = 0,048)
Conclusion: Notre étude a révélé une corrélation entre les caractéristiques clinico-pathologiques telles que la taille de la tumeur, l'atteinte des ganglions lymphatiques et l'invasion métastatique.
Nos résultats mettent en évidence le rôle de ces cytokines sériques comme potentiels bio-marqueurs pronostiques chez les patientes atteintes de cancer du sein en post chirurgie. À l'avenir, des études plus larges sont nécessaires pour évaluer cette approche chez ces patients.
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P4-Second cancer après traitement d’un premier cancer chez la femme: A- propos de 3 cas.

N.Ghariani, A.Yaich, S.Aloulou, H .Chaari.
Service d’Oncologie médicale. Hôpital Régionale de Gabès.

Introduction : Le risque de développer un 2ième cancer après  traitement d’un premier cancer est plus important chez les femmes jeunes. Le risque est de 10,3% à 20 ans pour une patiente avec un diagnostic de cancer du sein (CS)  entre 50 et 64 ans. Tous les types histologique peuvent se voir, surtout les sarcomes, les leucémies, le CS bilatérale, le cancer du colon et le cancer du poumon. Nous rapportons le cas de 3 patientes qui ont été traitées pour CS et ont développées avant ou après   un autre cancer,  l’une   un cancer du colon, l’autre un cancer de l’estomac et la dernière une leucémie lymphoïde chronique.
Méthodes :Mme HT, 31 ans a  été suivi pour un cancer du colon et a développée  après 7 ans de rémission complète un CS, Mme SG ,59 ans, a été suivi pour un CS, et a eu après 3 ans de recul un cancer de l’estomac. Mme FK, 50 ans, a été suivie pour un LLC et eu après 6 ans de recul un CS. Nous essayons d’étudier, les facteurs de risque d’un  second cancer et les particularités histologiques et pronostiques. 
Résultats :Mme HT a eu une hémi colectomie gauche pour un adénocarcinome suivie de 6cycles FOLFOX, développe après 7 ans un CS, a eu un traitement conservateur mais a refusée un traitement adjuvant, revient après 2 ans avec des métastases multiples, a eu 3 lignes de chimiothérapie(CT) avec une réponse minime et est décédée après 1 an. Mme SG, a eu un traitement conservateur pour un CS, suivi de 3 FEC100, 3 Taxotère et une radiothérapie locorégionale, développe après 3 ans de rémission complète un adénocarcinome de l’estomac, décédée après 1 mois d’une gastrectomie. Mme FK, présente une LLC stade 1, sans traitement, développe après 6 ans un CS, classé T4DN1MO, recoit une CT néoadjuvante, une chirurgie puis une CT adjuvante et radiothérapie, dernier contrôle il ya 6 mois. La moyenne d’apparition d’un second cancer est de 5 ans chez nos patientes, et la moyenne d’âge est de 46 ans. Parmi les trois, une seule est survivante. Les seuls facteurs de risque qui ont été rapportés sont la radiothérapie et la CT.
Conclusion :Plusieurs facteurs de risque ont été rapportés dans la littérature, comme le Tamoxiféne, la maladie de Cowden, le Syndrome de Li et Fraumeni. Le risque pour les cancers radio-induits  est de 1.9%. La majorité des seconds cancers sont liés à la thérapeutique.
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P5-Cancer du sein associé à la grossesse : une étude rétrospective mono-centrique à propos de 16 cas

S. Sghaier1, W. Ben Kridis1, N. Toumi1, J. Feki1, K. Chaabéne2, T. Boudawara3, A. Khanfir1,  J. Daoud4, M. Frikha1
1. Service de carcinologie médicale CHU Habib Bourguiba, Sfax,
2. Service de gynécologie CHU Hédi Chaker, Sfax, 
3. Service d’anatomopathologie CHU Habib Bourguiba, Sfax,
4. Service de radiothérapie CHU Habib Bourguiba, Sfax

Introduction : Le cancer du sein associé à la grossesse (CSAG) est défini par la découverte d’un cancer du sein pendant la grossesse ou dans l’année qui suit l’accouchement. Il représente 7% des cancers du sein de la femme jeune et constitue la deuxième tumeur maligne diagnostiquée au cours de la grossesse. Le but de ce travail est d’étudier les particularités de cette entité.
Méthodes : IL s’agit d’une étude rétrospective rassemblant 16 cas de CSAG colligés au service de carcinologie de  Sfax entre 1994 et 2016.
Résultats : L’âge moyen de nos patientes était de 34 ans (26-47 ans). Le terme moyen de la grossesse était de 23 semaines d’aménorrhée. Onze cas ont été diagnostiqués au cours de la grossesse. La biopsie objectivait un carcinome canalaire infiltrant dans 14 cas, un carcinome lobulaire infiltrant dans un cas et un carcinome neuroendocrine dans un cas. Le grading SBR révélait un grade II  dans 10 cas et un grade III dans 6 cas. Les récepteurs hormonaux étaient négatifs dans 11 cas et le Her2 neu était fortement exprimé chez 5 patientes parmi 11 ayants eu l’étude du statut Her 2 neu. Une chirurgie de type patey était pratiquée dans tous les cas dont 9 cas étaient pendant la grossesse. Le curage ganglionnaire était positif dans 15 cas. Une chimiothérapie néo adjuvante à base de FEC60 ou 75 était pratiquée dans 3 cas pendant le 2ème trimestre. Une chimiothérapie adjuvante était faite dans 2 cas pendant le 3ème trimestre par FEC60 et dans 12 cas en post partum par FEC100 et docétaxel. Le déroulement de la grossesse était satisfaisant avec issu de bébés à termes en bonne santé dans les 11 cas. Cinq patientes sont décédées par progression de leur maladie après une médiane de suivi de 15 mois, une patiente a été perdue de vue après un suivi de 9 mois, 9 patientes ont présenté une rémission complète (RC) avec une médiane de survie sans progression de 31 mois et une patiente a présenté une progression locale et métastatique après 16 mois de RC.
Conclusion : Conformément aux autres études, le CSAG se déclare souvent à un stade avancé de la maladie avec un stade T3-4 et N+ dans 87% et 93% respectivement. Le stade avancé associé au jeune âge explique le mauvais pronostic de cette entité. Concernant les autres facteurs histo-pronostics, la fréquente négativité des RH (70%) était similaire aux données de la littérature. Cependant, le taux d’ Her2 neu 3+ était important (45% contre 20%).
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P6-Résultats thérapeutiques et facteurs pronostiques des métastases cérébrales du cancer du sein : à propos de 85 cas

W. Ben Kridis 1, N. Toumi 1, S. Sghaier 1, H. Ben Salah2, KH. Ben Mahfoudh3, Z. Boudawara4,  T. Boudawara5, A. Khanfir1, J. Daoud2, M. Frikha1
1. Service de carcinologie médicale CHU Habib Bourguiba, Sfax,
2. Service de radiothérapie CHU Habib Bourguiba, Sfax,
3. Service de radiologie et d’imagerie médicale CHU, Sfax,
4. Service de neurochirurgie CHU Habib Bourguiba, Sfax,
5. Service d’anatomopathologie CHU Habib Bourguiba, Sfax

Introduction : Le cancer du sein est la 2ème cause de métastases cérébrales (MC). L’incidence de ces dernières est en augmentation, en partie grâce aux progrès thérapeutiques modifiant l’histoire naturelle du cancer du sein (CS). Le but de ce travail était d’étudier les résultats thérapeutiques et les facteurs pronostiques de cette entité.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective rassemblant 85 cas de MC d’origine mammaire colligés dans le service de carcinologie médicale et de radiothérapie de Sfax entre 1998 et 2014.
Résultats : La tumeur mammaire était localement avancée (T3-T4) dans 63,4% des cas avec un aspect de sein inflammatoire dans 12,9%. Une atteinte ganglionnaire était notée dans 90,6% des cas. Les récepteurs hormonaux (RH) étaient positifs dans 52,9% des cas. L’âge moyen au moment des MC était de 45,7 ans (29-77 ans).  Le délai d’apparition des MC était de 34,8 mois (0-144mois). L’atteinte cérébrale représentait le premier site métastatique dans 18 cas (soit 21%). Les MC sont survenues en progression dans 47,1% des cas, en réponse partielle dans 35,3% et en réponse complète dans 17,6% des cas.  Les lésions cérébrales étaient multiples dans 77,6% des cas. Quatre patientes ont eu une chirurgie cérébrale (4,7%) et 100% ont eu une radiothérapie cérébrale. Le traitement systémique consistait à une CT dans 57,6% et à une HT dans 5,8%. Une progression était notée dans 80,7% des cas. La survie globale moyenne (SGM) à partir du diagnostic des MC était de 8,6 mois (1-116 mois) et la SG à un an était de 19%. Les facteurs de mauvais pronostic, statistiquement significatifs, pour la survie, étaient un OMS>1 (p=0.006), un nombre de site métastatique>2 (p=0.03), des RH- (p=0,016) et l’absence du traitement systémique (p=0.0001).
Conclusion : Dans notre série, nous montrons une SGM à partir du diagnostic des MC de 8,6 mois, similaire aux résultats publiés. Les facteurs de mauvais pronostic, statistiquement significatifs pour la survie, étaient un OMS>1, un nombre de site métastatique>2, des RH-  et l’absence du traitement systémique. Contrairement, l’âge n’influençait pas la survie.
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P7-Intérêt clinique des marqueurs tumoraux  (CA15-3)  dans la détection précoce  des récidives de cancer du sein: A propos de  106 patientes Tunisiennes

M. Ben Azaiz 1, J. Ayari2, R. Dhief2,  M. Balti 2, E. Ghazouani1, A. Haddaoui2
1. Laboratoire d’immunologie, Hôpital Militaire principal d’instruction de Tunis
2. Service d’oncologie, Hôpital Militaire principal d’instruction de Tunis

Introduction : La CA 15-3 détecte les formes solubles de la protéine MUC-1. Il est le marqueur sérique le plus répandu chez les patientes atteintes de cancer du sein.
L’objectif de cette étude prospective : évaluer l’intérêt de ce marqueur dans la détection précoce des récidives de cancer du sein.
Méthodes:On a colligé 106 femmes tunisiennes ayant un cancer du sein prouvé histologiquement durant la période allant d’avril 2015 à avril 2016. Des échantillons de sérum ont été recueillis prospectivement. Le dosage de la CA 15-3 a était  réalisé par la technique de chimio-luminescente en phase solide (Immulite 1000, Simens, USA). Une valeur supérieures à (30,0 U / ml) a été considérée comme une valeur seuil. Les données ont été analysées à l'aide du logiciel SPSS (version 20).
Résultats:Notre étude a révélé que la sensibilité du CA 15-3 dans la détection des métastases à distance était de 73%. Cette sensibilité était variable selon la localisation métastatique : 89% et 87% pour les métastasés osseuse et multiple respectivement. Par contre ce marqueur était faussement négatif dans 27%  des cas, notamment dans l’envahissement ganglionnaire. L’ascension du marqueur  a permis d’anticiper la révélation clinique et/ou radiologique avec un délai médian de 2 mois, un minimum de   1moi   et   un maximum pouvant aller jusqu’à 14 mois 
Conclusion :Nos résultats  soulignent  l’apport du marqueur  CA15-3 comme facteur prédictif dans la détection précoce  des récidives de cancer du sein. On peut suggérer  cet outil comme élément pour anticiper un traitement efficace et rapide dans ces cas. En effet c’est un test non invasif et accessible surtout pour un pay aux moyens modestes comme le nôtre.
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P8-Le cancer du sein chez la femme jeune ≤ 35 ans : Etude épidémiologique et anatomo-clinique à propos de 40 cas.

    Yaich, S. Aloulou, H. Chairi, D. Nasrallah, N. Gueryani
Service Carcinologie Médicale, Hôpital régional de Gabés

Introduction : La définition du cancer du sein de la femme jeune est controversée: 45, 40, 35 voire simplement non ménopausée. Dans ce travail, nous allons essayer de dégager les caractéristiques épidémiologiques et anatomocliniques du cancer du sein chez les femmes jeune inférieur ou égale à 35 ans, traitées et suivies au service d’oncologie médicale à Gabés. 
Méthodes :Notre étude est rétrospective. Nous avons colligé 40 patientes (ptes) âgées de moins de 35 ans suivies et traitées entre les années 2014 et 2016 au service de carcinologie à Gabés. Pour chaque patiente nous avons recueilli les données épidémiologiques, cliniques et radiologiques. La classification TNM à partir de laquelle nous avons établi la classification selon l’UICC.
Résultats :La médiane d’âge de nos ptes était de 34 ans (23-35 ans). L’âge à la puberté était de 12 ans en moyenne (9 et 16 ans). La nulliparité a été notée dans 17,5% des cas. Des antécédents personnels de cancer ont été notés chez 2 pts. Des antécédents familiaux de cancer ont étés notés chez  5 ptes, il s’agit d’un cancer mammaire chez 4 ptes. La majorité (90%) des pts ont consulté suite à la découverte d’un nodule mammaire. Le délai de la consultation médian a été de 4 mois. La localisation de la tumeur avait intéressé le coté gauche et droit chez respectivement 60% et 35%. A l’examen clinique, le nodule était le plus souvent unifocal (77,5%). La taille tumorale moyenne  a été de 50 mm. La majorité des tumeurs (54,5%) ont été classées T2. La palpation des aires ganglionnaires a retrouvé des adénopathies axillaires homolatérales mobiles (N1) dans 70%. Une écho-mammographie a été réalisée dans la majorité (90,8%), elle était contributive au diagnostic dans plus de 85%. Vingt pourcent des ptes étaient métastatique d’emblée au diagnostic.
Conclusion : Le cancer du sein de la femme jeune se caractérise par une fréquence plus élevée de prédisposition génétique, avec un pronostic moins bon que si ce cancer survenait après la ménopause. Ainsi une création de stratégie de santé basée sur le dépistage et le diagnostic précoce permet d’améliorer le pronostic de ces femmes jeunes.
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P9-Trastuzumab en concomitant à la radiothérapie dans le cancer du sein droit

Zeineb Guermazi 1, Wala Ben Kridis1, Nabil Toumi1, Najla Fourati2, Afef Khanfir1, Samir Kamoun4, Tahiya Boudaouara3, Jamel Daoud2, Mounir Frikha1
1 : Service de carcinologie médicale, CHU Habib Bourguiba, Sfax.
2 : Service de radiothérapie, CHU Habib Bourguiba, Sfax.
3 : Laboratoire d’anatomopathologie, CHU Habib Bourguiba, Sfax.
4 : Service de cardiologie, CHU Hédi Chaker, Sfax

Introduction : Le Trastuzumab est un anticorps monoclonal spécifique des récepteurs HER2/neu. L’effet du Trastuzumab a été largement étudié en cas de cancer du sein (KS) surexprimant Her2. Cependant, il existe peu d’études disponibles dans la littérature évaluant la toxicité cardiaque du trastuzumab  en concomitant  à la radiothérapie (RT). Le service de RT dans notre centre n’autorise pas l’administration d’herceptine en concomitant à la RT du sein gauche. L’objectif de ce travail est d’étudier l’incidence des toxicités secondaires à l’administration de l’herceptine en concomitant à la RT en cas du KS droit.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective incluant 19 cas de KS droit non métastatique surexprimant Her2 ayant reçu le Trastuzumab en concomitant à la RT entre janvier 2015 et décembre 2016. La toxicité cardiaque était définie par la baisse de la fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) de plus de 10% de la valeur initiale et FEVG<50%.
Résultats :L’âge moyen était de 51,2 ans. On a noté des antécédents d’HTA  chez 3 patientes. La chirurgie était radicale de type patey dans 60% des cas et conservatrice dans 40% des cas. A l’étude immunohistochimique, le phénotype moléculaire était RH(+) HER-2(+) dans 74% des cas et RH(-) HER-2(+) dans 26% des cas. La FEVG de départ était normale chez toutes les patientes. La chimiothérapie (adjuvante ou néoadjuvante) comportait des anthracyclines dans tous les cas.  Une irradiation thoracique droite a été délivrée chez toutes les patientes en concomitant avec le tastuzumab. La radioépithélite (grade I ou II) a été observée dans 75% des cas. Deux patientes (10,5%) ont développé une toxicité cardiaque avec baisse de la FEVG à moins de 50% réversible dans un délai compris respectif de 4 et de 8 semaines. On n’a pas noté de toxicité œsophagienne. Après un recul médian de 13 mois, aucune patiente n’a présenté une baisse tardive de la FEVG.
Conclusion :Dans notre étude, 10% des patientes ont présenté une baisse de la FEVG. Ces résultats corroborent ceux de la littérature (7à 8%). Ainsi, l’administration concomitante du trastuzumab avec la RT impose une surveillance rigoureuse. Pour la toxicité cardiaque suite à l’administration concomittante du trastuzumab, même si elle est rare et souvent réversible, elle motive une surveillance régulière de la FEVG avec l’utilisation des techniques de RT adaptées.
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P10-Tendance de l’incidence du cancer du sein chez les femmes âgées de moins de 50 ans dans la région Nord de la Tunisie, entre 1994-2009

MnaKarrou, AsmasassiMahfoudh, Sonia Dhaouadi ,Wided Ben Ayoub , Mohamed Hsairi
    Service d’épidémiologie et de bio statistique médicale, Institut Salah Azaiz

Introduction :Le cancer du sein était, selon les estimations du Centre International de Recherche sur le cancer pour l'année 2012 (GLOBOCAN 2012), le cancer le plus fréquemment diagnostiqué à l’échelle mondiale chez les femmes avec un nombre de nouveaux cas était estimé dans le monde entier à 1,67 millions de cas et un total de près de 6,3 millions de femmes vivant avec un cancer du sein diagnostiqué au cours des cinq années précédentes. L’objectif de ce travail était de décrire la tendance de l’incidence du cancer du sein chez les femmes âgées de moins de 50 ans dans le nord de la Tunisie entre 1994 et 2009 et de prédire l’incidence de ce cancer  pour l’année 2024.
Méthodes :Les données ont été obtenues à partir du Registre des Cancers du Nord de la Tunisie. Les taux d’incidence standardisés selon l’âge ont été calculés en utilisant la population de référence mondiale. Le Changement Annuel Moyen en Pourcentage (CAMP) de l’incidence a été calculé en utilisant le logiciel Joinpoint. La projection du taux d’incidence pour l’année 2024 a été obtenue en utilisant un modèle de régression de poisson appliquée au modèle Age-période-cohorte.
Résultats :Au cours de la période 1994-2009, 5507 nouveaux cas de cancer du sein ont été colligés chez les femmes âgées de moins de 50 ans dans la région du nord de la Tunisie. L’âge moyen au moment de diagnostic était de 40,9 ans avec des extrêmes allant de 14 à 49 ans. L’incidence du cancer du sein chez les femmes âgées de moins de 50 ans est passée de 15,9 cas pour 100 000 personnes années en 1994 à 24,5 cas pour 100 000 personnes année en 2009. En l’absence de renforcement de la prévention de ce cancer, l’incidence standardisée estimé pour l’année 2024 atteindrait 41,5 cas par 100 000 personnes années (IC à 95% [37,1; 46,7]).
Conclusion :Cette étude montre une incidence élevée du cancer du sein chez les femmes âgées de moins de 50 ans. Au vu de la situation actuelle, le plan de lutte contre cette maladie doit s’appuyer sur des programmes de prévention favorisant une alimentation saine, la pratique de l’exercice physique et la lutte contre le surpoids et l’obésité.
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P11-Impact des réactions psychologiques face à une symptomatologie  mammaire, sur le retard du diagnostic du cancer du sein en Tunisie. Etude à propos de 400 patientes

Syrine Ben Dhia, Leila Ben Fatma, Faten Ezzairi, Yousr Zenzri, Imtinen Belaid, Makram Hochlef, Imen Chabchoub, Nejla Said, Slim Ben Ahmed
Service de médecine Carcinologique CHU F Hached sousse

Introduction : Le cancer du sein est  en Tunisie souvent diagnostiqué à un stade tardif. Les facteurs à l’origine de ce retard sont multiples et intriqués. Les réactions psychologiques face à une symptomatologie mammaire peuvent être à l’origine d’une demande rapide de soins comme elles peuvent entrainer un retard de consultation
Méthodes :étude descriptive, comparative, comparant les réactions psychologiques devant la constatation d’une anomalie mammaire, d`un premier groupe (GI) de 200 femmes se présentant avec un cancer du sein localement évolué ou métastatique à celles d`un deuxième groupe (GII) de 200 patientes avec stade précoce de la maladie.
L’étude s’est déroulée entre 2013-2014 au service de carcinologie médicale CHU Farhat Hached de  Sousse.
Résultats : une différence significative a été trouvée entre les deux groupes. Les patientes du GII attribuaient plus ces signes au cancer (57 vs 42% pour le GI, p = 0.011), la peur du diagnostic était plus marquée chez elles (59.5 vs  17.3, p = 0.008), elles réfléchissaient moins avant de consulter (12 vs 72%, p = 0.006), déclaraient plus aux autres leurs plaintes (40 vs 26%, p = 0.036) et pour ces femmes la motivation de consultation venait le plus souvent de soi même  (94% vs 75.5%, p = 0.0001) alors que les femmes du GI sont souvent poussées par l’entourage
Conclusion : les réactions psychologiques devant la constatation d’une anomalie mammaire ont un impact significatif sur le retard du diagnostic du cancer du sein, d’où l’importance d’aborder et d’agir sur ces facteurs lors de l’éducation sanitaire.
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P12-Cancer du sein et grossesse : à propos de 10

Nasrallah Dhekra, Chaari H., Gheriani N., Yaich A., Aloulou S.
Service d’oncologie médicale de l’hôpital de Gabès
Introduction :Le cancer du sein associé à la grossesse (CSAG) est défini par la survenue d’un cancer pendant la grossesse et jusqu’à un an après l’accouchement. Cette association est grave et de plus en plus fréquente. Le but de ce travail est de décrire les caractéristiques cliniques, histologiques et thérapeutiques de cette entité.
Méthodes :Etude rétrospective de 10 cas de CSAG colligés au service d’oncologie médicale de l’hôpital de Gabès entre le 1er Janvier 2012 et le 31 décembre 2016.
Résultats :L’âge moyen était de 34 ans [28-44]. Le terme moyen de grossesse était de 24 semaines d’aménorrhée. Six cas étaient diagnostiqués au cours de la grossesse. Le motif de consultation le plus fréquent était l’autopalpation d’un nodule (70%) avec un délai moyen de consultation de 4 mois. Le stade clinique était dominé par la forme T2 avec une taille clinique moyenne de 30 mm [15-45]. Une seule patiente était métastatique d’emblée à l’os et au foie. A la biopsie, il s’agissait d’un carcinome canalaire infiltrant dans 100% des cas avec un grade II selon Scarff Bloom et Richardson (SBR) chez 7 cas et un grade III chez 3 cas. Les emboles vasculaires étaient présents dans 8cas. Les récepteurs hormonaux étaient négatifs dans 3 cas et le HER2 était surexprimé dans 6 cas. Une chirurgie de type Patey était pratiquée dans 9 cas, dont 3 cas étaient pendant le 3ème trimestre de la  grossesse, et une tumorectomie avec un curage axillaire dans un seul cas. Le curage ganglionnaire était positif chez 80% des cas. La chimiothérapie adjuvante était administrée en post-partum chez 9 cas et une chimiothérapie de première ligne chez un cas. La radiothérapie était faite pour toutes les patientes. Une thérapie ciblée par Trastuzumab (Herceptine  ®) était faite dans 5 cas. La moyenne de survie était de 34.6 mois.
Conclusion :Le CSAG est un cancer aux facteurs pronostiques fréquemment péjoratifs et qui nécessite une prise en charge rapide et pluridisciplinaire.
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P13-Le cancer du sein précoce à récepteurs hormonaux positifs (RH+) chez la femme pré ménopausée : à propos de 175 cas

M’ghirbi F1, Mighri N2, Mejri N1, Labidi S1, El Benna H1, Daoud N1, Boussen H1
1Service d’oncologie médicale de l’hôpital AbderrahmenMamiAriana (SOMA)
2Laboratoire de génomique biomédicale et oncogénétique, institut Pasteur (IPT)

Introduction : L’objectif de notre étude était de préciser le profil clinique et thérapeutique du cancer du sein de la femme préménopausée ayant des RH+.
Méthodes :Une étude rétrospective a été réalisée sur une période de 6 ans(2010-2015), colligeant toutes les patientes préménopausées suivies pour un cancer du sein avec des RH+ (RE ou RP>10%). Nous avons collecté sur une grille préétablie les données cliniques, histologiques et thérapeutiques.
Résultats :L’âge moyen était de 41 ans (22-59ans). Une contraception a été utilisée chez 66 patientes (mécanique n=33, orale n=45). Trente-deux pour cent des patientes avaient un BMI> à 30kg/m2. La classification T dans les cas précisés était : T1 (n=20),T2 (n=60),T3 (n=14),T4 (n=17). Une atteinte ganglionnaire clinique a été retrouvée dans 39% cas. Sur le plan histologique, le carcinome canalaire infiltrant était le plus retrouvé (n=153). Le grade SBR  a été précisé dans 171 cas,  32% étaient de grade III. Soixante-trois pourcent  avaient un envahissement ganglionnaire. Le nombre de ganglions infiltrés ≤ 3 était observé dans 37% cas, dont 42% en rupture capsulaire. Les RE étaient positifs dans 94.2% des cas et RP+ dans 84%. Le Ki67 était en moyenne de 28%.Quarante patientes ont eu un traitement néoadjuvant. La chirurgie était conservatrice dans33% des cas. La chimiothérapie adjuvante était séquentielle dans75.4% des cas. Cent quarante-deux patientes ont eu une radiothérapie. Cinquante et une patientes ont bénéficié d’un traitement par Trastuzumab. L’hormonothérapie adjuvante était à base de Tamoxifène chez 139 patientes et par un anti aromatase chez 18 patientes. Quarante deux pourcent des patientes ont eu une castration (radique n=10, chimique n=66, chirurgicale n=3). Unswitch de l’hormonothérapie a été indiqué chez23 patientes et 7 patientes ont eu une hormonothérapie pendant 10 ans. Trente-sept patientes ont développé une rechute (locorégionale n=14, métastatique n=38). La SG à 5 ans est de 78.7%, chez les N-, elle est de 84.4 % à 5 ans vs 72.5% chez les N+ avec un p= 0.17.
Conclusion :La survenue d’un cancer du sein RH+ avant la ménopause est associée à une atteinte ganglionnaire fréquente et un grade SBR élevé.
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P14-Causes du retard du diagnostic du cancer du sein dans le centre tunisien. Etude comparative à propos de 400 patientes

KaoutherHerbegue, Leila Ben Fatma, Faten Ezzairi, Henda Ayadi, Imtinen Belaid, , Imen Chabchoub Makram Hochlef, Nejla Said, Slim Ben Ahmed
Service de carcinologie médicale CHU Farhat Hached à Sousse.

Introduction : Le cancer du sein e est souvent diagnostiqué à un stade tardif en Tunisie avec des délais de consultation et de prise en charge longs. L`amélioration du pronostic passe par un diagnostic précoce. Le but du travail est d’identifier les principaux obstacles au diagnostic précoce du cancer du sein chez les patientes tunisiennes consultant au stade du cancer avancé
Méthodes :Etude descriptive, comparative, comparant les caractéristiques sociodémographiques, cliniques et thérapeutiques d`un  groupe (GI) de 200 femmes présentant un cancer du sein localement évolué ou métastatique à celles d`un  groupe (GII) de 200 patientes consultant à un stade précoce. Cette étude s`est déroulée durant les années 2013-2014 au service de carcinologie CHU Farhat Hached à Sousse.
Résultats : Le délai secondaire à la patiente était le plus fréquent (72.5%), principalement secondaire à une méconnaissance des signes  du cancer du sein (34,6%) et à l`absence d`autopalpation (25,3%). La peur du diagnostic, les problèmes financiers et le recours aux médecines parallèles sont retrouvés  chez 17.4, 14.6 et 8 % des patientes. Quant au délai du système, les retards inhérents aux médecins sont  plus fréquents (89% des cas) sinon c’est imputable essentiellement à des RDV lointains pour faire les examens nécessaires au diagnostic. En comparant les caractéristiques du GI à celles de GII, le délai de consultation ainsi que la taille tumorale étaient statistiquement différentes entre les deux groupes (11,1mois vs 1,5 mois et 6 cm vs 2, 7 cm). Aussi, il ressort que le niveau scolaire de la patiente (P=0,003), le nombre des personnes à sa charge (P=0,001), l`assurance maladie (P=0,013), l`origine géographique (P=0,009) ainsi que la distance au CSB le plus proche du domicile (P=0,02) semblent avoir une influence sur le délai de la demande des soins après découverte d`une anomalie mammaire.
Conclusion :Nos efforts doivent se diriger pour promouvoir encore plus l’éducation sanitaire des femmes, la formation médicale continue, le rapprochement des soins aux patientes en veillant à assurer l’égalité des soins entre les différentes régions du pays et la décentralisation des soins par la création de nouveaux pôles régionaux spécialisés.
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P15-Evaluation de l'anxiété, de la dépression et des facteurs prédisposant chez les patientes traitées pour cancer du sein à l'unité de carcinologie médicale du CHUFattouma Bourguiba de Monastir

Zaied〖Sonia〗^1, Ammar 〖Nouha〗^1, Khechine〖Wiem〗^1, Bhiri〖Hanene〗^1, Abbes 〖Ibtissem〗^1, Krir〖MohamedWassim〗^2, Zoukar〖Olfa〗^3, Daldoul〖Amira〗^1
1. Unité de carcinologie médicale du CHUFattouma Bourguiba de Monastir Tunisie
2 . Service psychiatrie Hôpital Militaire principal d'instruction de Tunis Tunisie
3 .Service  Gynécologie et maternité de Monastir Tunisie

Introduction : Le cancer du sein constitue un problème de santé publique de par sa fréquence, son coût, sa gravité et son retentissement physique et psychologique. Grâce aux progrès du diagnostic et du traitement, le cancer devient presque une maladie chronique contrôlée par un traitement au long cours et la qualité de vie de ces patients devient de plus en plus importante et son évaluation revêt un intérêt croissant.
Cependant, peu d'études tunisiennes ont mesuré de façon prospective cette qualité de vie avec des instruments standardisés et validés. Notre étude a pour objectif d’analyser la corrélation entre dépression, anxiété et qualité de vie pour les patientes atteintes de cancer du sein.
Méthodes :Il s’agit d’une étude transversale auprès des patientes consultant à l'unité de carcinologie médicale du CHU Fattouma Bourguiba de Monastir,  portant sur 70 patientes ayant accompli les critères d’inclusion :
- Preuve histologique d’une tumeur  mammaire maligne.
- Age entre 18 et 70 ans.
- Capacité de lire et de comprendre la langue arabe.
Critères d’exclusion :
- Déficiences cognitives sévères (par exemple: Maladie d'Alzheimer)
- Troubles psychiatriques graves (par exemple: Psychose).
-Des troubles visuels, auditifs ou linguistiques graves qui nuisent à la capacité de répondre convenablement au questionnaire.
Résultats :Moyenne d’âge des femmes était 41,13±13 ans. 90% sont mariées, 48% ont un niveau d’éducation primaire.27% étaient au stade II de leur maladie. 75% ont eu un traitement curatif. 88% ont eu une chirurgie mammaire, 88% une chimiothérapie étant dans 24% des cas palliative, 75% une radiothérapie, 70% une hormonothérapie et 15% ont reçu le Trastuzumab.
Selon l’échelle HADS, 14% ont une dépression douteuse et 12 % une dépression certaine, 8.6% une anxiété douteuse et 21% une anxiété certaine.
Une corrélation positive, significative a été notée entre une symptomatologie dépressive et l’administration de chimiothérapie (p= 0,005 ; R²=0,335) et ses effets indésirables tels que nausée et vomissement (p= 0,035 ; R²=0,253).
Une corrélation négative, significative a été notée entre la qualité de vie évaluée selon l’échelle SF36 et la symptomatologie dépressive (p <0,0001 ; R²= -0,568) et la symptomatologie anxieuse (p= <0,0001 ; R²= -0,587).
Conclusion :Beaucoup plus de recherches sont nécessaires pour bien comprendre et traiter l’ensemble de symptômes d'insomnie, de fatigue, de douleur, de dépression et d'anxiété chez les patientes ayant un cancer du sein.
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P16-Cancer du sein chez la femme âgée : à propos de 202 cas

Khechine Wiem ,Ezzaairi Faten , Herbegue Kaouther , Belaid Imtinene , Chabchoub Imene , Hochlaf Makram , Ben Fatma Leila , Ben Ahmed Slim
Service Carcinologie médicale CHU FarhatHached Sousse Tunisie

Introduction : Le cancer du sein constitue un problème de santé publique. Il représente la première cause de mortalité par cancer de la femme quelle que soit la tranche d’âge étudiée. Il est épidémiologiquement  lié  au  vieillissement. Ainsi, avec l’allongement de l’espérance de vie, les femmes âgées constituent une proportion importante des patientes.  A cause des particularités de cette population « vieillissante », la mise à jour des modalités thérapeutiques devient un enjeu crucial.
 Notre Objectif est d’étudier les caractéristiques épidémiologiques, anatomocliniques, thérapeutiques et pronostiques du cancer du sein chez les femmes de plus de 65 ans.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective à propos de 202 patientes atteintes du cancer du sein âgées de plus de 65 ans traités au service d’Oncologie Médicale de l’hôpital FarhatHached entre 2007 et 2012.
Résultats :L’âge médian était de 72 ans. Les tumeurs classées T2 (38.9%), SBRII (52.4%) et dont les récepteurs hormonaux étaient exprimés (75%) étaient les plus fréquentes. 14.1% des patientes étaient métastatiques au moment du diagnostic. 66.7% de ces patients ont reçu une chimiothérapie palliative et 48.1% une hormonothérapie palliative. Parmi les patientes non métastatiques, 29% ont bénéficié d’une chimiothérapie néoadjuvante, 83.4%. ont eu une chirurgie de type Patey, 55.4% ont reçu une chimiothérapie adjuvante, 51.8 % une radiothérapie adjuvante et 69.2% une hormonothérapie adjuvante. Le taux de survie globale à 5 ans était de 69%.
Conclusion :L’enjeu de  la  prise  en  charge des  patientes âgées  est d’éviter à la fois le sur  traitement mais  aussi  le  sous traitement. Un âge avancé serait associé à des facteurs histo-pronostiques favorables.
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P17-Quel bilan d’extension pour le cancer du sein localisé ?

Ben Abdallah Mahassen, Toumia Nada, Rhim Salah, Cherif Ons, BergaouiHaifa,Hajji Ahmed, ZoukarOlfa, Korbi Asma, HajjajiAwatef, Faleh Raja.
Service De Gynéco-Obstétrique Centre Maternité Monastir

Introduction : le cancer du sein est le cancer féminin le plus fréquent. l’objectif du bilan d’extension parait très différent, Il permet de décider si la patiente à traiter est-porteuse d’une maladie apparaissant localisée, justifiant un traitement curatif et fréquemment adjuvant ou bien d’une maladie disséminée dont le traitement ne sera que palliatif.Les objectifs du ce travail étaient de  déterminer l’intérêt du bilan d’extension systématique dans la prise en charge du cancer du sein et d’identifier un groupe de patientes de cancer du sein pour lesquelles il n’y a pas d’intérêt à pratiquer un bilan d’extension de façon systématique.
Méthodes :Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 400 patientes atteintes du cancer du sein, traitées et suivies au Centre de Maternité et de Néonatologie de Monastir. Cette étude s'est étendue sur une période de 13 ans (du 1er Janvier 2000 au 31 Décembre 2012).
Résultats :La moyenne d’âge des patientes au moment du diagnostic du cancer du sein était de 51.3 ans,. Des antécédents familiaux du cancer du sein ont été retrouvés dans 11.7% des cas. La moyenne de taille clinique de la tumeur était de 3.9 cm, cette. L’expression des récepteurs hormonaux était rapportée dans 32.5% des cas. L’expression du marqueur cellulaire HER2 NEU était positive dans 18% des cas. Le grade SBR le plus fréquemment retrouvé était le SBRII (42.2%). Dans une seconde étape nous nous sommes intéressés au bilan d’extension pratiqué systématiquement comportant une radiographie thoracique de face, une échographie abdominale et une scintigraphie osseuse et complété par une TDM ou une IRM en cas de doute diagnostic. Le taux de métastases pulmonaires relevé chez nos patientes était de 0.2%. En reprenant les patientes ayant une tumeur inférieure à 3 cm aucune métastase pulmonaire n’a été retrouvée. Au niveau hépatique, le taux de métastases était de 2.9% ce taux était fortement corrélé à la taille tumorale, ainsi pour les patientes ayant une tumeur inférieure à 3 cm le taux de métastases hépatiques n’était que de 1,2%. La scintigraphie osseuse retrouvait une métastase osseuse dans 1.8%. Le taux de métastases osseuses augmente considérablement avec la taille clinique de la tumeur. Pour les tumeurs de taille inférieure à 3 cm ce taux était de 1,4%. Après combinaison des différents examens complémentaires on trouve un taux de métastases de 4,9% tous stades confondus. Ce taux diminue avec la taille de la tumeur, il est ainsi de 7,6% pour les tumeurs de taille ≥ 5 cm, de 5,4 pour les tumeurs de taille < 5 cm, de 4,1 pour les tumeurs < 4cm et de 2,6 pour les tumeurs < 3cm. Les résultats retrouvés concordent avec les résultats relevés dans la littérature.
Conclusion :Les auteurs concluent qu’il existe une diminution significative de taux de métastases à distance dans les stades I et II du cancer du sein. La majorité des auteurs ne recommandent plus ces examens complémentaires aux stades précoces du cancer du sein (I, II). Ainsi à la lumière des résultats de notre étude et d’après la revue exhaustive de la littérature on recommande désormais de ne plus réaliser de bilan d’extension de façon systématique pour les patientes opérables asymptomatiques avec des tumeurs inférieures ou égale à 3cm.
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P18-Valeur pronostique du ki67 dans le cancer du sein non métastatique. Etude rétrospective à propos de 122 cas.

Ammar N1  .Ben Fatma L1 .Ben Dhia S1.Ezzaairi F1. Belaid I.1  Chabchoub I.1 Hochlaf M.1 Kairi H2. Mokni M 3. Ben Ahmed S.1
 1Service de carcinologie médicale.CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie.
2Service de gynécologie-obstétrique.Maternité CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie.3Laboratoire de Cyto Pathologie CHU F Hached Sousse

Introduction : Le rôle pronostique Ki67 dans le cancer du sein est controversé. Le but de ce travail était d’évaluer  son intérêt en pratique clinique.
Méthodes :Étude rétrospective à propos de 122 cas de cancers du sein non métastatiques pris en charge dans le service de carcinologie médicale du CHU Farhat Hached, sur une période de 5 ans (2007-2012). La valeur seuil de 20% a été adoptée  pour séparer 2 groupes de carcinomes à index bas ou élevé.
Résultats :L’âge moyen était  de 52 ans (27-84). La taille tumorale moyenne était de 39 mm (10-150). Les tumeurs classées T2 étaient les plus fréquentes (55%). La répartition selon le grade SBR I, II, III était respectivement de 18.8, 51.6 et 26.2%. Le  phénotype triple négatif a été retrouvé dans 5.7% des cas, et chez 15.5% le HER2neu  était amplifié. La valeur médiane du Ki67 était 20 % (0-90). Elle était élevée dans 41% des cas. Le Ki67  était plus élevé chez les patientes jeunes (≤ 35 ans): 43% contre 26% (P=0.1). En analyse univariée, un  Ki67 élevé était associé significativement à un grade SBR élevé et des  récepteurs hormonaux négatifs. En analyse multivariée, un  Ki67 élevé était significativement associé à des RH négatifs (P=0.017). L’analyse de la survie globale en fonction du taux du Ki67 n’était pas significative.
Conclusion :Le Ki67 représente un outil majeur pour caractériser les cancers du sein, tant pour la classification  moléculaire que sur le plan pronostique et thérapeutique. Néanmoins  il persiste quelques difficultés concernant la standardisation des techniques d’IHC et la définition d’un seuil significatif.

P19-Cancer du sein et métastases osseuses : à propos de 109 cas
Karrit Sarra, Belaid Imtinène, Khechine Wiem, Ezzairi Faten, Hochlaf Makrem, Chabchoub Imene, Ben Fatma Leila, Ben Ahmed Slim
Service Carcinologie Médicale FARHAT HACHED SOUSSE
Introduction : Le cancer du sein se trouve au 1er rang des néoplasies atteignant la femme. 6-10% des patientes sont d’emblée métastatiques, dont 70% à l’os. Devant la multiplicité des options thérapeutiques, analyser les caractéristiques de cette population et étudier sa survie semble nécessaire pour améliorer la prise en charge.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive et analytique portant sur 109 patientes, traitées pour un cancer du sein d’emblée métastatique à l’os entre 2007 et 2012 au service d’Oncologie Médicale du CHU Farhat Hached de Sousse.
Résultats : Sur un total de 1262 patientes traitées pour cancer du sein à cette période, 109 étaient d'emblée métastatiques à l'os. L’âge moyen était de 50 ans [29-85 ans]. 44% des femmes étaient ménopausées. Le délai de consultation moyen était de 6 mois [1-84]. Le principal motif de consultation était la découverte d'un nodule mammaire à l’autopalpation dont la taille à l’examen clinique faisait en moyenne 5 cm [0-16]. La tumeur était classée T4 dans 65% des cas. Il s’agissait d’un CCI dans 88% des cas, 58% de grade SBR II, en moyenne 4 ganglions étaient envahis sur une moyenne de 8 prélevés. Les RH étaient positifs dans 69% des cas et l'HER était amplifié chez 22% des patientes. Le Ki 67 était en moyenne de 40% [5-90]. Les métastases étaient exclusivement osseuses dans 66% des cas. Dans le reste des cas, elles étaient associées à des métastases hépatiques, pulmonaires ou cérébrales dans respectivement 24%, 14% et 3% des cas. 78% des patientes ont reçu une chimiothérapie, 40% une radiothérapie et 56% une hormonothérapie.  Aucune patiente n'a reçu du Trastuzumab. La survie globale était en moyenne de 27 mois alors qu’elle était de 40 mois tous stades confondus.
Conclusion : Les métastases osseuses surviennent dans plus de la moitié des cas de manière exclusive et les patientes survivent en moyenne plus de deux ans. Ces métastases peuvent être à l’origine de nombreuses complications qu’il est indispensable de prévenir et de traiter à temps. La qualité de vie de ces patientes ne pourra être préservée que grâce à une prise en charge multidisciplinaire. Des études relatives à la qualité de vie s’imposent.
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P20-Les sarcomes  phyllodes  du sein : Quelle stratégie thérapeutique ?

Asma Gargoura, Mouna Ayadi, Myriam Hadoussa, Feryel Letaief, Amina Mokrani, Yosra Yahyaoui, Khadija Meddeb,  Nessrine Chraiet, Henda Raies, Amel Mezlini .
Service de médecine carcinologique, Institut Salah Azaïz , Faculté de Médecine de Tunis, Université El Manar-Tunis

Introduction:,Les sarcomes  phyllodes  représentent  moins de 1%  de toutes les tumeurs primitives du sein.
L’exérèse chirurgicale avec une marge de tissu sain est l'élément clé du traitement. Cependant, le rôle du traitement adjuvant  et notamment  la chimiothérapie reste encore mal défini.
Méthodes :Etude rétrospective  réalisée sur une période de 20 ans, du janvier 1996 à décembre 2015, incluant 60 cas de sarcomes phyllodes du sein, traités et suivis à à l'Institut Salah Azaïz à Tunis
Résultats :La population incluse dans cette étude était exclusivement féminine. Parmi les cas étudiés, douze femmes étaient ménopausées (20%). La moyenne d’âge au diagnostic est de 43 ans (26 à 81 ans). La taille clinique moyenne est de 12 cm. La taille histologique moyenne est de 10,5 cm. Cinquante-huit  patientes (96%) ont eu de la chirurgie dans leur séquence thérapeutique. La chirurgie était radicale chez 48 patientes (80%), conservatrice chez 10 patientes (16%).Un prélèvement ganglionnaire a été pratiqué chez 36 patientes (60%), l'envahissement ganglionnaire a été confirmé histologiquement chez deux patientes uniquement. Le traitement chirurgical a été récusé chez deux autres patientes à cause de la présence de localisations secondaires à distance au diagnostic initial. L'évolution a été marquée par une récidive locorégionale chez 15 patientes (25%) indiquant  un traitement chirurgical de rattrapage qui a été suivi d'une irradiation locorégionale dans 9 cas. Neuf patientes ont développé des métastases à distance: pulmonaires chez toutes les patientes, associant des métastases osseuses dans deux cas, et des localisations cérébrales dans un autre cas. Une chimiothérapie systémique à base d'Antracycline a été indiquée (AI dans 7 cas et MAID dans 2 cas). La survie globale à 5ans était de 70%.
Conclusion : L’impact réel d'un traitement adjuvant dans les tumeurs phyllodes semble difficile à clarifier en raison du faible nombre de patientes, mais également en l’absence d’études randomisées. Cependant, il paraît logique d'en discuter si des facteurs de rechutes métastatiques sont présents, en particulier la taille tumorale élevée, la prolifération stromale et l’envahissement locorégional.
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P21-Intérêt du renforcement pré-opératoire dans la prévention du lymphooedeme et les complications post-opératoire du cancer du sein

Ben Abdallah Mahassen, Toumia Nada, Rhim Salah, Cherif Ons, BergaouiHaifa, Hajji Ahmed, Haddad Anis,HajjajiAwatef, Faleh Raja.
Service De Gynéco-Obstétrique Centre Maternité Monastir

Introduction : Le traitement du cancer du sein, chirurgical (surtout le curage axillaire) et radiothérapie, peut engendrer un ralentissement du système lymphatique, en conséquence de manque d’exercice physique.
Le renforcement musculaire préopératoire pourrait-il prévenir l’installation du lymphœdème du membre supérieur, la douleur, la raideur articulaire, le déficit musculaire et l’altération de l’activité fonctionnelle post opératoire ?
Méthodes :Il  s’agit d’une étude prospective portant sur 22 patientes opérées et suivis pour cancer du sein au service de gynécologie obstétrique du centre de maternité de Monastir,  durant une période allant Aout 2016  au mois d’Aout 2017.
Les patientes étaient réparties en deux groupes ceux qui ont bénéficié d’un renforcement musculaire préopératoire (groupe 1) et ceux sans kinéthérapie en préopératoire (groupe 2).
Résultats :L’évaluation visuelle analogue de la douleur  pour le groupe 1 est beaucoup plus moins élevée que le deuxième groupe.
L’exacerbation de l’œdème  est  observée dans 0% dans le groupe 1 et de 3% dans le deuxième groupe.
Les patientes du groupe 1 avaient une amélioration importante de la performance musculaire, en effet ces patientes passent d’une moyenne de cotation musculaire de 4 à 5.
Pour les propriétés fonctionnelles, les patientes du groupe 1 ont bénéficiées d’une meilleure activité fonctionnelle par rapport à l’autre malgré que le groupe 2 marque une diminution de la sévérité du handicap fonctionnel.
De plus de l’amélioration de la mensuration, la force musculaire et la qualité fonctionnelle qui ont étaient bien marqué chez le groupe 1 que chez le groupe 2, cette prise en charge préventive a contribuée aussi à diminuer et même à disparaitre la douleur et obtenir une bonne récupération articulaire.
Conclusion :Cette étude confirme que la kinéthérapie et le renforcement musculaire pré opératoire avec bandes élastiques du membre supérieur homolatéral pour prévenir les séquelles post opératoires dans le traitement chirurgical du cancer du sein.
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P22- Parotid gland metastases of a breast cance
r
R.Batti, A.Goucha, H. Rachdi, O. Lamine, O. Addouni, A. Gamoudi
Department of cytopathology Salah Azaiez Institute. Tunisia

Introduction
Metastatic disease is common among parotid malignancies. The majority of primary tumors are located in the head and neck, but primary tumors below the clavicle must also be considered.
Case report:A 42-year-old woman presented in November 2016 to our department with a left painless, well-defined, firm  4cm diameter pre-auricular mass. She had previously been diagnosed with a locally advanced left breast cancer in May 2013, and had subsequently had mastectomy and axillary dissection. Pathology revealed a high-grade triple negative ductal carcinoma. Thirteen lymph nodes were positive and 9 had capsular rupture. She had adjuvant chemotherapy and locoregional radiotherapy.
The MRI showed a   heterogeneous mass involving the left parotid gland measuring 26 mm, hyperintense on T2 enhancing after gadolinium administration. The most probable diagnosis was pleomorphic adenoma of the parotid gland. After discussion at the head and neck multidisciplinary team clinic, she had subtotal parotidectomy.  Histology from the parotidectomy specimen showed a metastatic carcinoma with triple negative profile but expressing strongly the GCDFP15 which is a specific marker of primitive breast carcinomas.
Conclusion:Parotid metastases can be the first clinical manifestation of a malignant tumour, and can also occur years after curative treatment. Histopathology and immunohistochemistry will offer clues to a possible metastatic process and to primary tumour location.
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P23-Evolution des tumeurs du Sein T4 non inflammatoires : Une étude rétrospective sur 239 cas

Saad A1, Hochlef M1, Ben Dhia S1, Karrit S1, Ezzairi F1, Belaid I1, Chabchoub I1, Ben FatmaL1, Ben Ahmed S1
1-Service de Médecine carcinologique, CHU Farhat Hached

Introduction : Le cancer du sein est le premier cancer chez la femme dans le monde et en Tunisie. La tumeur du sein T4 non inflammatoire est toute tumeur, quelle que soit sa taille,  avec extension à la peau et/ou  à la paroi thoracique avec ou sans signes inflammatoires locaux qui ne dépassent pas le tiers du volume du sein. L’objectif de ce travail est d’étudier l’évolution de ces tumeurs et de déterminer les facteurs prédictifs de rechute.
Méthodes :Etude rétrospective sur 239 patientes suivies pour une tumeur du sein classée T4, non inflammatoires, au service de médecine carcinologique du CHU FARHAT HACHED entre 2007 et 2012.
Résultats :L’âge moyen est 53 ans.  Le délai moyen de consultation est de 8 mois. 135 patientes (56,5%) ont une atteinte ganglionnaire initiale. 47 patientes (19,7%) sont métastatiques d’emblée. 153 patientes (64%) ont reçu une chimiothérapie néoadjuvante . 181(75%)  patientes ont été opérées. 163 patientes (68%) ont reçues une radiothérapie dont 153 ont été à visée curative.  La survie globale est de 37,4 mois. La survie à 5 ans est de 55%.  54 patientes (22,6%) ont rechuté avec un délai moyen de 25 mois (entre1 et 78 mois).  La rechute était locale dans 14 cas (25,9%) et à distance dans 38 cas (70,8%). Les facteurs pronostiques identifiés sont : l’âge<35 ans (p=0.003), le statut hormonal (p=0.01), le type de chirurgie (p=0,01) , la chimiothérapie néoadjuvante  (p=0,02)et la radiothérapie (p=0,03).  Le stade clinique, le siège, l’atteinte ganglionnaire initiale, le délai de consultation < 3mois, le siège de la tumeur, le type histologique, la présence d’emboles lymphatiques et le statut Her n’ont pas de signification statistique dans la population étudiée.
Conclusion : Le pronostic du cancer du sein reste réservé en Tunisie, son amélioration passe par le diagnostic précoce et l’adaptation du traitement médical à l’agressivité de la maladie.
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P24-Le cancer du sein chez la femme âgée: aspects anatomocliniques et résultats thérapeutiques

Guermazi Zeineb1, Toumi Nabil1, Ben Kridis Wala1, Boudaouara Tahiya4, Chaabene Kais3, Daoud Jamel2, Khanfir Afef1, Frikha Mounir1
1 : Service de carcinologie médicale, CHU Habib Bourguiba, Sfax.
2 : Service de radiothérapie, CHU Habib Bourguiba, Sfax.
3 : Service de gynécologie, CHU Hédi Chaker, Sfax.
4 : Laboratoire d’anatomopathologie.
Introduction :Le cancer du sein chez la femme âgée devient de plus en plus fréquent vu l’augmentation de l’espérance de vie. Notre objectif a été d’analyser les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, et thérapeutiques du cancer du sein chez la femme âgée.
Méthodes :Nous avons réalisé une étude rétrospective portant sur 21 cas de cancer du sein chez les femmes âgées de plus de 65 ans traitées au service de carcinologie médicale du CHU Habib Bourguiba de Sfax, sur une période de 2 ans (2014-2015).
Résultats :L'âge moyen était de 71 ans (65-84 ans). Le délai moyen de consultation  était de 10,2 mois (65-84 ans). L’état général était conservé (OMS<1), cependant aucune patiente n’a eu d’évaluation gériatrique selon un score spécialisé. Les manifestations cliniques ont été dominées par le syndrome tumoral (86%). La taille clinique tumorale moyenne était de 30mm (15-110mm). La tumeur a été classée T2 dans 57% des cas et T4 dans 23,8% des cas. Trois patientes (14%) étaient métastatiques au diagnostic.  L’examen anatomopathologique a conclu à un  carcinome de type non spécifique dans 86% des cas, de grade SBR II dans 52% des cas. Les récepteurs hormonaux et l'Her2neu étaient positifs dans respectivement 76% et 23% des cas. Sur le plan thérapeutique, 18 patientes (85%) ont été opérées (70% par patey et 30% par une chirurgie conservatrice), de même 85% ont eu une radiothérapie locorégionale. La chimiothérapie a été utilisée chez 18 patientes (85%) essentiellement à base d’anthracyclines. Le trastuzumab a été administré dans 19% des cas et l'hormonothérapie dans 66,6% des cas.  Elle était à base d'antiaromatase dans 100% des cas. Après un recul moyen de 32 mois, 14 patientes sont vivantes (2 en rechute, 12 en rémission complète), 3 patientes sont décédées et 4 patientes sont perdues de vue. La survie globale à 2 ans était de 82,5%.
Conclusion :Bien que le cancer de la femme âgée soit découvert à un stade plus tardif (23% de T4 dans notre série), ses caractéristiques biologiques avec la prédominance du phénotype luminal, font de lui un cancer moins agressif avec des taux de survie de l'ordre de 85%. L’hormonothérapie reste le traitement de choix en situation adjuvante et métastatique. Par ailleurs, le traitement rejoint celui des femmes plus jeunes.
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P25- Caractéristiques clinico-pathologiques et facteurs pronostiques du cancer du sein exprimant les récepteurs hormonaux métastatiques

Berrazaga Y, Haj Mansour M, Mejri N, M’ghirbi F, El Benna H, Daoud N, Labidi S, Boussen H
Service d’oncologie médicale de l’hôpital abderahmenMami-Ariana

Introduction :L’objectif de notre étude était de rapporter les caractéristiques clinico-pathologiques  et les facteurs pronostiques chez les patientes suivies pour cancers mammaires métastatiques exprimant les récepteurs hormonaux (RH+).
Méthodes :Nous avons mené une étude rétrospective intéressant 115 cas de cancers du sein métastatique RH+ colligés sur une période de  4 ans (2011-2015). Nous avons collecté les données clinico-pathologiques et évalué les facteurs pronostiques en utilisant le Log Rank test.
Résultats :L’âge médian  était de 51 mois (26-83) .44%  des femmes étaient ménopausées. La moitié (50,4%) des patientes étaient métastatiques d’emblée. La tumeur primitive était classée majoritairement T4b (29%) et N1 (35%). A l’histologie : un grade SBR II-III était observédans 77% des cas, avec une surexpression du Her2neu dans 35% des cas.Les sites métastatiques les plus retrouvés étaient :l’os ,le poumon ,le foie ,les ganglions , la peau et le cerveau dans respectivement 55%,50%,31%,14%,8% et 6% des cas. La  métastase était dans un seul organe dans 49% des cas.Une chirurgie des métastases était pratiquée chez 6 patientes. Dans le groupe des patientes d’emblée métastatique, une chirurgie et une radiothérapie du primitif étaient réalisées respectivement dans 36 et 43% des cas.La stratégie thérapeutique de 1ère ligne était une chimiothérapie dans 89% des cas  et une hormonothérapie dans 11 % cas.Le nombre maximal de lignes de chimiothérapie reçue était 7 et celui d’hormonothérapie était 3 .Le trastuzumab a été administré dans 55,5% des tumeurs exprimant le Her2neu.Une radiothérapie palliative était pratiquée comme suit : cérébrale dans 19% ,antalgique dans 20% et décompressive dans 13% des cas.58% des patientes recevaient les biphosphonates.
L’hormonothérapie de première ligne était associée à une meilleure survie( 36℅ vs 29℅ ;p<0,01).
Le statut Her2neu, le siège de la métastatse (osseuse ou autre) et la réalisation ou non d’un traitement local du primitif n’influençaient pas de façon significative la survie. On a observé une tendance vers une meilleure survie pour les métastatses uniques (p=0,066) et pour les malades métastatiques d’emblée (vs rechuteuses)(p=0,089).
Conclusion :L’hormonothérapie de première ligne était associée à une meilleure survie, son utilisation doit être de plus en plus proposée.
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P26-Les métastases synchrones vs métachrones du cancer du sein à récepteurs hormonaux positifs (RH+) :quelles différences en résultats thérapeutiques?

Berrazaga Y, Mejri N, M’ghirbi F,  Haj Mansour M, El Benna H, Daoud N, Labidi S, Boussen H
Service d’oncologie médicale de l’hôpital abdrahmenMami-Ariana

Introduction :L’objectif de notre étude était de comparer les résultats thérapeutiques et la survie entre les patientes suivies pour un cancer du sein d’emblée métastatique vs en rechute.
Méthodes :Sur une cohorte de 445 patientes suivies pour un cancer du sein RH+, nous avons rétrospectivement étudié 115 patients au stade métastatique (25.8%). Nous avons comparé les patients d’emblée métastatiques (58 cas=groupe A) aux patients en rechute (57 cas=groupe B). Nous avons utilisé le test chi deux et Fisher dans la comparaison des variables qualitatives.
Résultats :La chimiothérapie en première ligne était plus fréquemment utilisée dans le groupe A vs groupe B(91 % vs 75 ℅,p =0,021). Les principaux protocoles de chimiothérapie en première ligne étaient le Docetaxel dans le groupe A et le Paclitaxel hebdomadaire dans le groupe B.
Il n’y avait pas de différence enterme de : toxicité grade 3-4  de  la première ligne de chimiothérapie (30 ℅ vs 28℅,p =0.778), ni dans le nombremédian de lignes de traitement(3 dans les 2 groupes). Il y avait significativement un meilleur taux de réponse partielle à la première ligne de traitement dans le groupe A comparé au groupe B (36 ℅ vs 15 ℅,p=0.012). Une stabilité était  observée de façon similaire dans les 2 groupes (22℅). Uneprogression étaitenregistréedans 30 ℅ des cas dans le groupe A vs 60℅ dans le groupe B (p=0.014).
La médiane desurvie sans progression à la première ligne thérapeutiqueétait de 8  mois dans les 2 groupes. La survie globale était meilleure en cas d’hormonothérapie première dans le groupe B (groupe A : 34 mois vs 19 mois, p=0.105), (groupe B : non atteinte vs 17 mois,p=0.031).
La médiane de survie globale de la population était de 29 mois. On a observé une tendance  vers une meilleure survie globale dans le groupe A comparé au groupe B, soit34 vs 18 mois, p=0,089.
Conclusion :Les patientes d’emblée métastatiques semblent  répondre mieux à la première ligne thérapeutique.Leursurvie semble êtremeilleurecomparée aux patientes rechuteusesmais sans différence statistiquement significative.
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P27-Métastases pulmonaires du cancer du sein, quelles indications pour la vérification histologique ?

Zeineb Guermazi 1, Nabil Toumi 1, Omar Guermazi 2, Abdesslem Hentati 2, Khaireddine Ben Mahfoudh3, Imed Frikha2, Khanfir Afef 1, Mounir Frikha1
1 : Service de carcinologie médicale, CHU Habib Bourguiba, Sfax.
2 : Service de chirurgie cardio-vasculaire, CHU Habib Bourguiba, Sfax.
3 : Service de radiologie, CHU Habib Bourguiba, Sfax.

Introduction : La découverte de métastases pulmonaires au cours évolutif d’un cancer du sein change complètement le stade tumoral et l’attitude thérapeutique, ainsi que le pronostic. L'objectif de ce travail est de discuter les différentes indications de biopsie ou de chirurgie pulmonaire afin de vérifier la concordance histologique avec la tumeur primitive.
Méthodes :Etude rétrospective menée au service d’oncologie médicale du CHU Habib Bourguiba de Sfax ayant colligé 6 patientes atteintes de métastases pulmonaires histologiquement prouvées d’un cancer du sein. Nous avons comparé les différentes caractéristiques histologiques et immunohistochimiques entre la tumeur primitive et la métastase.
Résultats :L'âge moyen était de 45 ans. Toutes  les tumeurs étaient classées non métastatiques au diagnostic. La tumeur était classée T4b dans 2 cas, T2 dans 3 cas et T3 dans un cas. L’envahissement ganglionnaire était présent dans 5 cas. A l’étude immunohistochimique, le phénotype moléculaire de la tumeur primitive était de type luminal dans 3 cas, HER-2 positif dans 1 cas et triple négatif dans 2 cas. Toutes les patientes ont reçu une chimiothérapie adjuvante associée à une radiothérapie locorégionale. Trois patientes ont reçu une hormonothérapie adjuvante. L'intervalle médian sans maladie (SSP) était de 5,5 ans (1-16ans). Deux patients avaient des nodules pulmonaires solitaires. La métastasectomie (faite dans un seul cas) ou la biopsie pulmonaire (faite chez 5 patientes) a été réalisée devant le doute sur la nature secondaire des nodules pulmonaires (3 cas), ou pour étudier le phénotype moléculaire de la métastase (3 cas). Le phénotype moléculaire était différent de la tumeur primitive dans 3 cas (50%) entrainant une modification de la décision thérapeutique dans 2 cas (33% des cas). L'état des récepteurs hormonaux des métastases différait de la tumeur primitive dans 2 cas (une tumeur de phénotype triple négatif devenant de phénotype luminal et une tumeur de phénotype luminal devenant triple négatif). L'état du récepteur Her2-neu différait dans un cas.
Conclusion :Une modification de la décision thérapeutique a été faite dans 33% des cas dans note série. Ainsi, la biopsie pulmonaire est nécessaire pour ajuster le traitement selon le phénotype moléculaire et pour exclure l’éventualité d’un cancer pulmonaire primaire. Dans le cas de métastases pulmonaires prouvées, le niveau de preuve d'une approche curative est faible, la survie dépend surtout du type de traitement administré.
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P28-Cancer du sein chez la femme âgée; Caractéristiques cliniques et thérapeutiques: à propos de 45 cas

Bouriga R, Zaied S, Soltani S, Dimassi S, Abbes I, Daldoul A.
Service de carcinologie médicale, CHU fattouma bourguiba, Monastir , Tunisie

Introduction :Les femmes âgées de plus de 65 ans, atteintes de cancer de sein quelque soit son stade, sont rarement incluses dans les essais cliniques et de ce fait le traitement standard n’est pas forcément le choix optimal pour elles. L’objectif de notre étude était de décrire les caractéristiques cliniques et thérapeutiques chez cette population particulière dans notre centre.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective s’étalant de janvier  2012  à juillet 2016, incluant toutes les patientes atteintes de cancer de sein, âgées de plus de 65 ans, suivies et traitées à notre service d’oncologie médicale du CHU Fattouma Bourguiba de Monastir. Cinq patientes ont été exclues parce que le délai de suivi était inférieur à 6 mois.
Résultat :Quarante cinq patientes ont été incluses. L’âge moyen était de 72 ans (+/- 4,9).
Le délai moyen de consultation était de 6,7 mois +/-12. Dans 52,3% des cas (N=25) il s’agissait d’une atteinte du sein gauche. La tumeur était classée T2 dans 32,6% des cas (N=15) et N0 dans 69,6% des cas (N=32). Deux patientes avaient une maladie d’emblée métastatique. Chez 47,8% des cas (N=22) le score SBR était à II. Les récepteurs hormonaux étaient positifs chez 65,3% des cas (N=30).Her2 neu était surexprimé chez 17,4% des cas (N=8). Les patientes étaient traitées par chirurgie dans 89,1% des cas (Intervention de patey (73,9%), traitement conservateur (13%)), par chimiothérapie dans 34,8% des cas, par radiothérapie dans 54,3% des cas et par hormonothérapie dans19,6% des cas. La survie globale à 5 ans était de 80% avec une survie moyenne de 57,99 mois IC95% [51,36;64,62].
Conclusion :Ce cancer requiert une attention particulière sur les plans diagnostique, thérapeutique et psychologique, afin d’aider ces femmes à rester “jeunes” le plus longtemps possible.
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P29-Cancer du sein chez la femme de moins de 40 ans : À propos d’une série de 558 cas


R Briki1, O Cherif1, F Hacheni1, I Brahem1, S Hidar1, S Boughizane1,  M Bibi1, H Khairi1, S Kanoun Belajouza2, L Ben Fatma3
1.Service deGynécologie-Obstétrique, CHU Farhat Hached, Sousse
2. Service de Radiothérapie, CHU Farhat Hached, Sousse
3. Service de Carcinologie Médiale, CHU Farhat Hached, Sousse

Introduction : Environ 7% des femmes atteintes de cancer du sein sont diagnostiquées avant l'âge de 40 ans, et cette maladie représente plus de 40% de tous les cancers chez les femmes de ce groupe d'âge.
Les études tunisiennes publiées à ce jour sur le cancer du sein chez les jeunes femmes restent limitées. Ainsi, les objectifs de cette étude sont d'évaluer les différents aspects épidémiologiques, cliniques et pronostiques du cancer du sein chez les jeunes femmes.
Méthodes : Il s'agit d'une étude descriptive et analytique rétrospective de 558 patientes âgées de 40 ans et moins, diagnostiquées et suivies pour cancer du sein, pendant la période du 1er janvier 1993 au 31 décembre 2013 dans notre département de gynécologie-obstétrique du CHU Farhat Hached à Sousse, en collaboration avec le département de radiologie, d’anatomo-pathologie, de carcinologie médicale et de radiothérapie oncologique du même hôpital.
L'étude statistique est descriptive et analytique.
Résultats : Dans notre étude, l'incidence du cancer du sein dans ce groupe d'âge est élevée: 17.41%.
En étudiant les facteurs épidémiologiques du cancer du sein dans notre série, nous avons noté que:
- L'âge moyen de nos patientes au moment du diagnostic a été de 34.7 ans. La plus jeune femme avait 19 ans.
- Des antécédents familiaux de cancer du sein ont été observés chez 12.18% de nos patientes.
- L'association du cancer du sein et de grossesse a été objectivée dans 65 cas, soit 11.64%.
Cliniquement, le nodule mammaire était le motif de consultation le plus fréquent.
Le cancer du sein bilatéral a été signalé dans 15 cas, soit 2.68% des cas.
La taille clinique moyenne de la tumeur, au moment du diagnostic, était de 4.7 cm, avec des extrêmes allant de 10 mm à 20 cm de grand axe.
La classification T2 était la plus fréquente (240 patientes, soit 43% des cas). Les tumeurs localement avancées (stade T4) représentaient 21.1% des cas.
L'examen des ganglions lymphatiques a montré une adénopathie axillaire homolatérale dans 38.2% des cas.  Des métastases immédiates ont été observées chez 68 patients, soit 12.5% des cas.
La mammographie a suggéré une maladie maligne dans 87.6% des cas.
Le diagnostic de malignité a été obtenu sur un matériel de microbiopsie réalisée chez 259 patients (46.4% des cas), ou une biopsie chirurgicale chez 321 patients (57.5%).
La chirurgie a été effectuée chez 90% de notre population. C’est une chirurgie radicale dans 66.7% des cas, et conservatrice dans 28.7% des cas.
La radiothérapie a été réalisée chez 451 patientes (soit 80.8% des cas).
La chimiothérapie a été réalisée chez 512 patients (91.8% des cas) ; adjuvante chez 421 patientes, soit 82.2% des cas, et néoadjuvante chez 143 patientes soit 27.9% des cas. Cela nous a permis de réaliser un traitement conservateur dans 15.2% des cas.
La thérapie hormonale a été indiquée chez 204 patients, soit 38.4% de notre population.
L’Herceptin (Trastuzumab®) a été prescrit pour les patients qui avaient HER2-neu amplifié; soit 53 patientes (22.9% des cas)
Le suivi moyen de nos candidates a été de 66 mois. Au cours de la surveillance, nous avons observé des récidives locales chez 75 patients, soit 13.4% de notre population. Leur temps moyen d'apparition  a été 3.2 ans. Une récurrence dans le sein controlatéral a été notée chez 29 patients. Des métastases à distance ont été observées chez 119 patients, soit 21.3% de notre population.
Dans notre série, 170 patients sont décédés (30.46%). Les taux de survie globale à 36, 60 et 120 mois étaient respectivement de 72.8%, 61.6% et 42.7%.
Conclusion : Des considérations spéciales, y compris l’infertilité, la grossesse, les syndromes génétiques et les problèmes psychosociaux doivent être abordées lors de l'élaboration d'algorithmes de traitement, y compris les thérapies locales et les stratégies chimiothérapeutiques /endocrines adjuvantes, chez les jeunes femmes diagnostiquées avec un cancer du sein.
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P30-Caractéristiques cliniques et évolutives des cancers du sein inflammatoires au centre tunisien

Ammar N. 1 Ezzaairi F. 1 Khechine W¹. Belaid I ¹ .Chabchoub I. 1 Hochlaf M. 1 Bibi M. 2 Ben Fatma L. 1
Ben Ahmed S 1
1 Service de carcinologie médicale.CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie.
2 Service de gynécologie-obstétrique. Maternité CHU Farhat Hached, Sousse, Tunisie.

Introduction : Le cancer du sein inflammatoire (CSI) est une entité clinique s&#39;individualisant au sein des cancers mammaires par une épidémiologie, des critères diagnostiques et un pronostic spécifiques. Il est caractéristique du Maghreb (5-7%) et constitue la forme la plus létale de cancer du sein.
Méthodes :Étude rétrospective ayant colligé 100 patientes traitées pour un CSI dans le service de carcinologie du CHU Farhat Hached de Sousse, sur une période de 5 ans (2007- 2012).
Résultats :Parmi les 1262 patientes suivies pour cancer du sein, 8 % présentaient un cancer inflammatoire.
L’âge moyen était de 53 ans. La découverte d’une masse mammaire associée à un érythème étendu étaient les motifs de consultation les plus fréquents (77%). La taille tumorale moyenne était de 79 mm avec 74% d’adénopathies associées, dans 52% des cas du coté droit. 43 % des patientes étaient métastatiques au diagnostic principalement à l’os (32%), au foie et aux poumons (13% respectivement).
86 % étaient des carcinomes canalaires infiltrants, avec un grade SBR élevé (88%). Il existait des emboles lymphatiques dans 22 % des cas et 33 % d’envahissement ganglionnaire histologique avec un nombre moyen de 3.8 ganglions. Les récepteurs hormonaux étaient négatifs dans 45% des cas avec une surexpression de l’Her2 dans 24 % des cas. L’invasion dermique a été retrouvée dans 33 % des cas. 50 % des patientes avaient rechuté après une période de rémission complète variant de 1 à 65 mois, la rechute était principalement à distance (85%). la moyenne de survie sans récidive était de 12,7 mois.
La médiane de survie globale dans notre étude était de 18 mois.
La survie globale à 5 ans était de 28 %. Les facteurs de mauvais pronostic étaient la rupturecapsulaire (p=0.01), la présence d’emboles lymphatiques (p=0.01) ou d’emboles vasculaires (p=0.04), les classes 3 et 4 de Chevallier (p=0.04) et les tumeurs d’emblée métastatiques (p=0.01).
Conclusion :Le cancer du sein inflammatoire est une forme très agressive. Il est actuellement nécessaire derechercher les causes et les anomalies moléculaires à l&#39;origine de ce cancer agressif.
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P31- Cancer du sein chez la femme jeune. A propos de 31 cas.

Cherif O1,Zoukar O1 , Zaied S2,Hajji A1, Rhim MS1,Ben Abdallah M1, Hadded A1, Hajjeji A1.
1-Centre de maternite et neonatologiemonastir
 2-Service de carcinologie

Introduction :Le cancer du sein est le premier cancer de la femme en Tunisie et dans le monde. Le cancer du seinen Tunisie se caractérise par sa survenue  relativement fréquente chez la femme jeune (10.2%).
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 31 cas âgées de 35 ans et moins attentes de cancer du sein,prises en charge du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2015.le but de se travail était d’étudier les aspects épidémiologiques,diagnostiques thérapeutique des cancers du sein chez la femme jeune et d’analyser ses facteurs pronostiques.
Résultats :La fréquence du cancer du sein chez la femme jeune était de 5.33%. Des antécédents familiaux de cancer du sein étaient retrouvé dans 29% des cas .l’examen physique avait objectivé un nodule chez toutes nos patientes avec une taille clinique moyenne de 5.46 cm.la classe T3 était la classe la plus fréquente (38,7% des cas).La mammographie et l’échographie ont suspecté la malignité dans tous les cas. Le type histologique dominant était le carcinome canalaire infiltrant retrouvé dans 87,1% des cas. Le dosage des récepteurs hormonaux était positif dans 58.05% des cas. L’oncogène HER2NEU était amplifié dans 29% des cas. 72,41% des patientes présentaient des emboles vasculaires ou lymphatiques. U n traitement radical de type patey a été réalisé dans 80.6% des cas.
Un envahissement ganglionnaire a été noté dans 81,5% des cas. Une chimiothérapie était pratiquée dans 90.3% des cas. La radiothérapie a été réalisée dans 93,5% des cas. Une hormonothérapie a été indiquée dans 54,8% des cas. Les récidives locales étaient observées dans 16,1% des cas avec un délai moyen d’apparition de 14 mois .Des métastases à distance étaient objectivées dans 16,1 des cas avec un délai moyen d’apparition de 18 mois .Le taux de survie globale était de 87% à 4 ans et 65,9% à 5 ans.
Conclusion : Parmi les facteurs pronostiques qui ont influencé de manière significative le pronostic on trouve : le délai de consultation tardifVC(> 3 mois), le stade(T), l’atteinte ganglionnaire clinique, l’envahissement ganglionnaire histologique et les emboles vasculaires et lymphatiques. L’amélioration du pronostic du cancer du sein chez ces femmes jeunesrepose sur un diagnostic précoce et des thérapeutiques adaptées aux particularités de ces tumeurs.
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P32- Etude de l'effet fondateur et estimation de l'âge de la mutation c.211dupA du gène BRCA1 chez des patientes tunisiennes atteintes de cancer du sein


Mighri N1, Hamdi Y1, Boujemaa M1, Ben Rekaya M1, Mejri N2, Benasr S3, Labidi S2, Boussen H2, Abdelhak S1, on the behalf of the PEC Consortium2.

1Laboratoire de génomique biomédicale et oncogénétique, Institut Pasteur de Tunis (IPT)
2Service d’oncologie médicale de l’hôpital Abderrahmen Mami Ariana (SOMA)
 3Service d'oncologie médicale de l'hôpital Militaire

Introduction:Le cancer du sein (CS) est la première cause de mortalité par cancer chez la femme en Tunisie et dans le monde.Cette pathologie maligne est très hétérogène sur le plan clinique et génétique. La fréquence et le type des mutations identifiées varient largement et dépendent des distributions géographiques et ethniques.
En Tunisie le spectre mutationnel des gènes BRCA1 et BRCA2 n'est pas encore défini, parmi les neufs mutations identifiées sur BRCA1, la mutation c.211dupA est la plus récurrente et semble être spécifique à la région du "Cap Bon" de la Tunisie.
Ainsi, dans notre étude nous proposons d'étudier l'effet fondateur de cette mutation et d'estimer l'âge d'apparition de cette mutation en Tunisie. Nous proposons également de déterminer le profil épidémio-clinique des porteuses et des patientes originaires du Cap Bon.
Méthodes : 79 patientes ont été testées pour la mutation c.211dupA par séquençage de Sanger. Par la suite, nous avons effectué une analyse haplotypique, basée sur le génotypage de 4 marqueurs microsatellites flanquant de part et d'autre le gène BRCA1, chez les porteuses de la mutation et chez un groupe de témoins de la population générale Tunisienne .
En outre, nous avons utilisé le logiciel DMLE afin d'estimer l'âge de la mutation étudiée.
Résultats :L'étude moléculaire a montré la présence de la mutation c.211dupA chez 6 patientes partageant toutes la même origine géographique. Sur la base de l'origine géographique similaire nous avons émis l'hypothèse qu'il pourrait y avoir un effet fondateur pour cette mutation.
Les résultats préliminaires montrent la présence d'un haplotype fondateur chez les porteuses.
Les porteuses de la mutation c.211dupA présentent des particularités cliniques et anatomopathologiques d'agressivité (grade SBR III  majoritaire, cancer du sein triple négatif, atteinte ganglionnaire fréquente).
Conclusion : Notre étude a montré que la mutation c.211dupA du gène BRCA1 est fondatrice et spécifique à la région du Cap Bon de la Tunisie. Ainsi nos résultats justifient la nécessité d'élaborer une stratégie de diagnostic génétique précoce du CS et spécifique à cette région.
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P33- Les cancers du sein à récepteurs hormonaux positifs (RH+) en rechute vs d’embléemétastatiques : quelles différences en résultats thérapeutiques ?

Berrazaga Y, Mejri N, M’ghirbi F,  Haj Mansour M, El Benna H, Daoud N, Labidi S, Boussen H
Service :Service d’oncologie médicale de l’hôpital abdrahmenMami-Ariana
Introduction :L’objectif de notre étude était de comparer les résultats thérapeutiques et la survie entre les patientes suivies pour un cancer du sein d’emblée métastatique vs en rechute.
Méthodes :Sur une cohorte de 445 patientes suivies pour un cancer du sein RH+, nous avons rétrospectivement étudié 115 patients au stade métastatique (25.8%). Nous avons comparé les patients d’emblée métastatiques (58 cas=groupe A) aux patients en rechute (57 cas=groupe B). Nous avons utilisé le test chi deux et Fisher dans la comparaison des variables qualitatives.
Résultats :La chimiothérapie en première ligne était plus fréquemment utilisée dans le groupe A vs groupe B(91 % vs 75 ℅,p =0,021). Les principaux protocoles de chimiothérapie en première ligne étaient le Docetaxel dans le groupe A et le Paclitaxel hebdomadaire dans le groupe B.
Il n’y avait pas de différence enterme de : toxicité grade 3-4  de  la première ligne de chimiothérapie (30 ℅ vs 28℅,p =0.778), ni dans le nombremédian de lignes de traitement(3 dans les 2 groupes). Il y avait significativement un meilleur taux de réponse partielle à la première ligne de traitement dans le groupe A comparé au groupe B (36 ℅ vs 15 ℅,p=0.012). Une stabilité était observée de façon similaire dans les 2 groupes (22℅). Uneprogression étaitenregistréedans 30 ℅ des cas dans le groupe A vs 60℅ dans le groupe B (p=0.014).
La médiane desurvie sans progression à la première ligne thérapeutiqueétait de 8  mois dans les 2 groupes. La survie globale était meilleure en cas d’hormonothérapie première dans le groupe B (groupe A : 34 mois vs 19 mois, p=0.105), (groupe B : non atteinte vs 17 mois,p=0.031).
La médiane de survie globale de la population était de 29 mois. On a observé une tendance  vers une meilleure survie globale dans le groupe A comparé au groupe B, soit34 vs 18 mois, p=0,089.
Conclusion :Les patientes d’emblée métastatiques semblent  répondre mieux à la première ligne thérapeutique.Leursurvie semble êtremeilleurecomparée aux patientes rechuteusesmais sans différence statistiquement significative.
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P34- Caractéristiques épidémiologiques et thérapeutiques du cancer du sein triple négatif : Expérience du Service d’oncologie médicale de l’Ariana.

El Benna H, Sbika W, Bellamlih O, Mejri N, Daoud N, Labidi S, Boussen H
Service d’oncologie médicale de l’hôpital Abderrahmane Mami Ariana (SOMA)
Introduction : Le cancer du sein triple négatif (CSTN) est défini par des récepteurs hormonaux (RE<10%, RP<10%) et un HER2neu non surexprimé. Il représente 15 % des cancers du sein(CS). Le but de notre étude est d’étudier les caractéristiques epidémio-cliniques et thérapeutiques de ces patientes.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective colligeant 86 patientes traitées pour un CSTN entre 2011 et 2015 au service d’oncologie médicale de l’Ariana (SOMA).
Résultats :L’âge moyen était de 49 ans [30-80]. Le délai moyen de consultation  était de 3 mois. Des antécédents  familiaux de cancer du sein étaient notés dans 31% des cas (1er degré dans 11 % des cas). Quarante-cinq pour cent des patientes était ménopausées au moment du diagnostic. La tumeur était classée T2, T3, T4b, T4d dans respectivement  37%, 6%, 3%, 6% des cas et N0, N1 dans respectivement 33%, 22% des cas. Soixante-douze pour cent de nos patientes étaient  non métastatiques au moment du diagnostic. Le type histologique le plus fréquent était le CCI (87%)  avec  présence d’ éléments d’agressivité histologique : Le  grade SBR (II-III) (99% ), les embols vasculaires (28%) , le  Ki67 > 20 % (64%) , l’envahissement ganglionnaire massif >3N+ (30%) et  la rupture capsulaire (29%).
Après un suivi moyen de 28 mois, la  médiane de survie globale était de 72 mois.  Vingt-huit pour cent de nos patientes ont rechuté. Le délai moyen de rechute était de 14 mois.  Cette rechute était locale, métastatique et les deux à la fois dans respectivement 14%, 62%  et 24%.
Conclusion :Le CSTN forme une entité distincte avec des caractéristiques d’agressivité anatomo-clinique et un pronostic sombre.
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P35- Facteurs prédictifs de rechute dans le cancer du sein triple négatif : l’expérience du SOMA

El Benna H, Bellamlih O, Sbika W, Labidi S, Mejri N, Daoud N, Boussen H
Service d’oncologie médicale de l’hôpital Abderrahmane Mami Ariana (SOMA)
Introduction : Le cancer du sein triple négatif est une entité connue pour son pronostic sombre et notamment son haut risque de rechute précoce. L’objectif de notre étude est de tester la corrélation entre différents facteurs cliniques et histologiques et le risque de rechute.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective de 79 patientes traitées au SOMA entre 2011 et 2015 pour un cancer du sein triple négatif non métastatique. Nous avons utilisé le test chi deux pour l’analyse des facteurs prédictifs (le seuil de significativité p<0,05)
Résultats :L’âge moyen était de 49 ans (30 à 83 ans).  Quarante six pour cent (46%) des patientes étaient ménopausées. Vingt et une patientes (26%) ont rechuté en moyenne 15 mois après la fin du traitement adjuvant. Il s’agissait de 03 rechutes locales (14%), 14 rechutes métastatiques à distance (66%) et 4 rechutes à la fois locales et métastatiques (19%).  
Aucune donnée clinique (âge, statut ménopausique, indice de masse corporelle) n’était prédictive du risque de rechute.
La taille tumorale histologique, le grade SBR, l’index de prolifération, la présence d’embols vasculaires n’étaient pas corrélés de manière significative au risque de rechute.
La présence de plus de 03 ganglions envahis  et la rupture capsulaire se sont révélés des facteurs indépendants prédictifs de rechute avec respectivement p<0.001 et p=0.006.
L’administration des 08 cures de chimiothérapie (04 cures d’anthracyclines et 04 cures de taxanes) au lieu de 06 n’avait aucun impact sur la rechute.

Conclusion :Le sous type triple négatif  justifie un traitement agressif indépendamment des autres facteurs pronostics habituellement utilisés dans la décision du traitement adjuvant d’un cancer du sein.
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P36- Association métachrone entre cancer du sein et cancer du cavum

Zied Fessi¹, Nejla Fourati¹, Wafa Mnejja¹, Omar Nouri¹, Abdelmonem Ghorbal², Mounir Frikha³, Wicem Siala¹, Jamel Daoud¹
¹Radiothérapie carcinologique CHU Habib Bourguiba Sfax ; ² Service ORL CHU Habib Bourguiba Sfax, ³ Service carcinologie médicale CHU Habib Bourguiba Sfax

Introduction :L’association entre cancer du sein et cancer du cavum est rare. La survenue métachrone d’un cancer du sein après traitement d’un cancer du cavum est la plus fréquente.
Nous rapportons 2 cas de cancer du sein survenant au cours de la surveillance d’un cancer du cavum.
Méthodes :Entre 2005 et 2015, 196 patients atteints d’un cancer du cavum non métastatique ont été pris en charge au service de radiothérapie carcinologique du CHU Habib Bourguiba de Sfax. Au cours de la surveillance nous avons colligé 2 cas de néoplasie mammaire (1%).
Résultats :
1er cas :
Il s’agit d’une patiente âgée de 33 ans qui présente un UCNT du cavum T3N2M0 traitée par chimiothérapie première suivie de radio-chimiothérapie concomitante. Trois ans de la fin du traitement, la patiente a présenté un nodule du sein gauche dont la biopsie révèle un carcinome mixte. La patiente a eu une chirurgie conservatrice. La tumeur a été classée pT2pN1M0 et elle a eu un traitement adjuvant par chimiothérapie, radiothérapie locorégionale et hormonothérapie type tamoxifène. Après 40 mois de la fin du traitement, la patient est en rémission complète de sa néoplasie et en poursuite évolutive de son UCNT du cavum.
2ème cas :
Il s’agit d’une patiente âgée de 35 ans traitée pour un UCNT du cavum T4N1M0 par radio-chimiothérapie concomitante. Un an et demi de la fin du traitement, la patiente a présenté un nodule du sein droit classé T1N0M0. La biopsie a révèlé un carcinome canalaire infiltrant. la patiente est programmée pour chirurgie conservatrice. Par ailleurs elle est en rémission complète de sa tumeur nasopharyngée.
Conclusion :La survenue d’un 2ème primitif mammaire au cours de la surveillance d’un cancer du cavum est une situation rare. Diagnostiqué à temps, le pronostic de la néoplasie mammaire rejoint celui des patientes sans autre primitif.
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P37- Tumeur neuroendocrine du sein: à propos de 15 cas et revue de la littérature

I.Werda1, J.Feki1, S.Charfi2, N.Toumi1, A.Khanfir1, T.Boudawara2, J.Daoud3, M.Frikha1
1 : Service de carcinologie médicale, CHU Habib Bourguiba, Sfax, Tunisie
 2 : Laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologique, CHU Habib Bourguiba, Sfax, Tunisie
 3 : Service de carcinologie-radiothérapie, CHU Habib-Bourguiba, Sfax, Tunisie
Introduction : La localisation mammaire de tumeurs neuroendocrines est exceptionnelle représentant moins de 1% des TNE. A travers une série de quinze patientes présentant une tumeur neuroendocrine mammaire, nous nous proposons d’étudier les propriétés épidémio-cliniques, radiologiques, anatomopathologique, les facteurs pronostiques, et les options thérapeutiques de ces tumeurs.
Méthodes :Nous avons colligé toutes les patientes suivies pour tumeur neuroendocrine bien différenciée du sein  (Selon la classification histologique de l'OMS de 2012 des tumeurs du sein) au service de carcinologie médicale de Sfax et traitées par chirurgie +/- chimiothérapie, radiothérapie, et hormonothérapie selon les résultats des examens anatomopathologiques, sur une période de 7 ans (de 2009  à 2015).
Résultats :Notre série comportait 15 patientes. L’âge moyen était de 63.8 ans. Le motif de découverte principal était l’autopalpation d’un nodule mammaire. L’échographie mammaire montrait une masse hypoéchogène dans 9 cas avec contours spiculés/lobulés dans tous les cas. La tumeur était d’emblée métastatique  au niveau osseux dans un seul cas. La taille tumorale faisait en moyenne 4 cm. L’étude immunohistochimique a montré une surexpression du HER2neu dans 13.33% des cas. Les récepteurs hormonaux (RH) étaient positifs  dans 80% des cas. La chromogranine et la synaptophysine étaient positives dans 66.66% et 80% des  cas respectivement. Les ganglions axillaires étaient envahis dans 53.33% des cas. La survie moyenne globale était de 62.4 mois. La survie à 5 ans était de 66.66%.
Conclusion :Les tumeurs neuroendocrines mammaires sont rares. Leur présentation clinique et radiologique est similaire aux autres cancers mammaires invasifs, sans signe spécifique en leur faveur. Le taux élevé de positivité des RH et de négativité du HER2neu était concordant avec les données de la littérature. Le traitement standard est la chirurgie. Les indications de la chimiothérapie et  radiothérapie sont les mêmes que pour les autres carcinomes mammaires. Le pronostic demeure difficile à déterminer. Selon la littérature, le bas grade, l’absence d’envahissement ganglionnaire, et le stade tumoral sont des facteurs corrélés avec une meilleure probabilité de survie à 5 ans. La survie s’avère bonne dans notre série, néanmoins les données de la littérature sont discordantes. L’étude de séries plus larges permettrait de mieux connaître le profil évolutif et de valider les critères pronostiques de ces tumeurs.
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P38- Breast-conserving therapy for breast cancer: about 419 cases

R Briki1, F Hacheni1, K Fathallah1, S Chachia1, S Hidar1, M Bibi1, S Boughizane1, H Khairi1, S Kanoun Belajouza2, L Ben Fatma3
1.Service deGynécologie-Obstétrique, CHU Farhat Hached, Sousse
2. Service de Radiothérapie, CHU Farhat Hached, Sousse
3. Service de Carcinologie Médiale, CHU Farhat Hached, Sousse

Introduction: Conservative surgery and radiotherapy is now the standard treatment for unifocal, non inflammatory tumors, less than 3 cm in diameter of breast cancer. The widespread use of mammographic screening leads to a significant increase in the proportion of non palpable breast carcinomas, and has contributed to increase the proportion of breast conserving treatments. Neoadjuvant treatments (chemotherapy, radiotherapy and hormonotherapy) can also extend the indications of breast conservation to breast carcinomas larger than 3 cm.
The aim of our work is to evaluate the therapeutic results of breast-conserving therapy for breast cancer in our center between 1995 and 2010, and to study its evolution in order to identify the prognostic factors impact on the overall survival and local and regional control of the disease.
Methods: We conducted a retrospective and descriptive study. We collected all the patients referred to the radiotherapy departments of the Tunisian center, namely, the Farhat Hached Hospital in Sousse and the Ibn Khaldoun Center in Hammem Sousse, for radiotherapy of conservatively treated breast cancer between 1995 and 2010 . Are included in this study all patients with a histological diagnosis of established breast cancer, a conservative breast surgery, and post-operative radiotherapy delivered.
Results: During our study period, between 1995 and 2010, 1675 patients were referred to the radiotherapy services of the tunisian center for non-metastatic breast cancer.
419 patients, or 25% of cases, were treated conservatively.
This proportion of conservative breast cancer treatment in our series has increased over the years.
The average age of our patients at the time of diagnosis was 48 years (extremes: 19-81 years), 47% were under the age of 45 years. One hundred and thirty-nine patients, 33.2% of our study population, were menopausal at the time of diagnosis.
The most common reason for consultation was self-pacing of a breast nodule (84.7%), followed by mastodynia (7.6%). Mass screening accounted for only 5.3% of the discovery circumstances.
The mean tumor size was 23.1 mm, with extremes ranging from 0 to 80 mm. Only twelve patients, 2.86%, had non-palpable tumors (subclinical) at the time of diagnosis. Two hundred and thirty-five patients, or 56.2%, had tumors> 2 cm in size.
Echo-mammography was performed in all patients. The presence of suspicious opacity was the most frequent anomaly in 92.5% of cases. Only two of our patients had a breast MRI preoperatively.
The most common histological type was infiltrating ductal carcinoma (87.8% of cases).
The grade SBR II was the majority rank, in 45% of the cases.
The immunohistochemical study found estrogen positivity in 59% and progesterone in 24% of cases.
The search for the amplification of the Her 2 neu oncogene was carried out in 206 patients, or in 50.3% of the cases. It was positive only at 22 patients, or 10.6% of the cases.
According to the 2009 UICC TNM classification, the most frequently found stage was T2, in 55% of cases, followed by stage T1, which accounted for 37% of the cases.
Fifteen tumors were classified as Tx because the initial examination was not available.
In 3 cases, they were multiple tumors, classified T2m, and in one case the tumor was classified T4b (the patient had refused the mastectomy). Axillary lymph nodes were found in 63 patients, or 15% of our total population.
All patients underwent conservative surgery. This was performed in 16 cases after neoadjuvant chemotherapy or in 3.8% of the cases. Axillary lymphadenectomy was performed in 398 patients in our series, either immediately or after sentinel lymph node biopsy.
The surgical limits were considered economical in 9 patients and tumors in 12 others.
As part of their conservative treatment, all our patients had adjuvant radiotherapy.
Adjuvant chemotherapy was performed in 74.8% of patients. Neoadjuvant chemotherapy was administered in 16 patients.
Two hundred and forty-six patients (60.1%) had adjuvant hormone therapy.
The mean follow-up in our series is 62.87 months, with extremes ranging from 18 to 198 months.
At the end of this study:
◦ 345 patients were alive and in clinical remission, or 82.3% of cases.
◦ 5 patients were alive with stable metastases.
◦ 41 patients died (26 of them died of their cancers with metastatic stages, and 15 patients with other conditions).
◦ 28 patients were lost to follow-up.
Conclusion: New surgical procedures (sentinel node biopsy, oncoplastic surgery, minimal invasive surgery) have been developed, increasing the surgical possibilities. After a learning phase to establish new standards for these procedures, all these techniques are now part of our standard surgical apparel, thus extending the possibilities of breast conserving surgery.

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Les cancers gynécologiques
P39-Evaluation de la réponse à la radio-chimiothérapie du cancer du cancer du col localement avancé en Tunisie
 

Mehdi Benna1, Maher Slimane1, Hanene Bouaziz1, Houiem Mansouri1, Farouk Benna2Monia Hechiche1, Khaled Rahal1
    Service de chirurgie carcinologique Institut Salah Azaiez
    Service de radiothérapie Institut Salah Azaiez

Introduction : Le cancer du col utérin est le premier cancer gynécologique en Tunisie. Il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé sous nos cieux vu l’absence d’une stratégie de dépistage nationale. Le traitement standard est une radio-chimiothérapie concomitante. La place de la chirurgie est plus discutée et elle est réservée aux mauvaises répondeuses. L’évaluation de la réponse à la radiothérapie est d’une importance capitale puisqu’elle guide le traitement et conditionne le pronostique.
Méthodes :Nous avons réalisé l’analyse rétrospective de 329 patientes traitées à l’Institut Salah Azaiez de 2000 à 2015 pour un cancer du col utérin localement avancé afin d’évaluer la pertinence de l’évaluation de la réponse à la radiothérapie.
Résultats :L’évaluation de la réponse à la radiothérapie était réalisée après un délai médian de 37 jours. Elle a comporté dans tout les cas d’un examen sous anesthésie générale par un chirurgien cancérologue +/- un radiothérapeute. Seul 79 patientes (24%) ont bénéficiées d’une IRM abdomino-pelvienne et 56 patientes (17%)  ont eues une TDM thoraco-abdomino-pelvienne. Ce bilan radio-clinique a identifié 185 patientes (56,2%) en réponse complète, 94 patientes (28,6%) en réponse partielle, 47 patientes (14,3%) en stabilité ou progression et 3 patientes (0,9%) n’ont pas pu être correctement évaluées. Parmi ces patientes 216 ont eues une laparotomie. La sensibilité et la  spécificité de notre évaluation radio-clinique à détecter les patientes en rémission complète histologique étaient respectivement de 67,8% et de 85,9%. Les patientes ayant eues une IRM avaient une sensibilité de 80% et une spécificité de 85%. Les patientes ayant bénéficiées d’une TDM avaient une sensibilité de 64% et une spécificité de 80%. Une biopsie systématique du col utérin n’a été réalisée que chez 48 patientes et a démontré une sensibilité de 100% et une spécificité de 95%.
Conclusion :L’évaluation de la réponse à la radiothérapie est essentiellement clinique dans notre contexte tunisien. L’utilisation de la TDM et surtout de l’IRM améliore sensiblement la détection des résidus après radiothérapie mais restent difficilement accessible pour la majorité des patientes. Une biopsie systématique du col utérin permettrait de mieux sélectionner les mauvaises répondeuses qui seraient candidates à une chirurgie de rattrapage sans imposer un cout exorbitant à notre société.
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P40-Etude des facteurs pronostiques du cancer de l’endomètre dans le sud Tunisien

Wafa Mnejja¹, Nejla Fourati¹, Fatma Khanfir², Kais Chaabene², Mounir Frikha³, Wicem Siala¹, Jamel Daoud
¹Radiothérapie carcinologique CHU Habib Bourguiba Sfax ; ² Serivce de gynécologie CHU HédiChaker Sfax ; ³Service de carcinologie médicale CHU Habib Bourguiba Sfax ;

Introduction :Le cancer de l’endomètre constitue le 1er cancer gynécologique de la femme ménopausée. Le diagnostic est souvent fait à un stade précoce ce qui est corrélé à un pronostic favorable.
Le but de ce travail est de déterminer les facteurs pronostiques de survie après traitement du cancer de l’endomètre dans le sud Tunisien.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 45 patientes traitées pour cancer de l’endomètre entre Janvier 2005 et décembre 2014. L’âge moyen au moment du diagnostic était de 59 ans (30-82 ans) avec une majorité de patientes ménopausées (80%). Vingt-six patientes (57,7%) étaient de stade I selon la classification FIGO. Quarante-quatre patientes ont eu un traitement chirurgical : d’emblée dans 35 cas (79,4%), après une curiethérapie dans 7 cas (15,5%) et après une chimiothérapie dans 2 cas (4,5%). Le traitement a comporté une radiothérapie externe et/ou une curiethérapie chez 27 patientes (60%) et une chimiothérapie chez 8 patientes (17,7%). La survie globale à 2 ans était de 80,9%. Les facteurs pronostiques étudiés étaient : l’âge (<60 ans vs ≥ 60 ans), le statut ménopausique, le stade post-opératoire, le grade, l’envahissement myomètrial (<50% vs ≥50%), l’envahissement ganglionnaire, l’envahissement vasculo-lymphatique et le type histologique (adénocarcinome vs autres types).
Résultats :Les facteurs pronostiques de survie globale retenus après analyse multivariée étaient le stade FIGO initial (p=0,01), l’envahissement ganglionnaire (p<0,002) et l’envahissement vasculo-lymphtique (p<0,0001). La différence était non significative pour les autres facteurs.
Conclusion :Le cancer de l’endomètre est généralement de bon pronostic. Cependaant le diagnostic à un stade avancé, l’extension ganglionnaire, métastatique, et l’envahissement vasculo-lymphatique sont corrélés, de façon significative, à un pronostic plus péjoratif.
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P41- Sarcome uterin à propos de 15 cas

Ben Abdallah Mahassen, Toumia Nada, Hajji Ahmed,  Rhim Salah, Cherif Ons, BergaouiHaifa, ZoukarOlfa, Korbi Asma, HajjajiAwatef, Faleh Raja.
Service De Gynéco-Obstétrique Centre Maternité Monastir

Introduction : Les sarcomes utérins sont des tumeurs rares d’origine conjonctives. Ils représentent 3 à 7% des tumeurs malignes de l’utérus. Ce sont des tumeurs caractérisées par une diversité anatomopathologiques et leur mauvais pronostic.
Méthodes :Nous rapportons dans cette étude 15 cas de sarcomes utérins pris en charge dans le service de gynécologie obstétrique de maternité de Monastir  durant la période allant du 1er Janvier 2008 au 31 décembre 2016.
Résultats :Les sarcomes utérins représentent 8,2% des tumeurs du corps utérins, et de 4% des tumeurs de tractus génital féminin, ce qui est similaires des pourcentages observés dans la littérature. L’âge moyen de nos patientes était de 49 ans avec des extrêmes allant de 33 à 74 ans. Seulement 40,3% de nos patientes étaient ménopausées.  Sur le plan clinique, le délai de consultation était en moyenne de 31 semaines. Les motifs de consultation étaient représentés principalement par les métrorragies pré ou post ménopausiques suivies des douleurs pelviennes. L’examen clinique trouve une masse pelvienne dans 47% des cas et une tumeur accouchée par le col dans 8% des cas. L’imagerie des sarcomes n’est pas spécifique. L’examen le plus utilisé de première intention reste l’échographie pelvienne réalisée dans tous les cas  avec un apport diagnostique faible. Certains signes échographiques attirent l’attention à savoir les contours irréguliers de la masse et la vascularisation au doppler. Le diagnostic différentiel le plus important est le fibrome utérin remanié. Malgré le grand progrès des moyens d’imagerie, aucun examen ne permet à ce jour de montrer des caractéristiques spécifiques des sarcomes utérins.Pour ce type de tumeur il y a une faible sensibilité de la biopsie endométriale car elle ne permet qu’une abrasion de la muqueuse endométriale, ne permettant pas le diagnostic des sarcomes dérivant du muscle utérin ou du mésenchyme (sauf si envahissement de l’endomètre associé). Dans la majorité des cas, le diagnostic est fait en postopératoire et l’examen extemporané souffre de plusieurs faux négatifs, comme le cas de nos patientes. Sur le plan anatomopathologique, les sarcomes utérins dans notre série étaient  le carcinosarcome et le léiomyosarcome. La prise en charge thérapeutique repose surtout sur la chirurgie. Elle est réalisée dans 92% des cas dans notre série. Elle consiste idéalement à une hystérectomie totale associée à une annexectomie bilatérale et une lymphadénectomie pelvienne dans les carcinosarcomes. Le résidu tumoral et le morcellement de la pièce opératoire sont décrit dans plusieurs études comme des facteurs de risque de récidive locorégionale et reste une indication à une radiothérapie ou une curithérapie. La place de la chimiothérapie reste à définir, en effet en cas de métastase, la chimiothérapie a montré son intérêt même si la survie globale reste faible. En fonction des différentes molécules utilisées, les taux de réponse varient entre 17 et 42 %.Dans les sarcomesdu stroma endométrialde bas grade, beaucoup de patients rechutent mais il y a peu de décès. Plusieurs études rapportent des réponses parfois longues avec des hormonothérapies par acétate de médroxyprogésterone, acétate de mégestrol. Les anti-aromatases et analogues de la LHRH ont aussi été testés.  Le tamoxifène est contre-indiqué. Le THS est aussi contre-indiqué après traitement. Pour les léiomyosarcomes avec récepteurs hormonaux positifs, possibilité d'hormonothérapie. Le pronostic est sombre en dehors du SSE de bas grade. En effet, tout type histologique confondu, la survie globale à 5 ans était 12,3% et la survie sans récidive était à 9%.
Conclusion :Plusieurs facteurs pronostiques sont retrouvés dans la littérature. Il s’agit de l’âge des patientes, de la parité, du statut ménopausique, du stade FIGO, du type histologique et de la qualité de prise en charge thérapeutique. Dans notre série, les facteurs retrouvés comme influençant la survie globale, étaient l’âge, le stade FIGO  et le type histologique rabdomyosarcome. Aucun traitement adjuvant n’apparait comme un facteur prédictif de survie globale ou sans récidive, mais la taille de notre échantillon est réduite pour tirer des conclusions.
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P42-Pertinence de l’IRM dans la stadification preoperatoire des cancers de l’endomètre

Bohli M¹, Belaïd A¹, Cherif A¹, Nasr C¹, Mahjoubi K¹, Zidi A², Benna F
¹Service de radiothérapie, institut Salah Azaiez, Tunis
²Service de radiologie, institut Salah Azaiez, Tunis

Introduction :La prise en charge initiale des cancers de l’endomètre localisés dépend de l’extension locorégionale de la tumeur, évaluée en préopératoire par l’examen clinique et  l’IRM pelvienne. L’objectif de notre travail était d’étudier la performance de l’IRM dans la prédiction du degré d’envahissement myomètrial et de l’atteinte cervicale dans le cancer de l’endomètre.
Méthodes :Etude rétrospective sur 62 patientes traitées à l’institut Salah Azaïz pour un cancer de l’endomètre entre Janvier 2010 et Décembre 2016. Nous avons évalué la sensibilité, la spécificité, la valeur prédictive positive (VPP) et la valeur prédictive négative (VPN) de l’IRM dans la prédiction préopératoire du stade FIGO.
Résultats :L’âge moyen de nos patientes était de 60 ans (39-82).  Le type histologique était un adénocarcinome endométrioïde dans 75% des cas. Toutes les patientes ont eu une hystérectomie totale avec annexectomie bilatérale. Un curage ganglionnaire pelvien et lomboaortique ont été réalisés dans respectivement 78% et 11% des cas. Le délai moyen entre l’IRM et la chirurgie était de 33 jours (2-180 jours).
L’IRM a montré une atteinte superficielle de l’endomètre (groupe 1), une atteinte < 50% du myomètre (groupe 2) et une atteinte ≥ 50% du myomètre (groupe 3) respectivement dans 19%, 34% et 47% des cas.
L’examen anatomopathologique de la pièce opératoire a confirmé les constatations de l’IRM chez les patientes du groupe 1, 2 et 3 dans respectivement 8%, 81% et 62% des cas.
Un envahissement du col utérin a été objectivé à l’IRM dans 23% des cas. Cette atteinte a été confirmée à l’histologie dans 64% des cas. 
La sensibilité de l’IRM dans l’évaluation de l’envahissement myométrial était de 72%, la spécificité de 70%, la VPP de 62% et la VPN de 78%.
Concernant la prédiction de l’envahissement cervical, la sensibilité de l’IRM était de 64%, la spécificité de 89%, la VPP de 64% et la VPN de 89%.
Conclusion : Bien que l’IRM pelvienne soit recommandée pour la stadification tumorale préopératoire des cancers de l’endomètre, elle peut manquer de sensibilité nécessitant dans certains cas une reprise chirurgicale.
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P43-Les sarcomes utérins : A propos de l’expérience du service d’oncologie médicale de l’hopital Abderrahmen Mami

Hdiji A, Daoud N, Sbika W, El Benna H, Mejri N, Laabidi S, Boussen H
Service : oncologie médicale Abderahmane Mami Ariana

Introduction : Les sarcomes utérins(SU) sont des tumeurs rares, représentant entre 3 et 7 % des tumeurs malignes du corps utérin et moins de 2% des tumeurs malignes gynécologiques. Ce sont des tumeurs de mauvais pronostic  avec un diagnostic souvent tardif.
Objectifs: Déterminer  les caractéristiques épidémiologiques, anatomo-cliniques et thérapeutiques des SU.
Méthodes :Nous avons recensé 21 cas de  SU traités et suivis au service d’oncologie médicale  de l'hôpital Abderrahmen Mami (SOMA) entre Janvier 2011 et Décembre 2015.
Résultats :L’âge moyen était de 53 ans (30-71). Six de nos patientes étaient nullipares. Cinquante sept pour cent de nos patientes étaient ménopausées au moment du diagnostic. Le signe révélateur le plus fréquent était  les métrorragies (47%) suivi par les douleurs pelviennes (23%).Soixante pour cent des SU étaient diagnostiqués à un stade précoce (stade I et II). Le siège métastatique de prédilection était le poumon (63%).Toutes les patientes ont eu une chirurgie type hystérectomie et annexectomie bilatérale. Cinquante cinq pour cent de nos patientes ont eu une chirurgie en deux temps avec morcellement de la tumeur. La taille tumorale  moyenne était de 65 mm.
A l’examen anatomopathologique, le léiomyosarcome représentait le type histologique le plus fréquent (13 cas) suivi du sarcome stromal endométrial (3 cas) et du sarcome indifférencié (3 cas). Nous avons noté la présence d’Emboles vasculaires dans 14% des cas.  Seize de nos  patientes ont reçu une chimiothérapie(CT) dont huit en adjuvant. Le protocole de CT le plus utilisé était l’API (adria-cisplatine-Ifosfamide) (10 patients). Les patients ont reçu en moyenne 4 cures (2-6) avec une toxicité de grade 3 ou 4 notée dans 42% des cas, digestive dans la majorité des cas.  Trois patientes ont reçu une hormonothérapie: Type anti œstrogène dans 2 cas et anti aromatase (1 cas). 
La radiothérapie externe adjuvante a été réalisée chez 7 patientes avec une dose allant de 50 à 54 Gy. Après un recul de 2 ans, la survie globale à 2 ans  était  de 65%.
Conclusion :Le pronostic des sarcomes utérins reste sombre avec une survie à 5 ans inférieure à 50%. La chirurgie avec résection complète reste le traitement de référence. Le traitement adjuvant reste un sujet de controverse du fait de la rareté de ces tumeurs et l’absence d’essais randomisés.
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P44-Curage inguino-fémoral pour carcinome épidermoïde de la vulve : impact du nombre de ganglions réséqués sur la survie

Gadria S, Slimane M, Marghli I, Mansouri H, Charfi L*, Hechiche M, Ben Hassouna J,Rahal K.
Service de chirurgie carcinologique, Institut Salah Azaiz, Tunis
* Service d’anatoopathologie, Institut Salah Azaiz, Tunis

Introduction :L’envahissement ganglionnaire inguinal dans le carcinome épidermoïde de la vulve (CEV) est un facteur pronostique majeur. Le but de notre étude est de déterminer la valeur pronostique du nombre de ganglions prélevés lors d’un curage inguino-fémoral (CIF).
Méthodes : Une étude rétrospective sur une série de 150 patientes opérés d’un CEV à l’institut Salah Azaiz de Janvier 1994 à Décembre 2014.
Résultats : l’âge moyen des patientes était de 65 ans (24-104). La taille tumorale moyenne était de 3.5 cm (1-12). En moyenne, 14 ganglions ont été prélevés par curage (1-37). 50 (33.3%) patientes avaient <12 ganglions prélevés et 100 (66.7%) patientes avaient >12 ganglions prélevés. 57 (38%) patientes avaient un envahissement ganglionnaire inguinal avec une moyenne de 1 ganglion envahi. Parmi les patientes présentant un envahissement ganglionnaire, respectivement 21 (37%), 15 (26%) et 21 (37%) patientes avaient 1, 2 et 3 ou plus ganglions envahis. 19 (33%) patientes avaient un envahissement inguinal bilatéral. Chez les patientes N0, il n’existait pas de différence significative en SG ou en SSR quand le nombre de ganglions prélevés était supérieur ou inférieur à 12. Cependant, un prélèvement ramenant <12 ganglions chez les patientes N+ impactait négativement la SG (p=0.037). La SSR tendait vers la significativité (p=0.07) (figure I et II).
Conclusion : Dans le CEV, un CIF ramenant <12 ganglions impacte négativement la SG et la SSR.
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P45-Carcinome épidermoïde de la vulve : une étude rétrospective Tunisienne

Gadria S, Slimane M, Mansouri H, Marghli I, Charfi L*, Hechiche M, Ben Hassouna J,Rahal K.
Service : service de chirurgie carcinologique, Institut Salah Azaiz, Tunis
* Service d’anatomopathologie, Institut Salah Azaiz, Tunis

Introduction :Le carcinome épidermoïde de la vulve (CEV) présente moins de 4% des tumeurs gynécologiques malignes. Cette pathologie atteint les femmes âgées. La chirurgie est la pierre angulaire du traitement des stades précoces. L’envahissement ganglionnaire est un facteur pronostique majeur.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective sur une série de 150 patientes opérées d’un CEV à l’institut Salah Azaiz de Janvier 1994 à Décembre 2014. Nous rapportons l’épidémiologie, les caractéristiques cliniques et la survie.
Résultats : L’âge moyen des patientes était de 65 ans (24 – 104 ans). Le motif de consultation était une masse vulvaire dans 70% des cas. La taille tumorale moyenne était de 35.7mm (10 – 120mm). Le clitoris était atteint dans 53% des cas. L’atteinte ganglionnaire était homolatérale à la tumeur dans 36% des cas et bilatérale dans 30% des cas. Selon la stadification FIGO 2009, les tumeurs étaient classées en stade I, II, III et IV dans respectivement 55%, 7%, 35% et 3% des cas. La chirurgie consistait en une vulvectomie radicale dans 97% des cas. Deux patientes avaient eu une exentération pelvienne. Le curage ganglionnaire était bilatéral dans 89% des cas. Deux patientes ont eu la technique du ganglion sentinelle. Une patiente n’a pas eu de curage ganglionnaire pour un stade IA. La chirurgie était suivie d’une radiothérapie adjuvante dans 30% des cas. La SG et la SSR à 5 ans passent de 61.8% et 70.7%  respectivement à 31.3% et 48.6% en cas d’atteinte ganglionnaire. La SG et la SSR à 5 ans passent de 52.5% et 74.6% en cas d’atteinte ganglionnaire unilatérale à 34.1% et 63.6% respectivement en cas d’atteinte bilatérale.
Conclusion : Le statut ganglionnaire est le principal facteur pronostique de survie des patientes traitées pour CEV.
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P46-Cancer épithélial de l’ovaire : à propos de 100 cas

Berrazaga Y, Labidi S, Benna M, Mejri N, El Benna H, Daoud N, Boussen H
Service d’oncologie médicale de l’hôpital AbderrahmenMamiAriana (SOMA)

Introduction :L’objectif de notre étude était de rapporter les caractéristiques clinico-pathologiques et thérapeutiques du cancer épithélial de l’ovaire dans la population Tunisienne.
Méthodes :Nous avons mené une étude rétrospective intéressant  100 cas de cancer épithélial de l’ovaire  colligés dans le service d’oncologie médicale de l’hôpital AbdrahmenMami de l’Ariana sur une période de 12 ans (2004-2016).
Résultats :L’âge médian était de 57 ans (22-85 ans). Des antécédents familiaux de cancers du sein,de l’ovaire et digestifs étaient retrouvés dans respectivement 17℅,9℅ et 8℅ des cas.Une obésité était enregistrée dans 21℅ des cas.La douleur abdomino-pelvienne était le motif de consultation prédominant  dans 55℅ des cas.Une exploration coelioscopiqueétait pratiquée dans 34℅ des cas et une exploration lapararotomique dans 61℅ des cas.Une atteinte ovarienne bilatérale était objectivée dans 68 ℅ des cas.Le type histologique le plus fréquent était  le carcinome séreux (63%).
56℅ des cancers étaient classés stade IIIc de FIGO.
Un staging ovarien était pratiqué dans 88 ℅ des cas (64℅ en première intention et 24℅ après une chimiothérapie première), complet dans 67 ℅ des cas. Un résidu R2 était rapporté chez 16℅ des patientes. Une chimiothérapie par paclitaxel-carboplatineétait administrée en situation adjuvante,néoadjuvante,périopératoire et palliative dans respectivement  44℅,15℅,13℅ et 2 ℅des cas.
Après un traitement de 1ère intention (chirurgie et chimiothérapie), 56℅ des cas  étaient en  rémission complète,14℅en réponse partielle, 11℅ en progression ,3℅  stables et 7℅ étaient perdues de vue  .Une rechute était enregistrée dans 49℅ des cas (platine sensible dans 63 ℅ des cas et platine résistante dans 37℅).45 ℅des patientes  recevaient  2 lignes de traitement  et 22 ℅ recevaient 3 lignes de traitement .La survie médiane était de 30 mois.
La survie à 3 ans était  de 22℅.
Conclusion :Le diagnostic du cancer de l’ovaire est tardif et le pronostic demeure réservé avec des caractéristiques et des résultats thérapeutiques similaires à la littérature.

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P47-Epidémiologie des cancers de l’endomètre : à propos de 214 cas

M. Benna1, A. Mousli1, A. Cherif1, A. Belaïd1, M. Hechiche2, C. Nasr1, K. Rahal2, J. Ben Hassouna2, F. Benna1
1- Service de radiothérapie-oncologie, Institut Salah Azaiez, Tunis, Tunisie.
2- Service de chirurgie carcinologique, Institut Salah Azaiez, Tunis, Tunisie.
Introduction : Le cancer de l’endomètre est le cancer de la femme le plus fréquent en Europe et aux Etats-unis. En Tunisie, son incidence est à la hausse passant de 1,75 à 3,94 cas par 100 000 femmes par an de 1998 à 2008.
Méthodes :Nous avons colligé rétrospectivement 214 cas de cancer de l’endomètre traités à l’Institut Salah Azaiez entre 2005 et 2012. Nous avons retenu les cas des patientes ayant eu une chirurgie première comprenant au minimum une hystérectomie et une annexectomie bilatérale avec une résection macroscopiquement complète.
Résultats :Parmi les 214 patientes, l’âge moyen était de 58,9 ans (28-83). La parité médiane dans notre série était de 3 enfants, avec des extrêmes allant de 0 à 11. La nulliparité était rencontrée dans 43 cas (20%), une pauciparité dans 12 cas (5,6%) et une stérilité primaire dans 32 cas (15%). L’obésité était retrouvée chez 103 patientes (48,1%). L’hypertension artérielle a été retrouvée dans 90 cas (42%) et le diabète dans 59 cas (27.5%) et un syndrome métabolique a été mis en évidence dans 41 cas (19.1%). 167 patientes (78%) étaient en ménopause au moment du diagnostic. La répartition en stade comprend 146 patientes de stade I (68,2%), 30 patientes de stade II (14%), 33 patientes de stade III (15,4%) et 5 patientes de stade IV (2,3%). Parmi les stades I, 76 étaient classées dans le groupe bas risque (45,5%), 36 dans le groupe risque intermédiaire (24,6%) et 34 de haut risque (23,2%). Le type I du cancer de l’endomètre a été mis en évidence chez 162 patientes (75,7%) et le type II chez 52 patientes (24,2%).
Conclusion :Le cancer de l’endomètre en Tunisie voit son incidence augmentée d’année en année. Il touche particulièrement les femmes en post-ménaupause, atteinte d’obésité. Ce profil épidémiologique est important à prendre en compte au moment du diagnostic et de la prise en charge ultérieure.
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P48-Carcinome à cellules claires du col utérin : A propos de 14 cas

R. Moujahed1, A. Belaid1, R. Doghri2, M. Ben Rejeb1, Z. Naimi1,  A. Cherif1, C. Nasr1, M. Ayadi3, L. Kochbati1, F. Benna1
1-Service d’Oncologie Radiothérapie, Institut Salah Azaiez ISA, Tunis
2-Service d’anatomopathologie, ISA
3- Service d'Oncologie Médicale, ISA

Introduction :Le carcinome à cellules claires du col utérin est une tumeur rare dont la prise en charge est peucodifiée. L’objectif de ce travail était d’étudier les caractéristiques épidémiologiques, cliniques,
thérapeutiques et évolutives des carcinomes à cellules claires du col utérin pris en charges à l’institutSalah Azaiez.
Méthodes :Nous avons mené une étude rétrospective à propos de 14 cas de carcinomes à cellules claires du colde l’utérus, traités à l’Institut Salah Azaiez entre Janvier 2005 et Août 2015.
Résultats :L’âge médian de nos patientes était de 68 ans (extrêmes: 33-76 ans). La notion d’exposition in utéroau Diéthylstilbestrol n’a été notée chez aucune patiente. Le motif de consultation le plus fréquent étaitles métrorragies dans 12 cas, suivies des douleurs pelviennes dans 7 des cas. Le délai de consultationmédian était de 4,5 mois (extrêmes: 2-48 mois). La répartition des patientes selon le stade FIGO étaitcomme suit : le stade IB1 dans 3 cas, IB2 dans 2 cas, IIA1 dans 2 cas, IIB dans 3 cas, IIIA dans 3 caset le stade IVA chez une patiente.
Trois patientes ont une curiethérapie utéro-vaginale à la dose de 60 Gy suivie d’une chirurgie et 11patientes ont eu une radiochimiothérapie concomitante et une curiethérapie utéro-vaginale suivies d’une chirurgie.
Après un suivi médian de 34,2 mois, 6 patientes étaient en rémission complète, 2 patientes enpoursuite évolutive locale, une patiente a présenté une récidive locale et une autre, une métastaseganglionnaire. Une patiente a été perdue de vue. Trois patientes sont décédées sans signes derécidive. La survie sans rechute locorégionale à 2 ans était de 64,2% et la survie globale de 71,4%.
Conclusion :Contrairement aux cancers de l’endomètre, le pronostic des carcinomes à cellules claires du col utérinsemble comparable à celui des carcinomes non à cellules claires. Cependant, ces cancers restentencore souvent diagnostiqués à un stade tardif vu l’accès encore insuffisant au dépistage dans notre
pays.
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P49-Rechutes des cancers épithéliaux de l’ovaire : Quels facteurs pronostiques ?

Berrazaga Y, Benna M, Labidi S, Daoud N, El Benna H, Mejri N, Boussen H
Service d’oncologie médicale de l’hôpital Abdrahmen Mami Ariana (SOMA)

Introduction :L’objectif de notre étude était de rapporter les caractéristiques clinico-pathologiques et thérapeutiques des rechutes du cancer épithélial de l’ovaireet d’identifier les facteurs pronostiques.
Méthodes :Etude rétrospective de 52 rechutes de cancer épithélial de l’ovaire colligés dans le service d’oncologie médicale de l’hôpital AbdrahmenMami de l’Ariana sur une période de 12 ans (2004-2016).

Résultats :L’âge médian était de 57  ans (28-85 ans).Le quart des patientes était obèse (23,1%). Il s’agissait essentiellement de carcinome séreux (65,4%), avec un stade initial IIIC de FIGO dans la majorité des cas (65,5%).
Dans la prise en charge initiale, un staging complet avait été pratiqué chez la moitié des patientes (55,5%), et un résidu R2 avait été laissé dans 26,9% des cas. Quasiment toutes les patientes avaient reçu une chimiothérapie adjuvante et/ou néoadjuvante (90%).
Le délai médian de rechute était de  16 mois.Les rechutes étaientplatine sensibles dans 51,9% des cas, et platine résistantes dans 38,1% des cas.
L’obésité (BMI≥30 kg/m²) était associée à un taux de rechute de 70% vs 47% si BMI ≤30 Kg/m2 (p=0,042).Les rechutes étaient significativement plus fréquentes pour les atteintes ovariennes bilatérales (p<0,001),les  stades FIGO avancés (IIB-IV) (p =0,001),lestaging incomplet (p<0,001) et l’absence de curage ganglionnaire (p=0,02).
Parcontre,il n’y avait pas de différence significative en terme de rechute pour les 2 protocoles de chimiothérapie :Le paclitaxel hebdomadaire  avec carboplatine AUC5 toutes les 3 semainesvs  le schéma standard toutes les 3 semaines(p=0,078).
Le principal symptôme de rechute était la douleur abdomino-pelvienne, associée dans 88% des cas à une rechute biologique.Une chirurgie n’a été réalisée que dans 15% des cas.
Une chimiothérapie par paclitaxelcarboplatine selon le schéma hebdomadaire a été reçue par57 ℅des patientes .Une thérapie ciblée n’a pu être administrée que chez 2 patientes.
La survie globale médiane était de 34,45 mois, avec une différence significative pour les rechutes platine sensible, et celles opérées (p<0,001).   
Conclusion :les rechutes sont fréquentes dans le cancer de l’ovaire notamment pour les stades avancés,l’atteinteovarienne  bilatérale etle staging incomplet .La survie semble être meilleure pour les rechutes platine sensible etcelles opérées.

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P50-Tumeurs gonadiques associées à une dysgénésie gonadique pure à caryotype 46XY (Syndrome de Swyer) :à propos de 7 cas.

Temessek Helmi, AttiaMoez, SlimaniOlfa, Mathlouthi Nabil, Makhlouf Tahar, Ben TemimeRiadh, Attia Leila.
Service de gynécologie-obstétrique « A », Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisie.

Introduction : Le syndrome de Swyer ou dysgénésie gonadique pure à caryotype 46XY est une anomalie du déterminisme sexuel caractérisée par un morphotype féminin, un caryotype masculin et un hypogonadisme hypergonadotrope avec des gonades indifférenciées, fibreuses, dépourvues de cellules germinales. Ce syndrome est généralement révélé par une aménorrhée primaire. Il représente un terrain de prédilection pour le développement de gonadoblastome, de dysgerminome, ainsi que d’autres tumeurs germinales. Le but de cette étude est d’évaluer le risque de dégénérescence de ces gonades dysgénésiques, les types des tumeurs et leurs prises en charge.
Méthodes :Nous rapportons sept observations de patientes ayant présenté une dysgénésie gonadique pure à caryotype 46XY. Nous avons analysé les données épidémiologiques, cliniques, biologiques et échographiques ainsi que les constatations peropératoires, le traitement indiqué et le suivi ultérieur de ces patientes.
Résultats :L’âge moyen de nos patientes était de 16, ans. Toutes nos patientes présentaient une aménorrhée primaire. Les caractères sexuels secondaires étaient peu développés chez toutes les patientes. Le taux de FSH était élevé dans tous les cas. Le caryotype était 46XY chez toutes les patientes. Une gonadectomie bilatérale par voie cœlioscopique a été indiqué chez six patientes. Une laparotomie pour torsion d’annexe sur une tumeur de 20 cm a été réalisée chez une femme. L’exploration chirurgicale a retrouvé des gonades réduites à des bandelettes fibreuses dans 4 cas, des gonades de différentes tailles dans 2 cas et une tumeur ovarienne dans un cas. L’histologie a mis évidence des bandelettes gonadiques fibreuses dans 4 cas, un gonadoblastome bilatéral dans 2 cas et dysgerminome associé à un gonadoblastome dans un cas.
Conclusion :En cas de présence du chromosome Y dans le caryotype d’une patiente présentant une dysgénésie gonadique, une gonadectomie bilatérale doit être réalisée pour éviter toute dégénérescence maligne. La gonadectomie doit suivie par un traitement hormonal de substitution. Un dépistage de cas similaires dans la famille est impératif.

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Les cancers thoraciques
P51-Tendance de l’incidence du cancer bronchique chez les sujets âgés dans la région Nord de la Tunisie, entre 1994-2009

MnaKarrou, AsmasassiMahfoudh, Sonia Dhaouadi,Wided Ben Ayoub, Mohamed Hsairi
1. Service d’épidémiologie et de bio statistique médicale, Institut Salah Azaiz

Introduction :L’allongement de l’espérance de vie dans les pays occidentaux, allié à l’évolution de l’épidémiologie du cancer bronchique, et responsable d’une importante augmentation de ce cancer chez les sujets âgés. Actuellement plus de la moitié des cancers diagnostiqués aux Etats-Unis concernent des patients de plus de 65 ans.L’objectif de ce travail était de décrire la tendance de l’incidence du cancer bronchique chez les sujets âgés de plus de 65 ans dans le nord de la Tunisie entre 1994 et 2009.
Méthodes :Les données ont été obtenues à partir du Registre des Cancers du Nord de la Tunisie. Les taux d’incidence standardisés selon l’âge ont été calculés en utilisant la population de référence mondiale. Le Changement Annuel Moyen en Pourcentage (CAMP) de l’incidence a été calculé en utilisant le logiciel Joinpoint.
Résultats :Entre 1994 et 2009, 5039 nouveaux cas de cancers du poumon et des bronches ont été diagnostiqués chez les sujets âgés de plus de 65 ans, dont la majorité été des hommes (92,1%). L’âge moyen était 71,8 ans. L’analyse de la tendance de l’incidence chez les hommes âgés de plus de 65 ans a mis en évidence une stabilité de l’incidence au cours de la période 1994-2009.Le taux d’incidence est passé de 160,87 cas par 100 000 personnes années en 1994à 177,6 cas par 100 000 personnes années en 2009.Pour les femmes âgées de plus de 65 ans,L’analyse de la tendance de l’incidencea mis en évidence une augmentation significative avec un changement annuel moyen en pourcentage 3,9% (IC à 95% [1,5% ; 6,4%]) le taux d’incidence est passé de 11,5 cas par 100 000 personnes années en 1994 à 21,4 cas par 100 000 personnes années en 2009.
Conclusion :La présente étude a mis en évidence une tendance à la haussede l’incidence du cancer du poumon et des bronches chez les femmes âgées. Ceci peut être dû à l’augmentation de la prévalence du  tabagisme chez les femmes. Pour infléchir cette tendance, il sera recommandé de renforcer la lutte anti-tabacpar des actions multiples et coordonnées, visant la prévention de l’installation de l’épidémie tabagique chez les jeunes et aidant les fumeurs à arrêter de fumer.
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P52-L’irradiation prophylactique cérébrale dans le cancer pulmonaire à petites cellules

M. Bohli¹, A. Belaïd¹, H. Jaffel¹, C. Nasr¹, A. Cherif¹, K. Mahjoubi¹, M. Ayadi², F. Benna
¹Service de radiothérapie, institut Salah Azaiez, Tunis
²Service d’oncologie médicale, institut Salah Azaiez, Tunis        

Introduction : Le cancer bronchique à petites cellules (CPC) est caractérisé par un haut potentiel métastatique. L’irradiation prophylactique cérébrale (IPC) est indiquée chez les patients répondeurs à la chimiothérapie (CT). L’objectif de notre étude était d’évaluer les caractéristiques cliniques, thérapeutiques et les résultats de l’IPC chez ces malades.
Méthodes :Etude rétrospective à propos de 26 patients porteurs d’un CPC pulmonaire, traités à l’institut Salah Azaiez par radiothérapie (RT) pulmonaire et prophylactique cérébrale entre 2000 et 2014.
Résultats :Il s’agissait de 24 hommes et 2 femmes. L’âge  moyen était de 58,8 ans (43-77 ans). La maladie était localisée dans 92,3% des cas (24 malades) et diffuse dans 7,7% des cas (2 malades). Tous les patients ont eu une chimiothérapie et une radiothérapie thoracique. La RT était séquentielle dans 91,7% des cas et  concomitante à la chimiothérapie dans 8,3% des cas. La réponse clinique et radiologique après le traitement était complète dans 38,5% des cas et partielle dans 61,5% des cas. Tous les patients ont eu une IPC. La dose moyenne prescrite dans l’encéphale était de 24Gy (21-25 Gy) et  la dose/fraction variait de 2 à 3 Gy. Les effets indésirables aigus étaient  les céphalées dans 30,8% des cas, les vomissements dans 15,4% des cas et l’asthénie dans 7,7% des cas. Concernant les toxicités tardives, nous avons noté l’apparition de troubles mnésiques dans 2 cas et une atrophie sous corticale chez 2 patients. La durée moyenne de suivi était de 16 mois (3 - 41 mois). Un patient a présenté une métastase cérébrale après un délai de 9 mois.  La survie globale à 2 ans était de 36%. La survie médiane était de 25 mois pour l’ensemble des patients, elle était de 34 mois chez les patients en rémission complète et de 16 mois chez les patients en rémission partielle après CT et RT.
Conclusion : Chez les patients porteurs d’un cancer pulmonaire à petites cellules, ayant une bonne réponse après chimiothérapie et radiothérapie, l’irradiation prophylactique cérébrale semble diminuer le taux de métastases cérébrales avec une faible toxicité.
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P53-Impact du traitement local sur le pronostic du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) localement avancé (LA) : étude de 75 cas

Medini B, Daoud N, Mezni E, Mejri N, El Benna H, Labidi S, Boussen H
Service d’oncologie médicale de l’hôpital Aberrahmène Mami de  l’Ariana (SOMA)

Introduction : Le diagnostic du CBNPC se fait dans 70 à 80% des cas au stade avancé (stade III). Malgré les progrès thérapeutiques, le pronostic reste mauvais. Notre objectif était d’évaluer l’impact du traitement local (chirurgie ou radiothérapie curative) sur le pronostic des CBNPC LA.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective ayant porté sur 75 cas de CBNPC LA diagnostiqués et traités entre Novembre 2010 et Novembre 2015 au service d’oncologie médicale de l’Ariana.
Résultats : L'âge moyen était de 63,8 ans. Le sex ratio était 5,25. Quarante-huit pourcent des patients présentaient des tares. Une consommation tabagique était rapportée dans 86,7%. La tumeur était classée majoritairement T3 (21% des cas) et T4 (Dans 67% des). Une atteinte ganglionnaire type N2 était retrouvée dans la moitié des cas et N3 dans 20% des cas. La maladie était classée stade IIIB dans 61,3% et IIIA dans 38.7%. L’adénocarcinome était le type histologique le plus fréquent (56%). La chimiothérapie était néoadjuvante dans 62,7% des cas, essentiellement à base de Navelbine-Cisplatine (dans un tiers des cas).Une toxicité grade 3-4 était notée dans 42,7% des cas (essentiellement hématologique).Vingt-deux patients (48,9%) étaient en réponse objective après une moyenne de 4 cycles.Vingt-sept patients (36%) ont bénéficié d'un traitement local, comportant une chirurgie carcinologique (n=16) ou un traitement multimodal (n=11). La chirurgie était précédée d’une chimiothérapie néoadjuvante (CTNA) dans 9 cas. La radiothérapie curative était délivrée à une dose variant de 40 à 64 Gy. Elle était prédécédée d’une chimiothérapie d’induction dans 10 cas et concomitante à la chimiothérapie dans 3 cas. La survie globale (SG) moyenne était de 18 mois. Les facteurs pronostiques impactant la SG étaient: le type histologique adénocarcinome (p=0,001),la réponse objective après CTNA (p=0,002), le traitement local (p=0,027) et la CTNA chez les patients opérés versus la chirurgie d'emblée (p=0,02).Par ailleurs, Il n’y avait pas de différence significative entre les types de traitement local (chirurgie versus radiothérapie) en termes de survie globale (p=0,122).
Conclusion : Le traitement local doit représenter un défi dans la prise en charge des CBNPC LA. Il améliore de façon significative leur pronostic, sans différence entre la radiothérapie et la chirurgie.
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P54-Aspects Médico-économiques dans la prise en charge des Cancers Bronchiques non à petites cellules : Expérience du service d’oncologie médicale


A.Bengueddach1,2,A.TabetZatla2, H.Kehili1, M.Kaid1,  H.Benabdella1, C.Mesali1, Y.Beldjiilali1, M.Yamouni1
1. Service d’oncologie médicale Oran
2. Services d’oncologie médicale Mostaganem


La prise en charge du cancer du poumon est rentrée dans l’aire de la médecine personnalisée, elle dépend des résultats de l’histologie et de la présence ou pas d’anomalies moléculaires (en particulier la présence d’une mutation activatrice de l’EGFR ou d’une translocation ALK).
 D’autres anomalies vont jouer un rôle important dans les années à venir, en particulier les réarrangements ROS1, les fusions RET, l’amplification de MET et les mutations BRAF, HER2 et KRAS.
Nous avons collecté 100 dossiers de patients pris en charge depuis le mois de juin 2015 au juin 2016 suivis aux services d’oncologie médicale d’Oran et de Mostaganem  ayant un cancer bronchique non à petites cellules. L'objectif de cette étude est une mise au point de l'impact économique des nouvelles modalités avec une évaluation du rapport coût-efficacité dans la prise en charge du cancer bronchique.
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P55-Thymomes : Etude des facteurs pronostiques de survie globale

Bousrih C, Mokrani A, Batti R, Ayadi M, Meddeb K,Yahyaoui Y, Ltaief F, Rais H, Chraiet N, Mezlini A.
Service d'Oncologie Médicale, Institut Salah Azaiez

Introduction :Les thymomes sont des tumeurs rares d’évolution et de pronostic variables. L’objectif de notre étude était de présenter les principales caractéristiques épidémio-cliniques et de déterminer les facteurs pronostiques de survie globale.
Méthodes :Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique ayant colligé tous les patients atteints d’un thymome traités et suivis à l’Institut Salah Azaiez entre mai 1999 et novembre 2011.
Résultats :Notre cohorte incluait 18 patients. L’âge médian était de 49,5ans [21-89]. Il existait une prédominance féminine avec un sexe ratio H/F de 0,63. Le motif de consultation le plus fréquent était les douleurs thoraciques (5 cas, 28%). Une myasthénie était diagnostiquée chez 4 patients (22%). La tumeur était principalement de type B1 et B2 chez 4 patients respectivement (22,2%). La taille tumorale médiane était de 10 cm [3-20]. Les stades II et III de Masaoka-Koga représentaient 44,4% respectivement (chez 8 patients chacun). Parmi les 13 patients opérés, l’exérèse chirurgicale était R0 chez 10 d’entre eux (77%). La radiothérapie était indiquée chez 14 malades (78%) et la chimiothérapie dans 10 cas (56%). Les deux protocoles les plus utilisés étaient l’EP (6 cas) et le PAVEP (3 cas). Après un suivi médian de 24,2 mois, la survie globale à 2 et 5 ans était de  85,1%. En analyse univariée, le stade (p=0,011) et le sous-type histologique (p=0,025) étaient les deux facteurs influençant significativement la survie globale. La myasthénie (p=0,49), la qualité de l’exérèse (p=0,12), la radiothérapie (p=0,12) et la chimiothérapie (p=0,098) n’avaient pas d’impact significatif sur la survie. La différence entre les groupes stratifiés selon ces facteurs pronostiques n’était pas statistiquement significative en analyse multivariée.
Conclusion :Bien qu’il s’agisse d’une entité de bon pronostic, la détermination des facteurs pronostiques de survie globale au cours des thymomes permet d’identifier les sous-groupes justiciables d’un traitement plus agressif.
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P56-Toxicité et résultats thérapeutique de la chimiothérapie dans le cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) chez le sujet âgé

Mezni E, Labidi S, Mejri N, Daoud N, El Benna H, Boussen H
Service d’oncologie médicale de l’hôpital Abderrahmane Mami (SOMA)
Introduction: La prise en charge des CPNPC chez les sujets âgés fait appel à un équilibre entre les risques (population fragile, comorbidités) et le bénéfice (qualité de vie, contrôle des symptômes et survie). La toxicité de la chimiothérapie pouvant constituer un frein à une prise en charge optimale.
Méthodes :Nous avons colligé 112 patients âgés de plus de 65 ans, traités par chimiothérapie pour CPNPC, entre 2004 et 2015. Le  but du travail était d’étudier la toxicité des différents protocoles de chimiothérapie et leur résultat thérapeutique.
Résultats: L’âge moyen était de 71 ans (65-87). Le sexe ratio était de 4,8. La majorité des patients était tabagique (73%). Deux tiers des patients étaient tarés. L’adénocarcinome était le type histologique le plus fréquent (63%). Un PS 0-1 était retrouvé dans 89,5%. La maladie était classée localisée, localement avancé et métastatique dans respectivement 9%, 28% et 59% des cas. Quinze pourcent des patients ont eu une chirurgie curative, avec une chimiothérapie adjuvante et/ou néoadjuvante dans 7,1% et 18,8% des cas. La majorité des patients ont reçu une chimiothérapie palliative (73,2%). Un doublet avec sels de platine (SP) était administré dans la majorité des cas (80,4%), avec du Carboplatine chez la moitié des patients. Le protocole Paclitaxel-carboplatineétait prescrit dans 11,6%. Le nombre moyen de cycles reçus était de 3,7. Une toxicité grade3-4 était rapportée chez le tiers des patients, essentiellement hématologique (20% de neutropénie) suivie de la néphrotoxicité (16%) avec passage au Carboplatine dans 12,5% et arrêt définitif des SP dans 6,3% des cas. Une toxicité digestive dont mucite était rapportée dans 6,3% des cas. Une réduction des doses était décidée chez 19% des cas.Plus de toxicité de grade3-4 était observée chez les sujets de plus de 80 ans (p=0,098), le sexe masculin (p=0,024), plus de 3 comorbidités (p=0,032), les maladies avancées (p=0,000), une chimiothérapie à base de SP (p=0,016). La survie globale était de 19 mois. Les facteurs pronostiques étaient: sexe masculin (p=0,002), le tabac (p=0,001), PS>1 (p=0,000), toxicité grade 3-4 (p=0,055).
Conclusion:Une adaptation du traitement systémique chez le sujet âgé semble nécessaire pour optimiser leur prise en charge thérapeutique.
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P57- Le traitement adjuvant du cancer pulmonaire non à petites cellules (CNPC) dans la vraie vie

BerrazagaY,BenZidK,MejriN,El Benna H,Daoud N, Labidi S, AfritM,Boussen H

Service d’oncologie médicale de l’hôpital AbderrahmenMamiAriana (SOMA)
Introduction :L’objectif de notre travail étaitde rapporter les résultats du traitement adjuvant du CNPC ainsi que d’analyser les facteurs pronostiques.
Méthodes :Nous avons rétrospectivement collecté les données liées aux moyens thérapeutiques, la toxicité et les facteurs pronostiques de 31 cas de cancer du poumon CNPC opérés et traités en adjuvant à but curatif.
Résultats :L’âge médian était de 63 ans (42-77ans), avec un sex ratio de 3.42. Une lobectomie était pratiquée dans 67℅ des cas,unebilobectomie dans 10 ℅des cas,une pneumonectomie dans 16℅, avec curage ganglionnaire dans tous les cas.La taille tumorale moyenne était de 52 mm.Le stade majoritaire était IIIA (42℅). L’histologie a montré un adénocarcinome dans 68℅ des cas,un carcinome épidermoide dans 26℅  et un carcinome à grandes cellules dans 6 ℅. 93.5% des patients ont reçu une chimiothérapie adjuvante. Les protocoles de chimiothérapie utilisés étaient vinorelbine–cisplatine, gemcitabine-cisplatine, vinorelbine–carboplatine, paclitaxel-carboplatine dans respectivement 71%,13%,10% et 6% des cas avec un nombre médian de cycles à 4.Le délai moyen entre la chirurgie et le début de la chimiothérapie était de 2.4 mois.Le cisplatinemontrait une meilleure survie par rapport au carboplatine (36 mois vs 8 mois,p=0.002).Les toxicités les plus retrouvées étaient les vomissements (58℅),la  neutropénie (42℅),l’anémie (22℅) et l’insuffisance rénale (22℅).Les toxicités étaient de grade 3-4dans 48 ℅ des cas. Une réduction des doses était proposée dans 19℅des cas.Ily avait 2 décès toxiques. Cinq patients ont reçu une radiothérapie adjuvante à la dose de 60 Gy.En fin de traitement, 35% des patients avaient progressé. La survie globale  de notre population était de 24  mois  et de 58% à 1 an.L’âge ≤60 ans était associé à une meilleure survie (36 mois vs 17 mois,p=0.05) ainsi que la localisation périphérique de la tumeur vs centrale  (28 mois vs 5 mois, p=0.004).Le type histologique, l’atteinte ganglionnaire, le sexe, le stade n’avaient pas un impact sur la survie.
Conclusion:Le traitement adjuvant du CPNPC était associé à une toxicité.L’âge et le stade étaient les principaux facteurs pronostiques.
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Les cancers ORL
P58 -Place de la radiothérapie dans la prise en charge des carcinomes conjonctivaux.

A. Belaïd1,3, C. Nasr1,3, O. Jmour1,3, H. Kamoun1, A. Cherif1,3, K. Mahjoubi1,3, R. Abidi1,3, S. Yahiaoui1,3, S. Zaraa1,3, A. Yousfi1,3, W. Gargouri1, H. Bouguila2,3, M. Besbes1, F. Benna1,3.
1. Service de radiothérapie, Institut Salah Azaiez, Tunis.
2. Service d’ophtalmologie A, Institut Hedi Raïs, Tunis.
3. Faculté de médecine de Tunis, Université de Tunis-el Manar, Tunis, Tunisie.

Introduction : Les carcinomes conjonctivaux sont des tumeurs rares à fort potentiel récidivant post-opératoire nécessitant la réalisation d’un traitement adjuvant par cryothérapie, radiothérapie ou chimiothérapie locale. L’objectif de notre étude était d’évaluer les résultats de la radiothérapie post-opératoire dans la prise en charge des carcinomes conjonctivaux.
Méthodes : Nous avons revu rétrospectivement les dossiers cliniques de tous les patients traités dans le service de radiothérapie de l’institut Salah Azaiez pour des carcinomes conjonctivaux, entre Janvier 1990 et Décembre 2015. Nous avons étudié les caractéristiques cliniques, histologiques, les modalités thérapeutiques, le contrôle local et la tolérance de la radiothérapie chez ces patients.
Résultats : Au total, 23 patients ont été inclus dans notre étude, dont 18 hommes et 5 femmes. L’âge moyen de nos patients était de 54 ans (extrêmes : 20 – 84). La taille tumorale moyenne était de 11 mm (extrêmes 6 – 20 mm).  Le type histologique était un carcinome épidermoïde dans tous les cas. La radiothérapie était délivrée en post-opératoire pour des marges d’exérèse insuffisantes. Dix sept patients ont été traités par contacthérapie. La dose moyenne délivrée était de 63 Gy (extrêmes : 38 – 70 Gy). Quatre patients ont été traités par une contacthérapie associée à une curiethérapie par plaque de Strontium 90. Deux patients ont été traités par curiethérapie seule (2 fractions de 17 Gy à une semaine d’intervalle). Après un suivi moyen de 110 mois, nous avons noté 2 rechutes locales traitées par chirurgie. Le taux de contrôle local à 5 ans était de 90,9%. La conjonctivite et le larmoiement étaient respectivement les principaux effets indésirables aigu et tardif de la radiothérapie.
Conclusion : La radiothérapie post-opératoire des carcinomes conjonctivaux, incomplètement réséqués, permet un bon contrôle local de la maladie, avec une toxicité acceptable. Une étroite collaboration entre les ophtalmologistes et les radiothérapeutes est nécessaire afin de garantir les meilleurs résultats thérapeutiques.
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P59-Résultats à long terme de la chimiothérapie première par TPF suivie de chimio radiothérapie concomitante dans les cancers du cavum localement avancés

Ben Kridis W 1, Toumi N 1, Ennouri S1, Mnejja W2, Ghorbel AM3, Boudawara T4, Khanfir A1, Daoud J2, Frikha M1
1: Service d’oncologie médicale CHU Habib Bourguiba Sfax;
2: service d’oncologie radiothérapie CHU Habib Bourguiba Sfax;
 3: service d’otorhinolaryngologie CHU Habib Bourguiba Sfax;
 4: service d’anatomopathologie CHU Habib Bourguiba Sfax

Introduction : Le traitement standard des cancers du cavum localement avancés est basé sur la chimioradiothérapie (CRT) concomitante. Cependant, le taux de rechute locale et à distance est de 15% et 30% respectivement. L’objectif de ce travail était d’étudier les résultats  à long  terme de la CT néoadjuvante par TPF suivie d’une CRT.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective rassemblant 32 patients atteints de cancer du cavum pris en charge par le comité des cancers ORL de l’hôpital Habib Bourguiba à Sfax entre janvier 2004 et janvier 2009.  Le suivi médian était de 7 ans (6 - 9 ans).
Résultats :L’âge moyen était de 42,2 ans avec des extrêmes allant de 18 à 66 ans. Il y’avait une prédominance masculine : avec une sex-ratio de 2,2. La tumeur était classée T3-T4 dans 59,3%. Il y’avait une atteinte ganglionnaire dans 96,9% des cas. La compliance à la CT néoadjuvante dans notre série était de 78,2%. Ceci était secondaire à une mal observance thérapeutique chez 9,3% des patients et une toxicité chimio induite dans 12,5%. Le taux de réponse objective et de réponse complète était respectivement de 100 % et 28,1%. La réponse locale complète après la fin du traitement était de 83,3% et elle était de 80% au niveau ganglionnaire. La survie globale (SG) moyenne était de 54,7 mois (5-103 mois). Le suivi médian était de 7 ans (6 - 9 ans). La survie sans maladie (SSM) moyenne était de 48,9 mois (0-103 mois). La SSM à 5 ans était de 67,5%. La SG à 5ans était 68,2%. Les facteurs de mauvais pronostic statistiquement significatifs étaient : L’âge > 60ans (p=0,02), T3-T4 (p=0,04), la mauvaise observance (p=0,01), l’absence de réponse (p=0,001), les récidives locorégionales et les rechutes métastatiques (p=0,001).
Conclusion :Afin d’améliorer les résultats thérapeutiques, l’une des voies à explorer était d’associer une CT néoadjuvante à la CRT concomitante. Nos résultats sur le plan efficacité étaient encourageants comparativement aux données de la littérature. En outre, il y’avait moins de toxicité de grade III et IV au cours de la CT néoadjuvante avec absence de neutropénie non fébrile dans notre série. Ceci peut être expliqué par l’absence de contrôle intermédiaire de la numération formule sanguine.
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P60-Place de la radiothérapie dans les carcinomes épidermoïdes du conduit auditif externe. A propos de 3 cas

O.Nouri, W.Mnejja, N.Fourati, Z.Fessi, W.Siala, M.Ghorbel, M.Frikha, J.Daoud
Service de RadiothérapieCarcinologique, Hopital Habib Bourguiba
Service d’ORL, Hopital Habib Bourguiba
Service de CarcinologieMédicale, Hopital Habib Bourguiba

Introduction : Les cancers du conduit auditif externe (CAE) sont rares avec une incidence de un pour un million d’habitants par an. Le carcinome épidermoïde est la forme histologique la plus fréquente. Le traitement de référence est la chirurgie. La place du traitement adjuvant parradiothérapie associée ou pas à une chimiothérapie est controversée.
L’objectif de notre étude est de présenter les particularités thérapeutiques et pronostiques des cancers du conduit auditif externe à travers une étude rétrospective de 3 cas.
Méthodes :Nous rapportons une série de 3 cas de cancers du CAE pris en charge par le comité thérapeutique des cancers ORL du CHU Habib Bourguiba (Tunisie) entre 2010 et 2015.
L’âge des patients était de 30, 49 et 56 ans. Il s’agissait de deux hommes et d’une femme. Le type histologique était un carcinome épidermoïde dans les trois cas.
La tumeur était classée T4N0M0 selon la classification de Pittsburgh dans les trois cas.
Résultats :Deux patients ont eu une chirurgie avec des marges d’exérèse tumorales (R1 et R2) suivie de radiothérapie, associée à une chimiothérapie concomitante chez un patient(R1). L’évolution a été marquée par la survenue de métastases pulmonaires opérées chez un patient après un an et demi de la fin de traitement. La tumeur  était inopérable chez le 3éme patient. Il a eu une radiothérapie exclusive à la dose de 66 Gy. Le patient est décédé en poursuite évolutive de sa maladie.
Conclusion :Les carcinomes épidermoïdes  du CAE restent encore de mauvais pronostic malgré les progrès thérapeutiques. Le traitement de référence reste la chirurgie. La radiothérapie postopératoire réduit le risque de récidive locale mais n’améliore pas la survie. L’association RT-CT est controversée et semble améliorer les résultats thérapeutiques en cas de marges chirurgicales positives selon des études rétrospectives.
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P61-Carcinome adénoïde kystique : A propos de 7 cas

Medini B, Mejri N, Mezni E, El Benna H, Daoud N, Laabidi S, Boussen H
Service d’oncologie médicale de l’hôpital Abderrahmène Mami Ariana (SOMA)
Introduction : Les carcinomes adénoïdes kystiques (CAK), auparavant appelés cylindromes, ont été décrits pour la première fois en 1852. C’est une tumeur épithéliale maligne rare à croissance lente, qui se développe généralement aux dépens de glandes salivaires principales et accessoires ainsi que tous les sites comportant des glandes sécrétoires (sein, poumons). L’objectif de notre étude était de décrire les caractéristiques anatomo-cliniques des CAK.
Méthodes : Sur la période entre Novembre 2011 et Août 2017 et à partir de la base de données du service d’oncologie médicale de l’Ariana, les patients diagnostiqués de CAK toutes localisations confondues ont été recensés.
Résultats : Sept cas ont été inclus dans notre série. Ils correspondaient à 3 cas de CAK de la sphère ORL (palais, glande maxillaire et parotide), 3 cas de CAK pulmonaire et un cas de CAK thymique. Les patients se répartissaient en six femmes et un homme. L’âge moyen était de 55 ans avec des extrêmes entre 37 et 76 ans. Les CAK-ORL étaient traités par une chirurgie première carcinologique, suivie d’une radiothérapie (RT) adjuvante. Les 3 patients avaient présenté une rechute métastatique : pulmonaire dans deux cas, hépatique et osseuse dans le troisième. La Survie sans récidive moyenne était de 26 mois. Une chimiothérapie palliative à base de LV5-FU2/CDDP a été entamée. Aucune des 3 patientes suivies pour CAK pulmonaire ne fumait. Deux patientes étaient initialement opérées et une seule avait reçu une RT adjuvante. Elle est actuellement en cours de surveillance depuis 36 mois. Les deux autres sont décédées avec une survie globale moyenne de 2 mois. La patiente ayant un CAK thymique a eu une thymectomie carcinologique, sa tumeur était classée stade I de Masaoka, une RT adjuvante est prévue. Sur le plan histologique, les cellules tumorales exprimaient les marqueurs épithéliaux (cytokératine) et les marqueurs myoépithéliaux (S100, AML).
Conclusion : Le carcinome adénoïde kystique est une tumeur maligne rare. Le traitement repose essentiellement sur la chirurgie et la radiothérapie. La chimiothérapie n’a de place que dans les formes métastatiques. Le pronostic est réservé avec une évolution prolongée et une tendance à la récidive et aux métastases tardives essentiellement pulmonaires.
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P62- Le traitement par radiothérapie-chimiothérapie concomitante dans le cancer du nasopharynx non métastatique: Tolérance et aspects évolutifs.

Hmida Lina, Letaief Feryel, Ben Rejeb Mouna, Ayadi Mouna, Meddeb Khedija, Mokrani Amina, Yahiaoui Yosra, Rais Henda, Chraiet Nesrine, Mezlini Amel. 
Service d'oncologie médicale, Institut Salah Azaiz, Faculté de médecine de Tunis, Université el Manar, Tunis, La Tunisie

Introduction : Le carcinome indifférencié du nasopharynx (UCNT) constitue une entité particulière des tumeurs des voies aérodigestives supérieures. Il s’agit d’une tumeur radiosensible et radio-curable. Dans les stades localisés ou localement avancés (LA),  la radio-chimiothérapie concomitante (RCT) constitue le standard thérapeutique. Nous avons étudié le profil de tolérance, l’évolution et les facteurs pronostics des carcinomes nasopharyngés traités par RCT.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective menée entre  2011 et 2013 colligeant 32 cas d’UCNT du cavum localisé ou LA selon la classification TNM 2010 et traités à l’ISA par RCT. La technique de RT utilisée était de type 2D délivrée à la dose 70 Gy sur la tumeur et les ganglions atteints et 54 Gy sur les ganglions non atteints. Elle était associée à une chimiothérapie concomitante par cisplatine.
Résultats :L’âge médian de nos patients était de 52 ans et le sexe ratio de 1,3. La tumeur était classée  T3-T4 et N2-N3 dans respectivement 62.5% et 12.4 % des cas. Tous les patients ont reçu la dose complète de radiothérapie. Une toxicité cutanée et/ou muqueuse grade 3 était observée dans 3 cas. La chimiothérapie a été interrompue dans 5 cas à cause d’une toxicité hématologique, rénale, digestive ou la survenue d’une surdité de perception. Après RCT, 17 patients (53%) étaient en réponse Complète, 13 en réponse partielle (41%) et 2 en progression (6%). Après un suivi médian de 44 mois, 19 % ont présenté une récidive (6/32) : Locorégionale dans 1 cas et métastatique dans 5 cas dont le site le plus fréquent est osseux dans 67% des cas.
La survie globale à 5 ans et la survie sans récidive étaient  respectivement de 80% et 77%. En étude univariée, l’âge ≥50 ans, le délai de début de traitement≥2 mois ainsi que le nombre de cycles de  CT ≤ 5 étaient les facteurs statistiquement significatifs associés à un mauvais pronostic sur la SG et la SSR.
Conclusion :Les résultats de notre étude ont montré que la RCT était globalement bien tolérée et confirment l’intérêt de la chimiothérapie concomitante et l’importance de démarrer rapidementle traitement dans le contrôle local et à distance de la maladie.
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P63-Impact pronostique de la nécrose tumorale dans le traitement des carcinomes nasopharyngés

W Siala,  N Sallemi, W Mnejja,  A Ghorbel, M Frikha, K Ben Mahfoudh,  N Toumi,  J Daoud
Services : Radiothérapie carcinologique, Service d’ORL, Carcinologie médicale, radiologie. EPS Habib Bourguiba Sfax
Introduction :La nécrose constitue l'étape finale dans l'évolution biologique de la tumeur entrainant un état d'hypoxie chronique. Cette hypoxie est non seulement responsable d’une chimio et radiorésistance mais il a été aussi prouvé qu’elle induisait la transcription de nombreux gènes promoteurs de la progression tumorale. L'objectif de notre travail était donc l'étude de l'impact pronostique de cette nécrose tumorale dans la prise en charge thérapeutique des carcinomes nasopharyngés(CNP).
Méthodes :Il s'agit d'une étude rétrospective ayant inclu 508 patients traités pour un  carcinome nasopharyngé non métastatiques à l’EPS Habib Bourguiba de Sfax entre 1993 et 2014. L'évaluation radiologique a été faite par un scanner du cavum et du cou chez 96 % de nos patients couplé à une imagerie par résonnance magnétique pour 61 d’entre eux (12%). Dans 77,3% des cas, il s'agissait de tumeurs localement avancées. Une nécrose tumorale a été retrouvée dans 11% des cas.  Le traitement a associé une chimiothérapie  dans 75.6%  des cas et radiothérapie  pour  506 patients. L'analyse de la survie selon la présence ou non de nécrose a été faite selon le test de log-rank pour l'étude uni factorielle et selon le modèle de Cox pour l'étude multifactorielle.
Résultats :Après un suivi médian de 67,8 mois (2-276), la survie globale à 5 et 10 ans de nos patients étaient de 59,4% et 49,8%. En analyse uni variée, les patients ne présentant pas de nécrose tumorale sur l’imagerie avaient une survie globale significativement meilleure (p=0,03). Cette survie à 5 ans et à 10 ans était de 60,7 % et 50,6 % vs 47,1 % et 33,3 % respectivement pour les patients sans et avec nécrose tumorale. En analyse multivariée, la détection d'une nécrose tumorale sur l'imagerie ne semblait pas avoir d'impact sur la survie.
Conclusion :A notre connaissance, il n’y a pas d’études s’intéressant spécifiquement à l’impact pronostique de la nécrose tumorale pour les CNP contrairement à la nécrose ganglionnaire. Notre travail suggère l'importance de la prise en compte de ce facteur pronostique dans la prise en charge thérapeutique des CNP.
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P64-les Carcinomes de l’oreille.A propos de neufs cas

          Yazid D, Tebra Mrad S, Naimi Z, Bouaouina N
Service de cancérologie radiothérapie
CHU Farhat Hached Sousse

Objectifs :Etudier les aspects cliniques et thérapeutiques, notamment la place de la radiothérapie  dans la prise en charge des cancesr de l’oreille .
Méthodes : Il s’agit d’une étude  rétrospective à propos de 9 cas de cancers de l’oreille colligés au service de cancérologie radiothérapie de Sousse entre 1996 et 2012.
Résultats :Il s’agissait de 6 hommes et 3 femmes, d’âge moyen de 63,33 ans (extrêmes de 31 ans et 85 ans).
Les signes cliniques révélateurs étaient une otorrhée fétide dans 4 cas,une masse palpable dans 2 cas et des signes neurologiques dans 2 cas. 
Les localisations étaient le conduit auditif externe dans 7 cas, le pavillon de l’oreille et le tympan dans un seul cas                     
Les types histologiques étaient un carcinome épidermoide dans 5 cas, un carcinome baso-cellulaire dans un cas, un adénocarcinome, un schanome malin et un cylindrome
8 patients ont eu une imagerie type TDM ou IRM avant le traitement
Le bilan d’extension (radio thorax+scintigraphie osseuse+ échographie  abdominale) était pratiqué chez les 9 patients et etait normal.
6 patients ont eu une exérèse chirurgicale macroscopiquement complète.
8 patients ont eu une radiothérapie: 3 patients  à la dose 72 Gy sur le lit tumoral et 54 Gy sur les aires ganglionnaires cervicales homolatérales; 3 patients  à la dose 30 Gy en 10 séances (dont 1 seul RT exclusive); 2 patients  à la dose de 66,6 Gy sur le lit tumoral+55,8 Gy sur les aires gg cervicales homolatérales.                       
Six patients sont perdus de vue après la fin de la RT, et les 3 autres sont en rémission apres un recul de 9 ans, 4 ans et 3 ans.
Conclusion : Les carcinomes du conduit auditif externe (CAE) et de l’oreille moyenne sont rares. Ils représentent moins de 1 % des tumeurs malignes de la tête et du cou. Le traitement est difficile et doit être agressif. Il fait appel à la chirurgie suivie de la radiothérapie. La chimiothérapie ne peut être utilisée qu’à visée palliative au stade métastatique.
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P65-Profil évolutif des carcinomes nasopharyngés non métastatiques en échec thérapeutique

N Sallemi,W Siala, W Mnejja, L Ghorbel, A Ghorbel, K Ben Mahfoudh, M Frikha, N Toumi, J Daoud
Radiothérapie carcinologique, Service d’ORL, Carcinologie médicale, radiologie. EPS Habib Bourguiba Sfax

Introduction :Le carcinome nasopharyngé, fréquent dans notre pays, se distingue par des caractéristiques épidémiologiques, cliniques et évolutives différentes des autres tumeurs ORL. Malgré un traitement associant radiothérapie et chimiothérapie, son évolution reste imprévisible. L'objectif de notre travail était d’étudier  le profil évolutif  des patients atteints d’un carcinome nasopharyngé non métastatique dans le Sud Tunisien et de le comparer aux données de différentes populations.
Méthodes :C’est une étude rétrospective de 187 patients atteints d’un carcinome nasopharyngé non métastatique  ayant présenté un échec thérapeutique  après une rémission complète. Ces patients sont  pris en charge au CHU Habib Bourguiba Sfax entre 1993 et 2014. L’âge médian était de 44,8 ans (8-87) avec un sex ratio de 1,9. Il s’agissait de carcinomes localement avancés dans 77,3% des cas. Tous les patients  ont reçus une radiothérapie à une dose moyenne de 69,4Gy.Une chimiothérapie a été associée chez 75,6% des malades. L'analyse des  survies globale, sans rechutes locorégionales et sans métastases sont faites  selon la méthode de Kaplan Meier.
Résultats :La survie globale, la survie sans rechutes locorégionales et  la survie sans rechutes métastatiques à 5 et 10 ans  étaient respectivement  de 59,4% et 49,8% ; 77,6 % et 73,1 % ; 70,1% et 65,9 % après un suivi moyen de 68 mois.Un échec thérapeutique a été observé chez 36,7% des patients. Le délai médian de survenue de ces échecs était de 61,6 mois (1 à 158mois) et 40% surviennent dans les 2 ans post thérapeutiques. Il s’agissait d’une récidive locorégionale dans 8,6%, d’une récidive métastatique dans 21,4% et d’une récidive locorégionale et métastatique dans 9,6% des cas.  La plupart des récidives métastatiques ont été observées au niveau de l’os (66,9%).
Conclusion :Le pronostic du carcinome nasopharyngé dans notre pays est à améliorer. Ceci passe par une bonne connaissance des facteurs prédictifs de rechutes afin de pouvoir sélectionner une catégorie pronostique défavorable pour laquelle un schéma plus intensif doit être adopté
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P66-Traitement non chirurgical des carcinomes épidermoïdes du larynx classés T4a : à propos de 60 cas.

M. Benna1, S. Najjar2, S. Kdous2, A. Belaïd1, C. Nasr1, R.Abidi1, K. Mahjoubi1, S. Gritli2, F. Benna1
1-Service de radiothérapie-oncologie, Institut Salah Azaiez, Tunis, Tunisie
2- Service d’oto-rhino-laryngologie, Institut Salah Azaiez, Tunis, Tunisie
Introduction : Le traitement des carcinomes épidermoïdes du larynx classés T4a est non codifié. L’approche chirurgicale et non chirurgicales sont globalement reconnues d’autant plus que les patients n’acceptent pas aisément la chirurgie radicale.
Méthodes : Nous avons revu rétrospectivement  les dossiers cliniques de 60 patients traités entre avril 2003 et mars 2013 qui ont eu un traitement non chirurgical à l’Institut Salah Azaïez pour des cancers du larynx classés T4a.
Résultats :Le sexe-ratio était de 6,5 et l’âge médian 65 ans [42 - 83]. 9 patients (15%) ont eu une radiochimiothérapie concomitante et 51 (85%) une radiothérapie exclusive à la dose de 70 Gy, 2 Gy par fraction, 5 fractions par semaine. Une chimiothérapie néoadjuvante par un protocole à base de 5Fluoro-uracile-Cisplatine a été reçue par 15 patients (25%). Le taux de toxicité aiguë grade I-II était de 73% et de toxicité grade III-IV de 17%. La médiane de suivi était de 26,6 mois. Nous avons observé deux décès par oedèmes laryngés chez deux patients ayant refusé au préalable la trachéotomie. À un an, 42% de nos patients n’avaient pas de trachéotomie. La survie sans événements à 3 ans était de 37% et la survie globale à 3 ans de 44%. Une nasofibroscopie normale à 3 mois de la fin de la radiothérapie était associéeà un meilleur contrôle local à un an, avec une corrélation de 0,599 (p=0,001) au test de Spearman.
Conclusion :Les résultats thérapeutiques d’un traitement conservateur dans les carcinomes épidermoïdes du larynx classés T4a semblent décevants dans cette série. Une étroite collaboration entre les chirurgiens et les radiothérapeutes est primordiale afin de mieux sélectionner les patients pouvant bénéficier de ce traitement.

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P67-Etude clinique et thérapeutique des cancers du cavum localement avancés : Expérience de l’HMPIT.
Balti M, Ayari J, Rihab D, Ben Azouz M, Ben Nasr S, Fendri S, Zribi A, Haddaoui A.
Service Oncologie médicale Hôpital Millitaire Tunis

Introduction : Le cancer du cavum représente une entité particulière des autres carcinomes épidermoides de la tête et du cou. L’objectif de notre travail était d’étudier les caractéristiques cliniques et thérapeutiques des carcinomes nasopharyngés LA à l’Hôpital militaire de Tunis.
Méthodes :Il s’agissait d’une étude descriptive rétrospective portant sur 30 patients porteurs d’un carcinome du cavum entre janvier 2014 et avril 2016 prouvé histologiquement.
Résultats :L’âge médian était de 45 ans (20 à 80 ans). Il s’agissait de 19 hommes et 11 femmes. Il s’agissait d’un carinome indifférencié de type nasopharyngé dans 90% des cas. Le diagnostic était souvent tardif variant entre 1 mois et 36 mois. La symptomatologie révélatrice était dominée par les adénopathies cervicales (67% des cas). 33% des malades était classés T3-T4, 43% N2-N3. 7% étaient métastatiques d’emblée.
Dix-huit malades ont eu une chimiothérapie(CT) néoadjuvante suivie par une radiochiomithérapie concomitante pour 9 malades, et par une radiothérapie (RT) seule pour 9 malades. Le protocole le plus utilisé était l’association cisplatine-adriamycine (13 malades). L’intervalle moyen de  CT-RT était de 4,3 semaines avec des extrêmes de 2 à 10 semaines. Dix malades ont eu une RT-CT concomitante exclusive. Parmi les 28 malades non métastatiques, 23 ont achevés la procédure thérapeutique : 21 étaient en rémission complète et deux en rémission partielle. Au cours de la surveillance 17 patients (61%)  sont restés en RC, 5 malades (18%) en rechute. Le délai moyen de récidive était de 16,5 mois (4 à 39 mois).
La toxicité aigüe de la CT était essentiellement une toxicité digestive. Il s’agissait de vomissement et de mucite dans respectivement  40% et 70% des cas. Pour la RT, il s’agissait de radiomucite et radioépithélite dans 87% des cas. A long Terme les complications les plus fréquentes étaient  l’hyposialie (73%), une surdité de transmission dans 10 % des cas. Un seul cas de trismus a été noté.
Conclusion: L’adjonction de la CT néo adjuvante ou concomitante a permis d’améliorer les résultats thérapeutiques sur le plan contrôle local et à distance. Les techniques innovantes de RT semblent également prometteuses.
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P68- Faisabilité et efficacité du protocole TPF modifié dans les cancers de la tête et du cou localement avancés

Mezni E, Labidi S, Mghirbi F, Mejri N, Daoud N, El Benna H, Boussen H
Service d’oncologie médicale de l’hôpital Abderrahmane Mami (SOMA)
Introduction : La chimiothérapie d’induction à base de TPF est une option thérapeutique validée dans les cancers de la tête et du cou localement avancés. Néanmoins, la toxicité de ce protocole reste limitante. Plusieurs équipes ont rapporté une meilleure tolérance et une efficacité égale du protocole TPF modifié (TPFm) dans les cancers œsogastriques notamment. On rapporte l’expérience du SOMA avec le TPFm dans les cancers ORL.
Méthodes :Etude rétrospective incluant 23 patients présentant un cancer de la tête et du cou stade III ou IVB, non traité, diagnostiqué entre 2011 et 2016. Les patients ont reçu 2 à 4 cycles de chimiothérapie à base de Cisplatine à la dose de 60 mg/m2, Docetaxel à la dose de 60 mg/m2, acide folinique à la dose de  400mg/m2 et 5FU à la dose de 2400 mg/m2 sur 48 heures, tous les 15 jours.
Résultats :L’âge médian était de 50 ans. Le sex-ratio était de 3,6. Le type histologique le plus fréquent était l’UCNT dans 78,3% des cas. Une chimiothérapie d’induction était prescrite dans 12 cas dans le stade III et 9 cas dans le stade IV. La toxicité grade 3-4 la plus fréquente était hématologique (Anémie dans 39% des cas et neutropénie dans 21% des cas). Uniquement, 8,6 % des patients ont présenté une neutropénie fébrile avec recours aux facteurs de croissance granulocytaire comme prophylaxie secondaire. La toxicité digestive était uniquement grade1-2 (dans 69,5% des cas). Une réponse clinique et/ou radiologique était notée dans 60,8% des cas avec 4 cas de réponse complète. Le suivi médian était de 17 mois. Le taux de rechute était de 26%. La survie moyenne était de 40 mois.
Conclusion :La tolérance et l’efficacité du protocole TPFm semble être acceptable comme chimiothérapie d’induction dans les cancers de la tête et du cou.
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P69-Difficultés et valeur de l’examen extemporane en pathologie tumorale salivaire


Asma SASSI1, Meriem KSENTINI1, Ahlem BLEL1, Raoudha ALOUI1, Yossra SH ZIDI1, Mamia BEN SALAH2, Nadia ZNAIDI1, Soumaya RAMMEH1
1 Service d’Anatomie et Cytologie Pathologiques, CHU Charles Nicolle, Tunis, TUNISIE.
2 Service d’Oto-Rhino-Laryngologie, CHU Charles Nicolle, Tunis, TUNISIE.

Introduction : La pathologie des glandes salivaires est dominée par les étiologies inflammatoires. La pathologie tumorale est rare, essentiellement bénigne ; l’adénome pléomorphe en est le plus fréquent. L’examen extemporané en pathologie salivaire est le plus souvent aisé mais passe tout d’abord par un examen minutieux des pièces d’exérèse.Toutefois, face à certaines situations, le pathologiste se doit de différer sa réponse. Le but de notre étude est de déterminer la valeur de l’examen extemporané des pièces d’exérèse des glandes salivaires en soulignant les difficultés diagnostiques rencontrées pour certaines lésions tumorales.
Méthodes : Nous avons effectué une étude rétrospective descriptive portant sur 96 tumeurs salivaires colligées dans notre service sur une période de 10 ans (2008-2017).
Résultats :Notre série était constituée de 49 femmes et 47 hommes (sex-ratio H/F :0,95). L’âge médian était de 48,5 ans (12-75 ans).L’examen extemporané était concluant pour 86 cas (89,5%). Le type histologique était différé à l’examen définitif pour 6 tumeurs bénignes, dominées par l’adénome pléomorphe avec contingent myoépithélial prédominant (n=3) et pour 3 tumeurs malignes. Nous avons relevé 3 cas de discordance bénin/malin : Remaniements inflammatoires/Carcinome muco-épidermoïde ; bénin non typé/Adénocarcinome ductal; Adénome pléomorphe/Carcinome ex adénome pléomorphe. L’examen extemporané avait une sensibilité de 57,1%, une spécificité de 100%, une valeur prédictive positive de 100% et une valeur prédictive négative de 93,9% en termes de diagnostic positif de bénignité ou de malignité.
Conclusion :L’examen extemporané permet dans la majorité des cas de faire le diagnostic positif et de typer les tumeurs bénignes. Toutefois, certains diagnostics sont souvent différés tel que l’adénome pléomorphe densément cellulaire ou comportant des plages de nécrose ischémique. L’examen extemporané peut également s’avérer difficile pour les tumeurs malignes, lorsqu’elles sont bien limitées, tel que le carcinome à cellules acineuses ou lorsqu’elles sont kystisées, comme le carcinome muco-épidermoïde. Les lésions pseudo-tumorales sont généralement identifiables à l’examen extemporané.Il existe une bonne corrélation entre l’examen extemporané et l’examen définitif en pathologie des glandes salivaires. Cependant, celui-ci requiert une bonne évaluation macroscopique à la recherche d’une agressivité tumorale, celle-ci n’étant pas toujours synonyme de malignité.
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P70-Carcinome adénoïde kystique : A propos de 7 cas


Medini B, Mejri N, Mezni E, El Benna H, Daoud N, Laabidi S, Boussen H

Service d’oncologie médicale de l’hôpital Abderrahmène Mami Ariana (SOMA)

Introduction : Les carcinomes adénoïdes kystiques (CAK), auparavant appelés cylindromes, ont été décrits pour la première fois en 1852. C’est une tumeur épithéliale maligne rare à croissance lente, qui se développe généralement aux dépens de glandes salivaires principales et accessoires ainsi que tous les sites comportant des glandes sécrétoires (sein, poumons). L’objectif de notre étude était de décrire les caractéristiques anatomo-cliniques des CAK.
Méthodes : Sur la période entre Novembre 2011 et Août 2017 et à partir de la base de données du service d’oncologie médicale de l’Ariana, les patients diagnostiqués de CAK toutes localisations confondues ont été recensés.
Résultats : Sept cas ont été inclus dans notre série. Ils correspondaient à 3 cas de CAK de la sphère ORL (palais, glande maxillaire et parotide), 3 cas de CAK pulmonaire et un cas de CAK thymique. Les patients se répartissaient en six femmes et un homme. L’âge moyen était de 55 ans avec des extrêmes entre 37 et 76 ans. Les CAK-ORL étaient traités par une chirurgie première carcinologique, suivie d’une radiothérapie (RT) adjuvante. Les 3 patients avaient présenté une rechute métastatique : pulmonaire dans deux cas, hépatique et osseuse dans le troisième. La Survie sans récidive moyenne était de 26 mois. Une chimiothérapie palliative à base de LV5-FU2/CDDP a été entamée. Aucune des 3 patientes suivies pour CAK pulmonaire ne fumait. Deux patientes étaient initialement opérées et une seule avait reçu une RT adjuvante. Elle est actuellement en cours de surveillance depuis 36 mois. Les deux autres sont décédées avec une survie globale moyenne de 2 mois. La patiente ayant un CAK thymique a eu une thymectomie carcinologique, sa tumeur était classée stade I de Masaoka, une RT adjuvante est prévue. Sur le plan histologique, les cellules tumorales exprimaient les marqueurs épithéliaux (cytokératine) et les marqueurs myoépithéliaux (S100, AML).
Conclusion : Le carcinome adénoïde kystique est une tumeur maligne rare. Le traitement repose essentiellement sur la chirurgie et la radiothérapie. La chimiothérapie n’a de place que dans les formes métastatiques. Le pronostic est réservé avec une évolution prolongée et une tendance à la récidive et aux métastases tardives essentiellement pulmonaires.

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Les cancers digestifs
P71-Métastase temporale d’un adénocarcinome colique : A propos d’un cas et revue de la littérature

N. Ghariani, A. Yaich, S. Aloulou, H. Chaari
Service d’Oncologie médicale. Hopital Régionale de Gabès(HRG)

Introduction : Les métastases osseuses sont généralement d’origine pulmonaire, rénale, vésicale ou thyroïdienne, une origine colorectale est rare. Elles représentent 3,8% à 10,5% des cancers colorectaux(CCR) selon les peu de séries publiées. Elles apparaissent de façon tardive et dans un contexte de métastases multi viscérale. Seul certaines observations ont rapportées des cas de métastases osseuses cranio-faciales. Nous  rapportons le cas d’une patiente suivi pour cancer du colon et qui a présentée au cours de l’évolution une métastase temporale droite.
Méthodes :Il s’agit d’une patiente de 50 ans sans antécédents pathologiques particuliers, a été suivi pour un adénocarcinome du sigmoïde d’emblé métastatique au niveau du foie .A eu 4 cycles FLFOX4 marqués par une bonne évolution, suivis d’une sigmoidectomie et métastasectomie hépatique. La patiente a eu en post opératoire 3 cycles FOLFOX4. L’évolution a été marquée par une progression hépatique incitant à démarrer une chimiothérapie de 2ème ligne type FOLFIRI.Aprés 2 ans du diagnostique, apparion d’une tuméfaction temporale droite dont la biopsie a conclu à une localisation métastatique d’un adénocarcinome colorectale. Nous étudions dans ce contexte les aspects épidémio-clinique et évolutif des métastases cranio-faciale des CCR.
Résultats :Le cancer du rectum est considéré plus ostéophile que le cancer du colon (1 à 3% des cancers colique).La distribution topographique montre une atteinte du squelette axiale plus fréquente. Notre patiente avait une métastase temporale unique infiltrant les muscles avec ostéolyse osseuse et  discrète extension cérébral. L’apparition de ces métastases est généralement tardive et péjorative. Notre patiente a présenté sa métastase osseuse 2 ans  après diagnostique dans un contexte de flambée tumorale avec métastases pleuro-pulmonaire, hépatique et carcinose péritonéale. Cette lésion osseuse secondaire semble paraitre comme un élément de très mauvais pronostique, des séries font état de médiane de survie de 4 mois. Nôtre  patiente a eu 2 cycles LV5FU2 puis perdu de vue depuis 1 an.  
Conclusion :Les métastases des CCR sont rares. La localisation temporale est exceptionnelle.  Le diagnostique précoce est important incitant à réaliser dans l’avenir une scintigraphie osseuse d’emblée lors du diagnostique. Le pronostique est très mauvais conditionnant le traitement qui est palliatif et vise à soulager la douleur. La radiothérapie est préférée par  plusieurs auteurs. La chimiothérapie ne semble pas améliorer  le pronostique.
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P72-Carcinome épidermoide primitif du grêle : À-propos d’un cas et revue de la littérature

N. Ghariani, A. Yaich, S. Aloulou, H. Chaari
Service d’oncologie médicale.Hopital Régionale de Gabès(HRG)

Introduction : Les tumeurs primitives de l’intestin grêle(IG) sont rares et concernent un peu plus d’une personne sur 100000.Elles représentent 6% de toutes les tumeurs gastro-intestinales. La localisation d’un carcinome épidermoide au niveau du grêle est exceptionnelle. Seuls quelques cas ont été rapportés dans la littérature. Nous rapportons un cas de carcinome épidermoide du grêle suivi et traité à (HRG).
Méthodes :Mme HJ, 43 ans, sans antécédents pathologiques particuliers, a consulté pour des douleurs abdominales. Une échographie  abdominopelvienne a montré une tumeur pelvienne gauche. A été opérée  et a eu une annexectomie gauche, l’examen  anapath été en faveur d’un tératocarcinome ou un carcinome épidermoide.La patiente a été réopérée  et a eu une chirurgie ovarienne complète avec résection segmentaire du grêle. L’examen anapath a conclu à un carcinome épidermoide bien différencié kératinisant infiltrant toutes les tuniques de l’IG,  le reste de l’examen a été négatif. Une tomodensitométrie, un examen ORL, un examen gynécologique et un dosage du CA125 ont été réalisés et étaient négatifs. La tumeur a été classée T4N0M0 de l’IG. Elle a eu 4 cycles de chimiothérapie associant Carboplatine et Taxol. Le dernier contrôle clinique, biologique et radiologique était négatif.
Résultats :L’IG aussi appelé petit intestin, se compose du duodénum, jéjunum et iléon.
L’adénocarcinome constitue le type histologique le plus fréquent (40%), les lymphomes (20%) et les sarcomes (10%), le carcinome épidermoide pur est plus rare. Les facteurs de risques sont variés à type de polypose adénomateuse familiale, maladie de crohn et maladie cœliaque. La symptomatologie n’est pas spécifique. Les localisations métastatiques sont rares. Il existe peu de données précises sur le traitement de ce type de tumeur du fait de sa rareté, mais la résection segmentaire serait le traitement de choix en cas de tumeur potentiellement résécable.Le pronostic n’est pas clairement établi, dépend de la taille tumorale, du stade histologique, de  l’envahissement pancréatique ou ganglionnaire, de  la positivité de la marge de résection et de l’extension  transmurale. Notre patiente à 3 mois de recul est en rémission complète.
Conclusion :La localisation d’une tumeur épidermoide primitive au niveau de l’IG est exceptionnelle. Son origine n’est pas clairement établie. La recherche d’une tumeur primitive ORL, pulmonaire ou gynécologique est nécessaire. Une résection segmentaire doit être discutée. L’indication d’une chimiothérapie et le type du protocole ne sont pas bien définies.
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P73-Caractéristiques clinico-épidémiologiques du cancer colorectal en fonction du statut RAS : à propos de 26 cas

S. Sghaier1, W. Ben Kridis1, N. Toumi1, I. Ayedi1, J. Feki1,  H. Tounsi2,  T. Boudawara3,  A. Khanfir1, M. Frikha1
1. Service de carcinologie médicale CHU Habib Bourguiba, Sfax,
2. Service d’oncogénétique Institut Pasteur, Tunis,
3. Service d’anatomopathologie CHU Habib Bourguiba, Sfax

Introduction  La prise en charge du CCR métastatique s’est améliorée après l’introduction des thérapies ciblées. L’analyse du statut RAS est d’importance cruciale pour guider le choix thérapeutique. La mutation RAS est retrouvée dans environ 50-55% des CCR. Le but de ce travail est  d’étudier l’incidence de la mutation RAS et de dégager les caractéristiques clinico-épidémiologiques et pronostiques du CCR en fonction du statut RAS.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive incluant 26 cas de cancer colique ou rectal colligés au service d’oncologie médicale à Sfax sur une période de 10 ans (2007-2017). Ces patients ont eu une analyse du statut RAS sur une pièce de résection de la tumeur primitive ou sur une biopsie des métastases.
Résultats : La mutation RAS (RM) était retrouvée dans 8 cas (30%). Il s’agissait d’un RAS sauvage (RS) dans 12 cas (46%). Six cas de CCR avaient un statut RAS non interprétable. Six patients parmi 22 atteints de cancer recto-colique gauche, avaient un RM (27%). Le RM était retrouvé dans 66%  des cancers coliques droits (CCD). L’âge moyen était de 61 ans en cas de RM et 58 ans en cas de RS. Le sexe ratio était égal à 3 en cas de RM et 1,4 en cas de RS. L’ACE était élevé dans 75% des cas de RM contre 58% des cas RS. La tumeur primitive était classée T4 et/ou N+ dans 28 et 100% des RM et 40 et 60% des RS respectivement. Le contingent colloïde était retrouvé dans 60% des RM et 25% des RS. Cent pourcent des CCR avec un RM avaient un EPN et/ou IV contre 83% en cas de RS.  La tumeur était d’emblée métastatique dans 75% et 40% des cas de RM et RS respectivement. Le foie a constitué le site métastatique le plus fréquent. Les métastases péritonéales étaient plus fréquentes en cas de RS (40%). Tous les patients ont eu une chimiothérapie dont 7 ont eu une thérapie ciblée. Une résécabilité secondaire était faite dans 40% des RM et 30% des RS. La médiane de SSP était de 9,8 mois en cas de RM et de 11,4 mois en cas de RS. La survie globale médiane était de 24,12 mois et 26,58 mois en cas de RM et RS respectivement. Pas de différence statistiquement significative de la SG et de la SSP en fonction du statut RAS (p=0,95 et 0,93 respectivement).
Conclusion : Dans notre série, la fréquence de la mutation RAS était inférieure à celle décrite dans la littérature. Le RAS était sauvage surtout en cas de CCG et du rectum. Contrairement  à la littérature, les métastases péritonéales étaient plus fréquentes en cas de RS. Le statut RAS n’influençait pas la survie.
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P74-Les  caractéristiques clinique et pronostique des adénocarcinomes de l’estomac : étude rétrospective de 145 cas

Tarek Ben Dhiab, Houyem Mansouri, Selma Gadria, Olfa Jaidane, Inés Ben Safta,  Jamel Eddine Ben Hassouna, Khaled Rahal
Service de chirurgie carcinologique, Institut Salah Azaiez, Tunis

Introduction :Le cancer de l’estomac représente la deuxième cause de mortalité par cancer dans le monde malgré les progrès thérapeutiques.
Méthodes :IL s’agit d’une étude rétrospective menée sur une période de 10 ans ( janvier 2005-décembre 2015) au cours de lesquels 145 cas d’adénocarcinome de l’estomac non métastatiques et confirmés histologiquement et traités à visée curative à l’institut Salah Azaiez. L’objectif de cette étude était de dégager les caractéristiques clinique, histologique, thérapeutique et évolutive des adénocarcinomes de l’estomac et identifier par une analyse uni-variée les facteurs de survie globale (SG) et de survie sans récidive (SSR).
Résultats : L’âge moyen était de 61 ans avec une prédominance masculine. On a réalisé une gastrectomie totale dans 52.4% des cas et partielle dans 47.6% des cas ; ce geste était élargi aux organes de voisinage dans 22.1% des cas.  Le curage de type D2 était de plus fréquent (51.7%).  A l’histologie, 79% des tumeurs étaient classées T3 et l’atteinte ganglionnaire était présente dans  81,4% des cas. La SG à 5 ans était de 43,2%. En analyse uni-variés, le siège proximal, l’aspect de linite (p=0.012), l’extension du curage, les stades avancés selon la classification UICC 2009 (p=0,002), le nombre de ganglion envahie (0.002), un ratio ganglionnaire supérieur à 25% (p=0.002), l’effraction capsulaire (p=0.022), la présence d’emboles vasculaire (p=0.000) et d’engainement péri-nerveux (p=0.000), le caractère peu différencié(p=0,000) ainsi que l’indication d’une chirurgie seule (p=0,004) représentent des facteurs de mauvaise SG. La SSR à 5 ans était de 51.6%. la notion d’amaigrissement (0,032), Le siège proximal, l’aspect cartonné, les stades avancés selon la classification UICC 2009 (p=0,000), le nombre de ganglion envahie (0.001), un ratio ganglionnaire supérieur à 25% (p=0.000), la présence d’emboles vasculaire (p=0.000) et d’engainement péri-nerveux (p=0.000), le caractère peu différencié (p=0,000) représentent des facteurs de récidive. L’extension du curage, ainsi que l’étendu de la gastrectomie n’affectent pas la SSR tant que les limites chirurgicales sont saines.
Conclusion : Le pronostic de l’adénocarcinome gastrique dépend non seulement des marges de résections chirurgicales mais aussi des caractéristiques clinique et histologique de la tumeur.
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P75-Contrôle qualité du compte-rendu anatomopathologique des pièces de duodeno-pancreatectomie céphalique

Asma SASSI1, Dhouha BACHA1, Zeineb MZOUGHI2, Ahlem LAHMAR1, Sana BEN SLAMA1, Saadia BOURAOUI1, Sabeh MZABI1
1Service d’Anatomie Pathologique, 2Service de Chirurgie Chirurgicale, Hôpital Mongi Slim, Tunis, TUNISIE.

Introduction : Le contrôle qualité (CQ) en anatomie pathologique est plus difficile à évaluer par rapport aux autres spécialités. Ceci est dû à la subjectivité des données et la nature descriptive du compte rendu. Ce CQ est défini par la justesse du diagnostic, le caractère complet du compte rendu et le délai de réponse. Les pièces de duodéno-pancréatectomie céphalique (DPC) sont particulièrement délicates à la macroscopie et requièrent une démarche systématisée.
Méthodes :Nous avons étudié rétrospectivement 35 cas de DPC colligés au service d’anatomie pathologique entre2005 et2017. Nous avons évalué la forme, le caractère complet de la description et la justesse du diagnostic.
Résultats :A l’examen macroscopique, la lame rétroporte a été encrée et le pancréas mesuré dans tous les cas. Le cathétérisme du cholédoque a été effectué lorsque c’était possible. La topographie de la tumeur n’a pas été précisée dans 2 cas où il n’a pas été retrouvé de tumeur. La taille tumorale n’a pas été précisée pour ces cas et pour 2 cas de tumeur intra-canalaire papillaire et mucineuse du pancréas. Pour les tumeurs kystiques (n=5), le caractère unique/multiple, le contenu et les rapports avec les canaux pancréatiques ont été mentionnés. La distance de la tumeur n’a été mesurée que dans 6 cas pour la limite pancréatique et 3 cas pour la lame rétroporte. Pour le reste, la tumeur a été considérée distante de ces limites. Le diamètre du cholédoque, si dilaté (n=19), a été mesuré pour 13 cas. Le diamètre du Wirsung a été mesuré pour 3 cas si dilaté (n=7). L’examen histologique montrait 4 cas de lésions pseudo-tumorales et 32 cas de lésions tumorales. La présence d’emboles a été mentionnée dans 28 cas et les engainements péri-nerveux dans 29 cas. Le nombre de ganglions envahis a été rapporté dans 14 cas. Les lésions de Pan-In ont été recherchées et gradées pour 30 cas. Nous avons relevé un pourcentage d’erreurs diagnostiques graves de 0%.
Conclusion :La mise en place d’un CQ pour les comptes-rendus anatomopathologiques est essentielle et doit être axée sur la forme, le caractère complet de l’examen macroscopique et histologique et la justesse du diagnostic définitif. Ceci est faisable grâce aux fiches standardisées permettant au pathologiste d’être méthodique et systématique.
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P76-Le carcinome hépatocellulaire : Une étude rétrospective à propos de 14 cas et  revue de la littérature

Daoud.H1, Ben kridiss.w1, Toumi.N1, Ayedi1,Feki.J1,Boudawara.T2, Ben mahfoudh.k3, khanfir.A1, Daoud.J4,Frikha.M1
1 Service de carcinologie medicale CHU Habib bourguiba sfax
2 Service d’anatomopathologie CHU Habib bouguiba Sfax
3 Service de radiologie CHU Habib bourguiba Sfax
4 Service de radiotherapie carcinologique CHU Habib bourguib sfax

Introduction : Le carcinome hépatocellulaire (CHC) est le plus fréquent des cancers primitifs du foie. Ilse développe habituellement sur une cirrhose.Il est souvent diagnostiqué à un stade avancé de la maladie. L’objectif de notre étude était d’étudier les particularités épidémiologiques, anatomo-cliniques et thérapeutiques de cette entité.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective incluant 14 cas de CHC colligés au service de carcinologie de Sfax durant une période de 7 ans (2010-2016).Les données cliniques, radiologiques ainsi que les modalités thérapeutiques ont été recensés.
Résultats :L’âge moyen était de 42 ans (31-73ans). Il s’agissait de 12 hommes et de deuxfemmes. Onze patients étaientporteursd’une hépatite B. Le scanner abdominal avait montré typiquement l’aspect «washin-washout» dans 10 cas avec une carcinose péritonéale dans 2 cas. L’étude anatomopathologique des biopsies hépatiques, réalisées chez tous les patients, avait conclu à un CHC dans tous les cas. Six patients avaientun score Child Pugh A, trois avaient un score Child B et 3 patients étaient classés en Child C.Le bilan d’extension à distance avait montré des métastases ganglionnaires et péritonéales dans 3 cas, osseuses dans 3 cas et une compression médullaire dans 2 cas. Cinq patients étaient opérés par hépatectomie segmentaire avec une rechute locorégionale et à distance après 17 mois en moyenne. Six patients avaient reçu un traitement par Sorafenib avec une durée moyenne de 2,5 mois (2-4 mois) et deux patientspar radiothérapie décompressive. La survie moyenne était de 11,6 mois (3-27 mois).
Conclusion :Le diagnostic de CHC est basé sur l’analyse histologique. Par ailleurs, il peut être radiologique en cas de nodules de diamètre supérieur à 1 cm hyper vascularisés à la phase artérielle avec « washout » à la phase portale. Le pronostic était fâcheux dans notre série vu que la plupart des patients étaient non résécables ce qui rejoint  les données de la littérature.En effet, l’avènement des thérapies ciblées, notamment le Sorafenib, a permis de proposer un traitement dans les formes inopérables avec une amélioration de la survie globale de 3 mois.
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P77-Mésotheliome péritonéal : à propos de 3 cas et revue de la littérature

Ennouri S1, Ben Kridis W 1, Toumi N 1, Ayedi I1, Feki J 1, Mzali R2, Boudawara T3, Khanfir A1, Frikha M1
1 : Service d’oncologie médicale CHU Habib Bourguiba Sfax; 2 : Service de chirurgie générale CHU Habib Bourguiba Sfax, 3 : Service d’anatomopathologie CHU Habib Bourguiba Sfax

Introduction : Le mésotheliome péritonéal est une tumeur maligne primitive des cellules pariétales de la cavité péritonéale. Le pronostic de cette maladie reste sombre. Nous avons étudié, à travers 3 cas de mésotheliome péritonéal, les différents aspects cliniques ainsi que les particularités thérapeutiques.
Méthodes :Nous avons étudiés 3 cas de mésotheliome péritonéal colligés au service d’oncologie médical entre 2010 et 2016.
Résultats :Il s’agit d’un homme et de deux femmes d’âge moyen 44.3 ans (17 ans – 69 ans). Le motif de consultation était les douleurs abdominales dans 2 cas et l’augmentation du volume abdominal dans un cas. Tous les patients ont eu un scanner abdominal montrant dans tous les cas des nodules péritonéaux et une ascite de grande abondance dans un cas. Deux patients ont eu une cœlioscopie diagnostique avec réalisations de biopsie. Le troisième patient a eu une biopsie d’un nodule péritonéal. L’examen anatomopathologique a conclu dans tous les cas à un mésotheliome péritonéal calrétinine (+). Chez tous les patients, on a réalisé un scanner thoracique pour vérifier l’intégrité de la plèvre. Deux patients ont eu une chirurgie de cytoréduction avec réalisation d’une une chimiothérapie intrapéritonéale dans un cas. La chirurgie était incomplète dans les deux cas. Tous les patients ont eu une chimiothérapie à base gemcitabine associée à la carboplatine ou cisplatin dans deux cas et à base de Pemetrexed et cisplatin dans un cas. Tous les patients ont progressé sous chimiothérapie. Un seul patient a eu une chimiothérapie de deuxième ligne par gemcitabine. Deux patients étaient décédés avec un recul de 4 mois et de 10 mois.
Conclusion :Le mésotheliome péritonéal est une pathologie rare qui se caractérise par l'envahissement diffus des surfaces péritonéales. Le traitement de 1re ligne, chez nos patients, était  basé sur une chirurgie de cytoréduction avec une chimiothérapie intra péritonéale dans un cas et une chimiothérapie palliative à base de sel de platine dans 2 cas. Les protocoles de chimiothérapie ne sont pas standardisés et suivent en général le mésotheliome pleural. Le pronostic de cette entité reste sombre.
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P78-Adénocarcinomes localement avancés et métastatiques du pancréas à  propos de 31 cas

Ennouri S1, Toumi N 1, Ben Kridis W1,Ayedi I1 , Feki J 1, Mzali R 2, Boudawara T3, KhanfirA1, Frikha M1
1 : Service d’oncologie médicale CHU Habib Bourguiba Sfax; 2 : Service de chirurgie générale CHU Habib Bourguiba Sfax ; 3 : service d’anatomopathologie CHU Habib Bourguiba Sfax

Introduction : L’adénocarcinome  du pancréas est cancer agressif. Quatre-vingt pourcent des patients présentent au moment du diagnostic une maladie non résécable pour laquelle la chimiothérapie reste le standard de traitement.
L’objectif principal de notre travail est d’étudier les facteurs épidémio-cliniques et les résultats thérapeutiques  de l’adénocarcinome du pancréas de stade III et IV.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective incluant les cas de cancers de pancréas localement avancés et/ou métastatiques colligés au service d’oncologie médicale de Sfax entre Mars 2010 et Mars 2017.
Pour chaque patient, nous avons évalué les données épidémio-clinique, le protocole de traitement et les résultats thérapeutiques. Les courbes de survie on été calculés  en utilisant la méthode de Kaplan Meier et comparés en fonction des facteurs pronostiques selon la méthode de Log-Rank.
Résultats :Nous avons inclus 31 patients, dont 17 (54.8%) avait une forme métastatique et 14 (45.2%) avait une forme localement avancée.
L’âge moyen des patients  était de 58 ans (36 -77 ans). Le sex-ratio était de 1,8. Le diabète et le tabagisme ont été notés respectivement chez 45.2% et 41.9% des patients.
Le délai moyen de consultation  était de 2,72 mois (1semaine - 8mois). Les circonstances de découverte étaient dominées par les douleurs abdominales dans 40% des cas, un ictère dans 20% des cas et des vomissements dans 20% des cas.  L’état général était conservé (OMS>1) dans 71% des cas.
Parmi les 14 patients porteurs d’un cancer du pancréas localement avancé, 13 patients ont eu une chimiothérapie première essentiellement à base de folforinox (53.8%). Seulement 2 patients ont été opérés. Parmi les 17 patients métastatiques, seuls 7 patients ont pu avoir une chimiothérapie palliative par gemcitabine dans 71.4% des cas.
Les survies globales à un an et à deux ans de l’ensemble de la population étaient respectivement de 11% et de 3,7%.
Les facteurs associés de manière significative à une mauvaise survie globale étaient l’état général altéré (OMS> 2) et la présence de métastases au moment du diagnostic.
Conclusion :Nos résultats rejoignent ceux de la littérature en termes de facteurs épidémiologiques (âge,  prédominance masculine, antécédents de diabète). De même, les facteurs pronostiques étaient dominés par l’état général et le stade de la maladie. L’impact du protocole de chimiothérapie (Gemcitabine vs Folforinox) n’a pas pu être analysé vu le faible effectif de notre population.
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P79-Les tumeurs neuroendocrines pancréatiques : A propos de 16 cas

I.Werda 1, W.BenKridis 1, J.Feki 1, N.Toumi 1, A.Khanfir 1, S.Charfi 3, N.Gouiaa 3, R.Mzali 2, T.Boudawara 3, M.Frikha 1.
1 : service de carcinologie médicale, CHU Habib Bourguiba Sfax
2 : service de chirurgie générale, CHU Habib Bourguiba Sfax
 3 : laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologique, CHU Habib Bourguiba Sfax

Introduction : Les tumeurs neuroendocrines du pancréas (TNEP) représentent 5% des cancers  pancréatiques. Le traitement et  le pronostic dépendent du grade histologique et du stade de la tumeur. A travers une série de 16 cas, nous nous proposons d’étudier les particularités épidémiologiques, anatomopathologiques et thérapeutiques des TNEP.
Méthodes :Il s'agit d'une étude rétrospective portant  sur 16 patients atteints de TNEP colligés au service de carcinologie médicale du CHU Habib Bourguiba à Sfax sur 10 ans (du 01/01/2007 au 01/1/2017).
Résultats :L’âge moyen était de 64,81 ans. Le sexe ratio était égal à 1. Neuf patients étaient métastatiques: métastases hépatiques (tous les cas), métastases osseuses (un cas) et métastases pulmonaires (un cas). Le motif de découverte était une douleur épigastrique dans 62,5% des cas. Un syndrome fonctionnel était présent dans 43,75%. Le siège au niveau de la tête pancréatique représentait 56,3% des cas.  Le délai de confirmation du diagnostic était de 16,5 mois. Le diagnostic positif était posé sur examen anatomopathologique de biopsie de la tumeur primitive dans 6 cas, biopsie de métastase dans 9 cas, et  sur la pièce opératoire dans un cas. La tumeur était de grade 1 dans 50% des cas ; de grade 2 dans 37,5% ; et de grade 3 dans 12,5% des cas. Une chirurgie pancréatique a été faite dans 6 cas : pancréatectomie caudale dans 4 cas et duodénopancréatectomie céphalique dans 2 cas. Quatre patients avaient eu une dérivation biliaire. Cinq patients avaient reçu une chimiothérapie (CT) palliative et un patient avait reçu l’Octréotide à libération prolongée (OLP). Le nombre de cures moyen de CT était de 5,6 cures. La survie globale moyenne (SGM) était de 20,75 mois, 19 mois, et 6,5 mois pour le grade 1, 2, et 3 respectivement. La SGM des formes métastatiques était de 14 mois.
Conclusion :Les TNEP sont rares. Dans notre série, un syndrome fonctionnel était présent dans 43,75%. Ce taux est de 15% dans la littérature. Le traitement principal des TNEP repose sur la chirurgie. Vu le stade avancé, 6 de nos patients seulement ont eu une chirurgie à visée curative. Le traitement des formes métastatiques était basé sur la CT essentiellement. La SGM  des formes métastatiques était inférieure à celle de la littérature. Ceci peut être expliqué par le retard diagnostique et l’absence d’AMM pour l’OLP en Tunisie avant 2014.
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P80-Cancer colorectal en bague à chaton

H.Henchiri1, R.Bahloul2, F.Enaceur1,M.Debaibi1, S.Heni1,A.Sridi1, D.Ben Ghachem3,A.Ghozzi3,M.Charfi4, K.Sassi1, A.Chouchene1
1. Service de chirurgie générale Hôpital FSI  2. Service d’oncologie médicale Hôpital FSI3. Service d’anatomie pathologique Hôpital FSI 4. Service de radiologie Hôpital FSI

Introduction : Le cancer colorectal en bague à chaton est une variante histologique rare (0,01 à 2,4%). Le but de cette étude est d'analyser les caractéristiques épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutives de ce cancer.
Méthodes :C'est une étude rétrospective menée au service de chirurgie générale de l’hôpital des forces de sécurité intérieure de la Marsa, incluant tous les patients suivis pour un carcinome colorectal en bague à chaton.
Résultats :Sept cas de carcinome colorectal en bague à chaton ont été notés, soit 3 % de l'ensemble des cancers colorectaux colligés sur la période d'étude. L'âge moyen était de 53 ans (47 et 60 ans).6 hommes et 1 femme. Les tumeurs  du rectum (n = 3) et du côlon (n = 4). Trois patients classés stade IV ; un avec une  dissémination péritonéale , Une avec des métastases  ovariennes ,et un opéré dans un tableau de péritonite. Les 4 patients avec un cancer colique au stade III, ont subi une chirurgie curative suivie de chimiothérapie adjuvante. Pour les 2 cas de tumeur rectale stade III, ils ont reçu une radio-chimiothérapie concomitante suivie de chirurgie puis  chimiothérapie adjuvante. Ceux  métastatiques ont reçu une chimiothérapie palliative à base de 5FU +/- oxaliplatine.
Pour ceux classés stade III, un a rechuté après un suivi de 16 mois, un était en rémission complète et un avait une maladie stable sous chimiothérapie suite à une résection R1.Un patient taré décédé dans un tableau de défaillance multi viscérale. Pour les patients en stade VI : un était en progression sous chimiothérapie, et les deux autres patients avaient une maladie stable. La survie médiane était de 7 mois.
Conclusion :Le carcinome colorectal en bague à chaton affecte préférentiellement  les jeunes et se caractérise par un stade avancé au moment du diagnostic et un mauvais pronostic.
Avant de retenir le diagnostic de carcinome primitif à cellules en bague à chaton du colon, il faut éliminer une atteinte métastatique d'origine gastrique. L'immunohistochimie pourrait aider au diagnostic.  Une stratégie multidisciplinaire s’impose pour une meilleure prise en charge.
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P81-Tumeurs Mucineuses appendiculaires: à propos d’une série de 30 cas

Feryel Letaief, HoucineMagherbi, MounaAyadi, Amin Makni, Amin Daghfous, Mohamed Jouini, RechidKsantini, Amel Mezlini, Zoubeir Ben Safta
Oncologie Médicale – Institut Salah Azaiez
Chirurgie Générale A La Rabta

Introduction : La mucocèle appendiculaire est une entité pathologique rare représentant 8 à 10 % des tumeurs appendiculaires. Elle peut être bénigne ou tumorale. Son traitement reste toujours chirurgical et doit être associé dans les formes compliquées à la chimiothérapie hyperthermique intra-péritonéale CHIP. Le  pronostic  dépend de la lésion histologique sous-jacente. Dans notre étude nous nous sommes intéressés au profil épidémiologique, les aspects cliniques et histopathologiques ainsi que la prise en charge thérapeutique des mucocèles en Tunisie.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive ayant colligé 30 cas de mucocèles appendiculaires diagnostiqués et opérés dans le service de chirurgie générale A la Rabta sur une période 15 ans. Le diagnostic histologique était retenu sur la pièce d’appendicectomie. Dans les formes malignes une chirurgie carcinologique de rattrapage a été réalisée associée dans certains cas à la (CHIP).
Résultats :L’âge moyen était de 58 ans avec 2 pics de fréquence 30-40 ans et 60-70ans. Le syndrome appendiculaire était le signe fonctionnel le plus fréquent. En pré-opératoire le diagnostic a été apporté par le couple échographie-scanner abdominal dans 26% des cas.60 % des patients ont été opérés par laparotomie, 12 % par coelioscopie et 1 cas de conversion pour difficultés d’exploration. En per-opératoire, la mucocèle était simple dans 19 cas  et compliquée de pseudomyxome péritonéal dans 11 cas. Ces derniers ont eu une chirurgie de cytoréduction associée à une CHIP chez 6 patients.Les suites opératoires étaient simples chez 86%  des patients. 4 complications ont été notées : 1 syndrôme  occlusif, 1 abcès de la paroi, 1 cas d’éviscération et 1 cas d’acidocétose. L’examen anatomopathologique a conclu à un adénocarcinome chez 11 patients et mucocèle simple chez 19 patients. Après un recul moyen de 20 mois, la récidive a été notée chez 5 patients avec un délai moyen de 4 mois, tous rattrapés par la chirurgie associée à la CHIP.
Conclusion :Les tumeurs mucineuses appendiculaires sont des tumeurs rares mais potentiellement dangereuses. Elles posent souvent un double problème de leur malignité éventuelle et du risque de maladie gélatineuse du péritoine  nécessitant ainsi une prise en charge dans des un centre expert.
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P82-Les cancers du canal anal : à propos de 10 cas

R. Ben Hassena1, W. Ben Kridis1, N.Toumi1, J.Feki1, Ines. Ayedi1, R. Mzali4, T. Boudawara2   , A. Khanfir1, J.Daoud3, M.Frikha1
1-Service de carcinologie, CHU Habib Bourguiba Sfax
2-Service d’anatomopathologie, CHU Habib Bourguiba Sfax
3-Service de radiothérapie, CHU Habib Bourguiba Sfax
4-Service de chirurgie générale, CHU Habib Bourguiba Sfax

Introduction :Les cancers du canal anal (CA) représentent 2,5 % des cancers digestifs et 6 % des cancers ano-rectaux. Ils sont dominés par les carcinomes épidermoides (95%). L’objectif de notre étude était de décrire les caractéristiques épidémiologiques et thérapeutiques des cancers du CA.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective incluant 10 cas de cancer du (CA) colligés au service de carcinologie médicale de Sfax durant une période de 7 ans (2010-2016). Les données anatomo-cliniques ainsi que les modalités thérapeutiques ont été recensés.
Résultats :L’âge moyen a été de 56 ans (38-86 ans) avec 8 hommes et 2 femmes.le tabagisme était présent dans 70% des cas. La douleur anale a été le principal symptôme. Le toucher rectal a montré un processus tumoral infiltrant le canal anal avec une extension cutanée dans tous les cas. La colonoscopie a montré un processus ulcéro-bourgeonnant du canal anal. L’étude anatomopathologique des biopsies a conclu à un carcinome épidermoide dans 5 cas, un adénocarcinome dans 3 cas, un carcinome basocellulaire dans un cas et un mélanome dans un cas. La tumeur a été classée T3 N3 M0 dans 2 cas, T3 N0 M0 dans 7 cas et T3 N3 M1 (pulmonaire et hépatique) dans un cas. Deux patients ont eu une amputation abdomino-périnéale, 5 patients ont eu une radiothérapie (RT) +/- chimiothérapie (CT) concomitante et 3 ont eu une CT première suivie de  RT. La survie moyenne a été de 19 mois (8-22 mois).
Conclusion :Le cancer du CA est rare. Outre le sexe féminin et le tabagisme, l'homosexualité, les infections à HPV sont des facteurs de risque. Contrairement aux données de la littérature, il y’avait une prédominance masculine dans notre série. Le traitement dans notre étude était conservateur dans 80% des cas grâce à la RT –CT concomitante qui reste le standard thérapeutique dans les formes avancés.
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P83-Tendance de l’incidence du cancer colorectal  dans le nord de la Tunisie

Sassi  Asma, Kerrou Mna, Dhaouadi Sonia, Khiari Houyem, Ben Ayoub Wided, Hsairi Mohammed 
Service d’épidémiologie et de biostatistique, Institut Salah Azaiez, Tunis 

Introduction : En Tunisie le cancer colorectal occupe le 4e rang chez l’homme et le 2e rang chez la femme des tumeurs les plus fréquentes.
Objectif : Analyser la tendance de  l’incidence du cancer colorectal dans la région Nord de la Tunisie pour la période 1994-2009 et prédire le niveau d’incidence pour l’année 2024.
Méthodes : Les données sont issues du  Registre du Cancer du Nord de la Tunisie remplit à partir de formulaires spéciaux. La codification des tumeurs a été basée sur  la Classification Internationale des Maladies pour l’Oncologie version 3 (CIMO-3). Les données de population utilisées correspondaient à celles fournies par l’Institut National de la Statistique et (INS). Le taux d’incidence standardisé selon l’âge  a été calculé par la méthode de standardisation directe en prenant la population mondiale comme population de référence. L’analyse des tendances des taux d’incidence standardisés a été effectuée à l’aide  du logiciel Joinpoint : Les Annual Percentage Change (APC) ont été calculés sur  la base des données de la période 1994-2009. La projection a été réalisée par la régression de poisson selon le modèle age-periode-cohorte.
Résultats : Le sexe ratio  de la population était de 1,1.L’âge moyen de la population masculine était de 60,58±14,87 ans alors que celle de la population féminine était de 58,73±15,03 ans.  Le taux d’incidence standardisé chez la population masculine est passé de 7,07 par 100 000  en 1994 personne-année à 14 par 100 000 personne-année en 2009 alors que celui de la population féminine est passé de 6,89 par 100 000  en 1994 personne-année à 11,89 par 100 000 personne-année en 2009. Chez les hommes, la tendance était significativement à la hausse de 1994 à 2000 avec un APC de 9,7 et  un IC à 95% [3,2 ; 16,6] alors que celle de la période de 2000 à 2009 était constante. Pour la population des femmes, la tendance était significativement à la hausse de 1994 à 2009 avec un APC de 3,1 et  un IC à 95% [1,7 ; 4,6]. Le taux d’incidence standardisé prédit en 2024 pour les hommes sera de 83,42 par 100 000 personne année avec comme IC à 95% [69,17 ; 101,07]. Le taux d’incidence standardisé prédit en 2024 pour les femmes sera de 21,63 par 100 000 personne année avec comme IC à 95% [17,41 ; 27,07].
Conclusion :Le projet pilote multicentrique de dépistage par recherche de sang occulte dans les selles, concernant les hommes et les femmes âgés de 50 à 74 ans puise sa légitimité vue l’augmentation du nombre de nouveaux cas par an, inhérent à de nombreux facteurs cancérigènes.
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P84-Epidémiologie du  cancer colorectal dans le nord de la Tunisie au cours de la période 2007-2009,  chez les personnes âgées de 50 ans et plus

Sassi  Asma, Kerrou Mna, Dhaouadi Sonia, Khiari Houyem, Ben Ayoub Wided, Hsairi Mohammed 
Service d’épidémiologie et de biostatistique, Institut Salah Azaiez, Tunis 

Introduction : Le cancer colorectal constitue la cause majeure de mortalité et de morbidité en Tunisie. De meme, on assiste à une augmentation de l’incidence inhérente à de nombreux facteurs cancérigènes.
Objectif : Décrire l’incidence du cancer colorectal dans la région Nord de la Tunisie  chez les sujets âgés de 50 ans et plus pour la période 2007-2009  et décrire les caractéristiques de ce type de cancer.
Méthodes : Les données sont issues du  Registre du Cancer du Nord de la Tunisie remplit à partir de formulaires spéciaux. La codification des tumeurs a été basée sur  la Classification Internationale des Maladies pour l’Oncologie version 3 (CIMO-3). Les données de population utilisées correspondaient à celles fournies par l’Institut National de la Statistique et (INS). Le taux d’incidence standardisé selon l’âge  a été calculé par la méthode de standardisation directe en prenant la population mondiale comme population de référence.
Résultats : Durant la période allant de 2007 à 2009, 5105 cas de cancers colorectal ont été  recensés chez les sujets de 50 ans et plus, avec une prédominance masculine (sexe ratio=  1,1).L’âge moyen des malades était de 61,70±14,38 ans chez les hommes et de 58,82±15,43ans. Le taux d’incidence standardisé était  de 11,89 par 100 000 personne-année chez les femmes et de l’ordre de 14  par 100 000 personne-année chez les hommes. Le mode de découverte le plus fréquent était la présence de symptomatologie chez 95,1% des sujets. L’extension des tumeurs été in situ dans 25,5% des cas, locales dans 25,8% des cas, régionales chez 26,2%  des patients et à distances dans 5,6% des cas. Les types histologiques les plus fréquents étaient l’adénocarcinome (81,4%) et l’adénome mucineux (6,9%).  
Conclusion :Le cancer colorectal est relativement fréquent aussi bien chez l’homme que chez la femme au-delà de 50 ans. Il est souvent de découverte tardive en l’absence d’une stratégie nationale de dépistage de ce cancer. Il serait recommandé d’accélérer l’extension à tout le territoire national des projets pilotes de dépistage de ce cancer.
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P85-Les tumeurs stromales du tube digestif : Profil épidémiologique et clinique à l'institut Salah Azaiez

Dr Letaief Feriel, Guermazi Fatma, Ayadi Mouna, Meddeb Khedija, Mokrani Amina, Yahyaoui Yosra, Jarraya Hichem, Raies Henda, Chraiet Nesrine, Mezlini
Service Oncologie médicale de l'institut Salah Azaiez de Tunis

Introduction : Les tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST), sont des tumeurs mésenchymateuses dérivant des cellules de Cajal. Elles constituent  moins de 1% des néoplasies digestives.
 Le but de notre travail est d’étudier les particularités épidémiologiques et évolutives des GIST traités à l'institut Salah Azaiez (ISA) de Tunis.
Méthodes :Il s'agit d'une étude rétrospective, étendue sur une période de 10 ans (2007 - 2017), colligeant les données de 70 patients traités pour GIST au service d'oncologie médicale de l'ISA.
Résultats :Il s'agissait de 38 hommes (54,3%) et 32 femmes (45,7%).  L’âge médian était de 58 ans (17 ans–88 ans). Le délai médian de consultation était de 2 mois.  Une neurofibromatose type 1 a été diagnostiquée chez 3 patients. La symptomatologie révélatrice était une douleur abdominale (65,7%), une masse abdominale (24,3%), une hémorragie digestive (22,9%), une péritonite aigue (10%) et une occlusion intestinale aigue (5,7%).  Le diagnostic a été confirmé après résection de la tumeur par voie chirurgie dans 64,29% des cas, coelioscopique dans 4,29% des cas,  par fibroscopie digestive dans 14,29% des cas, par voie percutanée dans 17,14% des cas. L’étude immuno-histochimique a montré que les tumeurs exprimaient le CD117 dans tous les cas,  le CD34 dans 87,25 % des cas et le DOG-1 dans 92,4% des cas. La localisation de la tumeur primitive la plus fréquente était grêlique (55,7%). La tumeur était localisée dans 62,9 % des cas et métastatique dans 37,14 % des cas. Le potentiel agressif des tumeurs localisées  était haut  dans 75% des  cas, intermédiaire dans 20% cas et faible dans 5% des  cas. Le recul médian était de 89,5 mois. La survie sans évènement à 5 ans était de 49,7% et la survie globale à 5 ansde 52,1%.
Conclusion :Les GIST restent des tumeurs rares. Leur diagnostic repose sur l’histologie et l’immunohistochimie. Les localisations les plus fréquentes sont l'intestin grêle et l'estomac. L’évolution est marquée par les récidives et impose une surveillance prolongée.
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P86-Prise en charge des  tumeurs stromales gastro-intestinales localisées à l'institut Salah Azaiez

Dr Letaief Feriel, Guermazi Fatma, Ayadi Mouna, Meddeb Khedija, Mokrani Amina, Yahyaoui Yosra, Jarraya Hichem, Raies Henda, Chraiet Nesrine, Mezlini
Oncologie Médicale de l'Institut Salah Azaiez de Tunis

Introduction : Les tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST), sont des tumeurs mésenchymteuses rares du tube digestif qui  présentent un potentiel évolutif malin. Le but de notre étude est de décrire les particularités épidémiologiques, thérapeutiques et évolutives des GIST localisés à l'institut Salah Azaiez de Tunis (ISA). 
Méthodes :Il s'agit d'une étude retrospective,  étendue sur une période de 10 ans (2007 - 2017), colligeant les données de 44 patients traîtés pour GIST localisé.
Résultats :L’âge médian était 58 ans avec  un sex ratio égal à 1. Le délais médian de consultation était de 2 mois. La symptomatologie révélatrice étaitsouvent une douleur abdominale (59%) et rarement une péritonite aigue (11,3%) ou une occlusion intestinale aigue (6,8%). La localisation de la tumeur primitive la plus fréquente étaitgrelique(59,1%) puis  gastrique (31,8%). Un traitement  néoadjuvant  par Imatinib a été réalisée chez 3 patients permettant une resection de type R0 chez deux d'entre eux.  Une chirurgie d'exérèse a été réalisée dans 95,5% des cas. Elle était de type R0 (85,7%), R1 (7,1 %),et R2( 7,1%). Une rupture  tumorale a été notée dans 27,9% des cas. La taille tumorale médiane était de 10 cm. Le potentiel agressifétait haut  dans 75% des  cas, intermédiaire dans 20% cas et faible dans 5% des  cas.Une thérapie adjuvante par Imatinib a été administrée dans 52,3% des cas. Sa durée médiane était de 36 mois pour les tumeurs à haut risque et de 12 mois pour les  tumeurs à risque intermédiaire. Les effects indésirables étaient un oedème (19,1%), des troubles digestifs (28,6%) et des troubles cutanés (4,8%). Le recul médian était de 86 mois. La survie sans évènement à 5 ans était de 65,4 % avec une survie globale à 5 ans de 87,9 %.
Conclusion :Le traitement de référence des GIST localisés opérables est la chirurgie.Le  traitement adjuvant par imatinib semble trouver sa place pour les tumeurs de mauvais pronostic.
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P87-Prise en charge des  tumeurs stromales gastro-intestinales métastatiques à l'institut Salah Azaiez

Dr Ayadi Mouna, Guermazi Fatma, Letaief Feriel, Meddeb Khedija, Mokrani Amina, Yahyaoui Yosra, Jarraya Hichem, Raies Henda, Chraiet Nesrine, Mezlini Amel.
Oncologie médicale de l'institut Salah Azaiez de Tunis

Introduction : Le pronostique des tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) métastatiques est sombre. La découverte de l'expression  par les cellules tumorales de la protéine C-KIT, a permis d'améliorer leur pronostique grace aux inhibiteurs de la tyrosine kinase.  Le but de notre étude est de décrire les modalités thérapeutiques et les particularités évolutives des GIST métastatiques à l'institut Salah Azaiez (ISA).
Méthodes :Il s'agit d'une étude retrospective,  étendue sur une période de 10 ans (2007 - 2017), colligeant les données de 26 patients traîtés pour GIST métastatique au service d'oncologie médicale de l'ISA.
Résultats :L’âge médian était de 58 ans (17 ans–88 ans) et le sexe ratio de 1,6. Le délai médian de consultation était de 3 mois.  La symptomatologie révélatrice était principalement une douleur abdominale (59,1%) ou une masse abdominale (29,5%) et rarement une occlusion intestinale aigue (6,8%).  La localisation de la tumeur primitive la plus fréquente était l'intestinc grêle(50%). Une chirurgie de la tumeur primitive a été faite dans 47,8% des cas. Quatre-vingts quatre pourcents ont reçu en première ligne l'Imatinib (400mg). Le délai médian de progression était de 12 mois. Une deuxième ligne par Imatinib (800mg) a été administrée dans 30,7% des cas. Les principales toxicités étaient les troubles digestifs (62,5%), un œdème (25%) et une perforation tumorale (12,5%).  Le délai médian de progression était de 4 mois.  Une troisième ligne par Sunitinib a été reçue par 5 pateints avec un délai médian de progression de 6 mois.  Un rechallenge par l'imatinib a été tenté chez 2 patients. La durée médiane de la réponse était de 4 mois. Le recul médian était de 103 mois. La survie sans évènement et la survie globale  à 5 ans étaient respectivement de 21,9% et 35,2%.
Conclusion :Malgrés le mauvais pronostique des GIST métastatiques, les thérapies actuelles reposant sur les inhibiteurs de la tyrosine kinase permettent d'obtenir des résultats satisfaisants.
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P88-Etude anatomoclinique et évolutive des carcinomes mucineux colorectaux: à propos de 40 cas

M. Triki(1), R. Kallel(1), J. Feki(2), S. Charfi(1), O. Boudawara(1) M. Frikha(2), T. Boudawara(1), H. Mnif(1)
(1) Laboratoire d'anatomie et de cytologie pathologiques, Hôpital Habib Bourguiba, 3029 Sfax, Tunisie.
(2) Service de carcinologie médicale, Hôpital Habib Bourguiba, 3029 Sfax, Tunisie

Introduction : Le carcinome mucineux colorectal (CMCR) est une entité clinico-pathologique distincte. Sa rareté contribue à la difficulté de déterminer ses caractéristiques anatomo-cliniques et d’établir son pronostic. Le but de notre travail est d’étudier les particularités anatomo-cliniques thérapeutiques et évolutives des CMCR.
Méthodes : Notre étude portait sur 40 cas de CMCR dont 24 de siège colique et 16 de siège rectale diagnostiqués au service de carcinologie médicale du CHU Habib Bourguiba de Sfax durant une période de 13 ans [Janvier 2003 - décembre 2015].
Résultats :52,5% des patients étaient de sexe féminin. L’âge moyen des patients était de 57,1 ans. Le motif de consultation le plus fréquent était les troubles du transit. 87,5% des patients avaient eu un examen endoscopique avec biopsie. Douze patients porteurs de tumeurs rectales avaient eu une radio-chimiothérapie concomitante néoadjuvante à la dose de 45Gy. Cette chimiothérapie était à base de Fufol  dans 10 cas, LV5FU2 (1 cas) et Xéloda (1cas). La taille tumorale moyenne était de 6±3,41 cm. Les stades pT3 et pT4 représentaient respectivement 60% et 30%. 12,5% présentaient des métastases à distance au moment du diagnostic. Une carcinose péritonéale était observée dans 10% des cas. Les stades III et IV représentaient respectivement 67,5% et 12,5% des cas. Treize patients porteurs de tumeurs coliques avaient bénéficiés d’une chimiothérapie adjuvant à base de folfox (9 cas), fufol (2 cas), LV5FU2 (1 cas) et xéloda (1cas). Cinq cas de cancers coliques étaient métastatiques d’emblée et avaient eu d’une chimiothérapie palliative à base de folfox (3 cas), folfiri (1 cas) ou oxaliplatine (1 cas). 12,5% des patients avaient présenté une récidive après un recul moyen (RM) de 27,5 mois et 22,5% des patients avaient présenté des métastases après un RM de 8,14 mois. La survie globale était de 61% à 5 ans et de 52,3% à 10 ans.
Conclusion :Les facteurs clinico-pathologiques classiques des CMCR ne permettent pas à l’échelle individuelle de répondre de façon satisfaisante à l’évolution de la maladie. D’où la nécessité d’identifier de nouveaux marqueurs biologiques qui permettront le recours ultérieurement à des thérapies ciblées.
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P89-Etude et impact pronostique de l’expression immunohistochimique de mdm2, p53, Cox2 et E-cadhérine dans les carcinomes mucineux colorectaux : A propos de 40 cas.

M. Triki(1), R. Kallel(1), J. Feki(2),  L. Ayadi(1), S. Makni(1), M. Frikha(2), T. Boudawara(1), N. Gouiaa(1)
(1) Laboratoire d'anatomie et de cytologie pathologiques, Hôpital Habib Bourguiba, 3029 Sfax, Tunisie.
(2) Service de carcinologie médicale, Hôpital Habib Bourguiba, 3029 Sfax, Tunisie

Introduction : Ces dernières années, les recherches se sont tournées vers l’identification de nouveaux facteurs pronostiques des carcinomes colorectaux (CCR) tels que les marqueurs biologiques dont certains permettent le recours à une thérapie ciblée. Notre objectif est d’étudier et évaluer l’impact pronostique de l’expression de mdm2, p53, Cox2 et E-cadhérine dans les carcinomes mucineux colorectaux (CMCR).
Méthodes : Notre étude a porté sur 40 cas de CMCR diagnostiqués au laboratoire  d’anatomie et de cytologie pathologiques du CHU Habib Bourguiba de Sfax durant une période de 13 ans (2003-2015). L’étude de l’expression des anticorps était évaluée par méthode immunohistochimique. Nous avons utilisé le logiciel SPSS-22 pour l’étude de la corrélation avec les facteurs histopronostiques et la survie.
Résultats :P53, mdm2, E-cadhérine et Cox2 étaient surexprimés respectivement dans 37,5%, 60%, 47,5% et 17,5% des cas. La surexpression de p53 était associée à la taille tumorale (p=0.046). La surexpression de mdm2 était associée au sexe masculin (p=0,02).  Il existait une association significative négative entre la surexpression et la moyenne des scores d’expression de l’E-cadhérine d’une part et la survenue d’invasion veineuse et de métastases à distance d’autre part (p= 0,049) (pm=0,031). Il existait aussi une association significative négative entre la moyenne des scores d’expression de l’E-cadhérine et le degré d’infiltration pariétale (pm=0,042). La surexpression de Cox2 et la moyenne des scores d’expressions étaient significativement associées à l’absence de métastases ganglionnaires (pN-) et au stade TNM bas (I/II) (p= 0,02 et pm= 0,029). Il existait une association significative entre la surexpression de p53 et de mdm2 (p= 0,046) ; et entre la surexpression de Cox2 et de l’E-cadhérine (p= 0,040). En étude multivariée, l’association entre mdm2 et le sexe ainsi que l’association entre Cox2, le statut ganglionnaire et le stade TNM avaient persisté. L’étude de la corrélation entre la survie globale et la surexpression des différentes protéines n’avait pas montré de différence statistiquement significative. Cependant, il existait un bénéfice en terme de survie chez les patients dont les tumeurs surexprimaient la Cox2 (p= 0,16).
Conclusion :L’étude de l’expression des marqueurs p53, MDM2, E-cadhérine et Cox2 dans le CMCR est intéressante puisqu’elle pourrait ouvrir l’horizon sur des perspectives de stratégies thérapeutiques individualisées.
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P90-Problèmes de stomies et leur impact sur la qualité de vie des patients atteints de cancers colorectaux.

Zaied〖Sonia〗^1,Khechine〖Wiem〗^1  , Bouriga〖Rym〗^1,Soltani〖Said〗^1, Abbes 〖Ibtissem〗^1, Toumi〖Omar〗^2,Limem〖Sami〗^1, Krir〖MohamedWassim〗^3, Daldoul〖Amira〗^1
1. Unité carcinologie médicale CHU Fattouma Bourguiba Monastir Tunisie
 2. Service chirurgie digestive CHU Fattouma Bourguiba Monastir Tunisie
 3. Service psychiatrie Hôpital Militaire principal d'instruction de Tunis Tunisie

Introduction : L'un des principaux objectifs du traitement des patients atteints de cancer colorectaux (CRC) est d'améliorer leur qualité de vie (QV). Les études sur la QV de ces patients, en particulier ceux qui ont une stomie sont rares. L'objectif de cette étude était d'évaluer la QV des patients atteints de CRC ayant ou non une stomie et de déterminer les facteurs associés à une meilleure QV.
Méthodes : Il s'agit d'une étude transversale chez 110 patients atteints de CRC ayant ou non une stomie. La QV des patients a été évaluée à l'aide de l'échelle EORTC QLQ-C30 et de son module spécifique pour CRC: l'échelle EORTC QLQ-CR29.
Résultats :L'âge moyen des patients était de61,35 ± 13,21 ans. Selon la valeur seuil de Lean, 90,91% des patients avaient des scores indiquant une QV altérée. Comparant les patients avec ou sans stomie, aucune différence statistiquement significative n'a été trouvée en utilisant le questionnaire EORTC-C30. L'analyse des données recueillies à l'aide du questionnaire EORTC QLQ-CR29 a montré une différence statistiquement significative à l'échelle des symptômes : la fréquence des selles, l’aérocolie, l'incontinence fécale et l’embrassementqui ont été significativement plus altérés chez les patients ayant une stomie et une différence statistiquement significative à  l'échelle fonctionnelle avec une image corporelle significativement plus altérée chez les patients avecstomie.
Conclusion :Les patients atteints de CRC ont tendance à avoir une QV médiocre, et plus particulièrement ceux ayant unestomie. Les personnels de santé devraient aborder ces problèmes pour une meilleure prise en charge globale.
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P91-Particularité cliniques, diagnostiques et pronostiques du cholangiocarcinome : à propos de 11cas

Zaied Sonia (1), Khechine Wiem (1), Ammar Nouha(1), Bhiri Hanene(1), Abbès Ibtissem(1), Toumi Omar (2), Korbi Ibtissem (2), Noomène Faouzi (2), Zouari Khadija (2), Daldoul Amira (1)
(1) Unité carcinologie médicale CHU Fatouma Bourguiba
(2) Service chirurgie digestive CHU Fattouma Bourguiba

Introduction : Le cholangiocarcinome (CCA) représente 3% des cancers gastro-intestinaux . Le diagnostic n’est pas toujours aisé. Le traitement chirurgical reste le meilleur moyen pour une meilleure survie. L’objectif de notre étude est de déterminer les particularités cliniques, diagnostiques, ainsi que les facteurs pronostiques chez les patients atteints d’un cholangiocarcinome
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective effectuée à l’unité de carcinologie médicale CHU Fattouma Bourguiba durant une période de 4 ans allant de 2012 à 2016, colligeant les patients  ayant un cholangicarcinome.
Résultats :Les résultats qu’on a obtenu parmi les 11 cas de cholangiocarcinome diagnostiqués 4 étaient des hommes (36,4%) et 7 étaient des femmes (63,6%) .
1 cas était classé T1 3cas étaient T2 7 cas étaient T3. 4 cas étaient N0 7 cas étaient N1. Un cas était M0 et 10 cas M1.
La maladie était récurrente ou métastatique dans 10 cas et localement avancé dans 1 cas.
On a utilisé une chimiothérapie de première ligne type GEMOX chez 6 patients et Gemzar monothérapie chez 2 patients la réponse après 3 cycles était une stabilité dans 1 cas et progression dans 3 cas.
Une chimiothérapie de 2 ème ligne type GEMOX chez un patient et Gemzar monothérapie chez 1 patient la réponse après 3 cycles était une stabilité dans 1 cas et progression dans 1 cas.
Une chimiothérapie 3ème ligne type capécitabine chez un patient et la réponse après 3 cycles était une progression.
Les 11 patients étaient décédés 9 par leur maladie et 2 par des complications.
Moyenne de survie était estimé à 8 mois avec une médiane de 5 mois.
Conclusion :Une meilleure connaissance des facteurs pronostiques de CCR serait utile pour aider à la décision thérapeutique. Si l’intérêt de la chirurgie est consensuel, il n’en est pas de même pour la chimiothérapie, qui semble pourtant apporter des bénéfices en terme de qualité de vie et de survie globale.
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P92- Niveau et tendance de l’incidence du Cancer de la vésicule biliaire et des voies biliaires extra-hépatiques en Tunisie :

Sonia Dhaouadi, Mna Kerrou, Asma Sassi Mahfoudh, Mohamed Hsairi
Service d’épidémiologie et de biostatistique médicale, Institut Salah Azaiez
Introduction :Le cancer de la vésicule biliaire et des voies biliaires extra-hépatiques est lié essentiellement à l’inflammation biliaire chroniqueet représente en général environ 3 à 4% de l’ensemble des cancers digestifs. Il est découvert le plus souvent fortuitement sur pièce opératoire de cholécystectomie pour maladie biliaire bénigne. Malgré le développement et la diversification des moyens diagnostiques et thérapeutiques, le pronostic reste sombre vue le caractère invasif et  le diagnostic souvent tardif.
En Tunisie, c’est un cancer très rare  et il y a peu d’études en matière d’épidémiologie de ce cancer.
Objectif :Estimer l’incidence du cancer de la vésicule biliaire et des voies biliaires extra-hépatiques dans la région Nord de la Tunisie pour la période 2007-2007 et   décrire sa tendance entre 1994 et 2009.
Méthodes :Il s’agissait d’une étude d’observation descriptive rétrospective. Les données ont été recueillies à partir du registre du Cancer du Nord de la Tunisie (RCNT) durant la période 2007-2009.
Le taux d’incidence standardisé par âge  a été calculé par la méthode de standardisation directe en prenant la population mondiale comme population de référence.
L’analyse des tendances des taux d’incidence standardisés a été effectuée à l’aide du logiciel joinpoint : Les Annual Percentage Change (APC) ont été calculés sur la base des  données de la période 1994-2009.
Les prédictions (projection 2016-2024) ont été  basées sur l’analyse des données du registre du Nord de la Tunisie pour la période 1994-2009 en utilisant le modèle âge période  cohorte. Ce modèle est une régression de Poisson, faisant partie de la famille des modèles linéaires généralisés ;  la variable dépendante et les variables indépendantes étaient l’âge au diagnostic, la période et la cohorte de naissance.
Résultats :Au cours de la période 2007-2009, 294 cas de cancers de la vésicule et des voies biliaires ont été enregistrés (dont un cas in situ), avec une prédominance féminine (65.3% de sexe féminin). Le sexe ratio était égal à 0.54.  L’âge moyen se situait pour les deux sexes autour de  65 ans, avec 70.0% des cas  chez le sexe masculin et 64.5% chez le sexe féminin, étaient âgés de 60 ans et plus.
Les taux d’incidence bruts étaient de 1.4/100 000 chez le sexe masculin et de 2.5/100 000 chez le sexe féminin.
Les taux d’incidence standardisés étaient de 1.5/100 000 chez le sexe masculin et 2.8/100 000 pour le sexe féminin. Ce cancer occupe le 14ème rang chez le sexe masculin et le 11ème rang chez le sexe féminin. Il est souvent diagnostiqué au stade de métastases (46.0% chez le sexe masculin et 71.6% chez le sexe féminin).
La tendance était à la baisse significativement de 1994 à 2009.
Selon les mêmes conditions, le  taux d’incidence standardisé prédit en 2024 sera de 1.8/100 000 pour le sexe masculin et  1.5/100 000 pour le sexe féminin.
Conclusion :Le cancer de la vésicule biliaire et des voies biliaires extra-hépatiques est rare et souvent diagnostiqué au stade de métastases. Sa tendance est à la baisse.
Il serait recommandé de sensibiliser les médecins de première ligne de penser au diagnostic  de ce cancer, notamment chez des personnes à risque.
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P93-Qualité de vie de 50 patients atteints de cancer colorectal

Karrit Sarra, Belaid Imtinene, Saad Azza, Ezaairi Faten, Hochlaf Makrem, Chabchoub Imene, Ben Fatma Leila, Ben Ahmed Slim
Service : Carcinologie Médicale – FARHAT HACHED SOUSSE
Introduction : La qualité de vie s’est imposée comme étant un critère majeur d’évaluation dans les essais cliniques, au même titre que la survie globale ou la survie sans progression. Ce travail porte sur son étude chez des patients traités pour cancers colorectaux tout en  analysant leurs caractéristiques épidémiologiques, anatomo-cliniques et thérapeutiques.
Méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive portant sur 50 patients traités pour cancers colorectaux au service de Carcinologie Médicale du CHU Farhat Hached entre Mai et Août 2017. L’outil d’évaluation de la qualité de vie utilisé est le questionnaire validé par l’EORTC traduit en langue arabe : le QLQ C30 couplé au questionnaire spécifique des cancers colorectaux le QLQ CR29.
Résultats : 52% étaient des hommes d’âge moyen de 58,3 ans. 31.3% étaient au chômage et 57,1% étaient analphabètes. 22% des patients avaient des métastases synchrones dont 81.8% hépatiques. 86% ont été opérés, 48,8% ont eu une stomie et le rétablissement a été fait pour 76,2% d’entre eux.  92% des malades ont reçu une chimiothérapie avec 20% de complications grade III. Seuls 18% ont été traités par radiothérapie.
Le questionnaire a été auto-administré dans 50%  des cas. Le reste des patients ont été interviewés par un même médecin.
Les scores évaluant la qualité de vie globale, les niveaux de fonctionnement physique, des rôles, émotionnel, cognitif et social étaient sans surprise plus hauts chez les patients non métastatiques. Les scores de symptomatologie les plus élevés concernaient l’image corporelle, l’anxiété, les douleurs anales et la gêne occasionnée par la maladie : ils étaient plus élevés chez les patients en cours de traitement que chez ceux en cours de surveillance.
Conclusion :Les questionnaires de l’EORTC constituent une source exploitable à l’infini de scores qu’on peut corréler aux paramètres de notre choix afin d’identifier les facteurs impactant la qualité de vie. Ce questionnaire semble applicable à la population tunisienne.
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P94-Mésothélium péritonéal malin : à propos d’un cas

Fehri R*, Athimni S*, Maamouri F**
*Service de carcinologie médicale, Hôpital Régional de Jendouba
**Service d’anatomopathologie, Hôpital Régional de Jendouba

Introduction :Le mésothélium péritonéal malin (MPM) est une néoplasie rare. La localisation péritonéale représente 15% des mésothéliums. MPM est de mauvais pronostic. Non traité, la survie est d’environ 6 mois.
Observation :Nous présentons le cas d’un homme de 65 ans diabétique, hypertendu, suivi pour hépatite B et n’a pas d’exposition connu à l’asbestose. Le patient se présente avec une douleur et distension abdominale  évoluant depuis 1 mois. La tomodensitométrie (TDM) abdominale a révélée un foie d’hépatopathie chronique, une ascite et le grand épiploon est épaissi et nodulaire. La laparoscopie exploratrice a montré un aspect micro-nodulaire du péritoine et la biopsie était en faveur d’un mésothélium malin. Le patient a refusé la chirurgie de cytoréduction et la chimiohyperthermie intrapéritonéale. D’où il a eu de la chimiothérapie intraveineuse par  cisplatine 75 mg/m2 J1 et gemcitabine 1250 mg/m2 J1J8 tous les  21jours. La TDM d’évaluation après 2 cycles a montré une régression de l’ascite devenant de moyenne abondance et une réduction de l’infiltration nodulaire. D’où on a continué 2 autres cycles avec une nette régression de l’ascite devenant de faible abondance dans le cul de sac de Douglas et disparition des nodules péritonéaux. Le traitement  a été arrêté  pour un problème d’ischémie sèche des doigts séquelle d’artérite et de diabète et qui a été aggravée par la chimiothérapie.
Conclusion :MPM est une tumeur rare et de mauvais pronostic. Le diagnostic anatomopathologique peut être difficile devant cette entité rare.
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P95-Carcinome neuroendocrine à grandes cellules de la vésicule biliaire

Asma Gargoura, Amina Mokrani, Slim khrouf, Mouna Ayadi, Feryel Letaief , Khadija Meddeb, Yosra Yahyaoui, Nessrine Chraiet, Henda Raies, Amel Mezlini
Service de médecine carcinologique, Institut Salah Azaïz, Faculté de médecine de Tunis, Université El Manar - Tunis 

Introduction : Les tumeurs neuroendocrines de la vésicule biliaire est une entité rare.        Seulement 0,2% de toutes les tumeurs neuroendocrines (TNE) sont situées dans la vésicule biliaire.
Méthodes : Nousrapportons un cas rare de carcinome neuroendocrine de la vésicule biliaire en discutant l'état actuel des connaissances à propos de cette pathologie.
Observation clinique : Il s’agit d’un patient âgé de 67 ans, sans antécédents particuliers, qui présentait depuis six mois des coliques hépatiques intermittentes évoluant dans un contexte de conservation de l'état général. L’examen clinique a trouvé un patient apyrétique, anéctérique, avec une sensibilité à l'étage sus ombilical. L’échographie abdominale a montré une vésicule biliaire remaniée à contenu lithiasique, avec une formation nodulaire hypoéchogène endoluminale déformant les contours faisant craindre un processus expansif.
La TDM abdominale a objectivé une masse tissulaire au dépend du collet vésiculaire mesurant 55*47 mm avec une adénopathie pédiculaire hépatique postérieure de 40 mm. A l'IRM hépatique, cette aspect cadrait avec un calculocancer vésiculaire envahissant le segment V du foie, associé à une volumineuse adénopathie métastatique rétroporte. L'exploration peropératoire a montré un processus envahissant l'angle duadénal dont l'aspect, selon le chirurgien, ne ressemblait pas à un calculocancer habituel. Le pédicule hépatique était le siège d'une adénopathie qui faisait 4 cm de diamètre. Le geste réalisé était une cholécystectomie laissant de la tumeur sur le duodénum. L'examen anatomopathologique de la pièce opératoire a montré une prolifération  de cellules de taille moyenne et grande, indifférenciées et souvent nécrosées. L'étude immunohistochimique a montré une expression intense et diffuse de la chromogranine,la synaptophysine et le CD56. L'index  ki67 varie de 40% à 90% selon les zones. Devant cet aspect morphologique et ce profil immunohistochimique on a conclu à un carcinome neuroendocrine à grandes cellules de la vésicule biliaire. Le patient a été adressé alors pour une chimiothérapie de type Etoposide-Cisplatine.
Conclusion : Notre cas attire l’attention sur l’importance de l’examen histologique systématique de toutes les pièces de cholécystectomie. L’étude anatomopathologique reste le seul moyen qui permet de confirmer le diagnostic du carcinome neuroendocrine de la vésicule biliaire, d’établir la stadification et d'orienter la démarche thérapeutique.
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P96-Résultats thérapeutiques et facteurs pronostiques  des tumeurs neuroendocrines digestives au sud tunisien à propos de 52 cas

I. Werda1, W.BenKridis1, J.Feki1, N.Toumi1, S.Charfi3, N.Gouiaa3, R.Mzali2, T.Boudawara3, A. Khanfir1, M.Frikha1.
1 : service de carcinologie médicale, CHU Habib Bourguiba, Sfax
2 : service de chirurgie générale, CHU Habib Bourguiba, Sfax
3 : laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologique, CHU Habib Bourguiba, Sfax

Introduction :Les tumeurs neuroendocrines digestives (TNED) constituent une entité rare et particulière. Le but de ce travail était d’évaluer les résultats thérapeutiques et les facteurs pronostiques des TNED au sud Tunisien.
Méthodes :Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 52 patients atteints de TNED pris en charge dans le service de carcinologie médicale du CHU Habib Bourguiba sur une période de 10 ans (du 01/01/2007 au 01/01/2017).
Résultats :Nous avions colligé 20 cas de TNE pancréatiques, 30 cas de TNE du tube digestif et 2 cas de TNE primitives hépatiques. L’âge moyen était de 58.1 ans. 19 patients avaient un syndrome fonctionnel soit 36,5%. Il s’agissait d’un grade 1 dans 28 cas, grade 2 dans 13 cas et grade 3 dans 11 cas. Le scanner abdominal était pratiqué dans 42 cas. Il avait objectivé une masse  tumorale dans 34 cas. L’octréoscan était pratiqué dans 20 cas. Vingt neuf patients étaient opérés soit 55,8%. Une résection endoscopique de la tumeur était réalisée dans 10 cas soit 19,2% des cas. Le stade IV représentait 38,2% des cas. Une chimiothérapie palliative était indiquée dans 11 cas. Trois patients ayant une TNE bien différenciée et métastatique avaient reçu l’Octréotide à libération prolongée (OLP) (9 cures en moyenne). La survie moyenne globale (SMG) était de 25.33 mois. La survie globale à 5 ans était de 80,2%. Les facteurs de mauvais pronostic étaient l’âge ≥80ans (p=0,0001), un OMS≥3 (p=0,0001), le siège (p=0,02), un stade IV (p=0,002), un grade 3 (p=0,004) et le caractère fonctionnel (p=0,004).
Conclusion :Les facteurs de mauvais pronostic dégagés de cette étude étaient l’âge ≥80 ans, l’OMS≥3, le siège rectal, le grade 3, le stade IV, et le caractère fonctionnel ; ce qui concorde avec les données de la littérature. Une analyse en sous groupe en fonction de la prise ou pas d’OLP était impossible vu le faible nombre de patients recevant OLP.
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P97-Etude épidémiologique, thérapeutique et pronostique des adénocarcinomes de l’estomac : Expérience de l’HMPIT.

Balti M, Ayari J, Kabtni W, Ben Azouz M,Zribi A, Ben Nasr S, Fendri S, ,Haddaoui A.
Service Oncologie médicale Hôpital Millitaire Tunis

Introduction : L’Adénocarcinome de l’estomac constitue un sérieux problème de santé publique à cause de son diagnostic tardif et son caractère rapidement métastatique avec une survie globale ne dépassant pas les 30%. L’objectif de notre travail était de décrire les aspects épidémiologiques et identifier les facteurs pronostiques des cancers de l’estomac.
Méthodes :Il s’agissait d’une étude descriptive rétrospective colligeant 30 cas d’ADK gastrique sur une période de 4 ans dans le service d’oncologie de l’HMPIT.
Résultats :L’âge médian était de 62 ans (32 à 82 ans) avec un sex ratio H/F 2.33 et un pic de fréquence entre 61 et 70 ans.Les signes d’appel étaient souvent une AEG dans 87.7% des cas et des épigastralgies dans 70% des cas. Une hypoalbuminémie a été trouvé dans 72 % des cas. La localisation antrale était prédominante dans 53.33% .La composante en bague à chaton était retrouvée dans 100% des cas. La tumeur était jugée localement avancée dans 30%, non résécable dans 20% et métastatique d’emblée dans 50 % des cas. 9 patients (30%) ont été opérés : chirurgie curative dans 88.88 % et palliative dans 11.11% des cas. Une CNA a été réalisée dans 25%,adjuvante pour tous les patients ayant subie une chirurgie curative et palliative dans 50% des cas. Après un suivie médian de 11.5 mois (2-62 mois) la mortalité était estimée de 40% avec une survie globale de 30 mois. Huit facteurs pronostiques ont été identifiés : les ATCDS personnels de diabéte (p=0.03), de gastrectomie partielle (p=0.045), le taux d’hypoalbuminémie (p=0.039)et de l’ACE (p=0.01), la présence d’embols vasculaires (p=0.05) et d’engainementspérinerveux (p=0.015) la localisation secodaire osseuse (p=0.01) et le type de curage ganglionnaire (p=0.042).
Conclusion: L’adénocarcinome de l’estomac reste une tumeur de mauvais pronostic et sa prise en charge demeure tardive et insuffisante. Ainsi on insiste sur la sensibilisation et le dépistage précoce et la multidisciplinarité de la prise en charge de cette pathologie redoutable.
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P98-Résultats thérapeutiques et facteurs pronostiques de l’adénocarcinome rectal métastatique: A propos de 64 cas

Sbika W, Mejri N, Mezni E, Dridi M, Daoud N, El Benna H, Labidi S., Boussen N.
Service d’oncologie médicale de l’hôpital Abderrahmane Mami Ariana (SOMA)

Introduction : L’objectif de notre étude était d’étudier les caractéristiques épidémio-cliniques, de rapporter les résultats thérapeutiques et les facteurs pronostiques des adénocarcinomes rectaux métastatiques (ARM).
Méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective  collectant les données de 64 cas d’ARM traité entre2011 et 2015.Nous avons utilisé le Log Rank test avec évaluation de la survie selon la méthode Kaplan Meier.
Résultats : L’âge moyen  était de 59 ans avec un sexe- ratio de 1,13. La localisation au bas rectum était observée dans 44% des cas avec 42% des cas d’emblée métastatique. Les métastases étaient hépatiques dans 75% des cas (6 cas classés d’emblée résecable et 12 potentiellement résécable) et pulmonaires dans 14% des cas. La chirurgie du primitif était pratiquée dans 26 % des cas, 12% ont eu une chirurgie des métastases hépatiques et 8% une chirurgie des métastases pulmonaires, 14% des métastases étaient opéré d’emblée. Le statut RAS était  identifié dans 17 cas (8 cas de RAS sauvage). Après chimiothérapie première, le taux de résécabilité était de 9%. Le protocole le plus utilisé était le folfox (50%). Le taux de réponse objective était de 38% (complète 14%). Une progression était rapportée dans 32% des cas. Les toxicités les plus communes étaient la neuropathie périphérique dans 25% des cas et hématologiques dans 11% avec 9 % de toxicité grade3-4. Une thérapie ciblée était  administrée chez 14 patients. Après un suivi médian de 34 mois, la survie globale moyenne(SG) était de 28 mois. Les facteurs pronostics identifiés étaient : le siège hépatique de la métastase versus autres localisations (17 mois VS 9 mois, p=0,026),  la chirurgie du primitif (51mois versus 13mois, p=0,001) et  la chirurgie des métastases (92mois Vs 67 mois, p=0 ,001). L’âge,  l’IMC, le siège de la tumeur rectale, la taille tumorale et  la radiothérapie du primitif n’avaient pas un impact pronostic.
Conclusion : Nos résultats étaient comparables à ceux trouvés dans la littérature. Les patients ayant des métastases hépatiques seules, opérés sur leur métastases et leur primitifs avaient un meilleur pronostic.
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P99-Adénocarcinome colique chez le sujet âgé : Etude des particularités épidémio-cliniques et de la survie

Bousrih C, Mokrani A, Karray W, Ayadi M, Meddeb K,Yahyaoui Y, Ltaief F, Rais H, Chraiet N, Mezlini A.
Service d'Oncologie Médicale, Institut Salah Azaiez.

Introduction :Les adénocarcinomes coliques surviennent fréquemment chez les sujets âgés de plus de 65 ans. Cependant, leur pronostic est moins bon que celui des sujets plus jeunes en raison d’une tendance au sous-traitement surtout lorsqu’il s’agit d’un stade localisé. L’objectif de notre étude était décrire le profil épidémio-clinique de ce groupe de malades et d’évaluer l’intérêt et la tolérance de la chimiothérapie.
Méthodes :Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique ayant colligé tous les patients atteints d’un adénocarcinome colique de stade II ou III traités et suivis à l’Institut Salah Azaiez entre février 2002 et décembre 2012.
Résultats :Notre cohorte incluait 218 patients. Soixante-dix-sept patients (35,2%) étaient âgés de plus de 65 ans avec un sexe ratio H/F de 1,08. L’étude de ce sous-groupe avait révélé que 37,6% des patients présentaient une comorbidité au diagnostic. L’état général était conservé dans 66,7% des cas (PS=0/1). La tumeur s’était révélée par une complication dans 29,9% des cas. Les stades II et III représentaient 53,2% et 48,8% respectivement. Une chimiothérapie adjuvante était indiquée dans 85,7% des cas. Les protocoles comprenaient l’oxaliplatine dans 40,9%. Vingt-cinq patients (32,5%) développaient une toxicité principalement de type neuropathie périphérique (18,8%). L’âge ≥ 65 ans n’était pas corrélé à un risque plus élevé de toxicité (HR=1,18 ; 95% IC (0,79-1,77)). Il n’existait pas de différence statistiquement significative en terme de survie sans rechute (SSR) à 5 ans entre les sous-groupes de patients stratifiés selon un cut-off de 65 ans (80,5% versus 80,4% ; p=0,86). La chimiothérapie adjuvante, en cas de tumeurs de stade II avec au moins un facteur de mauvais pronostique, améliore la SSR à 5 ans des sujets âgés de plus de 65 ans de façon significative (85%versus 33,3% ; p=0,05). L’adjonction de l’oxaliplatine impacte positivement, bien que non significatif, la SSR à 5 ans (100% versus 81,7% ; p=0,37).
Conclusion :Au vue de nos résultats, l’âge n'était pas en lui-même un facteur influençant particulièrement le profil de tolérance de la chimiothérapie et le risque de rechute. La désescalade thérapeutique ne peut être envisagée qu’après une évaluation gériatrique approfondie.
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P100-Adénocarcinome du colon droit ou gauche : Quel impact pronostique de la localisation tumorale ?

Bousrih C, Mokrani A, Karray W, Ayadi M, Meddeb K,Yahyaoui Y, Ltaief F, Rais H, Chraiet N, Mezlini A.
Service d'Oncologie Médicale, Institut Salah Azaiez.
Introduction :Plusieurs études récentes suggèrent que le pronostic et la réponse aux thérapeutiques ciblées d’un cancer colique métastatique seraient liés à la localisation tumorale. A-t-elle le même impact en cas de tumeur localisée ? A travers notre série de cas, nous avons essayé de comparer les caractéristiques épidémio-clinique ainsi que la survie entre des adénocarcinomes du colon gauche et droit.
Méthodes :Il s’agissait d’une étude rétrospective monocentrique ayant colligé tous les patients  atteints d’un adénocarcinome colique de stade II ou III traités et suivis à l’Institut Salah Azaiez entre février 2002 et décembre 2012.
Résultats :Notre cohorte incluait 211 patients. La localisation colique gauche représentait 67,3% et droite 32,7%. Soixante-trois virgule quatre pour cent des patients atteints d’un cancer colique gauche étaient âgés de plus de 65 ans versus 32,8%. Le sexe ratio était de 1,03 et 1,37 respectivement. Il n’existait pas de différence statistiquement significative en termes de complications au diagnostic entre l’adénocarcinome colique gauche et droit : 31,1 % versus 30,3%; p=0,75. Pour les stades II, la survie globale à 5 ans des patients atteints d’une tumeur située sur le colon gauche dépassait la survie des patients en cas de tumeur colique droite bien que la valeur de p n’était pas significative en analyse univariée (83,9% versus 77,4% ; p=0,68). Pour les stades III, la survie est quasi identique entre les deux groupes (78,8% versus 78,5% ; p=0,31). La localisation colique gauche n’était pas corrélée à un risque plus faible de rechute (HR=0,95; 95% IC (0,74-1,22)). Par contre, les formes réfractaires au traitement étaient plus associées aux adénocarcinomes du colon droit (10,4% versus 5,8%; p=0,23).
Conclusion :Notre étude attestait d’une tendance à un meilleur pronostic des adénocarcinomes coliques gauches bien que les résultats n’étaient pas significatifs du fait de l’effectif faible. Des analyses moléculaires supplémentaires de la tumeur primaire sont indispensables afin de fournir des explications biologiques de cette différence.
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P101-Etude des facteurs prédictifs de rechute au cours des adénocarcinomes coliques de stade II

Karray W, Mokrani A, Bousrih C, Ayadi M, Meddeb K, Yahyaoui Y, Ltaief F, Rais H, Chraiet N, Mezlini A
Service d'Oncologie Médicale, Institut Salah Azaiez

Introduction :L’intérêt d’une chimiothérapie adjuvante au cours des adénocarcinomes coliques stade II reste controversé. L’objectif de notre travail est d’étudier son impact sur la survie sans rechute en fonction des facteurs pronostiques.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective menée chez 116 patients atteints d’un cancer colique stade II traités à l’Institut Salah Azaiez sur une période allant de janvier 2002 à décembre 2012.
Résultats :L’âge moyen était de 57 ans avec un sexe ration de 1.09. Un antécédent familial de néoplasies était retrouvé dans 11.5%  des cas. La tumeur était de siège colique droit dans 37 cas et de siège colique gauche dans 76 cas. La tumeur était révélée par une complication dans 34,2% des cas. La taille tumorale moyenne était de 6,3cm. Une composante colloïde muqueuse était retrouvée dans 37% des cas. La tumeur était classée T4 dans 25,7%. Le Nombre moyen de ganglions prélevés était de 16,4 et le curage était insuffisant dans 22,1% des cas. Une chimiothérapie adjuvante a été administrée dans 79,6% des cas. Les protocoles utilisés étaient : Folfox (34,4%), LV5FU2 (40%), Xeloda (11,2%), Xelox (2,2%) et Fuflol (11,5%).Une toxicité était notée dans 26,7% des cas, il s’agissait de neuropathie dans 52% des cas. La survie globale (SG) à 5ans était de 90,6% et la survie sans rechute à 5ans (SSR) était de 82,8%.En analyse univariée, les tumeurs T4 (p=0.9), la présence d’embols vasculaires (p=0.09), le curage insuffisant (p=0.8), la présence d’engainement péri-nerveux (p=0.49) et les tumeurs révélées par une occlusion (p=0.34) n’influençaient pas de façon significative la SSR. La SSR à 5 ans était passée de 72,1% à 83,7% pour les patients ayant reçu une chimiothérapie adjuvante bien que le p n’était pas significatif (p=0.34).
Conclusion :Le bénéfice d’une chimiothérapie adjuvante pour les adénocarcinomes coliques de stade II à haut risque n’a pu être démontré de façon significative dans notre cohorte vu le faible effectif.
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P102-L’adénocarcinome colique réfractaire : étude rétrospective de 56 cas

Karray W, Yahyaoui Y, Bousrih C, Ayadi M, Meddeb K, Mokrani A, Ltaief F, Rais H, Chraiet N, Mezlini A
Service d'Oncologie Médicale, Institut Salah Azaiez

Introduction :L’adénocarcinome colique réfractaire est défini par les tumeurs en échec thérapeutique ayant progressé dans un délai inférieur à 6 mois de traitement. L’objectif de notre étude était de décrire les caractéristiques épidémio-cliniques et les résultats thérapeutiques de ce type de tumeur.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective menée sur une période allant de 2002 à 2012 incluant 56 cas d’adénocarcinome colique réfractaire traités à l’institut Salah Azaiez.
Résultats :L’âge moyen était de 58 ans. Soixante-six virgule un pour cent des patients étaient âgés de moins de 65 ans. Des antécédents familiaux de néoplasies étaient retrouvés dans 16,1% des cas. La tumeur était de siège colique droit dans 60,7% des cas et de siège colique gauche dans 35,7% des cas. Il s’agissait d’un stade IV dans 67,9% des cas, d’un stade III dans 17,8% des cas et d’un stade II dans 14,3% cas. Une composante colloïde muqueuse était retrouvée dans 42,6% dont 6 cas étaient associés à une composante à cellules en bague à chaton. Des embols vasculaires étaient retrouvés dans 63,4% des cas et des engainements péri-nerveux dans 51,2% des cas. Quarante-deux patients avaient reçu une chimiothérapie par Folfox (75%) et 6 patients par Folfiri (10,7%). Laprogression était locorégionale dans 33,3% des cas, métastatique dans 50% des cas et à la fois locorégionale et métastatique dans 16,7% des cas. La survie globale à 2 ans et à 5 ans étaient de 35,6% et 12,2% respectivement.En analyse univariée, la présence d’embols vasculaires (p=0,16), la présence d’un envahissement ganglionnaire (p=0,32), les tumeurs T4 (p=0,67) et l’âge inférieur à 65 ans (p=0,63) influençaient la survie globale mais de façon non significative. Par contre, la présence d’engainement péri-nerveux avait un impact significatif sur la survie globale (p=0,04).
Conclusion :L’adénocarcinome colique réfractaire constitue une tumeur agressive du fait de sa résistance à la chimiothérapie comme l’atteste nos résultats.
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P103-L’adénocarcinome colique avec composante colloïde muqueuse : Particularités épidémio-cliniques et pronostiques, à propos de 85 cas

Karray W, Mokrani A, Bousrih C, Ayadi M, Meddeb K, Yahyaoui Y, Ltaief F, Rais H, Chraiet N, Mezlini A
Service d'Oncologie Médicale, Institut Salah Azaiez

Introduction : L’adénocarcinome colique avec composante colloïde muqueuse est une entité présentant des particularités faisant l’objet de ce travail visant à étudier les caractéristiques épidémio-cliniques et évolutives.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective colligeant les patients atteints d’adénocarcinome colique traités à l’Institut Salah Azaiez durant une période allant de 2002 à 2012.
Résultats :Notre étude incluait 287 cas d’adénocarcinome colique dont 85 cas (34%) avec une composante colloïde muqueuse. L’étude de ce sous-groupe avait montré un âge moyen de 56 ans avec un sexe-ratio de 1 ,17 . Des antécédents familiaux de néoplasie étaient retrouvés chez 18,8% des patients et 7% des patients étaient suivis pour une polypose adénomateuse familiale. Les motifs de découverte les plus fréquents étaient une douleur abdominale (37,5%) et une complication dans (28,8%). Une atteinte du côlon gauche était retrouvée dans 54,1% des cas, du côlon droit dans 42,4% des cas et du côlon transverse dans 3,5% des cas. Les stades localisé et métastatique représentaient 79,9% et 20,2% respectivement. Sur le plan histologique, une composante colloïde muqueuse supérieure à 50% était retrouvée dans 55,6% des cas. Deux cas étaient associés à un pseudomyxome péritonéale et 6 cas à une composante de cellules en bague à chaton. L’existence d’une composante colloide muqueuse n’influençait pas de façon  statistiquement significative la survie globale à 5 ans (77% versus 77,2% ; p=0.57). La présence d’un contingent colloïde muqueux inférieur à 50% était associé à une meilleure survie SG à 5 ans (84,1% versus 71,8%, p=0.32) bien que la différence ne soit pas statistiquement significative.
Conclusion :L’adénocarcinome colloïde muqueux est une entité anatomo-clinique distincte associée à un mauvais pronostic vu la fréquence des récidives locorégionales et des métastases à distance.
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P104-Chimiothérapie adjuvante dans les cancers colorectaux : à propos 37 de cas

Soltani S, Zaied S, Bouriga R, Boughanmi F*, Dimassi S, Abbes I, Daldoul A.
Service de carcinologie médicale, CHU fattouma bourguiba, Monastir , Tunisie
*Service de chirurgie générale CHU fattoumabourguibamonastir, Tunisie

Introduction:Les moyens thérapeutiques sont nombreux en matière de cancers colorectaux. La chirurgie reste le traitement curatif. Dans cette étude, on a essayé de preciser l’intérêt de la chimiothérapieadjuvante
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective de 5 années s’étalant de janvier  2012  à juillet 2016, incluant 37 patients atteints de cancer colorectal, suivis et traités à notre service d’oncologie médicale du CHU FattoumaBourguiba de Monastir.
Résultats:L’âge moyen était de 59.1 ans (±12.2 ans) avec des extrêmes allant de36 à 86 ans. Le sex ratio était de 0.94 avec 48.6% hommes et 51.4% femmes. La majorité de nos patients avaient une origine urbaine (86.5%). Seulement 2(5.4%) de nos patients avaient des antécédents familiaux de cancer colique ou rectal. L’apparition selon un mode brutal (occlusion intestinale) était retrouvée dans 37.8 % (14 cas) des cas versus 62.2% (23cas). La tumeur se situait au niveau gauche (25.7%), colon droit (21.6%), colon transverse (5.4%), sigmoïde (13.5%) , bas rectum (8.1%), moyen rectum (5.4%), haut rectum (10.8%), jonction colo rectale (5.4%) et au niveau caecal (2.7%). Concernant le  stade TNM,le stade  T3 était prédominant (75.7%) contre (24.3%) T4, le statut ganglionnaire était N0 dans la moitié des cas (51.4%), N1 (27%), N2 (18.9%), N3 (2.7%). 37.8% était métastatique d’emblée contre 62.2% M0. Le type histologique prédominant était l’adénocarcinome (86.5%), ensuite le colloïde muqueux (5.4%) et le carcinome mucineux (2.7%).
La tumeur était bien différenciée dans 62.2% des cas. Concernant les facteurs pronostics l’envahissement vasculaire veineux était présent dans 8.1% des cas, l’envahissement vasculaire lymphatique dans 13.5% et l’engaienementpéri nerveux dans 10.8%  Il y avait plusieurs protocoles de chimiothérapie le plus utilisé était le  Xeloda dans (43.2%), FOLFOX (24.3%), LV5FU2 (18.9%) et XELOX (8.1%). Actuellement 70.3% des cas sont en rémission clinique et 16% ont présenté des rechutes.
Conclusion : les cancers colorectaux ont une incidence en perpétuelle progression en Tunisie et dans lemonde. Sa prise en charge, en particulier thérapeutique, a connu une révolution au cours de la dernière décennie notamment La chimiothérapie adjuvante a permis d’améliorer encore le pronostic de ces tumeurs.
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P105-Etude de l’efficacité et de la tolérance du Folforinox dans le traitement des adénocarcinomes gastriques localement avancés ou métast
atiques
Bousrih C, Mokrani A, Karray W, Ayadi M, Meddeb K,Yahyaoui Y, Ltaief F, Rais H, Chraiet N, Mezlini A.
Service d’Oncologie Médicale, Institut Salah Azaiez.
Introduction :Le cancer de l’estomac constitue l’une des premières causes de mortalité par cancer dans le monde. Le pronostic demeure réservé en raison du diagnostic de la maladie à des stades avancés. L’objectif de notre étude était d’évaluer le profil de toxicité du protocole Folforinox dans le traitement des adénocarcinomes gastriques localement avancés ou métastatiques ainsi que son impact sur la survie.
Méthodes :Il s’agissait d’une étude prospective monocentrique réalisée à l’Institut Salah Azaiez. Les inclusions des patients étaient effectuées entre Avril 2014 et Novembre 2014 avec comme critères : un diagnostic histologique d’un adénocarcinome gastrique, un stade III ou IV confirmé par une tomodensitométrie thoracoabdominopelvienne et un performance status de 0 ou 1. Le protocole Folforinox était administré toutes les deux semaines jusqu’à progression. Les différents types de toxicité étaient classés selon la sévérité en 5 grades définis par la CTCAE.
Résultats :Quatre patients étaient éligibles. L’âge médian était de 55 ans avec un sexe ratio  H/F égal à 1. La taille tumorale médiane était de 6 cm avec des extrêmes de 5,5 cm et 8,4 cm. Le siège de prédilection de la tumeur était l’antre (3 cas). Trois patients étaient métastatiques au diagnostic : les localisations métastatiques étaient le foie (1 cas) et le poumon (2 cas). Le nombre moyen de cycles administrés était de 4 [3-6 cycles]. La chimiothérapie était bien tolérée chez un patient. Les toxicités de grade 4 rapportées étaient la neutropénie (2 cas), l’anémie (1 cas) et la mucite (1 cas). Un patient avait développé une neuropathie périphérique de grade 2. Aucun décès toxique n’était signalé dans l’étude. Trois patients parmi les 4 avaient progressé en cours ou immédiatement après la fin du traitement. La survie médiane était de 9.59 mois (95% IC (6.37-12.81)). En analyse univariée, la toxicité de la chimiothérapie (CT) n’avait pas d’impact significatif sur la survie (p=0.51).
Conclusion :Le Folforinox constitue un protocole de CT relativement toxique pour des résultats thérapeutiques modestes. Du fait du faible effectif de notre étude, ces conclusions ne peuvent être affirmées que par essais randomisés à plus grande échelle.
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P106-Carcinome hepatocellulaire : étude anatomo-clinique de 65 cas

Asma Sassi, FatenLimaiem, Selma Ben Hammadi, Oussama Belkacem, Saadia Bouraoui, SabehMzabi.
Service d’anatomie pathologique, hôpital Mongi Slim, Tunis, TUNISIE
Introduction : Le carcinome hépatocellulaire (CHC) est la tumeur maligne primitive du foie la plus fréquente, représentant 90 à 95 % de l'ensemble de ces tumeurs chez l'adulte. Il se développe habituellement sur une cirrhose préexistante, plus rarement sur une hépatopathie chronique non cirrhotique ou sur un foie sain.Le but de notre travail est de décrire les particularités anatomo-cliniques et évolutives des CHC.
Méthodes :Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 65 cas de CHC colligés dans le service d’anatomie et de cytologie pathologiques de l’hôpital Mongi Slim sur une période de 16 ans (Février 2000-Avril 2016).
Résultats :Notre série était constituée de 40 hommes et de 25 femmes soit un sex-ratio (H/F) = 1,6. L'âge moyen était de 58 ans (8-80 ans). Vingt patients avaient des antécédents d'hépatite chronique virale C et 23 avaient des antécédents d'hépatite chronique virale B. La symptomatologie clinique était dominée par les douleurs abdominales (n=36) suivies par l'altération de l'état général (n=26). La taille tumorale moyenne était de 5,9cm (0,6-25 cm). Au terme du bilan pré-thérapeutique, le traitement chirurgical a été indiqué dans 53 cas (82%). Une abstention thérapeutique a été indiquée dans six cas devant une tumeur non résécable. Douze patients avaient eu une chimioembolisation, trois patients ont été traités par radiofréquence et cinq patients ont bénéficié d'une alcoolisation. Les carcinomes hépatocellulaires étaient répartis en 59 cas de CHC dans sa forme commune, trois cas de CHCfibrolamellaire et trois cas de CHC à cellules claires. Le foie non tumoral était sain dans neuf cas et cirrhotique dans 42 cas. L'évolution a été marquée par le décès de quatre patients après un délai moyen de cinq mois. Des récidives tumorales ont été notées dans 16 cas. Dans trois cas, des métastases viscérales surrénalienne, osseuse et ganglionnaire étaient survenues après un délai moyen de huit mois.
Conclusion :Le pronostic du CHC reste sombre avec une survie globale à cinq ans < 5%. La gravité de cette affection tient en partie au fait que son diagnostic est souvent porté à un stade avancé rendant impossible l’institution d’un traitement efficace.
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P107-Métastase oculaire inaugurale d’un adénocarcinome gastrique

Houyem Mansouri 1, Haythem Rekik 1, Selma Kacem 1, Selma Gadria1 ,N.Boujelbane 2, Jamel Eddine Ben Hassouna 1, Khaled Rahal 1
1-Service de chirurgie carcinologique, Institut Salah Azaiez , Tunis
2- Laboratoire d’anatomie pathologique, Institut Salah Azaiez,Tunis

Introduction : Les tumeurs oculaires métastatiques sont rares et ne représentent que 1 à 13 % de toutes les tumeurs intra-orbitaires. L’origine primitive gastro-intestinale est de l’ordre de 5% et le siège primitif gastrique ne représentent que 1 % des métastases oculaires. Les manifestations oculaires peuvent inaugurer le cancer primitif dans 42 à 61% des cas.
Méthodes : Nous rapportons un cas de métastase oculaire inaugurale d’un adénocarcinome de l’estomac.
Résultats : Un homme âgé de 40 ans qui avait consulté  pour des douleurs oculaires gauches évoluant depuis 6 mois. L’échographie orbitaire a montré une masse tissulaire choroïdienne de l’œil gauche associée à un décollement rétinien.  L’imagerie par résonance magnétique oculaire et cérébrale avait évoqué  le diagnostic d’un rétinoblastome intra oculaire associée à une lésion cérébrale pariétale droite. Le patient a eu une énucléation gauche  et l’examen anatomo-pathologique a conclu à un envahissement oculaire par un adénocarcinome bien différencié exprimant intensément la CK20 avec absence d’expression de la CK20, TTF1 et du PSA écartant les origines pulmonaire, thyroïdienne et prostatique.  Le scanner thoraco-abdomino-pelvien avait objectivé de multiples localisations secondaires pulmonaires, hépatiques, surrénaliennes et ganglionnaires. La fibroscopie œso-gastro-duodénale avait montré un ulcère suspect du corps gastrique dont la biopsie avait conclu évidence un adénocarcinome gastrique  tubuleux. Le patient a reçu  3 cycles de chimiothérapie de première ligne métastatique associant l’Oxaliplatine et 5 fluorouracile  et l’acide folinique. L’évolution était marquée par une progression métastatique et le décès du patient après 6 mois.
Conclusion :Le diagnostic des métastases oculaires de l’estomac repose essentiellement sur l’immuno-histo-chimie. Le pronostic de ses tumeurs rejoint celui des adénocarcinomes gastriques métastatiques, toutefois le pronostic fonctionnel ophtalmologique dépend du type de biopsie oculaire.

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P108-Carcinome en bagues à chaton de la vésicule biliaire

F.Enaceur1, R.Bahloul2, H.Henchiri1, M.Debaibi1, S.Heni1 C.Abdelhedi1, D.Ben Ghachem3,A.Ghozzi3,M.Charfi4, M.Hedfi1, A.Chouchene1
1. Service de chirurgie générale Hôpital FSI 
2. Service d’oncologie médicale Hôpital FSI
3. Service d’anatomie pathologique Hôpital FSI 4. Service de radiologie Hôpital FSI

Introduction :Le carcinome en bagues à chaton  (CBC) se produit principalement dans l'estomac. Le CBC de la vésicule biliaire est extrêmement rare (2,5%).Il n’y a pas de consensus thérapeutique. Les caractéristiques clinico-pathologiques et le pronostic ne sont pas bien connus.
Méthodes :Nous rapportons 2 cas de CBC de la vésicule biliaire traités par une chirurgie radicale et une chimiothérapie adjuvante.
Résultats :Il s'agissait de deux patients âgés de 74 et 89 ans, se présentant avec des douleurs épigastriques et un ictère évoluant depuis 3 semaines. A l'examen on a trouvé un ictère cutanéo- muqueux et une sensibilité de l’hypochondre droit. La biologie a révélé une élévation de la bilirubine totale respectivement à 98umol/l et 190umol/l, un taux élevé d'aminotransférase (ASAT = 148UI/L et 81UI/L ALAT = 262UI/L et 146UI /L). Les taux de la phosphatase alcaline ont été à 231UI/l et 292UI ̸ L et de la γ-glutamyltransferase à 188UI ̸ L et 351UI/l. Les marqueurs tumoraux (ACE et CA19-9) étaient respectivement élevés jusqu'à  150UI ̸ L et 200UI ̸ L.
L’échographie abdominale a montré une tumeur mal limitée de la vésicule biliaire, une voie biliaire principale (VBP) et des voies biliaires intra hépatiques dilatés.
La fibroscopie gastroduodénale était sans anomalie.
L'imagerie par résonance magnétique (IRM) a révélé un cancer de la vésicule biliaire envahissant la  VBP sans extension intra hépatique ni péritonéale dans les deux cas .Les patients ont eu une  cholécystectomie et une résection des segments 4 et 5 du foie  associée à une résection de la VBP et un curage ganglionnaire.
L’examen histologique de la pièce a montré un adénocarcinome moyennement différencié de la vésicule biliaire avec des cellules en bague à chaton ; une extension au canal cystique et à la VBP sans envahissement ganglionnaire dans le premier cas classant la tumeur pT3N0M0 et pT3N1M0 dans le deuxième.
Les deux patients ont reçu une chimiothérapie adjuvante à base de Gemcitabine. Ils sont décédés d'une poursuite évolutive dans les 5 mois suivant la chirurgie.
Conclusion : Le CBC  de la vésicule biliaire est de très mauvais pronostic. Le traitement est basé sur la chirurgie et la chimiothérapie.
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P109-Importance de la surveillance biologique du cancer colorectal (CRC): expérience de l'hôpital militaire de Tunis.

S Ben Nasr, M Balti, GEF Noubigh, E Trigui, S Fendri, A Zribi, J Ayari, A Haddaoui.
Service d'oncologie médicale de l'hôpital militaire de Tunis.

Introduction: Les progrès thérapeutiques dans le CRC ont apporté un bénéfice en survie, ce qui a entraîné un dilemme dans la surveillance post thérapeutique. L'objectif de notre étude était de rechercher l'importance de la surveillance biologique en cours et après le traitement pour un CRC.
Méthodes: Nous avons mené une étude rétrospective comprenant 50 patients atteints de CRC dans le service d'oncologie médicale de l'Hôpital militaire de Tunis entre janvier 2014 et janvier 2016. Nous avons exclu les patients dont la surveillance biologique n'a pas suivi la surveillance radiologique.
Résultats : En cas de CRC localisé, les patients étaient cliniquement, radiologiquement (radiographie thoracique, échographie abdominale ou tomodensitométrie) et biologiquement (ACE, CA19-9) surveillés tous les 3 mois les deux premiers années après le traitement et tous les 6 mois les 3 années suivantes. En cas de CRC métastatique, la fréquence de surveillance était tous les 3 mois pendant et après le traitement. Une récidive locale était notée chez 1 patient (2%) et une récidive métastatique chez 12 patients (24%). L'âge moyen était de 60 ans (35-78 ans). La tumeur était localisée dans le colon droit dans  34%, le côlon gauche dans 30% et le rectum dans 36% des cas. La tumeur était localisée chez 64% et métastatique chez 36% des patients. Les métastases étaient hépatiques dans 30%, péritonéales dans 10%, pulmonaires dans 8% et ovariennes dans 10% des cas. 94% des patients ont subi une chirurgie, 88% avaient une chimiothérapie, 28% avaient une radiothérapie et 24% avaient une thérapie ciblée. L'ACE initiale était élevée dans 50% des cas et le CA19-9 initial était élevé dans 30% des cas. La CT palliative était réalisée dans 45,3% des cas. L'évolution biologique a prédit l'évolution radiologique dans 78% des cas indépendamment du stade tumoral ou des marges tumorales initiales.
Conclusion: La surveillance biologique du CRC est importante pour prédire l'évolution radiologique et pour diagnostiquer la récidive tumorale
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P110-Réponse histologique complète après radiothérapie à dose réduite chez un patient atteint d’une maladie de Fanconi et porteur d’un carcinome épidermoïde du haut oesophage : A propos d’un cas.

M. Benna, A. Cherif, A. Belaïd, C. Nasr, F. Benna
Service de radiothérapie-oncologie, Institut Salah Azaiez, Tunis, Tunisie.

Introduction : La maladie de Fanconi est une pathologie rare associant une anémie centrale à une fréquence accrue de néoplasies hématologiques ainsi que des cancers de la tête et du cou. Le substratum physiopathologique de cette maladie est un défaut de réparation de l’ADN expliquant la sensibilité accrue de ces patients aux effets des traitements anti-cancéreux notamment la radiothérapie.
Méthodes :Nous rapportons rétrospectivement le cas d’un patient porteur d’une maladie de Fanconi et traité dans le service de radiothérapie de l’institut Salah Azaïz pour un cancer de l’œsophage inopérable et nous décrivons son évolution spectaculaire après radiothérapie exclusive.
Résultats :Il s’agit d’un patient âgé de 25 connu porteur d’une maladie de Fanconi et qui présentait une dysphagie d’aggravation progressive. La fibroscopie oeso-gastro-duodénale a montré un processus expansif de la bouche oesophagienne dont la  biopsie a révélé un carcinome épidermoïde. Le bilan d’extension fait par une tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne a révélé une tumeur du haut oesophage de 5 cm de grand axe sans extension régionale ni à distance. La chirurgie a été récusée devant l’émaciation du patient et son mauvais état général. Nous avons réalisé une radiothérapie conformationnelle prenant pour volume cibles la tumeur macroscopique avec une extension circonférentielle de 10 mm, crâniale de 10 mm et caudale de 30 mm pour obtenir le volume cible anatomoclinique (CTV). Le volume cible prévisionnel (PTV) a été obtenu par une expansion tridimensionnellle de 5mm du PTV. Le patient a reçu une radiothérapie à la dose de 21,6 Gy dans le PTV par fractions de 1,8 Gy, 5 fractions par semaine. Durant le traitement, nous n’avons pas observé de toxicité aigüe. Le patient a développé une cholestase hépatique dont le bilan étiologique est revenu négatif et cet épisode a été spontanément résolutif. Après un suivi de 6 mois, une fibroscopie a été réalisée révélant une réponse complète conformée par des biopsies systématiques.
Conclusion :Cette nouvelle approche suggère une sensibilité accrue de ces tumeurs à la radiothérapie impliquant une désescalade de dose et de fraction pouvant apporter un résultat satisfaisant en diminuant les effets secondaires du traitement.
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P111-Caractéristiques cliniques et facteurs pronostiques des cancers du pancréas

Jlassi H*, Labidi A*, Ben Mustapha N*,  Maghrebi H**, Fekih M*, Serghini M*, Boubaker J*.
Service de Gastro-entérologie « A », Hôpital La Rabta, Tunis, Tunisie
*service de chirurgie générale « A », Hôpital La Rabta, Tunis, Tunisie
Introduction :Le cancer du pancréas (CP) est une tumeur hautement agressive. Il représente actuellement la 4e cause de décès par cancer en Europe et aux États-Unis.
Le but de cette étude est de décrire les caractéristiques cliniques et les modalités de prise en charge thérapeutique d’une cohorte de CP et d’analyser les facteurs pronostiques.
Méthodes :Etude rétrospective incluant les patients hospitalisés dans le service de Gastro-entérologie « A »de l’hôpital la Rabta pour CP entre Janvier 2010 et Décembre 2016. Les caractéristiques clinico-pathologiques ont été colligés.
Résultats :Nous avons inclus 32 patients : 6 femmes et 26 hommes soit un sex ratio de 4.33.
L’âge moyen était de 59.78ans [38,81ans]. 12patients (37.5%) étaient porteurs d'un diabète. La consommation d’alcool était retrouvée chez 12 patients (37.5%), le tabac chez 25 patients (78.1%).
Les douleurs abdominales le plus souvent de type solaire ont été retrouvées chez 29patients (90.6%), un ictère chez 13 patients (40.6%), une altération de l'état général chez  28 patients (87.5%).Une ascite a été retrouvée dans 15.6% des cas.
Une corrélation négative a été objectivée entre la protidémie et le taux de GGT (p=0.036 ; Pearson=0.399) ainsi que le taux de PAL (p=0.012 ; Pearson=0.459).
La tumeur siégeait le plus souvent dans la tête du pancréas (53.1%).
Elle mesurait en moyenne 3.7cm [1.6, 10.5cm].Une corrélation positive a été établie entre la taille de la tumeur et le taux de globules blancs (p=0.063 ; Pearson=0.325) ainsi que le taux de PNN (p=0.079 ; Pearson=0.315)
20 patients étaient métastatiques au moment du diagnostique (62.5%) avec une atteinte hépatique prédominante (43.7%).
Un envahissement vasculaire a été noté dans 65.6% des cas .Les  patients non éthyliques avaient nettement moins d’envahissement vasculaire (10 vs 1 ; p = 0.018)
Il existait des adénopathies dans 81.2 % des cas.
Le taux de chirurgie curative était de 25 %, 2 patients (6.25%) ont eu une dérivation biliaire palliative, une chimiothérapie était indiquée dans 59.3% des cas.
Conclusion :Dans notre série, la consommation d’alcool semble être un facteur de risque ainsi qu’un facteur pronostique ; d’où la nécessité des études épidémiologiques qui laissent prévoir un dépistage précoce chez ces patients.
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P112-Importance de la surveillance biologique du cancer colorectal (CRC): expérience de l'hôpital militaire de Tunis.

S Ben Nasr, M Balti, GEF Noubigh, E Trigui, S Fendri, A Zribi, J Ayari, A Haddaoui.
Service d'oncologie médicale de l'hôpital militaire de Tunis.

Introduction: Les progrès thérapeutiques dans le CRC ont apporté un bénéfice en survie, ce qui a entraîné un dilemme dans la surveillance post thérapeutique. L'objectif de notre étude était de rechercher l'importance de la surveillance biologique en cours et après le traitement pour un CRC.
Méthodes: Nous avons mené une étude rétrospective comprenant 50 patients atteints de CRC dans le service d'oncologie médicale de l'Hôpital militaire de Tunis entre janvier 2014 et janvier 2016. Nous avons exclu les patients dont la surveillance biologique n'a pas suivi la surveillance radiologique.
Résultats : En cas de CRC localisé, les patients étaient cliniquement, radiologiquement (radiographie thoracique, échographie abdominale ou tomodensitométrie) et biologiquement (ACE, CA19-9) surveillés tous les 3 mois les deux premiers années après le traitement et tous les 6 mois les 3 années suivantes. En cas de CRC métastatique, la fréquence de surveillance était tous les 3 mois pendant et après le traitement. Une récidive locale était notée chez 1 patient (2%) et une récidive métastatique chez 12 patients (24%). L'âge moyen était de 60 ans (35-78 ans). La tumeur était localisée dans le colon droit dans  34%, le côlon gauche dans 30% et le rectum dans 36% des cas. La tumeur était localisée chez 64% et métastatique chez 36% des patients. Les métastases étaient hépatiques dans 30%, péritonéales dans 10%, pulmonaires dans 8% et ovariennes dans 10% des cas. 94% des patients ont subi une chirurgie, 88% avaient une chimiothérapie, 28% avaient une radiothérapie et 24% avaient une thérapie ciblée. L'ACE initiale était élevée dans 50% des cas et le CA19-9 initial était élevé dans 30% des cas. La CT palliative était réalisée dans 45,3% des cas. L'évolution biologique a prédit l'évolution radiologique dans 78% des cas indépendamment du stade tumoral ou des marges tumorales initiales.
Conclusion: La surveillance biologique du CRC est importante pour prédire l'évolution radiologique et pour diagnostiquer la récidive tumorale
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Les cancers urologiques
P113-Cancer de la prostate métastatique : aspects anatomo-cliniques et résultats thérapeutiques

Nasrallah D1, Chaari H1, Yaich A1, Bahri M2, Bourmech M2, Aloulou S1.
    Service d’oncologie médicale, Hôpital de Gabès
    Service de radiothérapie, Hôpital de Gabès
Introduction : Le cancer de la prostate est le deuxième cancer de l’homme en Tunisie. Il est souvent découvert à un stade avancé et touche une population de sujets âgés. Nous rapportons l’expérience de notre service dans la prise en charge du cancer de la prostate métastatique.
Méthodes : Etude rétrospective de 24 patients traités pour un cancer de la prostate métastatique au service d’oncologie médicale de l’hôpital de Gabès entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2016.
Résultats : L’âge moyen était de 74 ans [53-95]. Sept patients avaient plus de 80 ans. La présentation clinique était dominée par les douleurs osseuses avec des troubles urinaires. A l’évaluation gériatrique, sept (29%) patients étaient autonomes, dix (42%) étaient dépendants et sept (29%) étaient fragiles (29%). Le taux de PSA initial médian était de 400ng/ml. Tous les patients avaient eu une preuve histologique par biopsie prostatique. Il s’agissait d’un adénocarcinome dans 100% des cas avec 29% de formes peu différenciées et 66% de score de Gleason supérieur ou égal à 8. Les métastases étaient synchrones dans 33% des cas et métachrones dans 66% des cas avec un délai moyen de 27 mois [12-84]. Le site de prédilection des métastases était l’os. La prostatectomie radicale était réalisée chez 3 patients soit 12.5% et le traitement hormonal dans 85.5%. À la survenue de l’hormono-résistance, une chimiothérapie de première ligne à base de Taxanes était réalisée chez 12 patients et une abstention thérapeutique était décidée pour 7patients et 5 patients étaient perdus de vue. Nous avons noté une amélioration de l’état général ainsi qu’une régression du taux de PSA chez 5 patients, une progression des métastases chez 6 patients et le décès d’un patient. En 2ème ligne, un patient avait reçu le Mitoxantrone et un autre avait reçu l’acétate d’abiratérone mais les deux ont progressé. Tous les patients avaient bénéficié de biphosphonates. 
Conclusion : L’arsenal thérapeutique du cancer de la prostate métastatique connait un perpétuel enrichissement. L’évaluation gériatrique est indispensable pour adapter l’attitude thérapeutique. La prise en charge palliative est à considérer.
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P114-Prise en charge du cancer du rein métastatique : expérience d’un service d’oncologie médicale de l’hôpital de Gabès

Nasrallah D., Chaari H., Yaich A., Aloulou S.
Service d’oncologie médicale, Hôpital de Gabès

Introduction : Le cancer du rein est relativement rare. La maladie est métastatique d’emblée chez 30 à 50% des patients. Le but de ce travail est de rapporter l’expérience de notre centre dans la prise en charge du cancer du rein métastatique.
Méthodes : Etude rétrospective de 14 cas de cancer du rein métastatique colligés au service d’oncologie médicale de l’hôpital régional de Gabes entre le 1er janvier 2014 et le 31 décembre 2016.
Résultats : L’âge moyen était de 63ans [48-71] avec un sex-ratio à 1,33.Un antécédent familial de phéochromocytome était noté chez un patient.50% des patients était métastatiques d’emblée et l’autre moitié était en rechute métastatique après un traitement local avec un délai moyen de rechute de 36mois. Neufs patients étaient polymétastatiques. Les sites les plus atteints étaient par ordre de fréquence : le poumon (85%), l’os (42%), le foie (14%) et le cerveau (7%). Le carcinome à cellules claires était le sous-type histologique prédominant (85%). Une néphrectomie élargie a été réalisé chez 10 patients (71%) dont 5 métastatiques d’emblée. La chirurgie a été récusée chez 4 patients. Une thérapie ciblée à base de Sunitinib (Sutent ®) a été administrée en première ligne chez 64% des patients. La tolérance du traitement était globalement bonne avec des toxicités grade I-II  réparties comme suit : asthénie dans 88% des cas, une hypertension artérielle dans 55% et un syndrome main pieds dans 22%. A la fin du traitement, 3 patients étaient en réponse partielle et 6 étaient en progression. Une thérapie ciblée de 2ème ligne à base de Sorafenib (Nexavar ®) a été indiquée mais non accordée. Au cours du suivi des patients traités, 4 patients ont été perdus de vue et 2 patients sont décédés et 3 sont vivants.
Conclusion : La prise en charge du cancer du rein métastatique est révolutionnée grâce au développement de thérapies ciblées. En Tunisie, l’arsenal thérapeutique demeure très limité.
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P115-Cancer du rein secondaire  à la maladie de Von Hippel Lindau: A propos d’un cas

S. Sghaier, W. Ben Kridis, A. Khanfir, M. Frikha
Service de carcinologie médicale CHU Habib Bourguiba, Sfax

Introduction : La maladie de Von Hippel-Lindau (VHL) est une phacomatose héréditaire très rare (1/36 000 naissances). Il s’agit d’une maladie qui prédispose au développement de tumeurs bénignes et malignes richement vascularisées dont le carcinome rénal à cellules claires.
Méthodes : Nous rapportons un cas d’adénocarcinome (ADK) sur rein unique, secondaire à la maladie de VHL suivi dans notre service depuis 2014 et traité par sunitinib afin d’éviter la néphrectomie radicale et l’hémodialyse.
Résultats : Madame N.A âgée de 49 ans, ayant 4 frères  décédés par des tumeurs cérébrales et étant opérée pour un hémangioblastome rétinien droit et cérébelleux, a consulté en 2008 pour une enquête génétique. La maladie de VHL a été confirmée par le typage génétique. Dans le cadre de la surveillance, un scanner thoraco-abdominopelvien (TAP) a montré 4 lésions rénales gauches  périphériques de taille entre 3 et 5 cm. Elle a eu de multiples tumorectomies.  L’examen anatomopathologique a conclu à un ADK multifocal du rein gauche. L’imagerie de contrôle en 2009 a révélé un rein droit totalement détruit avec un nodule surrénalien droit de 2 cm. L’examen de la pièce de surrénalectomie et de néphrectomie totale droite a révélé un phéochromocytome  surrénalien bénin  et une tuberculose rénale. La patiente a été perdue de vue pendant 6 ans puis elle a reconsulté en 2014 pour une hématurie. Le scanner TAP a mis en évidence une récidive locale sous forme d’une lésion polaire supérieure et inférieure de 6X5 cm et 5X4 cm respectivement avec une thrombose tumorale de la veine rénale gauche non accessible à un traitement conservateur. Afin d’éviter la néphrectomie totale et de retarder l’hémodialyse, la patiente a été mise sous Sunitinib depuis février 2015. Après 14 cycles, il y avait une régression de 27% des lésions rénales. Après 2 ans de traitement, elle a présenté une métastase frontale unique traitée par chirurgie suivie d’une radiothérapie de l’encéphale. Actuellement, la patiente est proposée pour une thérapie ciblée de seconde ligne de type inhibiteur du m Tor par Everolimus.
Conclusion : La stratégie thérapeutique devant un cancer du rein secondaire à la maladie de VHL repose sur une approche conservatrice chaque fois que c’est possible. Dans notre cas un traitement conservateur était impossible vu la présence d’une thrombose de la veine rénale. La patiente était traité par sunitinib afin d’éviter la néphrectomie d’un rein unique.  Cette thérapie ciblée a permis de prolonger le recours à l’hémodialyse et de contrôler la maladie pendant 2 ans.
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P116-Carcinome épidermoïde de la verge : étude rétrospective à propos de 15 cas

Mehdi Benna, Sarra Sghaier, Molka Chamlali, Malek Ayadi, Monia Hechiche,Jamel ben hassouna, Khaled Rahal
Service de chirurgie carcinologique Institut Salah Azaiez

Introduction : Les tumeurs malignes primitives épithéliales de la verge sont des lésions rares (0,5% des cancers de l’homme). Les facteurs de risque reconnus sont l’infection à HPV et la non circoncision. Le siège les plus fréquents sont le gland et prépuce dans les séries occidentales. En Tunisie, la circoncision est presque systématiquement faite avant la puberté. Nous nous intéressons aux caractéristiques cliniques du carcinome épidermoide de la verge dans notre contexte.
Méthodes : Notre étude est descriptive comportant 15 cas de carcinomes épidermoides de la verge traités à l’institut Salah Azaiez entre 2000 et 2015.
Résultats :L’âge moyen du diagnostic est de 66ans (entre 40 et 85ans). Tous les patients étaient circoncis. Seul 3 patients (20%) étaient tabagiques. 4 patients (27%) avaient une maladie de Bowen pubienne.La taille tumorale moyenne était de 5 cm. La tumeur était classée T1 chez 6 patients (40%), T2 chez 4 patientes (27%), T3 chez 3 patients (20%) et T4 chez 2 patients ( 13%). Huit patients ont présenté des tumeurs proximales et sept patients ont présenté des tumeurs distales. Huit patients avaient des ADP palpables. Le bilan d’extension à distance était négatif chez tous les patients.
Les patients ont eu d’une pénéctomie partielle dans 6 cas (40%), une émasculation dans 4 cas (27%), une pénéctomie totale dans 2 cas (13%),tandis que 2 autres ont eu une simple exérèse(13%) et 1 seul cas inopérable(7%).Les patients ont eu un curage ganglionnaire inguinal profond dans 6 cas(40%), un prélèvement ganglionnaire inguinal dans 2 cas et un prélèvement du ganglion sentinelle chez un cas (7%) et 6 patients n’ont pas eu de geste ganglionnaire. Seul Quatre patients (27%) ont eu une radiothérapie adjuvante. Après un suivi moyen de 28 mois, la médiane de survie sans récidive était de 5 mois et la médiane de survie globale est de 23 mois.
Conclusion : Le cancer de la verge est plus rare sous nos cieux grâce à la circoncision mais il se présente sous des formes plus proximales et plus avancées.
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P117-Sarcome de Kaposi de la verge chez des patients HIV séronégatifs. A propos de 2 cas.

Sarra Seghaier,Mehdi Benna, Molka chamlali, Boutheina Laamouri,Monia Hechiche, Farouk Benna ,Jamel Ben Hassouna , Khaled Rahal.
Service de chirurgie carcinologique Institut Salah Azaiez.

Introduction : Le sarcome de kaposi (SK), est une tumeur proliférative chronique à double composante vasculaire et fibroblastique induite par le 8ème virus de l'herpès humain (HHV-8). Quatre variantes de la maladie de Kaposi (MK) sont décrites, dont la MK classique qui touche les hommes âgés HIV séronégatifs et immunocopétents originaires de l'Europe centrale, l'Europe de l'Est et les méditerranéens. Elle se manifeste essentiellement par une atteinte cutanée sous forme de papulo-nodules angiomateux sur un terrain de lymphoedème au niveau des extrémités. La verge n’est pas un site habituel de la manifestation du SK, surtout chez les sujets circoncis.
Méthodes : Nous rapportons deux cas de SK de la verge chez des patients immunocompétents et HIV séronégatifs traités et colligés à l’Institut Salah Azaiez.
Résultats : Cas clinique 1 :Il s’agit d’un patient de sexe masculin âgé de 75 ans aux ATCDs de SK classique au niveau des extrémités qui a été traité par radiothérapie il y a 2 ans. Il se présente pour une lésion bourgeonnante de 15 mm du gland dont la biopsie a confirmé le diagnostic de SK. Le bilan d’extension à distance était négatif. Le patient a eu une radiothérapie de 45 Gy en étalement classique avec un boost de 15 Gy au niveau du gland. L’évolution a été marquée par la désinfiltration du gland  puis au bout de 36 mois on note l’apparition d’une récidive locorégionale au niveau de la région sus pubienne qui a été irradiée à la dose de 45Grey avec une bonne réponse clinique.
Cas clinique 2 :Il s’agit d’un patient de sexe masculin âgé de 73 ans non taré qui s’est présenté à notre consultation pour deux ulcérations de 10 et de 5 mm du gland évoluant depuis 6 mois et ayant résisté au traitement antibiotique. Une biopsie exérèse a été réalisée sous anesthésie générale. L’examen histologique et immunohistochimique de la pièce opératoire a confirmé le diagnostic de SK avec des marges de résections saines. Le patient n’a pas nécessité de traitement adjuvant. Il ne présente actuellement pas de signes de récidive  après sixmois de suivi.
Conclusion :Le SK de la verge chez les patients HIV séronégatifs est très rare. Le traitement des formes précoces par la radiothérapie et la chirurgie permet un excellent contrôle local. Une lésion persistante de la verge doit imposer une biopsie chez tous les patients méditerranéens.
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P118-Les tumeurs rares de la vessie

Bahri M1, Ben Salah H1, Frikha M2, Daoud J1 
    Service de Radiothérapie,
    2- Service de Carcinologie  CHU Habib Bourguiba Sfax
Introduction : Le carcinome urothélial transitionnel représente près de 90 % des tumeurs malignes de la vessie. Les tumeurs rares, dominées par le carcinome épidermoide et l’adénocarcinome, présentent la même symptomatologie clinique. Leur prise en charge est identique à celle du carcinome transitionnel et repose sur la chirurgie et l’association radio chimiothérapie. Leur pronostic reste cependant  plus sombre. Notre objectif est d’évaluer la fréquence et les particularités  thérapeutiques et évolutives des tumeurs rares d’origine épithéliale de la vessie à travers 4 observations.
Méthodes : Entre 1993 et 2012, 77 patients ont été traités pour tumeur épithéliale maligne de la vessie et non métastatique au CHU Habib Bourguiba Sfax. Parmi ces patients, 4  avaient des tumeurs épithéliales rares localement avancées et traités par radiothérapie avec ou sans chimiothérapie.
Résultats : Il s’agissait de 4 patients (5,2%), de sexe masculin, âgés entre 37 et 65 ans. Ils ont consulté pour des signes d’irritation vésicale, une hématurie et des douleurs pelviennes. Sur le plan histopathologique, il s’agissait d’un carcinome épidermoide dans 2 cas, d’un adénocarcinome de type intestinal dans 1 cas et d’un carcinome neuro-endocrine dans 1 cas. Tous les patients avaient une tumeur localement avancée non métastatique. Trois patients ont eu une radiothérapie exclusive,  associée à une chimiothérapie concomitante à base de sel de platine dans 1 cas. La radiothérapie était délivrée, par un appareil de cobalt, à la dose de 44 Gy sur le pelvis avec un complément de 20 Gy sur la vessie en étalement fractionnement classique. Après un recul moyen de 18  mois  tous les patients sont décédés par progression locale dans 3 cas et à distance dans 1 cas
Conclusion : Les tumeurs rares de la vessie représentent 4 à 10% des tumeurs malignes de la vessie. Leur traitement est identique à celui des carcinomes transitionnels de la vessie. Mais les résultats thérapeutiques sont inférieurs vu que ces tumeurs sont moins radio et chimio sensibles.
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P119-Cancer du rein chez les personnes âgées: tendance de l’incidence dans la région Nord de la Tunisie, entre 1994-2009

MnaKarrou, AsmasassiMahfoudh, Sonia Dhaouadi ,Wided Ben Ayoub , Mohamed Hsairi
 Service d’épidémiologie et de bio statistique médicale, Institut Salah Azaiz

Introduction : Dans le monde, le cancer du rein est le neuvième et la quatorzième cause de cancer chez les hommes et les femmes respectivement. En 2012, le nombre de nouveaux cas a été estimé à214 000 chez le sexe masculin  et 12 400 nouveaux cas chez le sexe féminin.Les taux d’incidence les plus élevés sont observés dans les pays de l’Europe de l’Est, en Australie et en Finlande. Le Nord de la Tunisie est classé parmi les régions à faible incidence. Notre travail se propose de décrire la tendance de l’incidence du cancer du rein chez les sujets âgés de plus de 65 ans dans le nord de la Tunisie entre 1994 et 2009 et de prédire l’incidence de ce cancer pour l’année 2024.
Méthodes : Les données ont été obtenues à partir du Registre des Cancers du Nord de la Tunisie. Les taux d’incidence standardisés selon l’âge ont été calculés en utilisant la population de référence mondiale. Le Changement Annuel Moyen en Pourcentage (CAMP) de l’incidence a été calculé en utilisant le logiciel Joinpoint. La projection du taux d’incidence pour l’année 2024 a été obtenue en utilisant un modèle de régression de poisson appliquée au modèle Age-période-cohorte.
Résultats : Au total 1290 cas de cancer du rein ont été enregistrés au cours de la période 1994-2009 dont 59,1% survenant chez l’homme. La tendance était stable entre 1994 et 2009 chez les deux sexes, avec un changement Annuel Moyen en Pourcentage (CAMP) égal à 1,43% (IC à 95% [-0,8 ; 3,7] pour les deux sexes. Le taux d’incidence chez le sexe masculin  est passé de 1,86 cas par 100 000 personnes années en 1994 à 2,03 cas par 100 000 personnes années en 2009. En revanche, chez  le sexe féminin, le taux d’incidence est passé de 1,10 cas par 100 000 personnes années en 1994 à 1,83 cas par 100 000 personnes années en 2009. En l’absence de renforcement de la prévention de ce cancer, l’incidence standardisée estimé pour l’année 2024 atteindrait 2,4 cas par 100 000 personnes années (IC à 95% [1,4 ; 4,1]) chez le sexe masculin et 1,9cas par 100 000 personnes années (IC à 95% [1,1 ; 3,4]) chez le sexe féminin.
Conclusion :Le cancer du rein demeure relativement rare chez les personnes âgées résidant dans  la région Nord de la Tunisie, avec une incidence similaire chez les deux sexes.La tendance de l’incidence de ce cancer est relativement stable au cours de la période de l’étude. Néanmoins, en raison de la gravité de ce cancer, une sensibilisation des médecins exerçant en première ligne est recommandée pour évoquer  le diagnostic devant des symptômes urinaires révélateurs et/ou persistants.
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P120-Tendance de l’incidence du cancer de la vessie dans la région Nord de la Tunisie, entre 1994-2009

Mna Karrou, Asma sassi Mahfoudh, Sonia Dhaouadi,Wided Ben Ayoub, Mohamed Hsairi
 Service d’épidémiologie et de bio statistique médicale, Institut Salah Azaiz

Introduction : Dans le monde, le cancer de la vessie est la neuvième cause de cancer, en 2012 le nombre de nouveaux cas a été estimé à 429 000. L'incidence la plus élevée est observée en Europe, aux USA et en Afrique du Nord. Le risque d'avoir un cancer de la vessie augmente avec l'âge. Ce type de cancer se manifeste habituellement chez les personnes âgées de plus de 65 ans.Notre travail se propose de décrire la tendance de l’incidence du cancer de la vessie chez les sujets âgés de plus de 65 ans dans le nord de la Tunisie entre 1994 et 2009 et de prédire l’incidence de ce cancer pour l’année 2024.
Méthodes : Les données ont été obtenues à partir du Registre des Cancers du Nord de la Tunisie. Les taux d’incidence standardisés selon l’âge ont été calculés en utilisant la population de référence mondiale. Le Changement Annuel Moyen en Pourcentage (CAMP) de l’incidence a été calculé en utilisant le logiciel Joinpoint. La projection du taux d’incidence pour l’année 2024 a été obtenue en utilisant un modèle de régression de poisson appliquée au modèle Age-période-cohorte.
 Résultats : Au total 3240 cas de cancer de la vessie ont été enregistrés au cours de la période 1994-2009 dont 90,1% survenant chez l’homme. La tendance était stable entre 1994 et 2009 chez les deux sexes, avec un changement Annuel Moyen en Pourcentage (CAMP) égal à 1,77% pour les deux sexes.Le taux d’incidence chez les hommes âgés de plus de 65 ans est passé de 97,6 cas par 100 000 personnes années en 1994 à 163,5 cas par 100 000 personnes années en 2009. En revanche, chez les femmes âgées de plus de 65 ans, le taux d’incidence est passé de 6,3 cas par 100 000 personnes années en 1994 à 21,3 cas par 100 000 personnes années en 2009. En l’absence de renforcement de la prévention de ce cancer, l’incidence standardisée estimé chez les hommes âgés de plus de 65 ans pour l’année 2024 atteindrait 301,5 cas par 100 000 personnes années (IC à 95% [250,5 ; 363,3]). Et celle estimé chez les femmes âgées de plus de 65 ans pour l’année 2024 serait 20,8 cas par 100 000 personnes années (IC à 95% [11,9 ; 36,8]).
Conclusion : Pour infléchir la tendance du cancer de la vessie en Tunisie, il est recommandéde renforcer la lutte anti-tabac et de contrôler les expositionsprofessionnelles aux produits chimiques.Dans le but de détecter ce cancer plus précocement, il est recommandé aux médecins de première ligne, ainsi que les médecins du travail d’évoquer le diagnostic de cancer de la vessie dès l'apparition des premiers symptômes, notamment chez  les patients qui ont des antécédents de tabagisme ou d'expositionsprofessionnelles.
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P121-Tendance de l’incidence du cancer de la prostate dans la région Nord de la Tunisie, entre1994-2009

MnaKarrou, AsmasassiMahfoudh, Sonia Dhaouadi,Wided Ben Ayoub , Mohamed Hsairi
Service d’épidémiologie et de bio statistique médicale, Institut Salah Azaiz

Introduction : Au niveau mondial, le Centre international de recherche sur le cancer estime qu'en 2012, 1,1 millionnouveaux cas de cancer de la prostatechez les hommes ont été enregistrés, ce qui représente 15% de tous les nouveaux cas estimés de cancer.L’objectif de ce travail était de décrire la tendancede l’incidence dans le nord de la Tunisie entre 1994 et 2009 et de prédire l’incidence de ce cancer pour l’année 2024.
Méthodes : Les données ont été obtenues à partir du Registre des Cancers du Nord de la Tunisie. Les taux d’incidence standardisés selon l’âge ont été calculés en utilisant la population de référence mondiale.Le Changement Annuel Moyen en Pourcentage (CAMP) de l’incidence a été calculé en utilisant le logiciel Joinpoint.La projection du taux d’incidence pour l’année 2024 a été obtenue en utilisant un modèle de régression de poisson appliquée au modèle Age-période-cohorte.
Résultats : L’analyse de la tendance globale de l’incidence a mis en évidence une augmentation significativeavec un changement annuel moyen en pourcentage de 2,3 % (IC à 95% [1,1% ; 3,5%]). Le taux d’incidenceest passé de 10,1cas par 100 000 personnes années en 1994 à 14,6 cas par 100 000 personnes années en 2009.En l’absence de renforcement de la prévention de ce cancer, l’incidence standardisée estimé pour l’année 2024 atteindrait 31,7 cas par 100 000 personnes années (IC à 95% [26,2 ; 40,4]).
Conclusion : Cette étude montre une tendance à la hausse de l’incidence du cancer de la prostate, ceci incite à une prise en charge précoce des facteurs de risque.Il conviendrait donc de se pencher plus sur la prévention primaire, à savoir la promotiondes mesures diététiques et hygiéniques et l’activité physique.
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P122-Métastases cérébrales des cancers urologiques

Fatma Dhouib¹, Nejla Fourati¹, Wafa Mnejja¹, Wala Ben Kridis², Mohamed Fourati³, Nabil Mhiri³, Mounir Frikha², Wicem Siala¹, Jamel Daoud¹
¹Radiothérapie carcinologique CHU Habib Bourguiba Sfax ; ² Service de carcinologie médicale CHU Habib Bourguiba Sfax ; ³ Service urologie CHU Habib Bourguiba Sfax

Introduction : Les métastases cérébrales  secondaires aux cancers urologiques sont rares et souvent associées à un mauvais pronostic.
L’objectif de ce travail est de rapporter les données cliniques, les modalités thérapeutiques et évolutives des patients présentant des métastases cérébrales de cancers urologiques.
Méthodes : Etude rétrospective ayant colligé 12 patients atteints de métastases cérébrales d’un primitif urologique traités dans le CHU Habib Bourguiba de Sfax entre 1993 et 2016. L’âge moyen des patients était de 55 ans [23-81] avec un sex-ratio de 5. Le primitif était vésical dans 6 cas (50%) et rénal, prostatique ou testiculaire dans  2 cas chacun (16,6%). Neufs patients (75%) ont eu un traitement curatif de leurs tumeurs primitives par chirurgie ou radiothérapie plus ou moins associée à une chimiothérapie ou une hormonothérapie.
Résultats :La métastase cérébrale était diagnostiquée de façon synchrone dans 4 cas (33,3%) et méthachrone après un délai médian de 20,5 mois dans les autres cas. Tous les patients étaient symptomatiques avec un syndrome d’hypertension intracrânienne dans 3 cas (25%), des signes de localisations dans 3 cas (25%) et des troubles du comportement dans 2 cas (16,6%). Le diagnostic était orienté par une TDM cérébrale dans tous les cas associée à une IRM cérébrale dans 5 cas (41,7%). La taille moyenne était de 5,5 cm [2-15]. Seuls 4 patients (33,3%) ont eu une confirmation histologique de la métastase cérébrale.Trois patients seulement (25%) ont eu une exérèse de la métastase cérébrale. Tous les patients ont eu une radiothérapie de l’encéphale in toto à la dose de 30 Gy en 10 séances. Après un recul moyen de 103 mois, 8 patients étaient décédé dont 7 (87,5%) en poursuite évolutive et 2étaient vivants en poursuite évolutive. Deux patients étaient perdus de vue. La survie globale à 5 ans  était de 35% et la survie sans maladie à 2 ans était de 17%.
Conclusion : Bien que rares chez les patients traités pour cancers urologiques, les métastases cérébrales doivent être évoquée devant tous signe d’appel, afin de faire le diagnostic à temps et de proposer le traitement adéquat. En cas de métastases multiples, est la radiothérapie de l’encéphale en totalité constitue le traitement de référence. Une approche curative par  chirurgie d’exérèse ou complément de radiothérapie jusqu’aux doses tumoricides pourrait être discutée en cas de métastase unique. L’association à un traitement systémique est primordiale pour améliorer le pronostic de ces patients.
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P123-Le carcinome urothélial de la vessie:à propos de 33 cas

Ben Zid K,Berrazaga Y, El Benna H, Labidi S, Mejri N, Daoud N, Boussen H
1Service d’oncologie médicale de l’hôpital AbderrahmenMamiAriana (SOMA)

Introduction : L’objectif de notre étude était de rapporter les caractéristiques clinico-pathologiques et thérapeutiques du cancer de la vessie dans la population Tunisienne.
Méthodes : Nous avons mené une étude rétrospective intéressant  33 cas de cancer de la vessie colligés dans le service d’oncologie médicale de l’hôpital AbdrahmenMami de l’Arianasur une période de 4 ans (2012-2015).
Résultats :L’âge médian était de 63.8 ans (42-85 ans)et le  sex-ratio était de 15,5 (31 hommes et 2 femmes) dont 88%, tabagiques .L’hématurie et un PS≤2 étaient retrouvés chez 100℅ des patients. A l’histologie, nous avons observé un carcinome urothélial   grade 1 chez 3℅ des patients, grade 2 chez 21℅ et  grade  3 chez 73℅. Un cas de carcinome à petites cellules était enregistré. La tumeur était classée T2a dans 21℅ des cas, T2b dans 36℅, T3a dans 9℅,  T3b dans 6℅, T4a dans 24℅ des cas et  T4b dans 4℅. Un envahissement ganglionnaire était objectivé dans 40℅ descas. La tumeur était métastatique d’emblée chez 30℅ des patients. Les principaux sièges de métastases étaient l’os et le poumon dans respectivement 60℅ et 40℅ des cas.
La chirurgie curative était réalisée chez 36℅ des patients à type de cystoprostatectomie radicale avec curage ilio-obturateur bilatéral  chez 33℅ des patients et une pelvectomie antérieure chez3℅ des patients.
La chimio néoadjuvante était administrée chez 9 ℅ des patients. Une chimiothérapie adjuvante était administrée chez27℅ des patients  (Gemcitabine-carboplatine chez 5 patients et Gemcitabinecisplatine chez 4 patients).18℅ des patients avaient reçu une radio-chimiothérapie concomitante. 9℅ des patients étaient perdus de vue. 7℅ des patients n’avaient pas reçu de traitement à visée curative à cause d’une altération de l’état général.
La médiane de survie globale des formes non métastatiques d’emblée  était de 22 mois.
La chimiothérapie palliative de 1ère ligne  a concerné 30℅ des patients (principalement à base de  gemcitabine-cisplatine).Lamédiane de survie globale dans les formes métastatiques d’emblée était de 10.3 mois.
Conclusion : Le cancer  de la vessie est de pronostic réservé avec des caractéristiques et des résultats thérapeutiques similaires à la littérature.
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P124-Carcinome à cellules en bague à chaton primitif de la prostate : une entité rare

F.Enaceur1, R.Bahloul2,H.Henchiri1, S.Heni1,M.Debaibi1,R.Boulma3,C.Abdelhedi1, D.Ben Ghachem4,A.Ghozzi4,M.Charfi5, M.Hedfi1,H.Khouni3, A.Chouchene1
1. Service de chirurgie générale Hôpital FSI  2. Service d’oncologie médicale Hôpital FSI3. Service d’urologie Hôpital FSI 4. Service d’anatomie pathologique Hôpital FSI 5. Service de radiologie Hôpital FSI

Introduction : Le carcinome à cellules en bague à chaton primitif de la prostate est une entité  rare, représentant moins de 1 % des carcinomes prostatiques. Le diagnostic positif doit exclure l’éventualité d’un carcinome à cellules en bague à chaton métastatique à partir d’une origine primitive.
Méthodes :Nous rapportons un cas rare de carcinome en bague à chaton primitif de la prostate.
Résultats :MR AA  âgé de 64ans, tabagique diabètique, dyslipidémique  consultant pour une rétention aigue des urines.  Il rapporte  la notion de dysurie évoluant depuis une année sans hématurie. Le toucher rectal objective une prostate augmentée de taille.Il  a beneficié d’un drainage  urinaire par un cathéter sus pubien Une échographie a été faite montrant une prostate augmentée de taille et hétérogène.Un dosage sanguin de l’antigène spécifique de la prostate (PSA) a été d’un taux de 20ng/mL.La biopsie prostatique avait conclu à un carcinome prostatique peu différencié à cellules en bague à chaton Gleason 9 (4+5). L’étude immunohistochimique a mis en évidence la positivité de marquage au PSA, confirmant ainsi l’origine prostatique de ce  carcinome. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) pelvienne a objectivé un processus tumoral prostatique diffus à toute la glande avec une large rupture capsulaire postérieure et latérale droite, un envahissement de la vésicule séminale  droite, un envahissement du sphincter vésical externe et du plancher vésical ainsi que des adénomégalies iliaques bilatérales. La scintigraphie osseuse n’a pas mis en évidence de localisations secondaires osseuses.La fibroscopie digestive haute et la rectocolonoscopie ont été  normles. Le diagnostic de carcinome primitif à cellules en bague à chaton de la prostate a été retenu. La tumeur a été classée T4N1M0. Le protocole thérapeutique retenu a été fait d’une hormonothérapie à base d’analogues de la LHRH néoadjuvante suivie d’une résection endoscopique complète de la prostate. Le patient était décédé après 3 mois de suivi.
Conclusion :Le carcinome à cellules en bague à chaton est une variante rare. L’étude histologique et immunohistochimique confirme le diagnostic. La prise en charge  est multimodale reposant sur la chirurgie, la radiothérapie et l’hormonothérapie. Le pronostic est péjoratif.
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P125-Tumeurs gonadiques associées à une dysgénésie gonadique pure à caryotype 46XY (Syndrome de Swyer) :à propos de 7 cas.

Temessek Helmi, AttiaMoez, SlimaniOlfa, Mathlouthi Nabil, Makhlouf Tahar, Ben TemimeRiadh, Attia Leila.
Service de gynécologie-obstétrique « A », Hôpital Charles Nicolle, Tunis, Tunisie.

Introduction : Le syndrome de Swyer ou dysgénésie gonadique pure à caryotype 46XY est une anomalie du déterminisme sexuel caractérisée par un morphotype féminin, un caryotype masculin et un hypogonadisme hypergonadotrope avec des gonades indifférenciées, fibreuses, dépourvues de cellules germinales. Ce syndrome est généralement révélé par une aménorrhée primaire. Il représente un terrain de prédilection pour le développement de gonadoblastome, de dysgerminome, ainsi que d’autres tumeurs germinales. Le but de cette étude est d’évaluer le risque de dégénérescence de ces gonades dysgénésiques, les types des tumeurs et leurs prises en charge.
Méthodes : Nous rapportons sept observations de patientes ayant présenté une dysgénésie gonadique pure à caryotype 46XY. Nous avons analysé les données épidémiologiques, cliniques, biologiques et échographiques ainsi que les constatations peropératoires, le traitement indiqué et le suivi ultérieur de ces patientes.
Résultats : L’âge moyen de nos patientes était de 16, ans. Toutes nos patientes présentaient une aménorrhée primaire. Les caractères sexuels secondaires étaient peu développés chez toutes les patientes. Le taux de FSH était élevé dans tous les cas. Le caryotype était 46XY chez toutes les patientes. Une gonadectomie bilatérale par voie cœlioscopique a été indiqué chez six patientes. Une laparotomie pour torsion d’annexe sur une tumeur de 20 cm a été réalisée chez une femme. L’exploration chirurgicale a retrouvé des gonades réduites à des bandelettes fibreuses dans 4 cas, des gonades de différentes tailles dans 2 cas et une tumeur ovarienne dans un cas. L’histologie a mis évidence des bandelettes gonadiques fibreuses dans 4 cas, un gonadoblastome bilatéral dans 2 cas et dysgerminome associé à un gonadoblastome dans un cas.
Conclusion : En cas de présence du chromosome Y dans le caryotype d’une patiente présentant une dysgénésie gonadique, une gonadectomie bilatérale doit être réalisée pour éviter toute dégénérescence maligne. La gonadectomie doit suivie par un traitement hormonal de substitution. Un dépistage de cas similaires dans la famille est impératif.
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P126- etude descriptive et profil evolutif  des tumeurs de la vessie chez le sujet jeune

Arem S, Ben Ahmed K, Bouassida K Acacha E, Ben Abdallah W, Loghmari A , Tlili G, Hmida W, Jaidane M, Mosbah F
Service d’urologie Sahloul

Introduction :Les tumeurs de la vessie sont l'apanage des sujets âgés et surviennent généralement entre 50 et 70 ans, elles sont rares chez les sujets de moins de 40 ans ne dépassant pas les 4%. Certaines études ont montré qu'au dessous de 30 ans le pronostic est meilleur et qu'au-delà il rejoint celui du sujet âgé.
Notre étude cherche à étudier les caractéristiques histologiques ainsi que le pronostic des tumeurs de la vessie chez le jeune adulte.
Méthodes : Il s'agit d'une étude rétrospective et descriptive, incluant 20 patients de moins de 40 ans, porteurs de tumeurs vésicales diagnostiqués entre 2010 et 2015. Le diagnostic a été confirmé par un examen histologique après une résection endoscopique.
Résultats :Tous les patients étaient de sexe masculin, l'âge moyen était de 33,5 ans (de 25 à 40 ans), le motif de consultation était une hématurie chez tous les sujets, 2 patients avaient des signes d'irritation vésicale (10%),un seul cas n’était pas tabagique, aucune exposition professionnelle n'a été notée. Nous avons noté 18 cas de tumeurs à cellules transitionnelles et deux cas de carcinome épidermoïde kératinisant, l'infiltration du muscle a été trouvée dans un seul cas (stade T2 =15%), 7 tumeurs classés Ta et 10 classés T1. Treize des tumeurs étaient de grade I,trois de grade II et deux de grade III. La tumeur était multifocale dans 2 cas (≥ 3 foyers), volumineuse dans 8 cas (>3cm). Quatre cas d'envahissementurétéral ont été notés dont 2 de façon bilatérale. Quinze patients ont eu une résection endoscopique complète dont 7 suivie de BCG thérapie selon protocole de Lamm. Six patients ont présenté une récidive ou une progression, dont deux classés Ta, quatre classés T1.Le délai moyen de récidive était de 19 mois avec des extrêmes de 3 mois et de 48 mois. Cinq patients n'ont pas présenté de récidive, 6 ont été perdus de vu,trois ont eu une cystoprostatectomie totale, deux pour un carcinome épidermoïdekératinisant etun pour carcinome urothélialinfiltrant le muscle. Un patient a présenté des métastases précoces et décédé dans les six mois qui suivent.
Conclusion :La tumeur vésicale est un véritable problème de santé publique en Tunisie,
La découverte de ces tumeurs chez le sujet jeune n'est plus exceptionnelle et leur pronostic est sujet de discussion. Notre série montre que les tumeurs urothéliales sont le plus souvent superficielles et unifocales mais donnent des récidives fréquentes.
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P127- Cancer de la vessie : profil epidemiologique et facteurs pronostiques

Zaied Sonia (1),Khechine Wiem (1), BhiriHanène (1), Ammar Nouha (1),Abbès Ibtissem (1),Moussa Adnène (2), Njim Leila (2), Ktari Kamel(3), Saad Hamadi (3), Daldoul Amira(1).
    Unité de carcinologie CHU Fattouma Bourguiba Monastir Tunisie
    Service anatomopathologie CHU Fattouma Bourguiba Monastir Tunisie
    Service Urologie CHU Fattouma Bourguiba Monastir Tunisie
Introduction : En Tunisie, le cancer de la vessie vient au premier rang des tumeurs urogénitales masculines avant même le cancer de la prostate.
La prise en charge thérapeutique fait appel à plusieurs modalités thérapeutiques dont la chimiothérapie systémique qui représente l’option thérapeutique pour les formes localement avancées et/ou métastatiques.
Notre objectif est de rapporter les résultats thérapeutiques des formes localement avancées et/ou métastatiques des tumeurs vésicales et d’analyser les facteurs pronostiques influençant la survie.
Méthodes :Il s’agit d’une étude longitudinale rétrospective effectuée à l’unité de carcinologie médicale au CHU Fattouma  Bourguiba, durant une période de cinq ans allant de janvier 2010 à décembre 2015, colligeant40cas.
Résultats : L’âge moyen des patients au moment du diagnostic du cancer de la vessie était de 61,9 ± 10,5 ans. Nous avons noté une prédominance masculine avec 37 hommes et 3 femmes. Parmi les facteurs de risque de cancer de la vessie, une intoxication tabagique a été retrouvée chez 35 patients soit 87,5% des cas et une consommation de boissons alcooliques était retrouvée chez 18 patients soit 45% des cas.  Le type histologique était les carcinomes à cellules transitionnelles dans 82,5% des cas. La tumeur était de grade III dans 95% des cas.
Deux patients étaient classés T2, sept patients étaient classés T3 et cinq patients étaient classés T4. Cinq patients étaient classés N0, trois patients étaient classés N1 et six patients étaient classés N2. Le bilan d'extension avait conclu à: La forme localement avancée chez 27 patients (67,5%), la forme métastatique chez 13 patients (23,5%).
Les métastases étaient osseuses chez 7 patients, pulmonaires chez 7 patients et hépatiques chez deux patients. Des métastases multiples étaient notées chez 2 patients.
La survie sans récidive était en moyenne de 7,3 mois avec des extrêmes de 1 et 20 mois.
Les facteurs suivants étaient corrélés de façon significative à une meilleure survie globale : 
Le score 0 de l’état général selon la classification OMS (p=0,004) ; le stade T3 selon la classification TNM (p=  0,002)  , la chirurgie de la tumeur primitive (p=0,029) ; la chimiothérapie adjuvante (p=0,03) et l'absence de métastases à distance (p=0,03) .
Conclusion : Il faut insister sur l’intérêt de promouvoir le diagnostic précoce des formes avancées et sur la nécessité de continuer la prévention primaire par la lutte contre le tabagisme et la réduction de l’exposition aux produits cancérigènes en milieu professionnel.
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P128- Les tumeurs du testicule : étude anatomoclinique et prise en charge

Lahouar Rayen,Ben Ahmed Khaled,Loghmari Ahmed, TliliGhassen, HmidaWissem, Mosbah Faouzi
Urologie CHU Sahloul

Introduction : Les tumeurs testiculaires sont rares dont la fréquence ne dépasse pas 1% des cancers masculins et sont dominées par les tumeurs germinales. Tout le monde reconnaît actuellement qu’elles sont l’une des premières causes de mortalité par cancer chez l’homme jeune. Elles constituent un réel problème du point de vu diagnostique, prise en charge et aussi anatomopathologique
Le but de ce travail est de préciser les caractéristiques épidémiologiques, thérapeutiques et évolutives de notre série et de comparer aux données de la littérature.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective de 17 cas de tumeurs testiculaires prises en charge dans le service d’urologie du CHU Sahloul de Sousse sur une période de 11 ans allant de Janvier 2005 jusqu’à Décembre 2016.
Résultats : L’âge de nos patients variait entre 10 et 56 ans, avec un âge moyen de 32 ans. La constatation d’une tuméfaction scrotale était la circonstance de découverte la plus fréquente (chez 12 patients). L’examen physique a mis en évidence une augmentation du volume scrotal dans 13 cas dont 94% était unilatérale. Une élévation de l’AFP et de la BétaHCG a été retrouvée dans 6 cas (3 cas chacune). Tous nos patients ont eu une orchidectomie par voie haute dont 1 a eu une tumorectomie controlatérale. A l’examen anatomopathologique, le type histologique le plus fréquent était le séminome (dans 41% des cas), les tumeurs non séminomateuses correspondaient à une tumeur à cellules de Leydig dans 3 cas, à une tumeur germinale mixte dans 2 cas, à une tumeur du sac vitellin dans 1 cas, à un tératome bénin dans 1 cas, à une hyperplasie diffuse des cellules de Leydig dans 1 cas et à un aspect non tumoral dans 2 cas.
13 de nos patients ont bénéficié d’un traitement adjuvant dont 8 ont eu une chimiothérapie complémentaire, 3 ont bénéficié d’un curage ganglionnaire, 1 a bénéficié d’une radiothérapie et 1 a eu une orchidectomie complémentaire.
L’évolution était favorable la majorité des cas avec un seul cas de récidive tumorale sous forme d’une masse rétro péritonéale.
Conclusion : Notre série présente des similitudes épidémiologiques, cliniques, anatomopathologiques, thérapeutiques et évolutives avec les données de la littérature. La prise en charge des tumeurs du testicule a considérablement bénéficié de l’apport de la chimiothérapie qui a nettement amélioré le pronostic.
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P129-La réelle valeur prédictive de l'IRM dans lecancer de la prostate en Tunisie

Ben Ahmed K, Zouari S, Bouassida K, Acacha E, Bdioui Thabet A, Tlili G, Hmida W, Jaidane M, Mosbah F,
Service Urologie Sahloul, Sousse, Tunisie.

Introduction : La place de l'imagerie par résonnance magnétique dans l'exploration du cancer de la prostate s'est considérablement développé ces dernières années. Couramment utilisée pour le bilan d'extension loco régionale, plusieurs études se sont intéressés à son utilisation dans la détection du cancer de la prostate en lui même avec une discordance quant à sa réelle valeur prédictive.
Objectif : Comparer les données fournies par l'IRM prostatique avec l'examen histopathologique de la pièce opératoire et en déduire la valeur prédictive de l'IRM dans le diagnostic et l'extension locorégionale du cancer.
Méthodes : Nous avons recensé 19 patientsde Janvier 2012 à Juillet 2017 atteint de cancer de la prostate opérés d'une prostatectomie radicale à l'hôpital Sahloul de Sousse et ayant réalisé une Imagerie par Résonnance magnétique pré opératoire.
Résultats : L'âge moyen des patients était de 58.65 ans. Le taux de PSA moyen lors du diagnostic était de 13.51 nmol/l. Le toucher rectal était suspect dans 60% des cas. Selon les données de l'IRM réalisés chez ces patients, le cancer s'était développé dans 68% des cas au dépend de la zone périphérique de la prostate, 21% au dépend de la zone centrale, et 11% au dépend de la zone transitionnelle.  Les données de l'examen anapathomologique ont montré que le score de Gleason de (3+4) était le plus fréquent chez nos patients. A l'imagerie, la tumeur a été caractérisée par un Hyposignal T2 et un hypersignal de diffusion avec un index ADC bas se réhaussant après injection de produit de contraste. Elle a été mise en évidence au lobe gauche dans 37% des cas, au dépend du lobe droit dans 41% des cas et bilatérale dans 17% des cas. Chez un patient, l'IRM était revenue normale. L'examen histologique de la pièce opératoire a retrouvé quant à lui la tumeur au lobe gauche dans 23% des cas, au dépend du lobe droit dans 29% des cas et bilatérale dans 47% des cas. La confrontation entre IRM et examen anapathe a trouvé une concordance globale de 63.15% des cas. L'effraction capsulaire était objectivée 1 fois à l'IRM et 4 fois à l'anapathe ce qui rend compte d'une sensibilité de 85.21%. De même, l'invasion des vésicules séminales était objectivé chez 1 patient mais non retrouvée à l'anapathe tandis qu'elle n'a pas été diagnostiquée dans 1 cas et retrouvée à l'anapathe ce qui montre une concordance de 89.47%. L'engainement péri nerveux a été retrouvé chez 48.36% des patients. Les limites chirurgicales étaient tumorales dans 31.57% des cas.
Conclusion : L'Imagerie par résonnance magnétique est devenu un outil incontournable dans la prise en charge du cancer de la prostate. Si sa place reste indiscutable dans la réalisation du bilan d'extension locorégionale de la tumeur prostatique avec une très bonne sensibilité dépassant les 80%, son intérêt reste relatif quant au diagnostic précis et la localisation de la tumeur, avec une sensibilité qui reste de l'ordre de 63%. Il reste tout de même un moyen très utile pour explorer le cancer de la prostate et guider la thérapeutique.
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P130-Les Tumeurs germinales testiculaires et médiatinales : A propos de 15 cas

Sbika W, Labidi S, Hdiji A, El benna H, Daoud N, Mejri N, Boussen H
Service d’oncologie médicale de l’hôpital Abderrahmane Mami Ariana (SOMA)

Introduction : Les tumeurs germinales sont des tumeurs rares  survenant le plus souvent chez  des sujets jeunes. Une prise en charge adaptée et  multidisciplinaire est obligatoire.  Le traitement est curatif  avec un taux de survie  à 5 ans  supérieur à 90 % tous stades confondu.
L’objectif  de notre étude est d’étudier le profil épidémiologique, anatomo-cliniques et thérapeutique des tumeurs germinales testiculaires et médiatinales des patients adultes traités dans notre service.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective de 15 cas de tumeurs germinales testiculaires et médiastinales colligés et traités au service d’oncologie médicale de l’hôpital Abderrahmane Mami durant la période allant de 2011 à 2016.
Résultats : L’âge moyen était de 28 ans (15-42 ans). Deux patients avaient un antécédent d’ectopie testiculaire homolatérale. Les tumeurs germinales non séminomateuses  représentaient le type histologique le plus fréquent (13cas). La présence d’une masse scrotale indolore était le motif de consultation le plus fréquent pour la localisation testiculaire (5cas). La douleur thoracique était  le signe révélateur le plus trouvé pour la localisation médiatinale (2cas).

Conclusion : Nos résultats rejoignent ceux de la littérature avec un excellent taux de survie basé sur une classification initiale pronostique précise, un traitement adapté et codifié, et une surveillance stricte.
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P131-Cancer localiséde la prostate

F.Letaief ; R.Batti ; M.Ayadi ; S.Khrouf ; A.Mokrani ; K.Meddeb ; Y.Yahyaoui ; A.Gabsi ; H.Raies ; N.Chraiet ; A.Mezlini
Service Oncologie Médicale, Institut Salah Azaiez, Tunis

Introduction : Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme de plus de 50ans dans le monde. En Tunisie, les stades localisés au diagnostic représentent 19% des cas. Ils constituent le seul groupe pour lequel un traitement est envisageable.
Méthodes : il s’agit d’une étude rétrospective colligeant 19 cas de traités dans le service d’oncologie médicale de l’institut SalahAzaiez de Tunis, de 2010 à  2015.
Résultats : L’âge médian de notre cohorte était de 65 ans. Les patients présentaient majoritairement des comorbidités (57%) à type de diabète et d’HTA. Le diagnostique histologique était fait par biopsie prostatique dans 8 cas et par résection endoscopique transurétrale dans les autres cas. Tous les patients étaient classés haut risque selonla classification d’AMICO. Le taux moyen des PSA était de 38 ng/ml. Le score de Gleason était ≥ 7 dans 79% des cas. Trois patients ont été traités par Prostatectomie radicale suivi de radiothérapiedans un cas pour une chirurgie R1. Cinq patients ont reçu une HT+RT (26%) et 11 (57.9%) ont été traités par hormonothérapie seule. Quatorze patients ont présenté une rechute, essentiellement métastatique à distance à l’os (36.8%) (21%) et au foie (15.8%). Le délai médian de rechute était de 28 mois.La survie sans rechute(SSR) médiane était de 46 mois. La SSR pour les patients avec un score de gleason >6 était de 38 mois versus 91 mois pour un score de gleason <6 (p=0.09). Tous les patients ayant reçu une hormonotherapie seule sans traitement locorogénial (RT ou chirurgie) ont rechuté. La SSR mediane était de 64 mois pour les patients ayant eu un traitement locoregional versus 25 mois pour les patients traité par HT seule avec un p statistiquement significatif (p=0.04).Lors de la rechute, 61% des patients ont reçu une CT à base de Docétaxel avec une médiane de survie pour notre population était de 78 mois.
Conclusion : Le cancer de la prostate au stade localisé est une pathologie potentiellement curable mais qui nécessite une collaboration étroite entre urologues oncologues et radiothérapeutes afin de maximiser les chances du patient.  
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P132- Cancer de la prostate étude clinique et pronostique de 78 cas

R.Batti ; M.Ayadi ; S.Khrouf ; F.Letaief ; A.Mokrani  ; K.Meddeb ; Y.Yahyaoui ; A.Gabsi ; H.Raies ; N.Chraiet ; A.Mezlini
Oncologie Médicale, Institut Salah Azaiez, Tunis

Introduction : En Tunisie, le cancer de la prostate représente 7.8% des causes de décès par cancer avec une incidence en 2012 estimée à 618 cas en 2012. Le but de ce travail est de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et les facteurs pronostiques du cancer de la prostate.
Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective menée au service d’oncologie médicale de l’institut Salah Azaiez sur une période de 5 ans (2010-2015). Soixante dix-huit  patients traités pour un cancer de la prostate ont été colligés.
Résultats : L'âge moyen était de 68 ans (51-85 ans). Le diagnostic a été fait par biopsie prostatique dans 61 cas (78%)  et par résection endoscopique dans 17 cas (21%).Une composante neuroendocrine était retrouvé dans un seul cas, dans les autres cas il s’agissait d’un adénocarcinome.Au diagnostic 75 % étaient métastatiques d’emblée. La médiane du taux de PSA initial était de  109 ng/ml (6 - 232.9000 ng/ml). Le temps de rechute moyen chez les patients classé M0 était de 40 mois (10-118 mois).Le délai moyen d’apparition de l’hormonoresistance était de 28 mois (3-85 mois). La médiane de survie était de 54 mois et la durée moyenne de survie globale était à 64 mois. La survie globale dans la série à 1, 2, et  5 ans était respectivement de 91; 75 et  41%. Les paramètres suivants ont été associés à une diminution significative de la survie globale : Un âge≥78 ans, un PS ≥ 1, un score de Gleason≥ 6, un taux de PSAinitial>100ainsi que la présence de métastases au diagnostic avec un p respectif de (p= 0,02 ;  0,05 ; <0.0001 ; 0.01 ;  0.01).
Conclusion : Le cancer de la prostate est une pathologie dont la prise en charge reste complexe et multidisciplinaire. La connaissance des facteurs pronostics au diagnostic permet d’offrir les soins les plus adaptés au patient.
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P133-Chimiothérapie par Docetaxel dans le cancer de la prostate métastatique résistant à la castration

R.Batti ; M.Ayadi ; S.Khrouf ; F.Letaief ; A.Mokrani ; M.Ayadi ; K.Meddeb ; Y.Yahyaoui ; A.Gabsi ; H.Raies ; N.Chraiet ; A.Mezlini
Oncologie Médicale, Institut Salah Azaiez, Tunis

Introduction : L'utilisation du Docetaxel, repose sur la mise en évidence de la protéine antiapoptotique Bcl_2 au niveau des cellules métastatiques hormonorésistantes du cancer de la prostate (CPRCm).Son efficacité sur la diminution du taux de PSA a été prouvée par plusieurs études.
L’objectif de notre étude est de rapporter l’expérience du service d’oncologie médicale de l’ISA quant à la chimiothérapie par Docetaxel dans le CPRCm.
Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective de 2010 à 2015 incluant 41 cas de CPRCm traité par du Docetaxel.
Résultats : L’âge moyen était de 64 ans. Les patients étaient classés à haut volume tumoral dans 31 % des cas. Le délai moyen d’apparition de l’hormonorésistance était de 32 mois. La plupart des patients avaient un bon était général avec un PS à 1 dans 72% des cas, PS à 2 dans 14% des cas, 1 seul patient avait un PS à 3. Le taux de PSA moyen pré-chimiothérapie était de 397 ng/ml. Un seul patient a eu du Docetaxel en hebdomadaire du fait d’un envahissement médullaire. Le nombre moyen de cycles reçus était de 7 avec des extrêmes de 3 à 14 cycles.Le traitement était bien toléré, une toxicité de grade III/IV était observée dans 6 cas. On a observé une neuropathie périphériquedans 3 cas, une anémie dans un cas, une leucopénie dans 2 cas et une toxicité digestive à type de diarrhée dans un cas. On n’a pas noté de neutropénie fébrile. Une réductionde dose était nécessaire dans un cas et le traitement était arrêté pour toxicité dans un autre cas. On n’a pas observé d’altération de l’état général sous chimiothérapie. Une réponse était obtenue dans 58.3% des cas. La variation médiane du taux de PSA était à -27% à C3, -48% à C6 et -54% à la fin du traitement. Le taux moyen de PSA nadir était de 111 ng/ml avec un délai moyen de PSA nadir de 24 semaines.
Conclusion :La chimiothérapie par Docetaxel était bien tolérée dans notre serie permettant d’obtenir une réponse dans plus de la moitié des cas.
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P134-La résection simultanée d'une tumeur vésicale n'infiltrant pas le muscle et d'une résection de prostate est-elle synonyme de récidive dans la loge prostatique?

Ouanes Y, Ben Rhouma S, Chaker K, Sellami A, Nouira Y Service d’Urologie, CHU La Rabta Introduction : La résection simultanée des tumeurs vésicales n'infiltrant pas le muscle (TVNIM) et de la prostate est restée longtemps sujet à controverses devant le risque théorique de greffe tumorale dans la loge prostatique. Le but de notre étude était de comparer les paramètres oncologiques d’une tumeur vésicale réséquée (RTUV) seule ou associée à une résection prostatique (RTUP). Patients et Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective entre 2000 et 2013 au service d’Urologie de l’Hôpital La Rabta de Tunis. Un premier groupe concerne les patients ayant subi une résection associée (RTUV et RTUP) et un deuxième groupe ayant subi une RTUV seule. Résultats : Le nombre total de patients retenus est de 130 patients. Les caractéristiques épidémiologiques des 2 groupes étaient comparables. Une BCG thérapie était indiquée dans 39% du groupe 1 et 62% du groupe 2. Le taux de récidive tumorale était significativement inférieur dans le groupe 1 (36 dans le groupe 1 et 54 dans le groupe 2). Il n’y avait pas de différence en termes de délai moyen de récidive (16.6 mois dans le groupe 1 versus 20.6 mois dans le groupe 2). La récidive dans la loge prostatique était comparable dans les 2 groupes (4.5 vs 4.7%) de même que le taux de progression tumorale. La durée moyenne de survie sans récidive et de survie sans progression étaient aussi comparables. Conclusion : La résection simultanée d’une TVNIM et d’une HBP pourrait améliorer le pronostic des tumeurs vésicales en enlevant l’obstacle sous vésical. Cette étude n’avait pas montré de différence significative des paramètres oncologiques des tumeurs vésicales ayant eu une résection simultanée par rapport à ceux ayant eu une résection seule
Notre population d’étude comportait 50 femmes. 38% étaient jeunes âgées de moins de 30 ans. Seulement 16% étaient analphabètes (16%).90% étaient mariées.80% n’avaient pas d'antécédents familiaux de cancer du col utérin. Le délai moyen par rapport à la dernière visite médicale était de 8 mois. 60% avaient une idée sur le cancre du col utérin. 48% connaissaient les facteurs de risque du cancer du col, qui étaient  essentiellement la multiplicité des partenaires (38%) et les rapports sexuels précoces (36%). 56% connaissaient des circonstances de découverte du cancer du col utérin. La majorité évoquait le saignement post coïtal et la dyspareunie (36% respectivement). Uniquement 30% connaissaient le vaccin anti HPV. Ces informations étaient essentiellement fournies par le personnel médical ou paramédical (28%). 54%  n'avaient pas fait de dépistage du cancer du col par FCV. Les obstacles à la participation au dépistage étaient essentiellement la non conscience de son intérêt (38%) ou de son existence (36%).14% des femmes signalaient un manque de temps. Les conditions de prélèvement sont perçues comme gênantes pour 4%.Seulement 36%étaient éduquées concernant ce cancer.
Conclusion :Les débats scientifiques et politiques devraient se focaliser davantage sur le dépistage du cancer du col, souvent relégué au second rang après le dépistage du cancer du sein . Un grand effort reste à fournir dans ce domaine.
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P135-Carcinome Epidermoide de la vessie: à propos de 10 cas

R.Batti ; F.Letaief ; C.Bousrih ; A.Mokrani ; M.Ayadi ; K.Meddeb ; Y.Yahyaoui ; A.Gabsi ; H.Raies ; N.Chraiet ; A.Mezlini
Service : Oncologie Médicale, Institut Salah Azaiez, Tunis
Introduction :Rare dans les pays occidentaux où le carcinome à cellules transitionnelles est le cancer de vessie le plus fréquent, le carcinome épidermoide de la vessie est un véritable problème de santé publique au Moyen-Orient et en Afrique de l'Est. Nous nous proposons dans cette étude de décrire les particularités cliniques et thérapeutiques de cette entité.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective incluant 10 cas de carcinome épidermoide de la vessie traitésdans le service d’oncologie médicale de l’institut Salah  Azaiez de 2010 à 2015.
Résultats :Tous les patients étaient de sexe masculin. L’âge moyen était de 55 ans avec des extrêmes de 38 à 72 ans. 9 patients parmi les 10 étaient tabagiques, avec une consommation moyenne de 40 paquets/année (entre 15 à 80 Paquets/année). Un patient avait des antécédents de Bilharzionse, un autre était exposé aux pesticides et dans un casautre des antécédents familiaux de cancer de la vessie étaient notés. Le délai moyen de consultation était de 5,5 mois. La circonstance de découverte la plus fréquente était une hématurie (100% des cas). Le diagnostic histologique était fait par résection endoscopique dans tous les cas. Toutes les tumeurs étaient de haut grade.  Trois patients étaient métastatiques au diagnostic. Les métastases étaient pulmonaires dans 2 cas et osseuses dans un cas. Les 7 patients non métastatiquesont eu une un traitement chirurgical  type cystoprostatectomie radicale. Parmi ces derniers, 1 a eu une chimiothérapie néoadjuvante par Gemcitabine et Cisplatine. Après chirurgie, la tumeur était classé pT4 dans 5 cas. Une chimiothérapie adjuvante a été réalisée dans les 6 autres cas. Au cours du suivi, une progression a été observée chez 8 patients avec un délai moyen de  de 13 mois. La survie globale médiane  était de 24 mois. Elle était de 68% à 1 an et chutait à 36% à 2 ans.
Conclusion :Le carcinome épidermoide de la vessie est une de pronostic sombre. Sa prévention est nécessaire chez les patients à risque. Un diagnostic précoce doit pouvoir améliorer le  pronostic.
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P136- Place du quadramet dans le traitement des metastases osseuses secondaires a un cancer de la prostate

Ben Ahmed K1, Ezzine A2 Bouassida K1, Lahouar R1, Loghmari A1, Tlili G1, Hmida W1, Jaidane M1, Guezguez M2, Mosbah F1
1 : service urologie Sahloul
2 : service médecine nucléaire Sahloul

Introduction : Le Quadramet ou la radiothérapie métabolique au Samarium-153 (153Sm) est indiqué dans le traitement antalgique des métastases osseuses ostéoblastiques douloureuses multiples qui fixent le biphosphonate sur la scintigraphie osseuse.
Son principe est basé sur l’action radioactive ciblée des particules bêta moins (β-), émises par ce radioélément, fixé métaboliquement au niveau des lésions métastatiques, sans pour autant irradier les tissus sains environnants.
L’objectif de cette étude est l’évaluation de l’efficacité du Quadramet chez les patients ayant des métastases osseuses douloureuses réfractaires aux traitements antalgiques classiques.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 8 patients suivis au service d’urologie Sahloul pour un adénocarcinome prostatique métastatique à l’os.
Tous ces patients ont été adressés au service de médecine nucléaire Sahloul et ont reçu une ou plusieurs cures de Quadramet©, EDTMP marqué au Samarium 153 (153Sm-EDTMP). L’administration du 153Sm-EDTMP a été faite en ambulatoire, par voie intraveineuse lente, à raison de 37 MBq/kg (soit 1mCi/Kg) de poids.
Le suivi post thérapeutique a été effectué par le médecin prescripteur afin d’apprécier l’efficacité des cures de Quadramet© sur la symptomatologie du patient et à la recherche d’une toxicité liée au traitement, notamment une toxicité hématologique.
Résultats : Il s’agit de 8 patients d’âge moyen de 72 ans (extrêmes allants de (53 à 84 ans). Tous les patients ont présenté des métastases d’un adénocarcinome de la prostate, en moyenne 9,5 lésions par patients.
62% patients étaient métastatiques d’emblée (soit 5 patients/8) et 38% présentaient un adénocarcinome en échappement hormonal (soit 3 patients/8). Le taux de PSA moyen était de 359 pg/ml.
Tous nos patients ont reçu une seule cure de Quadramet. L’activité moyenne reçue par cure était de 2395,75 MBq (soit 64,75 mCi).
Une amélioration de la douleur a été marquée dans 75 % des cas. Cette réponse était complète dans 66,6% des cas (4) et partielle dans 33,4% des cas (2).
Aucune toxicité hématologique n’a été notée chez tous nos patients sur les NFS de contrôle après 15 jours de la cure.
Conclusion : La radiothérapie métabolique représente une méthode simple, relativement bien tolérée et efficace pour le traitement de la douleur des métastases osseuses multiples. La tendance actuelle est d’avoir recours au Quadramet le plus précocement possible. Il ne faut pas le considérer comme un traitement de dernier recours réservé à un stade trop avancé de la maladie.
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P137- Effet du délai de prise en charge des tumeurs vésicales infiltrantes sur le pronostic oncologique et fonctionnel.

Ouanes Y, Ben Rhouma S, Chaker K, Sellami A, Nouira Y
Service d’Urologie, CHU la Rabta

Introduction : A travers une revue de la littérature, un délai de prise en charge plus de 3 mois peut influencer le stade tumoral et diminuer la survie des patients. Le but de ce travail est d’étudier la relation entre le délai de la prise en charge des tumeurs vésicales infiltrantes et le devenir oncologique et fonctionnel des ces patients.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective réalisée au service d’urologie du centre hospitalo-universitaire La Rabta de Tunis. Notre étude a été réalisée sur une période allant de 2005 à 2015. Nous avons sélectionné 149 patients traités par cystectomie pour un carcinome infiltrant de la vessie. On a exclu les patients qui sont métastatiques au moment du diagnostic, qui ont été perdus de vue, dont les dossiers sont non exploitables ou dont la durée de suivi postopératoire est inférieure à une année.
Résultats : 103 patients ont eu une cystectomie au bout de 4 mois. Parmi eux 26 malades ont présenté une métastase et 9 patients ont eu une récidive locale. La survie globale était de 28 mois. Pour les patients pris en charge après 4 mois du diagnostic, 16 ont présenté une métastase. La survie de ces malades était de 25 mois. Il n’y avait pas de relation significative entre un délai de prise en charge plus de 4 mois et la survenue de récidive locale (p=0.25). Il existe une relation entre la survenue des métastases et un délai de prise en charge plus de 4 mois (p = 0.03). La survie globale diminue significativement avec un délai de prise en charge plus de 4 mois (p = 0.001).
Conclusion : La cystectomie doit être réalisée dans les brefs délais pour garantir un bon résultat oncologique et fonctionnel. Une prise en charge au-delà de 4 mois est liée significativement à la survenue de métastases et à une diminution de la survie.
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P138- Résultats oncologiques et fonctionnels de la cystectomie dans le traitement du cancer de vessie chez les sujets âgés de plus de 65 ans.

Ouanes Y, Sellami A, Chaker K, Ben Rhouma S, Nouira Y
Service d’Urologie, CHU La Rabta

Introduction : La cystectomie reste le traitement de référence du cancer infiltrant de la vessie en absence de métastases. L’augmentation de leur incidence chez les sujets âgés nous a incitée à étudier les particularités cliniques et évolutives de ces tumeurs et à analyser l’apport de ce type de traitement sur la qualité de vie et la survie de ces patients.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective réalisée au service d’urologie du centre hospitalo-universitaire La Rabta de Tunis. Notre étude a été réalisée de janvier 2005 à décembre 2015 sur 80 patients traités par cystectomie totale pour un cancer infiltrant de la vessie non métastatique au moment du diagnostic dont l’âge est supérieur ou égal à 65 ans.
Résultats : L’âge moyen des patients était de 71 ans. Une cystectomie a été réalisée pour une tumeur infiltrante dans 86% des cas. Le délai moyen de la cystectomie par rapport au diagnostic était de 3 mois. Cinquante quatre patients ont eu une seule complication périopératoire et 35 patients ont eu plusieurs complications. Au cours du suivi postopératoire, on a noté 13 cas de récidive locale au bout de 5 mois de suivi et 20 cas de métastase à distance au bout de 6 mois de suivi. La survie globale était de 28 mois. L’analyse multi variée a montré que la survie des patients dépendait significativement du terrain (p=0.011), du délai de la cystectomie (p=0.001), de la présence d'une anémie (p=0.007) et de la survenue des complications péri-opératoires (p=0.001).
Conclusion : Une cystectomie totale peut être proposée à des patients de plus de 65 ans au même titre que chez les patients moins âgés, mais sous réserve d’une bonne évaluation préopératoire. Plusieurs facteurs influencent la survie globale notamment le terrain, le délai de prise en charge et surtout la survenue des complications périopératoires.
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P139-Traitement chirurgical des tumeurs rénales localisées chez les sujets âgés

 Chaker K, Sellami A, Ouanes Y, Mrad Dali Kh, Abid K, Ben Rhouma S, Nouira Y Service d’Urologie, CHU La Rabta

Introduction : Actuellement la chirurgie conservatrice ou totale est le traitement de choix des tumeurs du rein. Cependant, les comorbidités et les dysfonctions organiques sont plus fréquentes chez les personnes âgées ce qui majore le risque chirurgical. Le but de notre étude est d’étudier le devenir oncologique et fonctionnel après traitement chirurgical de tumeurs rénales localisées chez les sujets de plus de 65 ans.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective menée sur 43 patients dont l’âge est supérieur à 65 ans hospitalisé au service d’urologie la Rabta, traités chirurgicalement pour une tumeur rénale localisée sur la période allant de Janvier 2002 et Décembre 2016. Tous les données épidémiologiques, cliniques, radiologiques et histologiques ont été recueillies et analysées.
Résultats : Les caractéristiques initiales étaient équivalentes entre les patients. L’âge moyen des patients était de 71 ans. Les patients étaient de sexe masculin dans 72% des cas. La taille moyenne de la tumeur était de 55 mm. Le côté droit était le plus atteint (24 cas). Pour les patients qui ont eu un traitement radical, qui sont au nombre de 27 (63% des cas) 5 malades ont présenté des complications post opératoire surtout hémorragique nécessitant des transfusions, 21 malades aggravaient leur fonction rénale. Après un recul moyen de 37 mois aucune récidive locale, mais 7 malades développaient une métastase à distance. La survie moyenne était de 50 mois. 16 malades ont bénéficié d’un traitement conservateur, 7 malades ont saigné, 10 malades ont altéré leur fonction rénale. Après un recul moyen de 42 mois, une seule récidive locale et 4 malades ont présenté une métastase à distance. La survie moyenne était de 50 mois.
Conclusion : Le traitement chirurgical reste le gold standard pour le traitement des tumeurs rénales même chez les sujets âgé de plus de 65 ans. Les deux techniques chirurgicales sont équivalentes du point de vue résultat oncologique et fonctionnel post opératoire.


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Les tumeus pédiatriques
P140- Tumeur neuroectodermique mélanotique infantile : Présentation d’un cas clinique

S.Khemiri, J.Feki, A.Khanfir, M.Frikha
Service d’oncologie médicale, CHU Habib Bourguiba, Sfax

Introduction : Les tumeurs neuroectodermiques mélanotiques infantiles (MNTI), ou progonomes mélanotiques, sont des tumeurs rares et le plus souvent bénignes du jeune enfant. Les MNTI sont essentiellement localisées au niveau des régions cervico-faciales, et de la voûte crânienne, mais de nombreuses autres localisations ont été décrites. Le traitement historique des MNTI qui reste toujours le traitement standard est l’exérèse chirurgicale. Mais est ce qu’il y a une place pour le traitement néo adjuvant en cas d’une tumeur jugée initialement inopérable ?
Méthodes :On rapporte un cas clinique d’un nourrisson suivie et traité pour une tumeur neuroectodermique mélanotique infantile  dans le service d’oncologie médicale de CHU Habib Bourguiba de Sfax depuis le mois de juin 2017.
Résultats :Il s’agit d’un nourrisson âgé de  7 mois sans antécédents pathologiques particuliers. Son histoire de la maladie a commencé à l’âge de 4 mois marquée par l’apparition d’une formation blanchâtre de petite taille au dépend de la mandibule en regard des incisifs. Cette formation a augmenté progressivement de taille saignant au contact, entravant progressivement l’alimentation. Le scanner mandibulaire a montré une lésion tissulaire intra osseuse mandibulaire antérieure de 36*22*20 mm hypodense avec ostéolyse et interruption de la corticale osseuse. Il existait une infiltration du tissu mou péri lésionnel avec de multiples ganglions cervicaux. La biopsie chirurgicale a confirmé qu’il s’agissait d’une MNTI, kératine +, HMB+, cellules rondes et synaptophysine+. L’examen clinique après 2 mois du scanner initial a montré une masse ulcérée mandibulaire médiane mélanotique de 8*4cm infiltrant le plancher buccal. L’ouverture buccale était limitée laissant à peine voire la langue. L’exérèse était jugée difficile et mutilante avec risque accrue de résection incomplète. Le patient a reçu une chimiothérapie néoadjuvante à base d’ifosfamide (dose=100mg/kg pendant 3 jours) et étoposide (dose=5mg/kg pendant 3 jours). Les cures étaient espacées de 21 jours. Dès la première cure, nous avons noté une excellente réponse clinique par une diminution de la taille de la masse devenant de 4*3cm. Après trois cures de chimiothérapie, la tumeur mesurait 3*2,5cm avec possibilité de succion et langue bien visualisée.
Conclusion :La chimiothérapie utilisant des drogues efficaces dans le sarcome d’Ewing sont aussi efficaces pour diminuer la taille de la MNTI afin de pouvoir réaliser une exérèse complète de la tumeur et minimiser le risque de récidive.

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P141-Caractéristiques anatomo-cliniques et thérapeutiques de l’histiocytose langerhansienne de l’enfant : A propos de 6 cas

Ennouri S1, Ben Kridis W 1, Toumi N 1, Ayedi K 2, Keskes H 2, Hachicha M 3, BoudawaraT4, Khanfir A1, Frikha M1
1 : Service d’oncologie médicale CHU Habib Bourguiba Sfax; 2 : Service d’orthopédie CHU Habib Bourguiba Sfax, 3 : Service de pédiatrie CHU Hédi Chaker, 4 : service d’anatomopathologie CHU Habib Bourguiba Sfax

Introduction : L’histiocytose langerhansienne (HL) est une maladie rare multi systémique liée à l’accumulation de cellules de Langerhans au sein de différents organes. Son étiopathogénie n’est pas bien élucidée. Quatre groupes d’HL ont été définis dont la maladie de Letterer Siwe, le granulome à éosinophile, la maladie de Hand Schuller Christian et la maladie de Hashimoto Prizker.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective incluant 6 cas d’HL colligés au service d’oncologie médicale à Sfax entre 2013 et 2017.
Résultats :Notre série comporte 4 garçons et 2 fillettes d’âge moyen 23.5 mois (13 mois-3ans 7mois). Les circonstances de découverte étaient des lésions érythémateuses squameuses cutanées dans 2 cas, un syndrome polyuropolydypsique dans 2 cas, une tuméfaction retro auriculaire dans 1 cas et une atteinte osseuse avec boiterie à la marche dans un cas. Il s’agissait d’un  Hand-Schuller-Christian dans deux cas (des lacunes crâniennes, un syndrome polyuropolydypsique, une exophtalmie), un granulome éosinophile dans 2 cas (une lésion ostéolytique de l’os isolée) et un syndrome de Letterer-Siwe dans 1 cas (une atteinte poly viscérale). La maladie était inclassable dans 1 cas. Un examen anatomopathologique d’une biopsie cutanée ou osseuse a confirmé le diagnostic d’HL dans tous les cas avec un marquage pour le CD1a. La recherche de la mutation de BRAF a conclu à un BRAF muté dans 1 cas. Les différents scores d’activité ont été calculés dans tous les cas (score systémique>3 dans 3 cas et score os >10 dans 3 cas). Tous les enfants ont eu une induction par Velbe avec une corticothérapie. Trois enfants ont eu une maintenance par Vélbé, 3 cas ont nécessité une deuxième induction suivie d’une maintenance par vélbé dans 2 cas. Un traitement par vemurafénib a été reçu par la patiente ayant le BRAF muté.
Conclusion :L’âge moyen dans notre série était de 23.5 mois. Il était inférieur à celui de la littérature (entre 3 et 5 ans). Le traitement s’est basé dans tous les cas sur la chimiothérapie par Velbé qui constitue le traitement de référence dans l’HL. Le vémurafénib utilisé chez une fillette de notre série représente une piste thérapeutique en cas de progression avec BRAF muté.
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P142-Rechute testiculaire controlatérale d’un néphroblastome gauche

S. Tbessi, R. Moujahed, F.Oubich, S. Ghorbel, L. Kochbati
Service de Radiothérapie Oncologique, Hôpital AbderrahmenMami, Ariana

Introduction : Le néphroblastome représente la tumeur rénale maligne la plus fréquente chez l’enfant. Les métastases testiculaires sont extrêmement rares. Huit cas ont été rapportés dans la littérature.
Méthodes :Nous rapportons le cas d’un enfant suivi pour un néphroblastome  gauche ayant récidivé au niveau du cordon spermatique droit.
Résultats :Il s’agit d’un enfant âgé de cinq ans et demi, aux antécédents d’une orchidopexie droite avec persistance d’un sac herniaire à l’âge de trois ans, qui a consulté pour une masse abdominale.L’imagerie a révélé une tumeur rénale gauche de 15 cm avec importantes images kystiques. Il a eu une néphrectomie élargie d’une tumeur polaire inférieure gauche avec en per opératoire une rupture tumorale massive intra et rétropéritonéale avec fragments et saignement dans le sac herniaire.L’étude anatomopathologique concluait à un néphroblastome mixte avec anaplasie diffuse en rupture capsulaire classée stade III haut risque. Il a eu ensuite une chimiothérapie suivie d’une radiothérapie de l’abdomen in toto à la dose de 21 Gy en 14 fractions. Il a présenté une rechute testiculaire controlatérale, 21 mois après la fin de traitement, traitée par orchidectomie droite (atteinte du cordon spermatique sur la pièce anatomopthologique) et chimiothérapie. L’évolution a été marquée par plusieurs épisodes de rechutes ganglionnaires abdominales et pelviennes traitées par chimiothérapie, chirurgie et radiothérapie. Le décès est survenu huit mois après.
Conclusion :Différents mécanismes peuvent expliquer les métastases testiculaires des tumeurs de Wilm’s tels que la voie veineuse rétrograde, la voie hématogène, la voie lymphatique et par le biais du processus vaginalis. Nous pouvons évoquer l’hypothèse du trajet d’orchidopexie comme cause iatrogène facilitant l’essaimage tumoral le long du cordon spermatique.
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P143-GIST chez l’enfant : à propos d’un cas et revue de la littérature

Khechine Wiem,Belaid Imtinene, Karrit Sarra, Ezzaairi Faten, Chabchoub Imene, Hochlef Makrem, Ben Fatma Leila, Ben Ahmed Slim
Service Carcinologie médicale CHU FarhatHached Sousse Tunisie

Introduction : Les tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST) sont les tumeurs mésenchymateuses les plus fréquentes du tube digestif chez les adultes.  Elles sont exceptionnelles chez les enfants. Nous rapportons un nouveau cas de GIST pédiatrique diagnostiqué en 2012.
Méthodes : Nous rapportons un nouveau cas de GIST pédiatrique diagnostiqué en 2012.
Résultat : Une patiente âgée de 13 ans sans antécédents familiaux ou personnels a consulté pour une masse abdominale avec dyspepsie dans un contexte d’altération de l’état général. L’examen clinique avait objectivé une masse épigastrique dure et sensible. Une fibroscopie digestive a mis en évidence des lésions infiltrantes de l’estomac et des premières portions de l’intestin grêle ainsi que des lésions polypoides au niveau gastrique. L’examen anatomo-pathologique d’une lésion biopsiée a confirmé le diagnostic d’une tumeur stromale avec c-kit et CD34 positifs. Un scanner a retrouvé des masses tissulaires hétérogènes confluentes vascularisées et aux contours polylobés mesurant 20 cm de grand axe vertical oblique aux dépend de la paroi gastrique antérieure  et s’étendant au cadre duodénal.
La  patiente a été mise sous imatinib à la dose de 400 mg/jour avec une stabilité clinique et radiologique et une tolérance moyenne au traitement. Le dernier contrôle remonte à Mars 2017.
Conclusion : Le nombre de cas de GIST en pédiatrie étant faible, de nombreux aspects cliniques et biologiques restent incertains. Il semble que le type de GIST observé chez l’enfant et le jeune adulte soit biologiquement différents que celui de l’adulte. Il est donc important de regrouper les données biologiques et cliniques en pédiatrie par l’intermédiaire de collaborations internationales afin de pouvoir élaborer des recommandations pour la prise en charge d’enfants et adolescents atteints de GIST.
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P144-Profil épidémiologique et clinique du Rhabdomyosarcome de l'enfant en Tunisie : Expérience de l'Institut Salah Azaiez

Tajina Dorra, Letaief Feryel,Saadi Myriam, Ayadi Mouna, Meddeb Khedija, Mokrani Amina, Yahiaoui Yosra, Rais Henda, Chrait Nesrine, Mezlini Amel
Service Oncologie Médicale de l’institut Salah Azaiz

Introduction : Le Rhabdomyosarcome est un cancer rare représentant 5 % des  tumeurs solides chez l'enfant et l'adolescent. C'est la tumeur mésenchymateuse la plus fréquente à leur âge. Son incidence annuelle est estimée à 4.3 cas/1 million avec un âge moyen au moment du diagnostic de 8 ans.
L'objectif de ce travail est d'étudier les caractéristiques épidémio-cliniques du rhabdomyosarcome de l'enfant en Tunisie.
Méthodes :Il s'agit d'une étude rétrospective réalisée à l'unité d'oncologie pédiatrique de l'institut Salah Azaiez entre 1998 et 2017 ayant colligé 65 cas de rhabdomyosarcome de l’enfant. Les patients étaient classés selon les stades de la Société internationale d'oncologie pédiatrique (SIOP) et traités selon les protocoles de l’Intergroup Rhabdomyosarcoma Study Group(IRSG).
Résultats :L'âge médian était de 7 ans (6 mois à 19 ans). Le sexe ratio était de 1.24 avec une légère prédominance masculine (55.4%). Le délai moyen de diagnostic était de 1 mois. Les localisations par ordre de fréquence décroissant étaient: tête et cou (29.2%), appareil génito-urinaire (26.2%), tronc (24.6%),orbite (9.2%) et membres (10.76%).La quasi-totalité des patients étaient sans antécédents particuliers(83.1%). Le signe révélateur majeur était le syndrome tumoral (64.6%). Le volume tumoral était supérieur à 5 cm  chez 73.43% des patients. Le rhabdomyosarcome était de type embryonnaire dans la majorité des cas (41 cas soit 63.1%), alvéolaire dans 27.7% des cas, pléiomorphe dans 3.1% des cas et il y avait 2 cas de rhabdomyosarcome mixte (embryonnaire et alvéolaire). Au bilan d'extension, la maladie était localisée chez 73.8%  des patients. Une atteinte métastatique a été retrouvée uniquement chez 17 cas avec une prédominance des lésions secondaires pulmonaires (12 patients). Il y avait autant de tumeurs classées stade 1 que stade 3 (22 cas soit 33.6%), 5 patients (7.7%) avaient un rhabdomyosarcome stade 2 et 16 patients (24.6%) stade 4. Parmi les 21 patients opérés, dix cas appartenaient au groupe thérapeutique 1 de l`IRSG soit47.61%. Les groupes 2 et 4 renfermaient chacun 2 patients (9.5%) et 7 autres faisaient partis du groupe 3 (33.3%).
Conclusion :En Tunisie, les caractéristiques épidémio-cliniques du rhabdomyoosarcome rejoignent les données de la littérature. Cette tumeur demeure rare et nécessite une prise en charge pluridisciplinaire dans des centres de référence.  
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P145-Particularités du glioblastome chez l’enfant

W Siala, I Cheffai, N Sallemi, M Kallel, W Mnejja, M Frikha, Z Boudawara, N Toumi,  J Daoud
Services : Radiothérapie carcinologique, Carcinologie médicale, Neuro-chirurgie EPS Habib Bourguiba Sfax

Introduction :Le glioblastome est une  tumeur cérébrale rare chez l’enfant ne représentant que 4 à 9% des tumeurs du système nerveux central selon les séries. Malgré une prise en charge multidisciplinaire incluant chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, le pronostic de cette tumeur reste sombre.
Nous  proposons à travers ce travail  de préciser les particularités épidémiologiques, anatomo-cliniques et évolutives du glioblastome chez l’enfant.
Méthodes :Nous avons revu rétrospectivement les dossiers des patients traités  pour des glioblastomes à l’EPS Habib Bourguiba de Sfax entre 1993 et 2015. Dix patients ont été inclus ayant un âge de moins de 18  ans et traités à visée curative. Une imagerie par résonance magnétique préopératoire a été réalisée chez tous nos patients avant la chirurgie. Le traitement a associé  une chirurgie,  radiothérapie et  chimiothérapie.
Résultats :Dans notre étude, l'incidence des glioblastomes chez l’enfant était de 2,9%.  Un syndrome d’hypertension intracrânienne était présent dans tous les cas, associé à des crises épileptiques dans 1 cas. Le sex ratio était de 2, 3. La localisation était infratentorielle dans 3 cas (tronc : 2; cervelet : 1) et supratentorielle dans 7 cas. Une exérèse macroscopiquement complète a été réalisée pour 3 patients;  subtotale pour 6  patients et 1 patient a  subi une biopsie seule. Il s’agissait de 7 cas primitifs et 3 cas secondaires à des astrocytomes (anaplasique dans 1 cas et de bas grade dans 2 cas). Tous nos patients ont reçu une radiothérapie à la dose moyenne de 62,4 Gy (60-65 Gy) selon un étalement et fractionnement classiques. Une chimiothérapie  a été délivrée pour 2 patients. La survie moyenne de nos patients était de 17 mois. Elle était de 31 mois pour les patients ayant subi une résection macroscopiquement complète de la tumeur. Tous nos patients  sont décédés.
Conclusion :Le traitement du glioblastome chez l’enfant reste décevant malgré  une approche thérapeutique multidisciplinaire. Les principaux facteurs pronostiques restent la qualité de l’exérèse et l’association d’une radiothérapie et chimiothérapie post opératoire. L’identification des anomalies génétiques et biologiques permettrait l’utilisation des thérapies ciblées  afin d'améliorer le pronostic de ces patients.
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P146-Médulloblastome de l’enfant: Profil épidémiologique,clinique et thérapeutique.A propos d’une série rétrospective.

Zenzri Yosr1, Chabchoub I1,Zaghouani H2, Bouzayene F2, Belamlih O1,Ezzairi F1,Belaid I1, Hochlef M1, Ben Fatma L1,Ben Ahmed S1
1-Service de médecine carcinologique CHU Farhat Hached, Sousse
2-Service de Radiologie CHU Farhat Hached Sousse

Introduction: Le médulloblastome représente la forme la plus fréquente des tumeurs neuroectodermiques primitives cérébrales. Une prise en charge multidisciplinaire a permis d’améliorer  le pronostic de la maladie.
Méthodes :Etude rétrospective colligeant tous les patients âgés de moins de 16 ans diagnostiqués de juin 1994 à décembre 2015.
Résultats: Vingt cas de médulloblastome ont été colligés.L’âge moyen était de 8 ans.Le sexe ratio était de 1.Tous les patients présentaient une HTIC au moment du diagnostic. Le délai moyen de diagnostic était de 2,4 mois. Le diagnostic a été porté principalement sur un scanner cérébral (N=18). 18 patients présentaient une hydrocéphalie à l’imagerie initiale. Le siège le plus fréquent de la tumeur était vermien (45%) avec une taille moyenne de 48mm. Tous les patients ont été opérés sur la tumeur primitive avec une résection macroscopiquement complète dans 60% des  cas. Histologiquement, 60% étaient de type classique, 60% étant de risque standard. La radiothérapie adjuvante a été réalisée chez 15 patients pour une dose totale de 54Gy (N=9) ciblant essentiellement le SNC avec un complément  sur la fosse postérieure. Le délai moyen de l’irradiation était de 111 jours après la chirurgie .Une chimiothérapie adjuvante a été  reçue par 15 patients avec un délai moyen de 53.4 jours après la chirurgie.Les drogues utilisées étaient essentiellement VP16-Carboplatine pendant 4 cures(N=4), 6cures(N=6) ou 9cures(N=1).16 patients étaient évaluables en fin de traitement dont 14 patients étaient en rémission complète.Le taux de rechute était de 56%. La rechute est survenue en moyenne 18,3 mois après la fin du traitement. La survie globale à 5ans dans le groupe à risque standard et haut risque était respectivement de 35% et 50%.Les facteurs pronostiques étaient l’âge <3ans, le résidu post opératoire>1,5cm, les métastases, le caractère histologique anaplasique et /ou à grandes cellules.
Conclusion: Ce travail a révélé que le pronostic du médulloblastome repose sur le bon timing de la prise en charge multidisciplinaire :chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie ayant permis une rémission complète chez 14 patients. La nouvelle classification moléculaire permettra de mieux ajuster la séquence ainsi que la dose de la chimiothérapie et de la radiothérapie.
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P147-Scolarité des enfants traités en oncologie : A propos d’une série de 32 patients

Saad A1, Chabchoub I1, Herbegue K1, Ezzairi F1, Bellamlih O, Belaid I1,  Hochlef M1, Ben Fatma L1, Ben Ahmed S1.
1-Service de Médecine carcinologique, CHU Farhat Hached

Introduction : L’amélioration de la survie globale ainsi que la qualité de vie des patients suivis pour des cancers pédiatriques, pendant les dernières décennies,  incitent à penser au devenir scolaire de ces enfants. L’objectif de ce travail est d’étudier le devenir scolaire des enfants suivi en oncologie dans la région du centre de la Tunisie.
Méthodes : Etude transversale sur une cohorte de 32 patients  en âge scolaire suivis pour un cancer pédiatrique au CHU FarhatHached entre 1996 et 2016.
Résultats : L’âge moyen au moment du diagnostic était de 5,8 ans allant de 1 à 15 ans. Le sexe ratio était de 1,1.  Les parents ont suivi leurs études scolaires secondaires ou supérieures dans 46,9% des cas. 18,7%  Les parents étaient analphabètes dans 18,7%. Le niveau socioéconomique était bas ou moyen 96.3%  Le taux d’échec scolaire chez la fratrie était de  59,4%. Treize patients étaient en cours de scolarité avant le traitement.  Deux cas ont poursuivi leurs études en cours de la prise en charge thérapeutique.  Tous les patients ont reçus une chimiothérapie, vingt-six ont été opérés, huit ont reçu une radiothérapie dont un seul cas irradié au niveau cérébral. La durée de traitement était <6 mois dans 28,1%, entre 6 et 12mois dans 56,3% et >6 mois dans 15,6%. Six cas  ont gardés des séquelles post thérapeutiques neurologique, esthétique ou endocrinienne. Vingt-Neuf cas ont repris leur scolarité après le traitement avec un retard moyen de 1 an par rapport à leurs paires. Des difficultés scolaires ont été décrites dans 79% des cas. Le taux de redoublement dans cet échantillon est de 21%.  Quatre cas sont actuellement en arrêt de scolarité. Les facteurs de risque d’échec  dans cette population sont le niveau scolaire des parents et l’échec scolaire chez la fratrie avec respectivement p=0.03 et p=0.02.  Le niveau socio-économique, le stade tumoral, la dose cumulée de chimiothérapie reçue, la radiothérapie, les séquelles thérapeutiques et la durée de traitement n’ont pas de valeur statistiquement significative dans les limites de l’échantillon étudié.
Conclusion : Le taux de redoublement et d’échec scolaire chez la population suivie en oncologie est assez important. Un plan d’action visant l’acquisition d’établissement scolaire intra-hospitalier   et une aide psychologique  pour ces survivants de cancer devrait être envisagée afin d’améliorer leurs résultats scolaires
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P148-Prise en charge du Rhabdomyosrcome localisé de l’enfant : Expérience de l’institut Salah Azaiez

Saadi Myriam, Letaief Feryel,Tajina Dorra, Ayadi Mouna, Meddeb Khedija, Mokrani Amina, Yahiaoui Yosra, Rais Henda, Chrait Nesrine, Mezlini Amel
Oncologie Médicale de l’institut Salah Azaiz

Introduction :Le rhabdomyosarcome(RMS) est le plus fréquent des sarcomes infantiles qui touche essentiellement la tête et le cou, l'appareil génito-urinaire et les membres. Il a un risque plus élevé d'extension locorégionale que métastatique.
L'objectif de ce travail est de rapporter l’expérience de l’ISA dans la prise en charge du RMS localisé de l’enfant.
Méthodes :Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 48 cas de RMS localisés traités à l'ISA sur une période de 19 ans (1998-2017) selon les protocoles de la SIOP.
Résultats :L’âge médian était de 6 ans. 72,9% des patients (soit 35) ont reçu une chimiothérapie (CT) néo adjuvante : IVA chez 14 patients, protocole MMT89 chez 7 , RMS 2005 chez 5, IVADO-IVA chez 3patients et les autres par d’autres types de protocoles. La réponse à la CT était partielle chez 24 patients (68.5%) et complète chez 3. Six ont progressé localement et 2 à distance. La chirurgie a été réalisée chez 20 patients (41.7%) avec une résection complète dans 13 cas (65%), R1 chez 3 enfants et R2 chez 4 enfants. Parmi les 18 patients (37.5%) ayant reçu une chimiothérapie adjuvante, 50% ont été traité par IVA.Une radiothérapie adjuvante a été réalisée chez 6 patients (12.5%).17 cas soit (35.4%) ont reçu une  irradiation de la tumeur en place.Les toxicités grade3-4 étaient hématologiques type aplasie fébrile chez 11 patients et digestive chez 6 patients avec un cas d’arrêt de traitement suite une toxicité neurologique type encéphalopathie à l'ifosfamide. Vingt-six patients (54.2%) ont rechuté avec un délai médian de 4 mois.La rechute était locorégionale dans 22.9% des cas, métastatique dans 10.4% et locorégionale et à distance dans 20.8%. La rechute a été traitée chez 71.4%( 20 patients), par CT type IVA-CEV-IVE dans 6 cas, 4 patients ont été opérés et 6 ont reçu une radiothérapie lors de la rechute.
Conclusion :Les rhabdomyosarcomes localisés présentent d`avantage un sous-groupe plus fréquent mais avec un pronostic qui reste sombre et la nécessité de prise en charge multidisciplinaire.
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P149-Rhabdomyosarcome métastatique de l’enfant : étude rétrospective à propos de 17 cas suivis et traités à l’institut Salah Azaiez

Tajina Dorra, Letaief Feryel, Saadi Myriam, Ayadi Mouna, Meddeb Khedija, Mokrani Amina, Yahiaoui Yosra, Rais Henda, Chrait Nesrine, Mezlini Amel
Oncologie Médicale, Institut Salah Azaiez

Introduction :Le rhabdomyosarcome (RMS) représente le sarcome des tissus mous le plus fréquent chez l’enfant. Au moins 15% des patients sont métastatiques au diagnostic avec un taux de guérison de seulement 30%.
L'objectif de ce travail est de déterminer le profil épidémiologique et les résultats thérapeutiques des RMS métastatiques.
Méthodes :Il s'agit d'une étude rétrospective réalisée à l'unité d'oncologie pédiatrique de l'institut Salah Azaiez ayant colligé 17 cas de RMS métastatiques de l'enfant, tousclassés stade 4 de la SIOP(société internationale d'oncologie pédiatrique), sur une période de 12 ans (2001-2013).
Résultats :L'âge médian était de 10 ans.Le sexe ratio était de 1.1.Les 2 types histologiques les plus fréquents étaient l’embryonnaire (58.8%) et l’alvéolaire (29.4%).La tumeur primitive siégeait principalement au niveau de l’appareil génito-urinaire (5 patients soit 29.4%).Le site de métastase le plus fréquent était le poumon (64.7%). Cette localisation était exclusive chez 5 patients (29.4%) et associée à une atteinte osseuse dans 2 cas (11.8%), ganglionnaire dans 2 cas, hépatique et cérébrale dans 1 cas et pancréatique dans 1 cas. Les autres sites étaient l’os chez 3 patients (17.6%) et la moelle osseuse dans 1 cas. Les principaux protocoles de chimiothérapie de première ligne étaient IVA pour 5 patients (29.4%), MMT 89 pour 3 (17.6%) et IVADO pour 2. La plupart ont présenté une réponse partielle (47.1%). Quatre étaient en rémission complète, 2 ont progressé localement, 1 a progressé à distance et 1 patient est décédé. La meilleure réponse en 1ère ligne a été obtenue par le protocole IVADO. Une chimiothérapie de deuxième ligne a été menée chez 4 patients (23.5%). Trois patients (17.6%) ont reçu une 3ème ligne de chimiothérapie avec obtention d’une réponse complète chez un patient traité par MMT 89. Une radiothérapie de la tumeur a été effectuée chez 4 patients. Un seul cas a eu une irradiation des métastases. Quatre patients ont été opérés sur la tumeur primitive. La survie globale médiane était de 10 mois.
Conclusion :Le RMS métastatique de l'enfant en Tunisie est de mauvais pronostic avec des résultats thérapeutiques médiocres et un faible taux de guérison, rejoignant les données de la littérature.
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P150-Néphroblastome : résultats thérapeutiques et facteurs pronostiques à propos de72 cas traités à l’institut Salah Azaiez

 Chraiet N, Hadoussa M, Zenzri Y, Yahyaoui Y, Batti R, Letaief F, Mokrani A, Meddeb K, Raies H, Ayadi M, Mezlini A.
Service d’oncologie médicale, Institut Salah Azaiez, Tunis.

Introduction :Le néphroblastome est la première tumeur rénale embryonnaire de l’enfant. Il constitue 12% des cancers pédiatriques. Il touche le plus souvent l’enfant de moins de 6 ans. Son traitement estmultidisciplinaire et son pronostic est excellent.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective colligeant 72 patients traités pour un néphroblastome sur une période de 21 ans entre janvier 1994 et décembre 2014.
Résultats :L’âge moyen était de 3,76 ans [0,5-12]. Le sex ratio était de 0,6. Quinze pourcent des patients étaient issus d’un mariage consanguin et 13,9% avaient des malformations congénitales (4,2% de malformations génito-urinaires et 4,2% de syndrome de Beckwith Widemann). Le motif de consultation le plus fréquent était la découverte d’une masse abdominale (56,9%) avec un délai moyen de 33,85 jours. La tumeur était droite dans 45,2% des cas et bilatérale dans 4,2% des cas. Le stade I était le plus fréquent (37,5%).
Histologiquement, 63,9% étaient de type standard, 41,7% étaient de risque intermédiaire et 13,9% avaient un envahissement ganglionnaire.
La chimiothérapie préopératoire était administrée chez 97,2 % des patients pour une durée moyenne de 4,88 semaines. Les drogues utilisées étaient essentiellement la vicristine et l’actinomycine D. La tumeur répondait partiellement à cette chimiothérapie dans 61,1% des cas avec une réponse partielle moyenne estimée à 52%. Tous les patients ont été opérés. La chirurgie était radicale dans 97,2% des cas et complète dans 84,7% des cas. Tous les patients ont bénéficié d’une chimiothérapie post-opératoire. La radiothérapie a été faite chez 38,9% des patients ciblant essentiellement la loge rénale (78,6% des patients irradiés). La survie globale à 10 ans était de 59% et la survie sans progression de 55%. Les facteurs pronostiques étaient le stade (p=0,14) et l’âge ≤ 3 ans (p=0,01). La radiothérapie améliore significativement la survie des stades III (p= 0,002).
Conclusion :Dans les limites de notre étude, nous avons trouvé des taux de survie et des facteurs pronostiques comparables à ceux retrouvés dans la littérature.
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P151-Médulloblastome de l’enfant: Profil épidémiologique,clinique et thérapeutique.A propos d’une série rétrospective.

Zenzri Yosr, Chabchoub I,Oumelreit Belamlih Ghita,Ezzairi F,Belaid I, Hochlef M, Ben Fatma L,Ben Ahmed S
Service de médecine carcinologique CHU Farhat Hached, Sousse

Introduction: Le médulloblastome représente la forme la plus fréquente des tumeurs neuroectodermiques primitives cérébrales. Une prise en charge multidisciplinaire a permis d’améliorer  le pronostic de la maladie.
Méthodes : Etude rétrospective colligeant tous les patients âgés de moins de 16 ans diagnostiqués de juin 1994 à décembre 2015.
Résultats: Vingt cas de médulloblastome ont été colligés.L’âge moyen était de 8 ans.Le sexe ratio était de 1.Tous les patients présentaient une HTIC au moment du diagnostic. Le délai moyen de diagnostic était de 2,4 mois. Le diagnostic a été porté principalement sur un scanner cérébral (N=18). 18 patients présentaient une hydrocéphalie à l’imagerie initiale. Le siège le plus fréquent de la tumeur était vermien (45%) avec une taille moyenne de 48mm. Tous les patients ont été opérés sur la tumeur primitive avec une résection macroscopiquement complète dans 60% des  cas. Histologiquement, 60% étaient de type classique, 60% étant de risque standard. La radiothérapie adjuvante a été réalisée chez 15 patients pour une dose totale de 54Gy (N=9) ciblant essentiellement le SNC avec un complément  sur la fosse postérieure. Le délai moyen de l’irradiation était de 111 jours après la chirurgie .Une chimiothérapie adjuvante a été  reçue par 15 patients avec un délai moyen de 53.4 jours après la chirurgie.Les drogues utilisées étaient essentiellement VP16-Carboplatine pendant 4 cures(N=4), 6cures(N=6) ou 9cures(N=1).16 patients étaient évaluables en fin de traitement dont 14 patients étaient en rémission complète.Le taux de rechute était de 56% .La rechute est survenue en moyenne 18,3 mois après la fin du traitement. La survie globale à 5ans dans le groupe à risque standard et haut risque était respectivement de 35% et 50%.Les facteurs pronostiques étaient l’âge <3ans, le résidu post opératoire>1,5cm, les métastases, le caractère histologique anaplasique et /ou à grandes cellules.
Conclusion: Ce travail a révélé que le pronostic du médulloblastome repose sur le bon timing de la prise en charge multidisciplinaire :chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie ayant permis une rémission complète chez 14 patients. La nouvelle classification moléculaire permettra de mieux ajuster la séquence ainsi que la dose de la chimiothérapie et de la radiothérapie.
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P152-Quelle chimiothérapie première pour le traitement du sarcome d’Ewing : à travers une série de 50 patients

Toumi N1, Yaich A1, Ben Kridis W1, Ayadi I1, Feki J1, Ben Mahfoudh K2, Ayadi K3, Boudawara T4,  Daoud J5, Khanfir A1, Frikha M1
1: Service carcinologie médicale, 2: Service de radiologie, 3: Service d'orthopédie, 4: Service d'anatomopathologie, 5: Service de radiothérapie. CHU Habib Bourguiba Sfax

Introduction: La prise en  charge thérapeutique du sarcome d'Ewing est standardisée avec une chimiothérapie première, suivie du traitement locorégional et d’une chimiothérapie de consolidation. Différents protocoles de chimiothérapie première ont été évalués à travers le temps en Europe et aux états unis mais sans comparaison directe entre eux. L’objectif de ce travail et de comparer les protocoles thérapeutiques Saint Jude et EURO-Ewing 99 en termes de toxicités et d'efficacité.
Méthodes : notre étude, rétrospectivement, a intéressé les patients traités pour tumeur  d’Ewing entre 1995 et 2014. Deux protocole thérapeutiques ont été identifiés, le protocole saint Jude utilisé jusqu’à l’année 2000 et le protocole EuroEwing 99 à partir de 2001. Pour chaque patient nous avons évalué la réponse clinique, radiologique et histologique de la tumeur ainsi que les différentes toxicités. Les survies ont été calculées selon la méthode de kaplan Meier et comparées selon le test de Logrank.
Résultats : Cinquante patients ont été inclus dans cette étude. L’âge moyen était de 15,9 ans et le sex-ratio était de 1,27. Treize patients (26%) étaient métastatiques au diagnostic. Trente deux patients (64%) ont été traités selon le protocole EuroEwing99. Il y avait plus de sujets jeunes (<15 ans), de tumeurs des extrémités et de traitement chirurgical dans le groupe EuroEwing. Le taux de rémission complète  était de 47% pour le groupe EuroEwing et 33% pour le groupe saint Jude. La toxicité hématologique du traitement était beaucoup plus élevée avec le protocole EuroEwing (p=0,0001). Pour les patients non métastatiques, la survie globale à 5 ans était de 63% pour les patients traités selon le protocole EuroEwing et de 30,8% pour ceux traités selon le protocole Saint Jude (p=0,09). Pour les patients d’emblée métastatiques, ces taux de survie étaient respectivement de 23,5% et de 0% (p=0,05).
Conclusion : Nos résultats suggèrent que la chimiothérapie intensive selon le protocole VIDE permet d’améliorer les résultats thérapeutiques par rapport au protocole saint Jude. Cependant il faut noter que les 2 populations étaient non comparables avec des formes de meilleur pronostic dans le groupe EuroEwing. Les études randomisées en cours permettrons de mieux préciser la stratégie thérapeutique.
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P153-Sarcome d’Ewing dans le centre tunisien : Etude anatomoclinique et résultats thérapeutiques à propos de 60 patients

S. Ben Ahmed², I. Chabchoubˡ, F. Ezzaairiˡ, L. Ben Fatmaˡ, I. Belaidˡ, M. Hochlefˡ, W. Osmane², M. Ben Ayache², S.BenAhmedˡ
1 : service de carcinologie médicale CHU Farhat Hached Sousse
2 : service d’orthopédie CHU Sahloul Sousse

Introduction : Les sarcomes d’Ewing sont des tumeurs primitives osseuses rares qui touchent principalement les sujets jeunes. Leur prise en charge nécessite une collaboration multidisciplinaire. Le but de notre travail est de déterminer les caractéristiques anatomocliniques et les résultats thérapeutiques
Méthodes :Étude rétrospective ayant inclus tous les cas de sarcome d’Ewing, traités au service de carcinologie médicale du CHU Farhat Hached de Sousse sur une période de 13ans (2003 à 2016)
Résultats :60 patients ont été inclus avec un âge moyen de 20ans (3-53) et un sex-ratio de 0.93.Le délai de consultation moyen était de 4.7 mois (1-30). Les circonstances de découverte les plus fréquentes étaient la tuméfaction (86%) et la douleur (50%). Les localisations osseuses étaient les plus prédominantes (78.3%) avec une prédilection au niveau des membres inferieurs (31.7%) et du bassin (26.7%). La localisation vertébrale représentait 10%. La taille tumorale au moment du diagnostic était de 10.3 cm (1-22). 69% des patients avaient bénéficié d’une biopsie partielle, 13.8% d’une ponction biopsie et 17.2% d’une chirurgie d’exérèse d’emblée. L’immunohistochimie était pratiquée dans 90% des cas (100% CD99 positif).
45% des patients étaient métastatiques au moment du diagnostic dont 57% au niveau pulmonaire. 76.7 % des patients avaient bénéficié d’une chimiothérapie néoadjuvante(98% du protocole Euro Ewing99) et 23.3 % d’une chimiothérapie palliative (47.7% protocole Saint Jude).Les bons répondeurs représentaient 27.6% (8/29). La chirurgie était réalisée pour 65 % des patients dont 94% de traitement conservateur
Conclusion :bLe sarcome d’Ewing est une tumeur primitive osseuse agressive. L’amélioration du pronostic repose sur le diagnostic précoce et une prise en charge collégiale permettant un traitement de plus en plus conservateur
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Les tumeurs du système nerveux central
P154-Variante rare du glioblastome : le gliosarcome

Asma SASSI1, Alia ZEHANI1, Ines CHELLY1, Beya CHELLY1, Wafa REKIK1,Heifa AZZOUZ1, Sofienebouali2, Hafedh JMAL2, Slim HAOUET1, Nidhameddine KCHIR1
1Service d’anatomie et cytologie pathologiques, CHU La Rabta
2Service de neuro-chirurgie, Institut National de Neurologie, Tunis

Introduction : Le gliosarcome est une tumeur exceptionnelle, de grade IV selon la classification OMS 2016 et représente seulement 2% des glioblastomes.Cette entité a été initialement décrite comme un glioblastome dont le contingent sarcomateux prendrait naissance à partir de la prolifération endothélio-capillaire. Mais de nos jours, les études moléculaires ont prouvé le caractère monoclonal de chaque composante. Les gliosarcomes peuvent survenir de novo ou au cours de la phase post-thérapeutique d’un glioblastome avec une moyenne d’âge de 52 ans.
Méthodes :Nous avons réalisé une étude rétrospective descriptive portant sur 6 cas de gliosarcomes colligés au service d’anatomie pathologique de l’hôpital La Rabta sur une période de 12 ans entre janvier 2006 et juillet 2017.
Résultats :Notre série était constituée de 4 hommes et 2 femmes avec un âge médian de 52 ans (6-63). Parmi ces tumeurs, 5 étaient hémisphériques de siège frontal (n=2), temporal (n=2) et fronto-pariétal (n=1). La sixième tumeur était de localisation cérébelleuse. L’examen microscopique montrait dans tous les cas un contingent de type glioblastome avec l’anaplasie cellulaire, la nécrose en carte de géographie et la prolifération endothélio-capillaire. Il s’y associait une prolifération mésenchymateuse faite dans tous les cas de cellules fusiformes atypiques et mitotiques, agencées en faisceaux entrecroisés. La composante sarcomateuse se disposait dans un réseau richement réticulinique. Un seul cas montrait des foyers de différenciation ostéoïde. Une étude immunohistochimique a été réalisée dans 4 cas. La GFAP a seulement marqué la composante gliale. L’actine muscle lisse a été réalisée dans 3 cas et a uniquement marqué la composante sarcomateuse. L’IDH1 pratiqué dans un seul cas est totalement négatif.
Conclusion :Les gliosarcomes sont des tumeurs de mauvais pronostic, superposable à celui des glioblastomes avec IDH de type sauvage. Des foyers de différenciation épithéliale carcinomateuse et de métaplasie malpighienne peuvent être observés au sein du contingent glial. La composante sarcomateuse, qui est le plus souvent à cellules fusiformes, peut également présenter des foyers de différenciation cartilagineuse, osseuse, rhabdoide ou adipeuse. La négativité de la composante sarcomateuse à la GFAP est essentielle au diagnostic afin de distinguer un vrai gliosarcome d’un glioblastome avec prolifération fibroblastique.
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P155-Radiothérapie des méningiomes

Bahri M1, Ben Salah H1, Daoud J1 
    Service de Radiothérapie, CHU Habib Bourguiba Sfax

Introduction : Les méningiomes sont des tumeurs extra-parenchymateuses bénignes. L’exérèse complète reste le traitement de référence. Toutefois, cette exérèse n’est pas toujours aisée du fait de la localisation ou de l’extension de la tumeur. L’objectif de notre travail est d’étudier la place et de la radiothérapie dans le traitement des méningiomes.
Méthodes : Il s’agit d’une étude  rétrospective portant sur 12 patients atteints de méningiomes, traités par radiothérapie dans le service de radiothérapie du CHU Habib Bourguiba de Sfax entre 1993 et 2014.
L’âge moyen de nos patients était de 49 ans. Tous les patients ont eu une imagerie cérébrale préopératoire.
Résultats : Tous nos patients ont eu une radiothérapie soit en post opératoire soit après récidive (tableau)


Conclusion : Notre étude montre que la radiothérapie est un traitement efficace, surtout en cas de chirurgie partielle ou en cas de progression de la maladie. Le résultat thérapeutique dépend en plus du siège tumoral et du type histologique.
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P156-Gliosarcome cérébral : étude de 4 cas à l'Institut Salah Azaiez

Yahyaoui Yosra, Guermazi Fatma, Mokrani Amina, Ayadi Mouna, Meddeb Khedija, Letaief Feriel, Raies Henda, Chraiet Nesrine, Mezlini Amel.
Service Oncologie médicale de l'institut Salah Azaiez de Tunis

Introduction : Le gliosarcome est une tumeur cérébrale maligne très rare représentant 1,8 à 8 % de l’ensemble des tumeurs gliales.  C’est une tumeur à composante biphasique gliale et sarcomateuse qui  est considérée par l’organisation mondiale de la santé (1993) comme une variante de glioblastome.
Notre objectif est de décrire les particularités anatomocliniques, diagnostiques, thérapeutiques et pronostiques de cette entité rare.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective intéressant 4 cas de gliosarcomes colligés à l'Institut Salah Azaiez de Tunis sur une période de 10 ans allant de 2008 à 2017.
Résultats :L’âge moyen de nos patients était de 50 ans (extrêmes 6 et 76 ans ). Il s’agissait de 2 hommes et  2 femmes. Le délai médian de consultation était de 1 mois. Les circonstances de découverte étaient dominées par l’hypertension intra crânienne qui a été notée dans tous les cas, le vertige noté chez 2 patients et les convulsions également notées chez 2 patients. Le siège le la tumeur était différent d'un patient à l'autre (temporal, frontal, pariétal et occipital). Tous les patients ont eu une exérèse macroscopiquement complète de la lésion. A l’étude immuno-histochimique, la composante gliale était positive pour la GFAP et la composante sarcomateuse était positive pour l'actine dans tous les cas.  Deux patients ont reçu un traitement adjuvant : le premier a reçu une radiothérapie concomitante à une chimiothérapie à base de Témozolomide et le second à reçu une radiothérapie suivie de 6 cycles de chimiothérapie à base de Témozolomiede. La survie globale médiane était de 3,5 mois (extrêmes 2-13 mois) et la survie sans évènement médiane était de 3 mois (extrêmes 1-5 mois).
Conclusion :Le glisarcome se distingue par l’association d’un contingent malin glial et mésenchymateux sacromateux. Les signes cliniques ne sont pas spécifiques. Le diagnostic évoqué à l’imagerie est confirmé par l’étude histologique et immunohistochimique. Le traitement repose sur la chirurgie et la radiothérapie. La place de la chimiothérapie demeure controversée. Le pronostic reste péjoratif avec un taux de récidive très élevé et une survie médiane de 11 mois.
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P157-Caractéristiques cliniques et thérapeutiques du glioblastome: étude monocentrique rétrospective sur 10 ans

Rym Bouriga1, Yosra Yahyaoui1, Saïd Soltani2, Mariam Hadoussa1, Mohamed Mahjoub3, Amina Mokrani1, Nessrine Chraiet1, Mouna Ayedi1, Khadija Elmeddeb1, Feriel Ltaief1, Azza Guebssi1, Henda Raies1, Essia Mezlini1.
1- Service d’oncologie médicale à l’Institut Salah Azaïz, Tunis.
2- Service de radiothérapie à l’institut Salah Azaïez, Tunis.
3- Service d’hygiène hospitalière CHU Farhat Hached Sousse

Introduction: Le glioblastome (GB) est la tumeur cérébrale primitive la plus fréquente (25%) des tumeurs cérébrales primitives de l’adulte de pronostic grave. L'objectif de notre étude était de rapporter les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques du GB chez des patients traités à l’institut national tunisien de cancérologie(ISA).
Méthodes: Etude rétrospective incluant 73 cas de GB confirmé histologiquement traités et suivis entre 2006 et 2016 dans les services d'oncologie médicale et de radiothérapie de l’ISA.
Résultats: L'âge médian était de 53 ans (18 à 80 ans) et le sexeratio était de 1,6. La circonstance de découverte la plus fréquente était les céphalées dans 61% des cas suivie de l’épilepsie (25%) puis d’un trouble neurologique cognitif et/ou moteur(18%). La localisation supratentorielle caractérisait 100% des cas se limitant à un seul lobe temporal(24,7%), frontal(15,1%), et atteignant plusieurs lobe dans la plupart des cas(60,27%) . Une résection complète (RC) était faite chez 45 patients (61,6%), une résection partielle (RP) ou une réduction tumorale chez 8 patients (11%) et une biopsie chez 20 patients (27,4%). Une radiothérapie (RT) cérébrale in toto exclusive à une dose de 30Gy a été faite pour 19 patients(26%); concomitante avec le témozolomide (TMZ) chez 47 patients(64,4%), et 7 patients(9,5%) sont perdus de vu avant tout traitement. Seize patients (21,9%) ont reçu TMZ en adjuvant. La survie globale (SG) médiane était de 10 mois IC95%[5;12]. La SG à 6, 12, 18, et 24 mois était de 57,5%, 47,9%, 19,17% et 9,58% et était corrélée à l'âge p=0,018 et à la qualité de la résection p=0,058.
Conclusion: L’amélioration du pronostic des patients atteints de glioblastome est dépendante d’un facteur non modifiable “l’âge” et d’un facteur sur lequel on peut intervenir “la qualité de résection chirurgicale” qui elle-même favorisée par un diagnostic précoce.
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P158-Tumeurs du parenchyme pinéal : À propos de 9 cas

F. Guermazi¹, M. Benna², Y. Yahyaoui¹, M. Ayadi¹, F. Letaief¹, A. Cherif², A. Belaïd², C. Nasr², F. Benna², A. Mezlini¹.
1- Service d’oncologie médicale, Institut Salah Azaiez, Tunis, Tunisie.
2- Service de radiothérapie-oncologie, Institut Salah Azaiez, Tunis, Tunisie.
Introduction : Les tumeurs du parenchyme pinéal sont des maladies rares qui représentent 0,27% des tumeurs primitives du système nerveux central. Nous rapportons l’expérience de l’Institut Salah Azaiez dans leur traitement.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective à propos de 9 cas de tumeurs du parenchyme pinéalprises en charge à l’Institut Salah Azaiez entre 2007 et 2017.
Résultats :Nous avons colligé les observations de 4 enfants et 5 adultes. L’âge médian au diagnostic était 22 ans(extrêmes : 1 – 41 ans), avec unsex-ratio de 3,5. Le diagnostic histologique a révélé 8 pinéaloblastomes et un pinéalocytome. Le délai moyen de consultation était de 1 mois après les premiers symptômes. Le tableau clinique à l’admission comprenait un syndrome d’hypertension intracrânienne chez 7 patients, des troubles visuels chez 5 patients, des troubles cognitifs chez 1 patient et un syndrome endocrinien chez 1 patiente. Un fond d'œil réalisé chez 5 patients a montré un oedème papillaire dans tous les cas. Une IRM cérébro-médullaire initiale pratiquée chez tous les patients a conclu a une hydrocéphalie chez 4 d'entre eux. Deux patients présentaient des localisations en dehors de la région pinéale. Le dosage des marqueurs tumoraux (βHCG-AFP) réalisé pour 3 patients était négatif. La cytologie du LCR était positive chez un seul patient. La prise en charge thérapeutique a compris une chirurgie d’exérèse dans 5 cas, une radiothérapie dans 5 cas et une chimiothérapie dans 5 cas. Une patiente a été perdue de vue avant le début de son traitement. Les protocoles de  chimiothérapie les plus utilisés étaient ceux de la BBSFOP  dans la population pédiatrique et le VP16-Carboplatine chez les adultes. Après un recul médian de 90 mois, la médiane de survie globale était de 12 mois et la médiane de survie sans évènements était à 11 mois.
Conclusion :Les tumeurs mésenchymateuses de la région pinéale notamment les pinéaloblastomes ont un pronostic sombre marqué par la fréquence des rechutes et des décès précoces. Un protocole de traitement multimodal et adapté est nécessaire afin d'améliorer les résultats thérapeutiques chez ces patients sans altérer leur pronostic fonctionnel.


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P159-Médulloblastome de l’adulte étude pronostique d’une serie de 32 cas

R.Batti ; N.Chraiet ; F.Guermazi ; A.Mokrani ; K.Meddeb ; M.Ayadi ; F.Letaief ; Gabzi.A ; Y.Yahyaoui ; H.Raies ; A.Mezlini
Service : Oncologie médicale, Institut Salah Azaiez, Tunis

Introduction :Les médulloblastomes de l'adulte sont des tumeurs rares. Ils représentent moins de 1 à 2 % des cas de tumeurs cérébrales primitives. Plusieurs facteurs pronostic ont été décrits dans la littérature. L’objectif de cette étude était d’analyser les facteurs cliniques et thérapeutiques influençant la survie globale (SG).
Méthodes :Trente deux cas de médulloblastome de l’adulte ont été colligés entre 1988 et 2007. Les analyses statistiques ont été réalisées en utilisant la version 20 du logiciel SPSS. La SG a été analysée par la méthode de Kaplan-Meier, les comparaisons ont été faites avec le test du log-rank, avec un intervalle de confiance de 95 %.
Résultats :La SG médiane était de 46 mois. Elle était de 33% à 5 ans et 16% à 10 ans. Vingt décès ont été observés parmi eux un seul décès toxique. On n’a pas observé de différence en terme de survie en fonction du sexe (p=0.42). La survie globale était meilleure chez les patients âgés de moins de 35 ans versus ceux âgés de plus de 35 ans (respectivement 85 mois versus 24 mois p=0.021). Le statut de performance (PS) au diagnostic était fortement corrélé à la SG (95 mois  si PS=0, 74 mois si PS=1, 48 mois si PS=2 et 2,5 mois si PS=3 ; p=0.002). On n’a pas trouvé de corrélation entre la SG et la présence de HTIC, la localisation tumorale initiale, le type de la résection (RO vs R1) ni le type histologique (desmoplasique vs classique). Cependant un délai entre la chirurgie et la radiothérapie < 12 semaines, l’obtention d’une Réponse complète après le traitement initial, l’absence de rechute après traitement local ainsi que le type de rechute (locale vs à distance) étaient statistiquement corrélé à une meilleure SG avec p<0.05.
Conclusion :Dans notre étude l’âgé, le PS initial, le délai entre la chirurgie et le début de la radiothérapie paraissent être des facteurs pronostic en étude univarié.
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P160- Prise en charge thérapeutique du médulloblastome de l'adulte à l'institut Salah Azaiez

Mokrani Amina, Guermazi Fatma, Batti Rym, Ayadi Mouna, Meddeb Khedija, Yahyaoui Yosra, Letaief Feriel, Guebsi Azza, Raies Henda, Chraiet Nesrine, Mezlini Amel.
Service Oncologie médicale de l'institut Salah Azaiez de Tunis
Introduction : Le médulloblastome est une tumeur neuro-ectodermique qui survient le plus souvent chez l'enfant. Le médulloblastome de l'adulte est rare et sa prise en charge thérapeutique reste encore mal définie.  Notre étude a pour but  de décrire les modalités thérapeutiques ainsi que le profil évolutif de nos patients.
Méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective intéressant tous les médulloblastomes de l'adulte traités à l'institut Salah Azaiez sur une période de 14 ans (entre 1988  et 2007).
Résultats : On a colligé 32 cas, ayant eu une chirurgie d'exérèse dans 96,9 % des cas. Un résidu tumoral post-opératoire de taille inférieur à 1,5 cm a été noté dans 12,6 % des cas et de taille supérieure ou égale à 1,5 cm dans 6,2 % des cas. Selon la classification de Chang la tumeur était majoritairement classée T2 (38,1%), et seulement 4% étaient métastatiques en extra-système nerveux central (M4). L'étude histologique a conclu à une tumeur desmoplasique dans 70,8% des cas et non desmoplasique dans 29,2% des cas. Sous réserve de la biologie moléculaire, les  tumeurs étaient classées haut risque dans seulement 21,2%  et en bas risque  dans 60,6%. Le traitement post opératoire était une radiothérapie seule (89,7 %), une chimiothérapie (VP16 et sels de platine) suivie d'une radiothérapie (3,4 %) et une chimiothérapie seule (3,4 %). Le taux de progression était de 68,8% (dont 36,4% au niveau de l'os) avec un délai médian de 44 mois. La survie globale et la survie sans évènement à 5 ans étaient respectivement de 35% et 37,3%.
Conclusion : Le médulloblastome de l’adulte conserve un pronostic sombre, avec un haut potentiel de récidive. Le traitement actuel est encore mal définit.

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P161-Médulloblastome de l’adulte prise en charge thérapeutique à la rechute

R.Batti ; N.Chraiet ; F.Guermazi ; A.Mokrani ; K.Meddeb ; F.Letaief ; M.Ayadi ; Y.Yahyaoui ; A.Gabsi ; H.Raies ; A.Mezlini
Service d’oncologie médicale, Institut Salah Azaiez, Tunis

Introduction : La récidive d'un médulloblastome de l'adulte relève d'une discussion en réunion de concertation disciplinaire. Il n'y a aucune attitude standardisée à ce jour. Nous nous proposons à travers cette étude de décrire les modalités thérapeutiques au moment de la rechute.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective incluant 32cas de médulloblastome chez l’adulte incluant 32 colligés entre 1988 et 2007 à l’institut Salah Azaiez de Tunis. Les analyses statistiques ont été réalisées en utilisant la version 2.0 du logiciel SPSS. La SG a été analysée par la méthode de Kaplan-Meier, les comparaisons ont été faites avec le test du log-rank.
Résultats :La durée moyenne de suivi a été de 50 mois (extrêmes : 1–260 mois).  Vingt-deux rechutes ont été observées. Le temps médian jusqu’à la récidive (TTR)  à partir de la chirurgie était de 41 mois avec des extrêmes de 1 à 140 mois. La médiane de PFS était de 44 mois. Cinq rechutes étaient situées au niveau de la fosse postérieure et  8 en extra-système nerveux central. Une rechute a été identifié sur une cytologie du LCR.  Une reprise chirurgicale a été réalisée dans 31% des cas. Onze patients ont reçu une chimiothérapie de première ligne (63%  Etoposide cisplatine et 37% Etoposide+ carboplatine). Une réponse complète a été observée dans 16% des cas, une réponse partielle dans 16% des cas et une progression dans 67% des cas. Le seul facteur influençant la PFS identifié dans notre étude était le délai entre la chirurgie et la radiothérapie. La PFS était de 91 mois pour un délai <12 semaines versus 35 mois pour un délai >12 semaines p=0,027.
Conclusion :A ce jour,  il n’a pas été possible de définir un profil type du patient ayant un médulloblastome à haut risque de récidive. Une meilleure connaissance des caractéristiques biologiques et moléculaires du médulloblastome est l’élément clé de la prise en charge du futur.
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Les hémopathis malignes
P162-Les plasmocytomes solitaires extra médullaires de la tête et du cou

Anis Hdiji, Hanène Ben Salah, Manel Bahri, Lilia Ghorbel, Jamel Daoud
Service de Radiothérapie du CHU Habib Bourguiba Sfax Tunisie

Introduction :Les plasmocytomes éxtramédullaire  représentent moins de 1 % des affections tumorales de la sphère ORL.le but de ce travail est d’étudier les aspects diagnostiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs  des plasmocytomes solitaires extra médullaires de la tête et cou.
Méthodes :Il s’agit de 4 cas de plasmocytome de la sphère ORL qui ont été pris en charge au CHU Habib Bourguiba Sfax entre 1993 et 2015. Les patients étaient vus au comité de cancérologie ORL et maxillo-faciales pour classification et décision thérapeutique. Tous les patients ont eu une biopsie. Le bilan pré thérapeutique comportait une EPP, NFS, une calcémie, vs, bilan rénal et une biopsie ostéomedullaire.
Résultats :La radiothérapie a été délivrée selon une technique 2D chez 3 patients et une technique 3D chez un patient. La dose délivrée était de 44 à 50 Gy (fraction de 2 Gy). Le volume incluait le lit tumoral avec une marge. La réponse complète était obtenue dans tous les cas. Trois patients sont vivants en rémission complète avec un recul de 15,13 à 17 ans. Un seul patient est décédé par une complication de sa maladie cardiaque après 1 an et demi de recul. Il était en rémission complète. Aucune transformation myélomatose n’était décrite. Aucune récidive n’était rapportée.
Conclusion :Le plasmocytome extra médullaire de la tête et cou est une affection très rare. Sa présentation clinique n'est pas spécifique. La radiothérapie représente le traitement de référence  permettant un control local de la maladie.
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P163-Le lymphome cérébral primitif : Aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs.

Hmida Lina, Ayadi Mouna, Gargoura Asma, Meddeb Khedija, Mokrani Amina, Yahiaoui Yosra, Letaief Feryel, Rais Henda, Chraiet Nesrine, Mezlini Amel. 
Service d'oncologie médicale, Institut Salah Azaiez, Faculté de médecine de Tunis, Université el Manar, Tunis, La Tunisie.

Introduction : Les lymphomes cérébraux primitifs (LCP) constituent une forme rare de lymphomes malins non hodgkiniens (LMNH)  touchant le cerveau de façon isolée.
Leur pronostic est particulièrement sombre du fait du caractère infiltrant et du risque de récidive. Le traitement exclut toute chirurgie mutilante et repose sur la chimiothérapie et la radiothérapie.
L’objectif de l’étude était de relever les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et le profil évolutif du LCP.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective colligeant 36 patients immunocompétents porteurs de LCP avec preuve histologique,  traités à l’ISA entre Janvier 1994 et Décembre 2016.
Résultats :L’âge médian des patients était de 48 ans [18- 81 ans] et le sexe ratio de 1/1.
Le syndrome d’hypertension intracrânienne dominait le tableau clinique à l’admission (66.7%).
L’atteinte était sus-tentorielle dans 89% des cas, de localisations multiples dans 43 % des cas. Le diagnostic histologique était porté sur l’analyse de biopsies stéréotaxiques chez 20 patients (55.6%). Une chirurgie d'exérèse était pratiquée chez 16 patients, elle était jugée macroscopiquement complète chez 9 d'entre eux.
 Dans 86 % des cas le  LCP était de type B de haut grade (LBGC). Une extension méningée a été rapportée dans 5 cas. Deux patients n’ont pas été traités et ont bénéficié de soins de support. La chimiothérapie était de mise chez 30 patients: d’induction dans 28 cas et après radiothérapie première dans 2 cas, à base de méthotréxate haute dose dans 83 % des cas (25/30). Le recours à la radiothérapie était à visée curative dans 16 cas et à visée palliative dans 3 cas.
L’évolution était marquée par une rémission complète dans 53 % des cas et une progression dans 6 % des cas. Après un suivi médian de 17 mois [1-125 mois], 6 patients ont présenté une récidive (17%): Locorégionale dans 5 cas et sous diaphragmatique dans 1 cas. La survie globale à 5 ans et la survie sans récidive étaient de 39% et 83% respectivement.
Conclusion :L’amélioration des traitements de première ligne et de rechute peut permettre d’espérer une augmentation du taux de survie à long terme, estimé actuellement à 40 % à 5 ans et 23 % à10 ans.
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P164- Lymphome de type MALT pulmonaire avec atteinte synchrone des glandes lacrymales

F.Letaief ; R.Batti ; H.Rachdi ; A.Mokrani ; M.Ayadi ; K.Meddeb ; Y.Yahyaoui ; A.Gabsi ; H.Raies ; N.Chraiet ; A.Mezlini
Service Oncologie Médicale, Institut Salah Azaiez, Tunis

Introduction :Rare dans les pays occidentaux où le carcinome à cellules transitionnelles est le cancer de vessie le plus fréquent, le carcinome épidermoide de la vessie est un véritable problème de santé publique au Moyen-Orient et en Afrique de l'Est. Nous nous proposons dans cette étude de décrire les particularités cliniques et thérapeutiques de cette entité.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective incluant 10 cas de carcinome épidermoide de la vessie traitésdans le service d’oncologie médicale de l’institut Salah  Azaiez de 2010 à 2015.
Résultats :Tous les patients étaient de sexe masculin. L’âge moyen était de 55 ans avec des extrêmes de 38 à 72 ans. 9 patients parmi les 10 étaient tabagiques, avec une consommation moyenne de 40 paquets/année (entre 15 à 80 Paquets/année). Un patient avait des antécédents de Bilharzionse, un autre était exposé aux pesticides et dans un casautre des antécédents familiaux de cancer de la vessie étaient notés. Le délai moyen de consultation était de 5,5 mois. La circonstance de découverte la plus fréquente était une hématurie (100% des cas). Le diagnostic histologique était fait par résection endoscopique dans tous les cas. Toutes les tumeurs étaient de haut grade.  Trois patients étaient métastatiques au diagnostic. Les métastases étaient pulmonaires dans 2 cas et osseuses dans un cas. Les 7 patients non métastatiquesont eu une un traitement chirurgical  type cystoprostatectomie radicale. Parmi ces derniers, 1 a eu une chimiothérapie néoadjuvante par Gemcitabine et Cisplatine. Après chirurgie, la tumeur était classé pT4 dans 5 cas. Une chimiothérapie adjuvante a été réalisée dans les 6 autres cas. Au cours du suivi, une progression a été observée chez 8 patients avec un délai moyen de  de 13 mois. La survie globale médiane  était de 24 mois. Elle était de 68% à 1 an et chutait à 36% à 2 ans.
Conclusion :Le carcinome épidermoide de la vessie est une de pronostic sombre. Sa prévention est nécessaire chez les patients à risque. Un diagnostic précoce doit pouvoir améliorer le  pronostic.
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P165-Les lymphomes primitifs du système nerveux central : difficultés diagnostiques d’une entité rare

Asma Sassi1, Alia Zehani1, Ines Chelly1, Beya Chelly1, Wafa Rekik1, Heifa Azzouz1, Hafedh Jmal2, Slim Haouet1, Nidhameddine Kchir1
1Service d’anatomie et cytologie pathologiques, CHU La Rabta
2Service de neuro-chirurgie, Institut National de Neurologie, Tunis

Introduction : Les lymphomes primitifs du système nerveux central sont rares, représentant seulement 2.4-3 % des tumeurs cérébrales et 4-6% des lymphomes extra-ganglionnaires. Dans 95% des cas, il s’agit d’un lymphome B diffus à grandes cellules (LBDGC), les autres lymphomes étant exceptionnels. Le but de notre travail est de présenter les particularités anatomopathologiques de ce diagnostic rare qui peut s’avérer difficile sur matériel de biopsie stéréotaxique.
Méthodes :Nous avons réalisé une étude rétrospective descriptive portant sur 9 cas de lymphomes primitifs cérébraux colligés au service d’anatomie pathologique de l’hôpital La Rabta entre 2006 et 2016.
Résultats :Notre série était constituée de 4 hommes et de 5 femmes. L’âge médian était de 48 ans (34-50). Il s’agissait d’une atteinte sus-tentorielle intra-parenchymateuse dans tous les cas. Sept patients ont présenté une lésion unique et 2 patients ont présenté une lésion bilatérale. Le diagnostic de LBDGC a été porté dans 8 cas et de lymphome T anaplasique ALK- dans un cas. Concernant le LBDGC, 7 patients étaient immunocompétents. Une seule patiente lupique et sous corticoïdes présentait des lésions cérébrales associées à une méningite lymphocytaire. L’examen cytologique du liquide céphalo rachidien montrait des cellules atypiques. Une biopsie stéréotaxique a été réalisée pour tous les patients. A l’examen histologique, une nécrose tumorale extensive avec une faible densité cellulaire a été notée dans 3 cas. Un angiotropisme a été relevé dans tous les cas. Les cellules étaient de grand taille, blastiques et CD20+. Concernant le lymphome T, il s’agissait d’une lymphoprolifération pléomorphe CD30+ et EMA+ associée à une population réactionnelle. Les patients ont reçu des protocoles de chimiothérapie à base de méthotrexate à haute dose et de cytarabine. Les patients CD20+ ont reçu du rituximab.
Conclusion :Devant toute prolifération tumorale à grandes cellules même faiblement cellulaire avec angiotropisme, il faut penser au LBDGC. Par ailleurs, les sujets immunodéprimés comme notre patiente lupique présentent un risque accru de survenue de lymphome cérébral. Et bien qu’une telle association soit rare, il faut y penser devant toute méningite lymphocytaire après avoir éliminé les causes infectieuses. Le lymphome T primitif cérébral est une entité exceptionnelle caractérisée par une hétérogénéité lésionnelle.
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166-Les lymphomes diffus à grandes cellules B : à propos de 65 cas

Chaabouni Mohamed, Belaid Imtinene, Fallah Sourour, Ezzairi Faten, Chabchoub Imene, Hochlef Makrem, Ben Fatma Leila, Ben Ahmed Slim
Service de Médecine Carcinologique de l'hôpital Farhat Hached de Sousse, Tunisie

Introduction : Le type le plus fréquent des lymphomes non hodgkiniens est le lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB) qui représente 31% des cas. Le but de notre travail était d’analyser les caractéristiques épidémiologiques, anatomo-cliniques et thérapeutiques.
Méthodes :Une étude rétrospective a été réalisée sur une période de 5 ans, entre janvier 2011 et décembre 2016 au service de Médecine Carcinologique de l'hôpital Farhat Hached de Sousse. Un total de 65 patients, chez qui le diagnostic de LDGCB a été histologiquement prouvé, ont été répertoriés.
Résultats : L’âge médian était de 51 ans [18-82ans] et le sexe ratio de 1.4. Quarante pour cent de nos patients avaient un LDGCB ganglionnaire. Trente-huit pour cent des patients avaient un stade localisé (stade I et II). Trente-cinq pour cent des patients étaient classés stade IV. Une anémie a été objectivée chez 60% des patients. Vingt-trois pourcent des patients avaient été traités selon le protocole national LNH 2013. Le taux de rémission complète était de 51%. 9% ont eu une autogreffe de cellules souches périphériques. Le taux de rechute était de 7%. La survie médiane était de 27 mois et la survie globale à 5 ans était de 66 %. Les facteurs pronostiques étudiés étaient l’âge, l’état général, le taux de LDH, la localisation (ganglionnaire ou extra ganglionnaire), la présence ou non d’un bulky, le stade d’Ann Harbor, l’IPIaa,  le type de chimiothérapie et l'anémie (taux d'hémoglobine ≤ 12g/dl).
L’anémie était le seul facteur pronostique significatif (p=0,03). Un taux élevé de LDH et l’IPIaa sont corrélés à une survie moins longue des patients mais sans atteindre la significatiovité statistique (respectivement p=0,06 et p=0,08).
Conclusion :Les LBDGC représentent une maladie agressive dont le pronostic s’est amélioré grâce à un traitement désormais codifié.  Dans notre série l’anémie parait être un facteur pronostique qui pourrait être pris en compte dans la décision thérapeutique.
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P167-Le devenir des masses résiduelles médiastinales après radiothérapie du lymphome de Hodgkin localisé avec bulky médiastinal

Hanène Ben Salah, Fatma Dhuib, Lilia Ghorbel, Emna Daoud, Moez Elloumi, Jamel Daoud.
Service Radiothérapie, CHU Habib Bourguiba Sfax Tunisie.

Introduction : La persistance d’un résidu médiastinal à l’imagerie, après traitement d’un lymphome de Hodgkin localisé avec bulky est habituelle.  Il se pose alors le problème de distinction entre une maladie résiduelle active et une fibrose.
L’objectif: étudier  l’évolution à long terme des résidus médiastinaux isolés après traitement  du lymphome de Hodgkin.
Méthodes : étude d'une série de 15 malades   présentant un lymphome Hodgkinien de stade II bulky sus-diaphragmatique et pris en charge par le comité des hémopathies malignes des CHU de Sfax entre 1993 et 2013. L’âge moyen des patients était de 37 ans. Le lymphome de Hodgkin était  de type scléronodulaire dans 13 cas.  La taille moyenne de la masse bulky  médiastinale au scanner était de 10cm. Le traitement a consisté en une polychimiothérapie, suivi en cas de bonne réponse, d’une radiothérapie des sites initialement atteints. Les critères de Cheson étaient utilisés pour l'évaluation de la réponse. Tous les patients ont eu une irradiation des territoires initialement atteints. L‘évaluation était clinique biologique et par TDM.
Résultats : L'évaluation après chimiothérapie avait montré une réponse partielle dans 67% des cas. L'évaluation 3 mois après radiothérapie avait montré une réponse complète dans 6 cas (40%), un résidu dans 40% des cas et une stabilité dans 20% des cas par rapport au scanner fait  à la fin de la chimiothérapie.
Au cours de l'évolution, le nombre de malades conservant une masse médiastinale stable était de 5. Un seul cas de disparition du résidu médiastinal était noté. Le nombre total de progression médiastinale était de 3 cas.
Conclusion : La masse médiastinal diminue de     taille après chimiothérapie. Après  radiothérapie, une rémission complète attestée par la disparition de la masse médiastinale n'est obtenue que  pour la moitié des cas. Le résidu médiastinal n'est pas synonyme de maladie active.
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P168-Les lymphomes digestifs : étude rétrospective de 147 cas

Asma SASSI, Beya CHELLY,Alia ZEHANI, Heifa AZZOUZ, Ines CHELLY, Slim HAOUET, Nidhameddine KCHIR.
Service d’anatomie et cytologie pathologiques, CHU La Rabta, Tunis, TUNISIE

Introduction : Les lymphomes digestifs constituent 36% des lymphomes non hodgkiniens (LNH) extra-ganglionnaires. Ce terme regroupe des entités cliniques différentes de pronostic extrêmement variable.
Méthodes :Nous avons réalisé une étude rétrospective descriptive portant sur 147 cas de lymphome digestif colligés au service d’anatomie pathologique de l’hôpital La Rabta sur une période de 17 ans entre janvier 2007 et juillet 2017.
Résultats :Notre série était constituée de 80 hommes et de 67 femmes avec un sex-ratio (H/F) = 1.19. L’âge médian était de 48 ans (19-88 ans). Le lymphome siégeait principalement au niveau de l’estomac (n=123) suivi du grêle (n=10), du duodénum (n=6), du colon (n=4), du rectum (n=3) et du caecum (n=1). La plupart des lymphomes étaient des lymphomes du MALT (n=78) avec une atteinte principalement gastrique (n=76), duodénale (n=1) et colique (n=1). Le lymphome B diffus à grandes cellules (LBDGC) était rencontré dans 59 cas dont 4 développés sur un lymphome MALT. Ce lymphome était principalement de siège gastrique (n=45). Par ailleurs, il s’agissait du lymphome le plus fréquent au niveau du grêle et du colon. Nous avons relevé deux cas de lymphome folliculaire rectal et un cas de lymphome de Burkitt gastrique. Sept cas de lymphome T ont été identifiés dont un bifocal. Ils siégeaient principalement au niveau du grêle (n=5). Trois cas d’association lésionnelle ont été relevés. Une gastrite à HP était objectivée dans 10 cas de lymphome MALT gastrique. Au niveau du colon, le LBDGC était associé à une recto-colite hémorragique (n=1) et à un adénocarcinome intra-muqueux (n=1).
Conclusion :Les lymphomes digestifs sont essentiellement représentés par le lymphome du MALT avec une atteinte principalement gastrique. Les LBDGC sont les lymphomes les plus fréquents au niveau du grêle et du colon. Au niveau colique, il existe des formes de LBDGC liées à des syndromes d’immunodéficience ou à des MICI.
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P169-Analyse rétrospective des Lymphomes B à grand cellules traités par Ritixumab associé à la chimiothérapie comparativement à une chimiothérapie seule.

R. Ben Hassena1, W.Ben Kridis1, N.Toumi1, H.Ben Salah3, T.Boudawara2,
A Khanfir1, J.Daoud3, M.Frikha1
1-Service de carcinologie, CHU Habib Bourguiba Sfax
2-Service d’anatomopathologie, CHU Habib Bourguiba Sfax
3-Service de radiothérapie, CHU Habib Bourguiba Sfax

Introduction :Les lymphomes B à grand cellules (LBGC) constituent un groupe hétérogène, présentant 30 à 58% des lymphomes malins non hodgkinien (LMNH).Leur prise en charge thérapeutique nécessite une approche multidisciplinaire afin d’améliorer le pronostic. L’objectif de ce travail est de rapporter les résultats thérapeutiques en fonction de l’administration ou pas du rituximab.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective incluant 22 cas de LBGC pris en charge au service  de carcinologie médicale CHU Habib Bourguiba de Sfax entre 2013 et 2016. Les LBGC ganglionnaires, ORL, digestifs et médiastinaux ont été traités selon le protocole LNH-2013 et LNH-2008. Les lymphomes osseux, cutanés et testiculaires ont été traités en plus par une radiothérapie. Les lymphomes cérébraux ont été traités selon le protocole LNB cérébral primitif (par MTX haute dose). Le suivi médian était de 2,5 ans.
Résultats :Les LBGC constituaient 55% de l’ensemble des (LNH). Il s’agissait de LBGC extra ganglionnaire dans 77% (17 cas): 22% digestifs (5 cas), 13% osseux (3 cas),13% médiastinaux (3 cas), 9% cérébraux(2 cas),9% ORL (2 cas), 4.5% cutané et testiculaire (chacun 1 cas). Il y avait une légère prédominance masculine (59%). L’âge moyen était de 52 ans. Les signes généraux B étaient présents dans 41% des cas, majoritairement dans les lymphomes médiastinaux (66%). Treize patients (59%) avaient un OMS=1 et un stade localisé (stade I/II) (9% dans les LBGC ganglionnaires et 50% dans les LBGC extra ganglionnaires).Un taux de LDH était normal chez 11 patients. Le diagnostic anatomopathologique était porté par un prélèvement fait sur un site extra ganglionnaire dans 17 cas. Tous les LBGC exprimaient CD20(+). Quinze patients ont eu le rituximab (68,2%). Une réponse complète (RC) était trouvée dans 45,5%. Elle était de 53% chez les patients ayant reçu rituximab (GR1) contre 28,5% en l’absence du rituximab (GR2). La SG moyenne était de 13,4 mois. Elle était de 16,8 mois et de 6,29 mois en cas de GR1 et GR2 respectivement. La SG à 1 anétait de 79,5%. Elle était de 93,3% chez le GR1 contre 40 % chez le GR2 (p=0,025). La SSP à 1 an était de 65,8%. Elle était de 75,8%  en cas de GR1contre 35,7% en cas de GR2 (p=0.05)
Conclusion :La SG dans notre série était similaire aux données de la littérature (79,5% contre 79,7% à 1 an). L’association du Rituximab (anti CD 20) à la chimiothérapie a nettement amélioré la survie globale (93,3% contre 40 % à 1 an). D’où il n’est pas admis de traiter un LBGC sans rituximab.
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170-Lymphome de Burkitt : à propos de 51 cas traités dans le centre tunisien

Ammar.N¹, Ben Othman F¹, Belaid.I¹, Ben youssef Y ², Chabchoub I¹, Ezzairi F¹, Ayadi H¹, Hochlef M¹,Khlif A², Ben Fatma L¹, Ben Ahmed S ¹
(1) Service de Carcinologie médicale – Hôpital Farhat Hached Sousse
 (2) Service d’Hématologie médicale – Hôpital Farhat Hached Sousse

Introduction : Le lymphome de Burkitt (LB) est une hémopathie très agressive appartenant au groupe des lymphomes malins non Hodgkiniens à cellules B. Le but de ce travail est d'étudier les caractéristiques épidémiologiques, anatomocliniques et thérapeutiques du LB dans le centre tunisien.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 51 patients atteints de LB répertoriés dans les services d’Hématologie clinique et d’Oncologie Médicale de l’hôpital Farhat Hached de Sousse sur une période de 21 ans (1994-2015).
Résultats :Nos patients étaient majoritairement de sexe masculin (72,5 %). L’âge médian était de 10 ans (2-65 ans) avec  une prédominance chez les patients d’âge inférieur à 10 ans (64,7%). Le délai médian de consultation était de 2 mois. La principale localisation du LB était abdominale (70%) suivie de la localisation ORL (23%). Le stade était localisé dans 17,6 % des cas (3,9 % avaient un stade I et 13,7 % avaient un stade II) et étendu dans 82,4 % des cas (47,1 % avaient un stade III et 35,3 % avaient un stade IV). Les patients ont été stratifiés selon la classification de Murphy en troisgroupes thérapeutiques, 82,8% appartenaient au groupe B. 43 patients ont été traités selon le protocole LMB89, 5 patients selon LMB96 et 3 patients selon LMB2001.
80,5% des patients traités ont pu obtenir une rémission complète. Aucun des patients en rémission complète n’a rechuté. La SG à 5 ans était de 86% (100% pour les stades localisés, 85% pour le stade III,  77% pour les stades IV). Seuls le groupe thérapeutique et la réponse au COP influençaient la survie globale de manière significative (respectivement p=0,03 et p=0,01).  La toxicité liée au traitement était dominée par la toxicité hématologique qui est essentiellement observée dans 66,6% des cas au décours de la cure COPADEM1 et dans 70,5 % au décours de la cure COPADEM2.
Conclusion :Malgré les insuffisances de notre étude (rétrospective, le faible effectif), la réponse thérapeutique et la survie chez nos patients sont excellentes et se rapprochent de celles de la littérature.
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Les sarcomes des tissus mous

171-Les chondrosarcomes : Profil anatomo-clinique, thérapeutique et facteurs pronostiques


Mghirbi F1, Meddeb K1, Ayadi M1, Mokrani A1, Yahyaoui Y1, Ksontini F1, Chraeit N1, Raies H1, Mezlini A1
1Service d’oncologie médicale de l’Institut Salah Azaeiz
Introduction : Le but de ce travail était d’étudier le profil épidémiologique des patients suivis pour un CS, d’évaluer l’intérêt des différents moyens thérapeutiques et de dégager les facteurs pronostiques influençant la survie.

Méthodes :Nous avons entrepris une étude rétrospective, monocentrique et descriptive auprès de 41 patients suivis pour un CS à l’Institut Salah Azaiez, entre 1993 et 2014.

Résultats : L’âge médian était de 43 ans avec un sex ratio de 1,05. Un CS secondaire a été noté chez 3 patients. Les symptômes les plus fréquents étaient la perception d’une tuméfaction (42%) et la douleur (41%). Le délai moyen de diagnostic était de 7 mois. La tumeur était localisée essentiellement au niveau des membres inférieurs (39%) et le pelvis (20%). Vingt-cinq patients ont eu une biopsie percutanée. Les types histologiques étaient : grade I (n=7), grade II (n=15), grade III (n=3), dédifférencié (n=3), mésenchymateux (n=3) et myxoïde CS (n=1). La tumeur était localisée chez 31 patients. La chirurgie a été réalisée dans 31 cas dont 26 non métastatiques. La radiothérapie a été délivrée chez 16 patients. Trois patients ont eu une chimiothérapie néoadjuvante et/ou adjuvante et 9 l’ont eu en situation palliative. Le suivi médian était de 35 mois. La survie globale à 5 ans était de 18,3% et la survie sans maladie à 5 ans était de 12%. Les principaux facteurs pronostiques pour la survie globale étaient le statut métastatique (p<0.001), le traitement par chirurgie (p=0.006) et la qualité d’exérèse (p=0.04).
Conclusion :Le CS est une pathologie rare dont le traitement est essentiellement chirurgical. Son pronostic reste réservé dans les formes non résécables et métastatiques.

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P172-Tumeur Neuroectodermique primitive vertébrale : à propos d’un cas

MerdessiA., BouzaienF., Chabchoub I., Mallat N., Majdoub S., Rziga Th., Zaghouani H., Bakir D., Ben Ahmed S.
Service radiologie CHU Farhat Hached Sousse
 Service carcinologie CHU Farhat Hached Sousse

Introduction : Les tumeurs neuro-ectodermiques primitives (ou PNET), fréquemment rencontrées chez l’enfant et l’adulte jeune, sont développées à partir des cellules germinales du tube neural.
Les PNET  sont des tumeurs assez rares localisées habituellement à l’étage cérébral. Leur localisation vertébrale est exceptionnelle.
Méthodes :Etude rétrospective d’un cas de  tumeur neuroectodermique primitive vertébrale chez un enfant âgé de 7 ans ayant bénéficié d’une radiographie du rachis dorso lombaire, d’une TDM rachidienne, d’une IRM médullaire et d’une biopsie vertébrale chirurgicale avec étude anatomopathologique.
Résultats :Nous rapportons le cas d’un enfant âgé de 7 ans sans antécédents pathologiques ayant présenté une douleur rachidienne d’installation rapidement progressive  dans un contexte d’apyrexie non amélioré sous traitement symptomatique  .Il a bénéficié d’une radiographie qui a montré un tassement du corps vertébral de D 12 , la TDM a mis en évidence une lésion ostéolytique du corps vertébral et du pédicule droit de D12 responsablede tassement vertébral avec infiltration des parties molles pré vertébrales. Un  complément d’exploration par une IRM médullaire a montré  un processus tumoral de D11 et D12 avec épidurite métastatique engainant le fourreau dural. Une biopsie vertébrale sous repérage scopique a été réalisé avec à l’examen anatomopathologique il s’agissait d’une infiltration par une tumeur  maligne à grande cellules dont le profil immuno-histo-chimique est en faveur d’une PNET vertébrale 
Conclusion :Les tumeurs neuroectodermiques sont des tumeurs indifférenciées, hautement malignes, fréquemment rencontrées chez l’enfant et l’adulte jeune, elles sont  des tumeurs assez rares dont la localisation vertébrale est exceptionnelle. L’apport de l’imagerie en coupe est indiscutable pour le diagnostic positif que pour le bilan d’extension   La confirmation diagnostique est l’affaire de l’examen anatomopathologique
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P173- Desmoplastic small round-cell tumor : a report of few cases

Hadoussa M, Letaief F, Ayadi M, Gargoura A, Mokrani A, Meddeb K, Gabsi
A, Yahyaoui Y, Raies H, Chraiet N, Mezlini A.
Medical Oncology Departement, Salah Azaiez Institute, Tunis.

Background:Desmoplastic small round-cell tumor (DSRCT) is a rare highly malignant neoplasm of unknown etiology. Estimated incidence is between 0.2 and 0.5 people per million. Intra abdominal pelvic region is the preferred site.
Methods:We report here our experience with foor patients.
Results:All patients were female. Mean age at diagnosis was 26,7 years [12-46]. Initial examination found a mass in 75% of cases. Abdomino-pelvic US was the initial imaging test in 75%. All patients had a CT scan and half of them had MRI. Median size was 17,1 cm [14,2-20]. The tumor was abodmino-pelvic in 100% of cases. Only one patient was not metastatic. Others had peritoneal metastases and one of them had also liver and bone metastases. Histological diagnosis was carried out in 50% of cases on surgical specimen and 50% on biopsy. Tumor cells expressed cytokeratin and desmin in 100%, EMA, vimentin and synaptophysin in 75% and CD99 in 25% of cases
Surgery was performed in 50%.. The patient who was not metastatic had a right adnexectomy with no adjuvant treatment. Another patient had cytoreductive surgery. Chemotherapy was administered in 100% of cases. Two patients had chemotherapy according to the protocol VIDE, one patient had VIP –based chemotherapy and the last one had an alternating VAC / IE chemotherapy. Toxicity was relatively severe with one case of  ifosfamide- induced encephalopathy and two cases of febrile neutropenia. Seventy-five per cent  of our patients died after progression under chemotherapy. The fourth one is still alive. Currently, she is under alternate VAC/IE chemotherapy with a clinical and radiological response of 38%. The mean overall survival was 9 months.
Conclusion:Prognosis is uncertain in such an aggressive neoplasm as current therapeutic strategies show various outcomes. The development of targeted therapies is likely to have a significant impact on the treatment of this disease.
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P174-Liposarcome des membres: étude épidémiologique, clinique et thérapeutique

Asma Gargoura, Mouna Ayadi, Mariem Eladeb, Myriam Hadoussa, Feryel Letaief, Yosra Yahyaoui, Amina Mokrani, , Khadija Meddeb, Nessrine Chraiet, Henda Raies, Amel Mezlini .
Service de médecine carcinologique, Institut Salah Azaïz, Faculté de médecine de Tunis, Université El Manar-Tunis
Introduction : Les liposarcomes constituent les sarcomes les plus fréquents des tissus mous des membres. Ils sont en règle générale profonds, sous-aponévrotiques, souvent de grande taille et s’observent chez l’adulte après l'âge de 40 ans. L'objectif  de notre étude est d’analyser les données épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques d'une série de patients atteints d'un liposarcome des membres.
Méthodes :Nous avons mené notre étude rétrospective colligeant tous les cas de liposarcomes des membres traités et suivis à l’Institut Salah Azaiez entre Janvier 1995 et Décembre 2014.
Résultats :Nous avons inclus 50 cas de liposarcomes sur une période de 20 ans. L’âge moyen de nos patients était de 50 ans [22 à 90ans]. Le sexe ratio H/F était de 0,78. La taille moyenne des masses tumorales à l'examen clinique initial était de 14 cm. Elles étaient situées majoritairement au niveau des membres inférieurs (76% des cas), à gauche (86%des cas). Quarante-cinq patients ont eu un traitement chirurgical initial (90% des cas), la chirurgie était conservatrice dans la majorité des cas (41 patients). Les marges d'exérèse étaient tumorales (R1ou R2) chez 17 patients (36,9% des cas) dont 8 ont été opérés initialement en dehors de l’ISA, indiquant ainsi une reprise chirurgicale. Vingt-sept patients ont été irradiés en post-opératoire (54%), dans un délai moyen de 6 semaines, à une dose moyenne de 54 Gy. Un traitement systémique par une chimiothérapie à base d'antracycline (type AI) a été indiqué chez 8 patients (16% des cas): en néoadjuvant pour 3 patients, en adjuvant pour 3 autres patients et dans un but palliatif pour 2 patients. Au cours du suivi, le taux de rechute était de 40% avec un délai moyen de 11 mois. La récidive était locale dans 1/3 des cas, à distance dans 2/3 des cas. La survie globale était de 52% à 5 ans et de 38% à 10 ans.
Conclusion :Du fait de leur rareté et leur hétérogénéité, les sarcomes des tissus mous des extrémités relèvent d’une prise en charge spécialisée  au sein d’une équipe pluridisciplinaire comportant chirurgiens, oncologues radiothérapeutes, oncologues médicaux ainsi que des chirurgiens plasticiens.
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P175-Angiosarcome mammaire primitif

Bahri M 1, Aloulou S2
1- Radiothérapie hôpital Régional Gabes
    Carcinologie hôpital Régional Gabes

Introduction : L'angiosarcome mammaire est une tumeur vasculaire rare. Il représente 3 à 9% des sarcomes mammaires. Nous rapportons un cas d’angiosarcome mammaire primitif avec une revue de la littérature.
Résultats :Il s’agit d’une patiente âgée de 45 ans. Elle a consulté pour un nodule palpable et indolore du sein gauche. La taille de la tumeur a été de 9 cm. Elle a eu une mastectomie. La tumeur a été classée histologiquement en angiosarcome bien différencié. La tumeur a été organisée en structures vasculaires et papillaires bordées par des cellules atypiques à noyau et cytoplasme éosinophile hyperchromatique. Des plages hémorragiques, appelées «lacs de sang», et de la nécrose ont été également observées. Les marges chirurgicales étaient envahies. Elle a eu par la suite une radiothérapie de la paroi thoracique et une chimiothérapie. L’évolution a été marquée par la survenue  de métastases pulmonaire, osseuse, cutanée et cérébrale après 25 mois. Elle a eu une chimiothérapie palliative. La survie globale a été de 58 mois.
Conclusion :L’angiosarcome mammaire reste une maladie rare et de diagnostic tardif. Il est caractérisé par son  mauvais pronostic. De ce fait, une surveillance étroite et régulière est nécessaire pour ces tumeurs vasculaires.
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P176- Angiosarcome splénique chez l’enfant: Une maladie exceptionnelle


Bouhani M, Daoud R, , Jelassi A, Chenguel A, Helali AJ,  Msakni I*, Manai MH, Khalifa MB,  Essoussi M.
Service de Chirurgie Viscérale et Générale, hôpital Militaire principale d’instruction de Tunis
*Service d’anatomo-pathologie, hôpital Militaire principale d’instruction de Tunis.

Introduction :Les tumeurs vasculaires malignes de la rate sont extrêmement rares. C’est une tumeur agressive de haute potentialité métastatique avec un mauvais pronostic. Ces tumeurs peuvent être confondues à des formations vasculaires bénignes ou à d’autres tumeurs malignes. La clinique est non spécifique. Le mode de révélation habituelle est la présence d’une masse abdominale.
Méthodes :On rapporte le cas d’un enfant âgé de 12 ans traité pour un angiosarcome de la rate en 2013 à l’hôpital militaire de Tunis.
Résultats :Il s’agit d’une patiente âgée de 12 ans, qui a consulté pour des douleurs de l’hypochondre gauche, suite à un traumatisme datant depuis 2 mois. L’interrogatoire n’a pas révélé d’exposition aux agents carcinogènes. L’examen clinique a objectivé une sensibilité de l’hypochondre gauche. L’échographie a montré la présence d’une masse splénique de 5 cm hypoéchogène hétérogène au dépend de la rate. La TDM thoraco-abdomino-pelvienne a confirmé la présence de la masse, avec absence de lésions suspectes ailleurs. La patiente a eu une splénectomie, avec des suites opératoires simples. L’examen histologique a conclu à un angiosarcome de la rate, dont l’exérèse était complète. La patiente n’a pas eu de traitement adjuvant. Le dernier contrôle était en 2015, la patiente était en bon état général, puis perdue de vue.
Conclusion :L’angiosarcome primitif de la rate est rare et de très mauvais prognostic, la presentation Clinique et radiologique est souvent trompeuses. La chimiothérapie n’a démontré son efficacité pour son traitement. Seul le traitement chirurgical aux stades précoces donne des meilleures chances de survie.
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Les sarcomes de la tête et du co
P177- Les sarcomes de la tête et du cou

S. Tbessi, M. Jebsi, S. Soltani, N. Bouaouina
Service de Cancérologie Radiothérapie, Hôpital Farhat Hached Sousse
Introduction : Les sarcomes des parties molles de la tête et du cou sont des tumeurs malignes relativement rares et très hétérogènes. La chirurgie représente la clé du traitement. La radiothérapie post opératoire peut améliorer le pronostic.
Méthodes :Neuf patients ont été colligés au service de Cancérologie Radiothérapie de Sousse, entre 1995 et 2014.
Résultats :L’âge médian était 62 ans (27 et 77 ans). Le sex ratio était 1.4. Le délai médian de consultation était de 6 mois (3 à 48 mois). Le signe révélateur le plus fréquent était une masse dans sept cas. Le site anatomique le plus atteint était le sinus maxillaire dans 44% des cas. La taille tumorale moyenne était de 5.44 cm. Il n’y avait pas d’adénopathie cervicale. Le bilan d’extension, incluant un scanner, une échographie abdominale et une scintigraphie osseuse, était complet dans sept cas. Sept patients ont eu une exérèse chirurgicale. Elle était complète chez cinq cas. Le curage ganglionnaire était fait chez un seul patient atteint d’un synovialosarcome de l’hypopharynx. L’étude anatomopathologique a conclu à huit types histologiques dont le plus fréquent était le synovialosarcome retrouvé dans deux cas. La radiothérapie adjuvante a été indiquée chez six patients mais faite chez seulement trois cas. La dose moyenne était de 58.8 Gy (54-61.2 Gy). Le volume cible a inclus le lit tumoral et la cicatrice. La chimiothérapie a été néoadjuvante pour un lymphosarcome, et adjuvante pour un rhabdomyosarcome GIII complètement réséqué.
Après un suivi médian de 11 mois (3-72 mois), trois patients ont présenté des récidives locales et deux patients ont développé des métastases respectivement osseuse et pulmonaire traitées par chirurgie, chimiothérapie ou radiothérapie palliative.
Conclusion :Les sarcomes des parties molles de la tête et du cou sont caractérisés par un pronostic médiocre. Le traitement dépend du grade histologique, la taille tumorale et le stade. La radiothérapie est indiquée dans les sarcomes de grande taille, de haut grade ou en cas de résection incomplète. 

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Divers

P178-La rédaction d’observation médicale : Apprentissage et évaluation au cours du stage d’externat en radiothérapie.

A. Belaïd1,3, M. Mlika2,3, M. Benna1,3, A. Cherif1,3, K. Mahjoubi1,3, R. Abidi1,3, S. Yahiaoui1,3, S. Zaraa1,3, A. Yousfi1,3, W. Gargouri1, C. Nasr1,3, F. Benna1,3.
1. Service de radiothérapie, Institut Salah Azaiez, Tunis.
2. Service d’anatomopathologie, Hôpital Abderrahmen Mami, Ariana.
3. Faculté de médecine de Tunis, Université de Tunis-el Manar, Tunis, Tunisie.

Introduction : L’apprentissage de la rédaction d’observation médicale est un objectif important que les étudiants du deuxième cycle d’études médicales (DCEM) doivent acquérir au cours de leurs stages cliniques.L’objectif de cette étude était d’évaluer l’apprentissage de la rédaction d’observation médicale chez les étudiants du DCEM, au cours de leur stage d’externat en radiothérapie.
Méthodes : Il s’agit d’une étude transversale descriptive, à propos de 21 observations cliniques réalisées par trois étudiants du DCEM. Ces observations ont été évaluées selon la grille « NICTALOP » publiée par Bonnemains et al en 2013. Nous avons calculé le coefficient kappa afin d’évaluer la reproductibilité de cette grille d’évaluation.
Résultats : Nous avons recueilli 21 observations cliniques rédigées par les trois étudiants. Toutes ces observations ont concerné des patientes présentant un cancer du sein. Ces observations ont été corrigées selon la méthode « NICTALOP » par 2 tuteurs différents. Les moyennes des scores obtenus respectivement par l’étudiant n°1, l’étudiant n°2 et l’étudiant n°3 étaient de 12,17 par l’enseignant n°1 et 12,12 par l’enseignant n°2, 23,07 par l’enseignant n°1 et 24,2 par l’enseignant n°2 et 24,55 par l’enseignant n°1 et 26,6 par l’enseignant n°2. Le coefficient Kappa a été estimé à 0,71 (indice de confiance 95% [0.34-1]), cadrant avec un bon accord entre les observateurs. L’évaluation faite par les apprenants a montré une amélioration des opinions de ces derniers entre le début et la fin de l’étude.
Conclusion : L’apprentissage de la rédaction d’observation clinique au cours du stage d’externat semble permettre d’améliorer les performances des étudiants dans ce domaine. L’évaluation de cet apprentissage par la grille « NICTALOP » semble pertinente et reproductible.
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P179-Syndrome de Sweet Paraneoplasique associé à un adenocarcinome pulmonaire et gastrique

S. Sghaier1, W. Ben Kridis1, N. Toumi1, I. Ayedi1, J. Feki1, T. Boudawara2, A. Khanfir1, M. Frikha1
1. Service de carcinologie médicale CHU Habib Bourguiba, Sfax
2. Service d’anatomopathologie CHU Habib Bourguiba, Sfax

Introduction : Le syndrome de Sweet (SS)  ou  dermatose aiguë fébrile neutrophilique est une maladie inflammatoire  rare  à expression cutanée prédominante qui est le plus souvent idiopathique. Dans 10 à 20% des cas, il est paranéoplasique,  accompagnant  une hémopathie dans 85% des cas ou une tumeur solide dans 15% des cas.
Méthodes :Nous rapportons une observation d’un SS chez un patient ayant deux tumeurs solides synchrones afin de décrire la présentation clinique de cette dermatose et ses particularités thérapeutiques.
Résultats :Mr .A.B, âgé de 54 ans, tabagique, sans antécédents pathologiques, consulte pour hémoptysie avec douleur thoracique. Le scanner thoracique a montré une masse pulmonaire  du lobe inférieur gauche faisant 6X5 cm associée à un nodule du lobe inférieur droit (LID) de 2X5 cm. La biopsie de la masse pulmonaire gauche a conclu à un adénocarcinome (ADK) pulmonaire primitif avec des cellules tumorales positives au TTF1, tandis que celle du LID était en rapport avec un ADK  d’origine intestinale avec TTF1 et Napsin A négatifs. La fibroscopie oeso-gastrique a révélé une lésion antrale de 5 mm dont la biopsie a conclu à un ADK gastrique. Le patient a reçu une cure de chimiothérapie (CT) à base de Navelbine-Cisplatine. A J7 de la cure, le patient a développé une fièvre avec des lésions cutanées papulo-érythémateuses, parfois bulleuses et douloureuses au niveau du tronc et des membres supérieurs avec un syndrome inflammatoire biologique. La biopsie cutanée était en faveur d’un SS bulleux : décollement sous épidermique avec présence d’un infiltrat inflammatoire riche en PNN et des images de leucocytoclasie. Le patient a été mis sous colchicine plus corticothérapie. L’évolution était marquée par la régression des lésions cutanées. Deux mois après le début de la CT, le patient était décédé par progression de sa maladie.
Conclusion : Le SS est la forme la plus fréquente des dermatoses neutrophiliques. Il est paranéoplasique dans 10 à 20% des cas. Dans notre cas, le diagnostic du SS était suspecté devant l’apparition brutale d’une fièvre, arthralgie et d’une éruption cutanée papulo-érythémateuse. La biopsie cutanée a permis de confirmer le diagnostic. La corticothérapie systémique est le traitement de choix avec souvent une régression des lésions cutanées au bout de quelques semaines
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P180-Evaluation et prise en charge de la réaction allergique associée à la chimiothérapie

Zeineb Guermazi 1, Inès Ayedi 1, Souhir Khemiri 1, Afef Khanfir 1, Mounir Frikha 1
Service de carcinologie médicale, CHU Habib Bourguiba, Sfax.

Introduction :Les agents anticancéreux peuvent causer comme tout médicament des réactions allergiques pouvant avoir un impact certain sur l’issue du traitement. En présence d’une telle réaction, le clinicien est dans l’embarras entre continuer la chimiothérapie au risque d’une réaction sévère ou arrêter le traitement qui est, bien souvent, le seul disponible. Le but de notre travail est d’étudier l’incidence et la prise en charge de la réaction allergique à la chimiothérapie.
Méthodes :Etude prospective incluant toutes les réactions allergiques survenues en cours de chimiothérapie dans le service d’oncologie médicale du CHU Habib Bourguiba Sfax, sur une période de 8 mois (janvier 2017- aout 2017). Les cas de toxicité cutanée à la chimiothérapie de mécanisme non allergique ont été exclus.
Résultats : Treize réactions ont été colligées. L’âge médian des patients était de 51ans. Des antécédents d’atopie familiale ont été notés dans deux cas. La prémédication par corticoïdes a été faite dans tous les cas. La réaction allergique est apparue dès la première cure de chimiothérapie dans 4 cas. Les drogues de chimiothérapie le plus souvent pourvoyeuses de réactions allergiques sont les taxanes (docétaxel dans 3 cas et paclitaxel dans 2 cas); le carboplatine dans 4 cas ; l’oxaliplatine dans 2 cas et l’irinotecan dans 2 cas. Le type de réaction allergique était une sensation de malaise dans 11 cas, une éruption cutanée dans 8 cas, des bouffées de chaleur dans 5 cas, un œdème facial dans 5 cas, une respiration sifflante dans 3 cas, des sueurs profuses dans 4 cas et un état de choc anaphylactique dans un cas. Le délai d’apparition  de la réaction au produit était précoce (<1 minute) dans 4 cas, inférieur à 15 minutes dans 6 cas et supérieur à 15 minutes dans 3 cas. Le traitement reposait sur l’arrêt immédiat de la chimiothérapie avec l’administration de corticostéroides associés à un antihistaminique. La patiente présentant un EDC anaphylactique a été traitée par adrénaline par voie intra-veineuse. La reprise ultérieure de la même chimiothérapie a été faite dans 4 cas. Une nouvelle réaction est survenue alors dans un cas.
Conclusion :Les réactions d’hypersensibilité à la suite de l’administration de chimiothérapie sont de plus en plus nombreuses. La mise en place de méthodes préventives reposant sur la prise d’antihistaminiques, de glucocorticoïdes, d’antagonistes des récepteurs H2 voire même de désensibilisation permettra de réduire l’incidence de réactions d’hypersensibilité sévères à certaines drogues de chimiothérapie.
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P181-Décision de chimiothérapie en phase avancée : quels enjeux éthiques

Meriem Beji, Bel Hadj Hassen S, Maher Jedidi, Mohamed Chérif El Khal, Amal Ben Daly, ImenHmila Ben Salem, Mohamed Ben Dhiab, Mohamed,  Kamel Souguir
Service de médecine légale-FarhatHached Sousse

Introduction : Les progrès réalisés en oncologie et le développement des soins oncologiques de support ont permis d’augmenter considérablement la durée et la qualité de vie des patients. Selon les données de la littérature, un nombre non négligeable de patients reçoivent une chimiothérapie dans leur dernier mois de la vie,  voir les quinze derniers jours faisant penser que le moment de l’arrêt de la chimiothérapie est difficile à évaluer
Objectif : Etudier les dimensions éthiques de la décision de chimiothérapie réalisée chez des patients cancéreux en fin de vie.
Matériel et méthode
Nous avons réalisé une revue de la littérature qui s’est rapportée à la chimiothérapie palliative en phase avancée.
Résultats : Dans le domaine de la cancérologie, les traitements anti-tumoraux dits spécifiques, tels que la chimiothérapie, tiennent une place importante pour les patients dans la relation soignant—soigné.
Certains auteurs condamnent l’administration d’une énième ligne de chimiothérapie, tandis que d’autres soulignent le fait qu’il faut être vigilant à ne pas enfermer le sujet, qui demeure vivant et désirant, dans un projetlétal. D’autres soulignent le fait qu’une chimiothérapie n’est pas dépourvue de toxicité, d’hospitalisations, voire de surmédicalisation et qu’elle peut être source d’espoir, qui n’est pourtant pas conditionné par les traitements, freinant la mise en place des soins palliatifs et le cheminement relatif à la fin de vie.
Conclusion : Il ne semble pas qu’une solution idéale soit applicable à toutes les personnes dont la fin de vie est imminente, mais qu’il faut mener dans cette situation de phase avancée de la maladie une réflexion collégiale afin d’essayer de dégager le plus juste soin à proposer au patient en tenant compte de toutes les dimensions et représentations de la personne et de sa singularité, de la relation soignant—soigné et de l’intégrer aussi dans une réflexion éthique.
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P182-La conservation des gamètes chez les mineurs : réflexions éthiques

Mohamed Chérif El Khal, Bel Hadj Hassen S, Maher Jedidi, Mariem Beji, Imen Hmila, Amal Ben Daly, Mohamed Ben Dhiab, Mohamed Kamel Souguir
Service de Médecine Légale du CHU Farhat Hached de SOUSSE

Introduction :Le traitement du cancer chez les enfants peut avoir des effets néfastes à long terme. L’une des complications redoutables est l’infertilité.  Les causes sont variées incluant l’exposition à des agents alkylants tels que le cyclophosphamide, l'ifosfamide, la procarbazine et la dacarbazine. Des problèmes  psychosociaux feront surfaces et seront inévitables à l’âge adulte.
Objectif :On se propose d’aborder le sujet ‘CANCER-FERTILITE’ chez les patients mineurs d’un point de vu purement éthique.
Discussion :La conservation des gamètes chez les enfants dans un contexte de malignité diffère de celui retrouvé chez les patients adultes. La plupart des cancers pédiatriques, tels que les leucémies aiguës et les tumeurs cérébrales (qui représentent plus de la moitié des cancers chez l'enfant), requiert l'initiation rapide du traitement. De plus, le consentement chez cette population doit être double surtout chez les patients capables du discernement qui doivent donner leur approbation avec celle de leur tuteur légal avant tout acte de prélèvement des gamètes. Une information claire et complète doit être donnée aux parents incluant le rapport bienfaits-risques afin que ces derniers prennent une décision murement réfléchie.
Conclusion : La possibilité de mener à bien un projet parental est un élément essentiel de la qualité de vie à distance des traitements du cancer chez les enfants et devient une vraie préoccupation des patients, de leurs familles et des équipes médicales qui veillent sur leur autonomie. Une prise en charge basée sur la confiance et la communication est nécessaire.
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P183-La préservation de la fertilité chez les patients cancéreux majeurs : réflexions éthiques

Mohamed Chérif El Khal, Bel Hadj Hassen S, Maher Jedidi, Mariem Beji, Amal Ben Daly, Imen Hmila, Mohamed Ben Dhiab, Mohamed Kamel Souguir
Service de Médecine Légale du CHU Farhat Hached De SOUSSE

Introduction :Le traitement du cancer s’est considérablement amélioré durant les dernières décennies. Des stratégies de préservation de la fertilité peuvent être mises en œuvre avant la mise en route des traitements du cancer grâce aux récentes évolutions de la médecine et de la biologie de la reproduction ; parmi celles-ci, la conservation des gamètes ou des tissus germinaux occupe une large place.
Objectif :On se propose d’aborder le sujet ‘CANCER-FERTILITE’ d’un point de vu purement éthique.
Discussion :Le traitement du cancer s’est considérablement amélioré durant les dernières décennies. De nombreux patients doivent faire face aux séquelles des traitements du cancer. Ces derniers associant diversement chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, peuvent altérer la fonction de reproduction (gamétogenèse, qualité du gamète, fonction endocrine, sexualité). La possibilité de mener à bien un projet parental est un élément essentiel de la qualité de vie à distance des traitements du cancer et devient une vraie préoccupation des patients, de leurs familles et des équipes médicales qui veillent sur l’autonomie de leurs patients. L’information sur les possibilités de préservation de la fertilité doit être délivrée par l’équipe soignante aux patients avant d’entamer tout acte thérapeutique afin de ne pas compromettre  le principe de l’accès à des soins de qualité équitable pour tous. L’information doit inclure les différentes techniques de prélèvements possibles avec les risques potentiels et les bénéfices attendus.
Conclusion :L’atteinte d’une bonne qualité de vie  pour les patients cancéreux est le but de toute équipe médicale soignante. En palliant aux effets secondaires du traitement par la préservation de la fonction de reproduction, on ne peut qu’être bénéfique et on renforce l’autonomie de nos patients.
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P184-Candidémie et cancer: à propos de 12 cas

Guermazi Zeineb1, Feki Jihene1,Toumi Nabil1, Khanfir Afef1, Ayadi Ali2, Frikha Mounir1
Service de carcinologie médicale, CHU Habib Bourguiba, Sfax
2 : Laboratoire de parasitologie, CHU Habib Bourguiba, Sfax

Introduction :La candidémie est une infection fongique du sang causée par des levures du genre Candida, en particulier le candida albicans (70%). C’est une infection grave qui peut mettre en jeu le pronostic vital, avec un taux de mortalité arrivant jusqu’à 50% des cas. Elle est  survient surtout sur  des terrains immunodéprimés. Le but de notre étude est d’étudier les particularités épidémiologiques et cliniques de cette affection
Méthodes :Etude rétrospective menée au service de carcinologie médicale du CHU Habib Bourguiba Sfax,  incluant 12 patients suivis pour des tumeurs malignes et atteints de candidémies  sur une période de 15 ans (2000- 2015).
Résultats :L’âge moyen était de 38,1. Quatre patients  étaient atteints d’hémopathies malignes et les 8 autres présentaient un cancer d’organe solide (dont 4 avaient un cancer de la sphère ORL). Deux patients avaient une voie veineuse centrale. Trois malades recevaient une radio chimiothérapie concomitante et les autres recevaient une chimiothérapie seule. Le candida(C) a été isolé dans les prélèvements sanguins de tous les malades. L’espèce  laplus répandueétaitC. albicansqui a été isolée chez 7 malades (58%). Les autres espèces isolées étaientC. parapsilosis,suiviepar C.krusei, C. tropicalis et C. glabrata. Tous les patients étaient mis sous un traitement antifongique systémique en fonction de la sensibilité de l’espèce isolée. La candidémie s’est compliquée d’une candidose disséminée dans un cas, d’une méningite fongique dans un  cas, et d’un état de choc septique dans un autre cas. L’évolution était marquée par le décès dans 4 cas dont 2 décès ont été jugésimputables à la candidémieen comparaison aux autres décèsattribuables aux maladiessous-jacentes.
Conclusion :Les patients atteints de cancer sont souvent à risque de survenue d’une candidémie à raison de l'utilisation de chimiothérapie, de radiothérapie et de traitements immunosuppresseurs. Parmi les autres facteurs favorisants, on note  la présence d’une voie veineuse centrale, la nutrition parentérale et la prise d’antibiothérapie. En outre, l'utilisation généralisée prophylactique des azolés a conduit à un changement notable d'infections avec C. albicans à des infections avec les espèces de Candida non-albicans.
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P185-les aspects juridiques de la conservation de gametes

A. Ben Daly, Bel Hadj Hassen S, M. Jedidi, I. Hmida, MC. El Khal, M. Beji, T. Masmoudi, M. Ben Dhiab, MK. Souguir
Service de Médecine Légale, Hôpital Universitaire F.Hached – Sousse

Introduction:Les traitements anti-cancéreux sont particulièrement invasifs et ont un impact sur l'organisme, notamment sur les fonctions reproductives, perturbant ainsi temporairement ou définitivement la fertilité du patient.Des stratégies de préservation de la fertilité peuvent être mises en œuvre avant la mise en route de ces traitements. Parmi celles-ci, la conservation de gamètes est l’une des options proposées des plus prometteuses pour parer à une éventuelle infertilité secondaire. Elle obéit partout dans le mondeà une réglementation rigoureuse.
L’objectif de ce travail estde discuter les conditions de mise en œuvre de l’activité d’autoconservation et le devenir de ces éléments conservés selon la juridictiontunisienne.
Méthodes :Nous proposons une revue des textes règlementaires tunisiens actuellement en vigueur portant sur la médecine de reproduction.
Résultat :Le principal élément du dispositif législatif et réglementaire concernant la cryoconservation de gamètesa été promulgué parla loi no 2001-93 du 7 août 2001, relative à la médecine de reproduction, complétée par le décret no 2003-1027 du 28 avril 2003, fixant les activités et les modalités de son exercice.
Il y est précisé que la personne non mariée soumise à un traitement ou qui se prépare à subir un acte pouvant affecter sa capacité à procréer, peut, à titre exceptionnel, recourir à la congélation de ses gamètes pour un délai maximal ne dépassant pas les cinq ans renouvelables pour une même période.Ces éléments congelés ne peuvent être utilisés qu’à des fins thérapeutiques de procréation médicalement assistéeau sein d’un couple marié et dans le cadre du respect des conditions précises prévues par la présente loi.
Conclusion : La loi Tunisienne fixe des conditionsrigoureuses de l’activité de conservation de gamète qui ne sont pas toujours rationnelles. Toutefois, le problème majeur actuel réside dans le manque d’informationsclaires et la difficulté d’accès des patientsà cette méthode de préservation de la fertilité, compromettant ainsi le principe de l’accès à des soins de qualité équitable pour tous.
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P186- Les syndromes paranéoplasiques : épidémiologie et mécanismes

S.Khemiri1, I.Ayedi1, Z.Guermazi1, A.Khanfir1, M.Frikha1
1 – Service d’oncologie médicale, CHU Habib Bourguiba

Introduction :Les syndromes paranéoplasiques (SPN) recouvrent un ensemble d’entités cliniques, radiologiques et/ou biologiques associées dans leur chronologie de survenue à des tumeurs habituellement malignes. Ils peuvent annoncer et révéler la tumeur primitive, ou survenir lors d’une rechute. Un lien chronologique doit être établi entre la tumeur primitive et le SPN : les deux entités surviennent de façon successive. Le traitement carcinologique de la tumeur fait habituellement disparaître le SPN et dont la récidive annonce la rechute.
Méthodes :Notre travail est une étude prospective incluant  les patients traités dans le service d’oncologie médicale de Sfax du CHU Habib Bourguiba pour une pathologie cancéreuse de primo découverte ou en rechute et présentant un SPN pendant une période de 8 mois entre janvier 2017 et aout 2017.
Résultats :Nous avons colligé 11 cas de  SPN. L’âge médian était de 55 ans (42 - 64 ans). Il y avait 6 hommes et 5 femmes (sex ratio=1,2). Le cancer le plus fréquent était le cancer du poumon avec  6 cas.  Le cancer de l’ovaire a été retrouvé dans 3 cas, 1 cas de cancer du côlon, et 1 cas de thymome. Dix malades avaient un cancer classé stade IV et un malade avait un cancer pulmonaire au stade II. Les SPN retrouvés sont : l’hippocratisme digital dans 4 cas, l’ostéo-arthropathie hypertrophiante pneumonique de pierre marie dans un cas, la mélanodermie dans un cas, la dermatopolymyosite dans un cas, le psoriasis paranéoplasique dans un cas, la myasthénie dans un cas, la dégénérescence cérébelleuse paranéoplasique dans un cas et le syndrome de schwartz-Bartter dans un cas. Le SPN est apparu avant le diagnostic de la maladie dans 8  cas avec une moyenne de 4,75 mois. Il est apparu en cours de rechute métastatique de la maladie dans 2 cas, et un cas de stabilité de la maladie.
Conclusion :La prévalence de survenue du SPN au cours de la maladie cnacéreuse dans notre étude est estimée à 9%, ces syndromes sont souvent méconnus. Pour être efficace, un traitement doit contrôler le cancer sous-jacent, mais certains symptômes peuvent être contrôlés par des médicaments spécifiques.
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P187-La prescription des morphiniques pour la douleur cancéreuse au stade métastatique : étude épidémiologique descriptive

S.Khemiri1, A.Khanfir1, I.Ayedi1, J.Feki1, M.Frikha1
1 – service d’oncologie médicale, CHU Habib Bourguiba, Sfax

Introduction :L’incidence des cancers a considérablement progressé ces dernières années en Tunisie, mais grâce aux progrès thérapeutiques, le cancer est devenu une maladie chronique souvent associée à des douleurs séquellaires. La prévalence de la douleur augmente au cours de l’évolution de la maladie cancéreuse.
Méthodes :Notre travail est une étude prospective incluant  les patients traités dans le service d’oncologie médicale de Sfax du CHU Habib Bourguiba pour une pathologie cancéreuse au stade métastatique et présentant une douleur  pendant une période de 1 an entre avril 2015 et avril 2016. Le niveau de la douleur a été évalué par l’échelle EVA. Le test de khi-deux a été utilisé pour chercher la corrélation des variables avec la prescription des morphiniques.
Résultats :Nous avons colligé 87 patients. L’âge médian était de 54,9  ans (26 - 79 ans). Il y avait 42 hommes et 45 femmes (sex ratio=0,93). Le cancer le plus fréquent était le cancer du sein (31%), le cancer du poumon (14,9%), le cancer colorectal (13,8%) et le cancer de l’estomac (8%). Le cancer était diagnostiqué dans une durée moins de 1 an dans 55% des cas. La douleur était osseuse dans 62% des cas, abdominale dans 10% des cas, et thoracique dans 6,8%. Le niveau de la douleur était faible dans 11,5%  des cas, modéré dans 48,3% des cas et intense dans 40,2% des cas. Les patients recevaient un antalgique de palier I dans 36,8% des cas, un antalgique de palier II dans 24,1% des cas. Les morphiniques étaient prescrits chez 39,1% des malades. La dose du « moscontin » variait entre 20 mg et 600 mg de dose totale par jour  (moyenne=136mg). La  réponse au traitement antalgique après 48 heures était estimée bonne chez 43,7% des patients, partielle chez 50,6% d’entre eux et absente dans 5,7% des cas. La majoration de la dose était nécessaire pour 56% des patients.   La prescription des morphiniques était corrélée à l’intensité de la douleur (p=0,00) et à la localisation osseuse de la douleur (p=0,021).
Conclusion :La prescription des morphiniques dans le cancer au stade métastatique est assez importante. Elle est plus importante pour les malades ayant des métastases osseuses.
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P188-Fibromatoses Abdominales agressives : caractéristiques diagnostiques et thérapeutiques

Feryel Letaief, HoucineMagherbi, MounaAyadi, Amin Makni, Amin Daghfous, Mohamed Jouini,Montasser Kacem, Amel Mezlini, Zoubeir Ben Safta
Oncologie Médicale – Institut Salah Azaiez
Chirurgie Générale A La Rabta

Introduction : La fibromatose abdominale ou tumeur desmoïde est une tumeur rare des tissus mous représentant 3,5% des tumeurs fibreuses .C’une lésion ‘bénigne’ mais avec une agressivité loco-régionaleet qui ne métastase pas. Son étiologie est encore inconnue et son traitement reste controversé. Nous avons étudié dans notre série les caractéristiques cliniques, diagnostiques et thérapeutiques de ces tumeurs.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective menée sur  une période de 10 ans de 2005 à 2015 ayant colligé 10 cas consécutifs de tumeurs desmoides. Tous les patients ont eu un scanner et une coloscopie. Les tumeurs desmoïdes ont été diagnostiquées histologiquement sur des biopsies ou pièces de résections chirurgicales. La chirurgie avec de larges marges était le traitement de choix dans les formes résecables.
Résultats :Nous avons colligé 10 patients avec 16 cas de tumeurs desmoides confirmées histologiquement. Parmi eux, 8 patients seulement avaient des informations médicales et chirurgicales complètes. La série a inclus 3 hommes et 5 femmes avec un âge moyen de 35 ans.Tous les patients avaient eu une TDM abdominale et une colonoscopie .la fibromatose était isolée chez 3 patients et associées à une polypose adénomateuse familiale (PAF) dans 5 cas. Parmi ces derniers, cette association était synchrone chez 2 patients. Chez les 3 autres la tumeur est apparue dans un délai moyen de 2 ans après la chirurgie de la PAF. Cette fibromateuse était multiple dans 4 cas (50%). Pour le siège, 10 tumeurs étaient localisées dans la paroi abdominale, 5 dans le mésentère, 1 en présacré. Le diamètre moyen était de 6 cm (2,3-40 cm). Cinq patients ont eu une excision chirurgicale complète avec des suites simples et trois patients ont été traités par du tamoxifène car la tumeur était non résecable.Au cours du suivi, deux patients ontprésenté une récidive non résecable. Ils avaient un traitement médical anti-inflammatoire non stéroïdiens outamoxifène.
Conclusion :Les tumeurs desmoïdes sont rares. Leur évolution est lente et imprévisible. Malgré l'absence de potentiel métastatique, ces tumeurs restent redoutables en raison du potentiel invasif et de leur taux de récidive élevé.
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P189-Evaluation de l’observance thérapeutique et des connaissances des patients sous traitement anticancéreux par voie orale.

Azza Ben Said, Marwa Turki, Adel Hamdi, Ichraf Bahri, Nejiba Ouanna, Imène limayem
Service de pharmacie, Institut Salah Azaiz, Tunis

Introduction :En dépit des avantages apportés par l’émergence de la voie orale en oncologie, cette thérapie expose les patients à de nouveaux défis tel que celui de la non- observance.
L’objectif de cette étude est d’évaluer l’observance thérapeutique et les connaissances des patients sous traitement anticancéreux par voie orale.
Méthodes :Il s’agit d’une étude prospective descriptive qui a porté sur les patients traités à l’Institut Salah Azaiz de Tunis durant la période allant de juin 2015 jusqu'à septembre 2015. L’observance des patients et leurs connaissances ont été évaluées par l’intermédiaire d’un questionnaire administré aux patients. Un modèle de régression logistique a été utilisé afin d’identifier les variables sociodémographiques, socioéconomiques, cliniques et du système de soins qui étaient indépendamment associés à la variation de ces résultats.
Résultats :Soixante treize patients (72 femme, 1 homme)  ont été retenus, ayant un âge moyen de 55,79 +/- 9,8 ans   (extrêmes: 31-84 ans). Le taux d’observance chez ces patients était de 30,2%. L’âge (p=0.013), le niveau d’études (p= 0.023), les frais de déplacement (p= 0.023), l’hébergement à proximité de l’institut (p=0.004), la durée du trajet (p=0.021), la présence d’une autre pathologie chronique (p=0.006),  la polymédication (p= 0.003) et le mode de gestion du traitement par le patient (p= 0.037) ont été associés aux faibles taux d’observance. Cependant, l’analyse multivariée a démontré qu’aucun facteur n’était  indépendamment associé à la non observance médicamenteuse.  Les résultats obtenus suite à l’évaluation des connaissances des patients ont montré un faible niveau d’informations relatives aux traitements en questions.
Conclusion : La nécessité d’accompagnement des patients sous thérapie orale en oncologie s’avère indispensable. Vu l’impact de la démarche thérapeutique pluridisciplinaire sur l’observance et sur la réussite du traitement, ces patients devraient impérativement bénéficier d’une éducation thérapeutique tout au long de leur parcours.
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P190-Profil épidémiologique des patients du service de carcinologie médicale de l’Hôpital Régional de Jendouba

Fehri R, Mahjoub N, Rjiba R
Service de carcinologie médicale de l’Hôpital Régional de Jendouba

Introduction : Le service de carcinologie médicale de l’Hôpital Régional de Jendouba est un service nouvellement construit et qui draine tout le secteur du  nord ouest.
Patients et méthodes
Nous avons revu les dossiers des patients qui ont consulté notre service de Janvier 2014 à septembre 2017.
Résultats : 121 patients ont consulté notre service en 2014,115 en 2015, 118 en 2016 et 181 jusqu’à septembre 2017. Le nombre total des patients durant cette période est de 535 avec 214 hommes et 321 femmes. Le sex ratio est 1.5. L’âge moyen est  52 ans (16 à 88 ans). La localisation la plus fréquente est  le sein (189 patients,  35%), avec le carcinome canalaire infiltrant est le type histologique le plus fréquent (92%). Le deuxième site est le poumon (71 patients, 13%) dont 48% adénocarcinomes, 24% carcinomes épidermoides, et 21% carcinomes à petites cellules. En 3ème lieu vient le cancer du colon (54 patients, 10%) puis le cancer du rectum (26 patients, 5%). En 5ème lieu et de manière égale (21 patients, 4%) vient le cancer de la vessie, du  pancréas et de la prostate. Puis vient le cancer de la vésicule biliaire et des voies biliaires (19 patients, 3.5%) et le cancer de l’estomac (15 patients, 2.8%). D’autres cancers moins fréquent ont été traités dans notre service: les carcinomes de primitifs inconnus (14 cas), les cancers ORL (14 cas dont 6 tumeurs du cavum),  les lymphomes (13 cas),  les cancers de l’ovaires  (12 cas), les tumeurs des parties molles (8 cas dont 6 sarcomes), les cancers de l’endomètre (7 cas),  les carcinomes hépatocellulaires (6 cas), les carcinomes du rein (5 cas), du col utérin (4 cas), de l’œsophage (3 cas), les maladies du péritoine (3cas : mésothélium, pseudomyxome et sarcome), les tumeurs trophoblastiques (3 cas), les tumeurs cérébrales (2 cas de glioblastomes), et 1 cas d’ampullome Vatérien.
Conclusion : L’activité de notre service est en augmentation et les pathologies rencontrées sont variées.
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P191-Le Burn out chez les jeunes oncologues tunisiens: fréquence, causes  et conséquences.

Asma Gargoura, Mouna Ayadi, Lina Hmida, Amina Mokrani, Feryel Letaief, Khadija Meddeb, Yosra Yahyaoui, Nessrine Chraiet, Henda Raies, Amel Mezlini .
Service de médecine carcinologique, Institut Salah Azaïz, Faculté de médecine de Tunis, Université El Manar-Tunis 

Introduction: Le Burn out ou l'épuisement professionnel  est un phénomène causé par le stress prolongé au travail. Ce syndrome est caractérisé par l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et la baisse de l’accomplissement personnel. L’objectif de notre étude était  d’évaluer le degré d'épuisement professionnel chez les jeunes oncologues exerçants dans les services hospitaliers en Tunisie et d'exposer les facteurs liés à ce phénomène.
Méthodes :Les données ont été recueillies auprès de 30 jeunes médecins, âgés moins de 35 ans,  exerçant dans les services d'oncologie en Tunisie (18 oncologues médicaux, 7 chirurgiens carcinologues et 5 radiothérapeutes)  moyennant un questionnaire évaluant les caractéristiques socio-démographiques et le niveau d'épuisement professionnel ( Maslach Burnout Inventory).
Résultats : Parmi les médecins interrogés, il  y' a 4 hommes et 26 femmes. L'âge moyen était de 30 ans.  Le nombre d'heures de travail par jour était en moyenne de 7 hr/ jr.Le nombre moyen de patients à prendre en charge était de 12 par médecin et par jour. 23% des oncologues interrogés estiment que les conditions de travail sont mauvaises et 60 % estiment qu'elles sont moyennes. Selon le questionnaire MBI, les scores moyens d’épuisement émotionnel(EE), de dépersonnalisation(DP) et d’accomplissement personnel(AP) étaient respectivement de: 27,4 (EE modéré) ; 11,4 (DP élevé) et 30,3 (AP bas). Les principaux facteurs de stress identifiés sont: La responsabilité professionnelle (56.7%), la crainte de l'erreur (56%), le manque de moyens matériels et la disponibilité des traitements (53.3%), la gestion des patients difficiles (53,3%), les compagnes médiatiques contre le personnel médical (46,7%), le revenu limité (43,3%) et le sentiment d'insécurité (43,3%). 10% des médecins interrogés veulent changer du travail. 46,7% ont réclamé le désir de changer le lieu de travail. Cependant, un seul jeune médecin préfère changer sa spécialité.
Conclusion : La charge émotionnelle du métier de soignant en oncologie est considérable et peut engendrer un risque de burn out .Le partage social des émotions  moyennant des groupes de paroles, la formation initiale et continue, ainsi que la mobilité sociale, constituent des moyens de prévention et de lutte contre l'épuisement professionnel.
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P192-Pneumopathie interstitielle aigüe au Docetaxel : Mythe ou Réalité ?

Medini B, Labidi S, Mezni E, El Benna H, Daoud N, Mejri N, Boussen H.
Service d’oncologie médicale de l’hôpital Abderrahmène Mami Ariana (SOMA)
Introduction : La pneumopathie interstitielle est une toxicité aigüe rare et non spécifique du Docetaxel. Elle serait en rapport avec une réaction immunitaire d’hypersensibilité à médiation cellulaire et peut potentiellement être grave.
Méthodes :Deux observations de pneumopathie interstitielle sous Docetaxel de patients suivis pour un carcinome bronchique non à petites cellules (CNPC), au service d’oncologie médicale à l’Ariana.
Résultats :
 Observation 1 :
Patiente âgée de 50 ans, non tabagique, non tarée. Traitée pour un adénocarcinome broncho-pulmonaire d’emblée métastatique (surrénale, os). Après progression sous Navelbine-Cisplatine, elle a reçu 2 cycles de Docetaxel à la dose de 75mg/m². Hospitalisée à  J7 du 2ème cycle pour une neutropénie fébrile grade 4, avec état de choc septique nécessitant un traitement antibiotique à large spectre et un recours aux drogues vasoactives. L’évolution était marquée par une apyrexie mais installation d’une dyspnée et une désaturation à J5 d’antibiothérapie. Un angio-scanner a objectivé une pneumopathie interstitielle. Devant l’absence de documentation bactériologique, une toxicité au Docetaxel a été suspectée. Une corticothérapie à haute dose a permis une bonne évolution clinique. Un arrêt définitif du Docetaxel a été indiqué, elle est actuellement en soins palliatifs.
Observation 2 :
Patient âgé de 62 ans, tabagique, suivi pour un carcinome épidermoïde pulmonaire initialement stade IIIA, ayant progressé au niveau cérébral sous Navelbine-Cisplatine. Il a été hospitalisé à J7 du 3ème cycle de chimiothérapie de 2ème ligne par Docetaxel (75mg/m²), pour une neutropénie fébrile grade 4,  pour laquelle une antibiothérapie (ATB) à large spectre a été administrée. Devant l’installation d’une dyspnée et une désaturation à J2 de l’ATB, un angio-scanner a montré des lésions en verre dépoli bilatérales. Une pneumopathie interstitielle au Docetaxel a été évoquée devant une aggravation de l’état respiratoire malgré une apyrexie persistante et une sortie d’aplasie. Une corticothérapie à haute dose a été administrée, mais malheureusement l’évolution était fatale.
Conclusion : La pneumopathie interstitielle liée au Docétaxel est une pneumopathie aigüe et hypoxémiante, survenant généralement dans un contexte trompeur de neutropénie fébrile. La négativité des prélèvements bactériologiques, la non amélioration sous ATB probabiliste, la réponse à la corticothérapie de haute dose sont en faveur du diagnostic.
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P193-Internet et oncologie : Quel impact sur nos patients tunisiens ?

El Benna H, Dridi M, Rachdi H, Mejri N, Daoud N, Labidi S, Boussen H
Service d’oncologie médicale hôpital Abderrahmane Mami- Ariana
Introduction : La place de l’internet comme source d’information pour nos patients tunisiens prend de l’ampleur et n’a pas fait l’objet d’investigations. Notre objectif était de rapporter les caractéristiques de la recherche d’information sur internet chez  les patients traités en oncologie médicale et de décrire son impact sur leur attitude vis-à-vis de la maladie ainsi que sur leur relation avec les praticiens.
Méthodes :Nous avons interrogé 100 patients traités au service d’oncologie médicale de l’hôpital Abderrahmane Mami de l’Ariana du 1er Avril au 30 juin 2017. Nous avons élaboré notre propre questionnaire à partir de données de la littérature. Une étude analytique a permis d’identifier les facteurs déterminant le recours à l’internet et son impact.
Résultats : L’âge médian des patients était de 55 ans [18- 78 ans]. Quinze pour cent des patients étaient analphabètes tandis que 35% avaient un niveau d’études supérieur. La majorité ont jugé qu’ils étaient bien informés par leur médecin traitant (88%). Le réseau internet était accessible  chez 77% des patients. La recherche d’information sur internet a été rapportée dans 73% des cas : 19% par le patient seul, 21% par sa famille et 33% par le patient et sa famille. Les recherches concernaient les avancées thérapeutiques (64%), les toxicités du traitement (54%),  la nutrition (55%), la vulgarisation de la pathologie cancéreuse (37%), les soins de support (35%) et les forums de discussion (19%). Les patients trouvaient les résultats de leurs recherches pertinents dans 75% des cas. Une contradiction avec  les informations communiquées par les médecins traitants a été rapportée dans 33% des cas. Le rapport de confiance patient-médecin n’a été affecté que dans 4% dans cas. Une prise d’un médicament non prescrit incitée par des données sur internet a été observée chez 14% des patients (Graviola). Les patients ayant un  haut niveau d’étude et un  accès à l’internet étaient significativement plus susceptibles de rechercher des informations sur internet.
Conclusion :En oncologie, le recours des patients tunisiens à l’internet pour information médicale est une réalité. La communication patient-médecin doit intégrer désormais cette pratique afin d’harmoniser l’information et de canaliser les attitudes qui en découlent.
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P194-Evaluation du besoin en consultation d’oncogériatrie : cas d’un établissement hospitalo-universitaire de référence au Centre-Est tunisien

Rym Bouriga, Zairi Faten, Ben Fatma Leila, Imtinene Belaied, Chabchoub Imene, Makram Hochlef, Slim Ben Ahmed.
Service de carcinologie médicale au CHU Farhat Hached De Sousse

Introduction : Chez les patients âgés (PA), une même maladie cancéreuse, au même stade, peut aboutir à despropositions thérapeutiques très différentes en fonction des critères gériatriques. L’outil oncodage(score G8) est recommandé au début de la prise en charge de tout PA (≥65ans). G8≤14 signifiequ’une évaluation gériatrique approfondie (EGA) est recommandée. Notre objectif était de décrire lesrésultats de G8 dans un échantillon de nos PA afin d’estimer le besoin en consultation d’oncogériatrierégulière dans notre hôpital.
Méthodes :Etude prospective menée sur 2mois et demi aux consultations externes d’oncologie médicale du CHUFarhat Hached Sousse, incluant les PA≥65ans, avant qu’une décision thérapeutique ne soit prise, lemédecin investigateur les invite à répondre par entretien au questionnaire G8 posé en dialectetunisien. La durée de l’entretien était en moyenne de 5 minutes. Le score n’est calculé qu’une seulefois par patient, puis une grille de collecte de données à partir du dossier médical était remplie. Lasaisie et l’analyse des données ont été réalisées par le logiciel SPSS20.0.
Résultats :Parmi les 3182 patients qui ont consulté notre service au cours de la période de l’étude, 100PA ont étéinclus ayant tous un cancer solide, en majorité cancer du sein (32% IC 95% [22,9%;41,4%]) suivi du
cancer colique (18% IC 95% [10,5;25,5]). Leur âge moyen était de 72±5,8 ans (maximum 90ans) avecsex-ratio=0,81. Leur accueil était à raison de 0 à 7PA par jour de consultation, sur un mode de 3PApar jour. G8 avait une médiane de 12,5 avec des extrêmes 5 et 17. Une EGA était recommandée chez85% IC 95% [78%;92%], plus chez les femmes (90,90%versus 77,77% ; p=0,067) mais de façon nonsignificative, plus chez des patients au stade métastatique que non métastatique (94,28%versus80%;p=0,048), plus chez des patients de bas niveau socio-économique (88,24%versus71,55% p=0,033),plus chez des patients ne disposant pas de soutien familial (95,44%versus64,54% p=0,045).
Conclusion :La consultation d’oncogériatrie s&#39;avère concrètement recommandée à notre hôpital. Nous proposonsalors qu’elle soit adoptée de façon hebdomadaire, afin de subvenir aux besoins de notre populationvulnérable et d’améliorer la qualité de sa prise en charge en personnalisant son parcoursthérapeutique.
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P195-Les Tumeurs germinales testiculaires et médiastinales : A propos de 15 cas

Sbika W, Labidi S, Hdiji A, El benna H, Daoud N, Mejri N, Boussen H
Service d’oncologie médicale de l’hôpital Abderrahmane Mami Ariana (SOMA)
Introduction : Les tumeurs germinales sont des tumeurs rares  survenant le plus souvent chez  des sujets jeunes. Une prise en charge adaptée et  multidisciplinaire est obligatoire.  Le traitement est curatif  avec un taux de survie  à 5 ans  supérieur à 90 % tous stades confondu.
L’objectif  de notre étude est d’étudier le profil épidémiologique, anatomo-cliniques et thérapeutique des tumeurs germinales testiculaires et médiatinales des patients adultes traités dans notre service.
Méthodes :Il s’agit d’une étude rétrospective de 15 cas de tumeurs germinales testiculaires et médiastinales colligés et traités au service d’oncologie médicale de l’hôpital Abderrahmane Mami durant la période allant de 2011 à 2016.
Résultats :L’âge moyen était de 28 ans (15-42 ans) avec 11 cas de tumeurs germinales testiculaires(TGT) et 4 cas de tumeurs germinales médiastinales(TGM). Deux patients avaient un antécédent d’ectopie testiculaire homolatérale. Les tumeurs germinales non séminomateuses(TGNS) représentaient le type histologique le plus fréquent (10 cas de TGT et 3 cas de TGM). La présence d’une masse scrotale indolore était le motif de consultation le plus fréquent pour la localisation testiculaire (5cas). La douleur thoracique était  le signe révélateur le plus trouvé pour la localisation médiastinale (2cas). Les tumeurs était classées stade I, II et III selon la classification de l’AJCC dans respectivement 2, 1 et 12 cas .La taille tumorale moyenne était de 6cm pour les TGT et 9 cm pour les TGM. La tumeur était de mauvais pronostic selon  IGCCCG dans 8 cas. Les marqueurs tumoraux étaientélevés chez 4 patients. Treizepatients ont eu une Chimiothérapie (Type BEP dans 11 cas  et carbo AUC7 dans un seul cas). Une chirurgie des masses résiduelle a été réalisée chez 6patients. Une rechute est survenue dans un seul cas de TGT. Après un suivi médian de 21 mois, la  survie globale moyenne était de 24 mois.
Conclusion : Nos résultats rejoignent ceux de la littérature avec un excellent taux de survie basé sur une classification initiale pronostique précise, un traitement adapté et codifié, et une surveillance stricte.

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Session des paramédicaux
C1- Analyse  des connaissances  sur les soins palliatifs et d’accompagnement des soignants à l’Hôpital Universitaire Farhat Hached de Sousse

Rafraf Foued, Ben Abderrahmen Saloua ; Jedidi Maher ; Maoua Maher ; Boughattas Wided ; Kacem Imen ; Mrizak Nejib

Introduction : Les soins palliatifs et l’accompagnement concernent les personnes de tous âges atteintes d’une maladie grave, évolutive, mettant en jeu le pronostic vital, en phase avancée ou terminale. Ils  s’adressent également aux personnes en soins prolongés, personnes dans un état végétatif chronique par exemple, qui sont en état de dépendance totale et nécessitant des soins permanents.
Objectifs : Analyser  les connaissances des infirmiers sur les soins palliatifs et d’accompagnement à l’Hôpital Universitaire Farhat Hached de Sousse
Méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive dans une approche quantitative qui vise à décrire et analyser les connaissances des infirmiers sur les soins palliatifs et d’accompagnement à l’hôpital universitaire Farhat Hached Sousse durant une période de deux mois de l’année 2017. Nous avons pu réaliser notre enquête auprès de 82 sujets parmi les 120 sollicités soit un taux de réponse de 68,3%.
Résultats : Au total 82 professionnels ont participé à l’étude soit un taux de participation de 68,3%. L’âge moyen de notre population était de 35,9 ans avec un sex-ratio de 0,43. Les catégories les plus représentées étaient les infirmiers (Infirmiers, infirmiers principaux, infirmiers major et infirmiers major principal) (83,7%) et l’ancienneté professionnelle dans le service était de 8,68 ans. Plus de la moitié (53,7%) de la population rapportaient que la prise en charge idéale lors de la fin de vie des personnes atteintes de maladies graves ou des personnes âgées se passe au niveau  soutien de l’entourage,  ( 51,2% des cas ) l’aide psychologique et 43,9% au niveau des soins médicaux.  Les soins palliatifs s’adressent aux patients adultes en fin de vie dans 40,6% des cas et la totalité de la population avait été confronté à des patients en fin de vie. Les soins palliatifs  se passent dans  les services hospitaliers dans 30,5% des cas, dans les services hospitaliers spécifiques dans 51,2% des cas, à domicile des malades dans 30,5%.
Cependant  72% de la population affirmaient qu’ils sont capable de prendre en charge de patients en fin de vie,  52,4% n’avaient aucune formation sur les soins palliatifs, tandis que  69,5% des cas rapportent qu’une formation en soins palliatif serait bénéfique pour améliorer la prise en charge d’un patient en fin de vie. 
Conclusion : Un travail de sensibilisation du grand public devrait pouvoir faire évoluer le regard des patients et de leur entourage sur les soins palliatifs, le rôle des différentes structures et l’offre de soins existants. L’une des missions des soins palliatifs est la formation. C’est aussi un levier pour faire évoluer les mentalités.
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C2- Etude descriptive du niveau de croyance à propos de la médecine complémentaire des patients cancéreux traités au service d’oncologie médicale au CHU Habib Bourguiba de Sfax.

H. Charradi1, Aziza Chiboub1, N. Toumi2, F. Kallel1, M. Frikha1
1. Institut supérieur des sciences infirmières de Sfax
2. Service de Carcinologie médicale CHU Habib Bourguiba Sfax

Introduction : Le cancer est un problème majeur de santé publique à l’échelle mondiale. De ce faite  la lutte contre ce fléau est devenue une priorité. Par ailleurs, les répercutions du cancer ainsi que ses traitements sont souvent difficiles à supporter par les patients, ces derniers vont chercher alors d’autres alternatives en particulier la médecine complémentaire (MC) soit pour traiter le cancer soit pour mieux supporter les traitements anticancéreux. Le but de cette étude est d’évaluer le niveau de croyance à propos de la MC des patients cancéreux sous chimiothérapie traités au service d’oncologie médicale du CHU Habib Bourguiba de Sfax.
Méthodes : Basé sur le modèle théorique du Becker : croyances relatives à la santé, on a élaboré un  questionnaire composé de 46 items comportant quatre dimensions : perception de la vulnérabilité, la sévérité des conséquences, des menaces engendrées par le cancer et la chimiothérapie et la croyance en l’efficacité de l’action préventive.
Résultats : Pour étayer notre recherche, le questionnaire a été réalisé auprès de 50 patients pendant 6 semaines. Notre population est formée de 37 femmes et 13 hommes d’âge moyen de 50,32 ans. La moitié des patients (52%) avaient un niveau d’étude secondaire et 4/5 d’entres eux étaient originaires de Sfax. La majorité des patients (80%) faisait  recours à la MC avec un niveau de croyance moyen ou fort dans 60% des cas. Le degré de croyance fort ou moyen était de 64% pour la perception de la vulnérabilité au cancer et à la chimiothérapie, de 66% pour la sévérité des conséquences du cancer et des traitements, de 60% pour les menaces engendrées par le cancer et la chimiothérapie et de 37,2% concernant l’efficacité de l’action préventive contre le cancer.
Conclusion : Dans notre étude, les patients interrogés ont participé activement à l’expression de leur niveau de croyance à propos de la MC et de leurs  principales propositions concernant ce sujet. La sensibilisation des infirmiers ainsi que  l’affichage de posters et l’utilisation de brochures d’information destinées aux patients  pourraient améliorer la prise en charge des patients et éviter les interactions possibles entre médecine complémentaires et traitements spécifiques. 

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C3- Evaluation du recours aux médecines non conventionnelles (MNC) par les enfants atteints de maladies cancéreuses

Nakouri R 1 , Ezzaairi F 1 , Belaid I 1 , Bel Haj Ali A 1 , Gmadh K 1 , Chabchoub I 1 , Hochlaf M 1 , Ben Fatma L 1 , Ben Ahmed S 1
1- Service de carcinologie médicale - CHU Farhat Hached - Sousse

Introduction : Les médecines complémentaires sont de plus en plus utilisées. Les patients soucieux de leur état de santé recherchent une prise en charge optimale. Aujourd’hui, la connaissance des personnels de santé sur ces thérapies complémentaires semble nécessaire, notamment en cancérologie. D’où la nécessité d’évaluer l’utilisation des MNC chez les enfants cancéreux, leurs types, les motifs de recours et la satisfaction.
Méthodes :Nous avons mené une étude descriptive chez 30 enfants cancéreux pris en charge dans le service de cancérologie du CHU Farhat Hached de Sousse entre Mars et Avril 2017.
Résultats : Les enfants étaient majoritairement de sexe masculin (66.7%) et dans la tranche d’âge de 10 à 14 ans. Ils étaient scolarisés (80%). Mais la pathologie cancéreuse avait causé un absentéisme de 42 jours en moyenne (7 jours-4 mois). Leurs parents étaient majoritairement jeunes (90% d’âge inférieur à 55 ans). Tous éduqués avec environ 80% des parents ayant suivi des études secondaires. Les parents travaillaient, mise à part 20% des mères. Et toutes les familles étaient assurées par les caisses nationales ou par l’état. Nos patients avaient principalement des lymphomes malins (40%), des néphroblastomes et des neuroblastomes (respectivement 30% et 20%) et des carcinomes nasopharyngés (10%). La maladie évoluait en moyenne depuis 26 mois. Les tumeurs étaient localement avancées ou métastatiques dans 83.3% des cas. La totalité des patients avaient été traités par chimiothérapie. La plupart des parents étaient satisfaits de la médecine conventionnelle (80%), avec un taux d’observance thérapeutique de 80%. La durée moyenne d’oubli de la prise des traitements ou de retard des cures était en moyenne de 7 jours. Seulement 9 patients (30%) avaient recours à la MNC, dans un but de traitement complémentaire et non alternatif. Les sources d’information sur les MNC étaient essentiellement l’entourage. Nos patients étaient globalement satisfaits de l’utilisation de ces traitements (44%). Mais le coût était énorme avec des sommesdépassant les cent dinars.
Conclusion : Des études plus larges, multicentriques, tunisiennes aideraient mieux à évaluer l4utilisation des MNC chez les patients cancéreux et les causes de ce recours. Ils permettraient d’améliorer la prise en charge globale.
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C4- La qualité de vie chez les personnes âgées atteintes de cancer

Glili A1, Ezzaairi F1, Belaid I1, Doudech B1, Ksaier I1,Chabchoub I1, Hochlaf M1, Ben Fatma L1, Ben Ahmed S1.
1- Service de carcinologie médicale - CHU Farhat Hached – Sousse

Introduction : La personne âgée présente des spécificités tant sur le plan physique que thymique, psychologique ou social. L’évaluation et la compréhension des aspects psychosociaux du cancer représentent ainsi une partie incontournable de la prise en charge de cette maladie. L’objectif de notre étude est d'évaluer la qualité de vie des patients âgés atteints de cancer.
Méthodes : Nous avons mené une étude descriptive auprès de 50 patients de plus de 65 ans pris en charge au service de carcinologie du CHU Farhat HACHED de Sousse.
Résultats : Notre population était à prédominance masculine (52%) d'âge moyen de 73 ans.  68% des répondants étaient d’origine urbaine avec une majorité analphabète ( 42%). 38 patients bénéficiaient d'un revenu mensuel (76%). La majorité (41 soit 82%) vivait en milieu familial. Les localisations tumorales les plus fréquentes étaient le carcinome mammaire chez 14 patientes (28%) et le cancer colo-rectal chez 15 patients (30%). Les tumeurs étaient majoritairement localement avancées ou métastatiques (54%). Tous nos patients étaient sous traitement médical.   82% étaient sous chimiothérapie, 16% sous hormonothérapie  et un seul patient sous Sunitinib. Au moment de l'enquête, la majorité des patients étaient en rémission de leur maladie ou en réponse tumorale (62%).
La qualité de vie de nos patientes n’était pas altérée d’une façon globale ; le score moyen global étant de 73.9±14.1. Quinze patients (30%) avaient une qualité de vie globale altérée.
L’altération de la qualité de vie touchait essentiellement la composante physique plus que la composante mentale. Nos patientes avaient essentiellement des plaintes physiques à type de douleurs, une atteinte de leurs activités physiques et de leur vitalité mais également une altération de leur vie sociale et leurs relations avec les autres.
Conclusion : La prise en charge sociale des personnes âgées cancéreuses est essentielle afin de leur permettre de suivre une trajectoire de soins appropriée et complète, tout en respectant leur qualité de vie, et des structures de soins adaptées doivent être développées pour les personnes isolées.
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C5- Evaluation de la fatigue et de la qualité de vie chez les patientes atteintes de cancer du sein

Achour S1, Ezzaairi F1, Belaid I1, Nakkouri R1, Achour A1, Chabchoub I1, Hochlaf M1, Ben Fatma L1, Ben Ahmed S1.

Introduction: Le cancer du sein, premier cancer de la femme en Tunisie, constitue une pathologie lourde pouvant avoir un impact majeur sur l’état psychologique et physique des patientes. La fatigue étant un symptôme fréquent pouvant altérer leurs qualités de
Méthodes : Etude  descriptive  transversale ayant recruté 30 patientes parmi les consultantes pour contrôle post thérapeutique à la consultation externe de médecine carcinologique du CHU Farhat Hached de Sousse. L’évaluation a porté sur les caractéristiques sociodémographiques, les données cliniques et thérapeutiques de leur pathologie, ainsi qu’une mesure standardisée de la fatigue et de la qualité de vie par l'échelle de l'EORTC - QLQ-C30.
Résultats : L'âge moyen de nos patientes était de 48.3 ans avec des extrêmes de  23 à 69 ans.Le traitement était multidisciplinaire. Il avait associé des thérapeutiques comprenant la chirurgie (57%) de type mastectomie dans 43% des cas, la radiothérapie (89%), la chimiothérapie (97%)et enfin l’hormonothérapie (80%) et le Trastuzumab pour les tumeurs surexprimant l'Her (13%). Chez nos patientes le score moyen était de70.32 ± 22,08 , donc relativement élevé. Seulement 11 patientes avaient des scores bas dans cette dimension soit  37%.Donc la majorité des patientes soit 63% souffraient d'asthénie. La qualité de vie des patientes était conservée  au niveau de l’état global de santé avec un score moyen de 84 ,28  ± 16,82. Les scores moyens des différentes dimensions étaient bas témoignant d’une qualité de vie des patientes altérée au niveau des échelles fonctionnelles. Nos patientes avaient une atteinte de leurs fonctionnements physiques, émotionnels et cognitifs. Elles se plaignaient de plusieurs symptômes physiques. La fatigue constituait  le symptôme le moins fréquent. Sur le plan financier, nos patientes avaient également des scores élevés témoignant de difficultés financières.
Conclusion : La fatigue reste un problème grave chez les patientes atteintes de cancer du sein. Elle altère la qualité de vie essentiellement par son aspect physique. Une évaluation par une échelle standardisée dédiée à la fatigue permettrait d'élucider ses particularités émotionnelles et psychologiques
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C6- Dépistage de la détresse psychologique chez les patientes en cours de traitement de cancer du sein

 Bouhlel B1, Ezzaairi F1, Belaid I1, Glili A1, Hammemi R1, Chabchoub I1, Hochlaf M1, Ben Fatma L1, Ben Ahmed S1.
Service de carcinologie médicale - CHU Farhat Hached - Sousse
Introduction : Le cancer du sein est désormais une affection chronique nécessitant un effort de réadaptation et de réhabilitation plutôt qu’un simple accompagnement de patientes souffrantes. Les phases de diagnostic et de traitement du cancer du sein s’associent à une grande prévalence de symptômes anxieux et dépressifs.
Méthodes :Nous avons recruté 40 patientes suivies à la consultation externe de médecine carcinologique du CHU Farhat Hached de Sousse. L’évaluation a porté sur les caractéristiques sociodémographiques, les données cliniques et thérapeutiques de leur pathologie, ainsi qu’une mesure standardisée de l’anxiété et de la dépression à la HAD-S et de la détresse psychologique à la DTS.
Résultats : L'âge moyen était de 53 ans. Elles n'avaient pas d'antécédents familiaux ou personnels psychiatriques notables. L'évolution de la maladie remontait majoritairement à moins de deux ans (75%).60% des patientes étaient en progression métastatique et 32%  avaient des tumeurs localisées. Le traitement était multidisciplinaire, avec une mastectomie dans 47.5% des cas.70% des patientes étaient sous chimiothérapie (45%  palliative ,17% adjuvante  et 7% néoadjuvante). 60% étaient irradiées.25% des patientes étaient sous hormonothérapie (60% palliative).
A l’évaluation psychométrique standardisée, 80% des patientes avaient des scores d’anxiété pathologiques à l’HADS-A , 75% des patientes présentaient des scores pathologiques à la HADS-D. Le score moyen à la DTS était de 7.77 (> 5) témoignant d'une détresse psychologique durant la dernière semaine. Ce score était > 5 chez 34 patientes (85%).
Les principaux problèmes rencontrés par nos patientes étaient principalement des problèmes financiers (45%), avec une culpabilité envers la famille(55%), 37.5% rapportaient la notion de peur et d'inquiétudes et 50%un bouleversement spirituel.55% se plaignaient du manque d'informations fournies par les soignants.
Conclusion : Nos résultats nous ont permis de mettre en évidence, de manière standardisée, une souffrance psychologique significative chez les femmes en cours de traitement de leur carcinome mammaire. La prise en compte de ces aspects dans leur évaluation et leur prise en charge nécessite une approche conjointe et collaborative entre infirmiers, oncologues, gynécologues, psychologues et psychiatres
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C7- Obstacles à la participation au dépistage du cancer du col de l'utérus chez la femme tunisienne à une région du centre

Guazzah K1, Ezzaairi F1, Belaid I1, Akik I1, Chabchoub I1, Hochlaf M1, Ben Fatma L1, Ben Ahmed S1.
Service de carcinologie médicale - CHU Farhat Hached - Sousse

Introduction : Le cancer du col utérin est un cancer fréquent. Son incidence varie beaucoup d’un pays à l’autre en fonction des facteurs de risques mais aussi de l’existence d’un dépistage organisé.
L’objectif de cette étude est d'évaluer les connaissances et les obstacles à la participation au dépistage du cancer du col de l’utérus.
Méthodes :Nous avons mené une étude descriptive auprès de 50 femmes se présentant  aux  consultations externes du CHU Farhat Hached et au centre de soins de santé de base (Blibenne) à Sousse.
Résultats :Notre population d’étude comportait 50 femmes. 38% étaient jeunes âgées de moins de 30 ans. Seulement 16% étaient analphabètes (16%).90% étaient mariées.80% n’avaient pas d'antécédents familiaux de cancer du col utérin. Le délai moyen par rapport à la dernière visite médicale était de 8 mois. 60% avaient une idée sur le cancre du col utérin. 48% connaissaient les facteurs de risque du cancer du col, qui étaient  essentiellement la multiplicité des partenaires (38%) et les rapports sexuels précoces (36%). 56% connaissaient des circonstances de découverte du cancer du col utérin. La majorité évoquait le saignement post coïtal et la dyspareunie (36% respectivement). Uniquement 30% connaissaient le vaccin anti HPV. Ces informations étaient essentiellement fournies par le personnel médical ou paramédical (28%). 54%  n'avaient pas fait de dépistage du cancer du col par FCV. Les obstacles à la participation au dépistage étaient essentiellement la non conscience de son intérêt (38%) ou de son existence (36%).14% des femmes signalaient un manque de temps. Les conditions de prélèvement sont perçues comme gênantes pour 4%.Seulement 36%étaient éduquées concernant ce cancer.
Conclusion : Les débats scientifiques et politiques devraient se focaliser davantage sur le dépistage du cancer du col, souvent relégué au second rang après le dépistage du cancer du sein. Un grand effort reste à fournir dans ce domaine.

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